Penta-di-Casinca

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Penta-di-Casinca
Le village de Penta-di-Casinca
Le village de Penta-di-Casinca
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Corse
Département Haute-Corse
Arrondissement Corte
Canton Casinca-Fiumalto
Intercommunalité Communauté de communes de la Casinca
Maire
Mandat
Yannick Castelli
2014-2020
Code postal 20213
Code commune 2B207
Démographie
Gentilé Pentolais
Population
municipale
3 320 hab. (2013)
Densité 179 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 28′ 07″ Nord 9° 27′ 37″ Est / 42.4686111111, 9.46027777778
Altitude Min. 0 m – Max. 640 m
Superficie 18,53 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.pentadicasinca.fr/

Penta-di-Casinca est une commune française située dans le département de la Haute-Corse et la région Corse.

Géographie[modifier | modifier le code]

Panorama du village de Penta.

Situation[modifier | modifier le code]

Penta-di-Casinca se situe dans la microrégion de Casinca ou ancienne pieve de Casinca, à une trentaine de kilomètres au sud de Bastia, environ à mi-chemin entre le chef-lieu de la Haute-Corse et Aléria. Le cœur historique du village offre une vue panoramique incomparable sur la Mer Tyrrhénienne. Au sud-ouest, la commune se trouve en limite du parc naturel régional de Corse auquel elle n'a pas adhéré.

La petite ville qui appartient au canton de Vescovato est assez fréquemment dénommée Penta-Folelli sur beaucoup de cartes ou guides touristiques.

Communes limitrophes
Rose des vents Loreto-di-Casinca Sorbo-Ocagnano, Castellare-di-Casinca Mer Tyrrhénienne Rose des vents
Silvareccio
Porri
N Mer Tyrrhénienne
O    Penta-di-Casinca    E
S
Pruno Taglio-Isolaccio Mer Tyrrhénienne

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Fium'Alto.

Le Fium'Alto sépare la commune de Penta-di-Casinca de la Tavagna (région Costa Verde).

Climat et végétation[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Accès routiers[modifier | modifier le code]

Transports[modifier | modifier le code]

Hormis le transport scolaire, il n'existe pas de services réguliers de transport de voyageurs et de marchandises à Penta-di-Casinca. Deux entreprises assurent néanmoins à la demande, des excursions touristiques et des voyages organisés. Un taxi se trouve aussi à Folelli.

Le village est distant, par route[1], de :

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Son urbanisation en pleine expansion se concentre sur le hameau de Folelli au croisement stratégique de la route territoriale 10, reliant Bastia au sud de l'île le long de la côte orientale, et de la route permettant l'accès à la région de la Castagniccia.

La commune intègre également, à environ deux kilomètres de ce carrefour, la station balnéaire de San Pellegrino qui offre toutes les commodités avec notamment un hôtel-club réputé et un dynamique club de tennis régional.

L’originalité de cette commune provient de la complémentarité qui s’est établie entre le village et son agglomération nommée « Folelli ».

Sa population dépasse aujourd'hui les 3 000 habitants. Elle augmente considérablement en période estivale compte tenu de la proximité des nombreuses plages de la côte orientale et de la renommée de la Castagniccia également toute proche.
Pour illustrer ce phénomène, la commune compte désormais un hypermarché sur son territoire. On aura donc compris que la position géographique de Penta-Folelli en fait un point stratégique du nord-est de la Corse ce que ne dément pas la forte croissance de sa population depuis la fin des années 1990.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Penta-di-Casinca, terre d'histoire et de tradition, est l'une des sept communes du canton de Vescovato qui se dénommait un moment donné "pieve de la Casinca". Ce territoire est délimité au nord par la partie terminale du plus long fleuve de l'île, le Golo, à l'ouest par la chaîne montagneuse du Sant'Angelo qui culmine à 1 218 m, au sud par un autre cours d'eau le Fium'Alto, à l'est par la mer Tyrrhénienne.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Temps modernes[modifier | modifier le code]

À partir du XVIe siècle, tout le littoral de l'île était razzié par les Barbaresques. Afin d'assurer la sécurité des populations, Gênes met en place un dispositif de défense des côtes. De nombreuses tours littorales sont construites, financées par les communautés ou les pievi. C'est ainsi que dans ce secteur oriental de l'île, une tour génoise avait été construite sur l'actuelle commune de Penta-di-Casinca, à San Pellegrino, à près d'un kilomètre au nord de l'embouchure du Fium'Alto, en même temps que d'autres fortifications, aujourd'hui ruinées ou disparues, telle la tour de Punta d'Arco (Borgo) au nord, la Torra Fiorentina[2] (San-Giuliano), la tour d'Alistro, la tour de Bravone ou encore la tour de Diana au sud.
En 1541, Dragut qui avait racheté sa liberté après avoir été capturé à Girolata, avec une flotte importante vint piller et brûler Castellare en Casinca, Monticello en Balagne, Sarla (dans le « Delà des Monts »), ainsi que beaucoup d'autres villages qu'il rencontra sur son passage[3].

Vers 1520, la pieve de Casinca comptait environ 3250 habitants. Elle avait pour lieux habités : lo Vescovato, Loreto, la Venzolascha, Sorbo, Ocagiani, la Penta, lo Catelar, San Jacobo, Porri.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Monument aux morts.

Sous la seconde guerre mondiale, 2 des 4 premiers membres de la mission secrète Pearl Harbour, Toussaint Griffi, et Laurent Preziosi descendaient à la station ferroviaire de Folelli pour se rendre à Taglio-Isolaccio chez les parents de ce dernier et se soustraire ainsi aux investigations policières de l'Ovra. La ligne ferroviaire existait encore à cette époque. Ils avaient pour mission d'assurer la coordination des réseaux de résistance en vue d'un débarquement des troupes françaises implantées en Afrique du Nord libérée depuis le 8 novembre 1942. Ils avaient débarqué la nuit, le 14 décembre 1942 dans la baie de Topiti (proche de Piana) par le sous-marin Casabianca, avec Roger de Saule chef de mission, et le radio Pierre Griffi qui sera arrêté, atrocement torturé sans avoir parlé et fusillé le 18 août 1943.

La Corse fut le premier département français totalement libérée le 4 octobre 1943. Le kiosque du sous-marin Casabianca est exposé Place St Nicolas à Bastia (angle, côté embarcadère) et une place commémorative est apposée au 35 Bld Paoli pour rappeler où ont eu lieu les premières réunions de coordination de la Résistance.

En 1954, le canton de Vescovato était composé avec les communes de Castellare-di-Casinca, Loreto-di-Casinca, Penta-di-Casinca, Porri, Sorbo-Ocognano, Venzolasca et Vescovato.

En 2010, le canton de Vescovato est transféré de l'arrondissement de Bastia à l'arrondissement de Corte.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1799 à 1803   Limperani  
1803 1810 GF.Galeazzi
1810 1816 De Giovani
1816 1819 Trojani
1819 1821 Preziosi
1821 1832 GF.Galeazzi
1832 1840 Aloïsi
1840 1842 M.Galeazzi
1842 1848 Casanova
1848 1849 Tommasi
1849 1860 H.Galeazzi
1860 1865 J.Campana
1865 1867 Frediani
1867 1878 Limperani
1878 1893 SP.Campana
1893 1896 Torre
1896 1908 Pernice
1908 1912 Torre
1912 1919 Suzzarini
1925 1926 Persin
1926 1929 C.Belgodere
1929 1935 S.Belgodere
1935 1943 Giamarchi
1943 mars 1959 Leoncini
mars 1959 mars 1983 Sampieri PCF Maire
mars 1983 novembre 2010 Joseph Castelli PCF puis DVG Maire, conseiller général et président du conseil général depuis 2010
novembre 2010 en cours Yannick Castelli DVG

Source : Site officiel de la commune

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 3 320 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
726 738 838 859 868 900 930 1 038 880
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 122 1 050 1 200 1 019 1 073 1 110 1 140 1 018 918
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 003 1 092 1 005 879 816 854 802 866 546
1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 - -
683 861 1 348 1 917 2 438 2 855 3 320 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

La commune recense un nombre croissant de jeunes de moins de 20 ans qui représentent 28 % de la population.

L’évolution de sa population est relativement importante et régulière depuis 1982, avec un rythme moyen de l’ordre de 4 % d’augmentation par an

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Saint-Michel relève du diocèse d'Ajaccio.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Vue de U Carrughju

Le village de Penta-di-Casinca, site classé le 28 août 1973 par décret et reconnu « Site Pittoresque du Département de la Corse », est le seul village de Corse classé en son entier.

Au regard de ce remarquable bâti, la municipalité a voulu la sauvegarde de ce patrimoine ; pour cela, elle a établi, en partenariat avec le Service Départemental d’Architecture de l’Environnement et la DIREN, un cahier des charges de prescriptions architecturales.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Monument aux morts

Église paroissiale Saint-Michel[modifier | modifier le code]

Intérieur de l'église paroissiale

L'église paroissiale San Michele datée de 1760, a été construite en remplacement de l'édifice antérieur, du Xe siècle. De style baroque, l'édifice est composé d'une nef centrale et de bas-côtés, avec un chœur à chevet plat. Son clocher à deux niveaux percés de baies cintrées, est accolé au chevet. L'église est inscrite Monument historique pour son décor intérieur[6].

L'édifice recèle des œuvres classées MH :

  • ostensoir en argent ciselé, datant de 1757[7] ;
  • calice en argent doré du XVIIe siècle[8] ;
  • calice en argent doré daté limite des XVIIe et XVIIIe siècles[9].

Chapelle du Christ-Roi[modifier | modifier le code]

La chapelle du Christ-Roi se situe au centre de l'agglomération de Folelli. Elle est un lieu de culte.

Église Saint-André[modifier | modifier le code]

Les ruines de cette église isolée, se situent à l'est du village de Penta, en limites de la commune de Castellare-di-Casinca.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Plusieurs monuments, ouvrages et œuvres sont repris à l'inventaire général du patrimoine culturel :

Maisons, fermes[modifier | modifier le code]

Le village comprend un bâti de 919 maisons (INSEE) ; sur les 67 d'entre elles repérées, 19 ont été étudiées. Toutes celles-ci, du XVIe siècle au XXe siècle, sont en schiste, moellon et enduit, avec une traditionnelle couverture d'ardoise. Elles sont reprises à l'inventaire[10].

Aqueduc[modifier | modifier le code]

L'ouvrage dont il ne reste que des vestiges, se situe près du ravin de Rubella à l'ouest du village de Penta. Il date de la première moitié du XIXe siècle (?)[11].

Mairie[modifier | modifier le code]

Le bâtiment pourrait dater de la seconde moitié du XIXe siècle. Une fontaine aménagée sous le perron[12].

Ancienne église Saint-Michel[modifier | modifier le code]

Ancienne église Saint Michel

Cette ancienne église paroissiale se trouve au lieu-dit Campo Santo (cimetière). Elle date du milieu du Moyen Âge. Elle est mentionnée en 1646 dans le rapport de visite pastorale de Monseigneur Marliani, évêque de Mariana et Accia. Elle perd sa fonction d'église curiale en 1760 avec la construction en 1760 d'une nouvelle église paroissiale élevée au centre du village. Elle a été restaurée aux XIXe et XXe siècles[13].

S'y trouve le mobilier de l'ancienne église repris également à l'inventaire général du patrimoine culturel[14].

Chapelle domestique de l'Annonciation[modifier | modifier le code]

La chapelle est située dans la maison de notable de la famille Galeazzi. Elle date de 1694 et a été restaurée[15]. Elle renferme deux œuvres remarquables, reprises à l'inventaire général du patrimoine culturel :

  • tableau d'autel Annonciation du XVIIIe siècle (?)[16] ;
  • son mobilier[17].

Dans l'église paroissiale Saint-Michel[modifier | modifier le code]

  • statue (petite nature) Immaculée Conception du XIXe siècle[18] ;
  • ensemble de l'autel secondaire de la confrérie du Rosaire de la 2e moitié du XVIIIe siècle (?)[19] ;
  • tableau d'autel Donation du Rosaire par la Vierge à l'Enfant à saint Dominique en présence de saint Vincent Ferrier limite des XVIIIe et XIXe siècles[20] ;
  • ensemble de l'autel secondaire de saint Joseph limite des XVIIIe et XIXe siècles[21] ;
  • tableau d'autel Mort de saint Joseph limite des XVIIIe et XIXe siècles[22] ;
  • statue (petite nature) Christ mortdu XVIIIe siècle (?)[23] ;
  • chaire à prêcher[24] ;
  • meuble de sacristie (chasublier-commode) du XVIIIe siècle (?)[25] ;
  • tableau commémoratif Consécration de l'église paroissiale Saint-Michel de 1760[26] ;
  • tableau Saint Roch du 3e quart du XVIIIe siècle (?)[27] ;
  • tableau Double Trinité daté limite des XVIIe et XVIIIe siècles[28] ;
  • tableau Vierge à l'Enfant dite Vierge au chapelet de 1862, donné par l'Empereur Napoléon III[29] ;
  • peintures monumentales : Figures bibliques, ornementation datées du 3e quart du XIXe siècle[30] ;
  • calice ((no) 1)[31] ;
  • calice ((no) 2)[32] ;
  • calice, patène[33] ;
  • ostensoir-soleil[34] ;
  • le mobilier[35] ;
  • ensemble du maître-autel de saint Michel[36] ;
  • seau à eau bénite[37].

Chapelle funéraire de la famille Battaglini[modifier | modifier le code]

La chapelle qui se trouve au cimetière (Campo santo), date du 3e quart du XIXe siècle[38].

Chapelle funéraire de la famille Sampieri[modifier | modifier le code]

La chapelle se trouve au cimetière (Campo santo), date du 3e quart du XIXe siècle[39].

Chapelle funéraire de la famille Galeazzi[modifier | modifier le code]

Celle-ci date du XIXe siècle[40].

Chapelle funéraire[modifier | modifier le code]

Cette autre chapelle funéraire privée est localisée au cimetière. Elle date de 1861 comme porté sur l'édifice[41].

Poste d'observation, tour génoise de San Pellegrino[modifier | modifier le code]

La tour date du milieu du XVIe siècle. Il n'en reste que les vestiges d'un ensemble anciennement formé d'une tour de plan carré couverte d'une terrasse et complétée en 1760 de fortifications entourées d'un fossé[42].

Usine métallurgique dite forge de Fiumalto, dite forge de San Pellegrino[modifier | modifier le code]

La forge se situe près de Chiappatella à Folelli. Elle a été construite en 1629 à l'emplacement d'une forge existante. Vers la fin du XVIIIe siècle elle produisait cent cinquante livres de fer par jour ; elle fonctionnait encore en 1832. Elle est à l'état de vestiges[43].

Ancienne usine d'acide gallique[modifier | modifier le code]

La Société anonyme des usines de Champlan créée en 1892 avec son siège à Bastia et administrée successivement par Charles Vittini puis à partir de 1903 par M. Lemaitre puis M. Texier récupère à Champlan (Campo Piano) dans la vallée du Fium'Alto les installations des fabriques d'acide gallique de la société Gallien frères et compagnie de Longjumeau, après avoir procédé à une augmentation de son capital, qui de 100 000 F, passe à 190 000 F.

En 1903, elle fait construire une fabrique et une découpeuse de bois. Il semble que tous ces bâtiments aient peu à peu été démolis entre 1926 et 1933.

En 1907-1908 la Société anonyme des usines de Champlan achète des terrains à Folelli au lieu-dit Chiappatella et fait construire "une fabrique de produits chimiques, un atelier de menuiserie et un laboratoire, une tonnellerie mécanique".

En 1924 elle est rachetée par la Compagnie française d'extraits tinctoriaux et tannants (société anonyme du Havre) qui ferme l'usine en avril 1935. En 1936, c'est au tour de la société de Champlan et de Folelli de prendre le relais et de l’ouvrir à nouveau. Mais les installations tournent au ralenti, jusqu'à leur fermeture définitive en 1956.

À partir de 1899 et jusqu'en 1907 la Société corse pour le traitement des bois, société anonyme dont le siège social est à Bastia et dont M. Chardon est l'administrateur, fait construire une usine à bois et des dépendances à Barchetta, près du Golo. En 1917, cette société est rachetée par la société anonyme de Champlan. En 1936, la société de Champlan et Folelli devient propriétaire de tous ces bâtiments industriels.

En 1950, la société de Champlan et Folelli, devenue Société de cellulose et des tannins corses, Sarl au capital de 120 000 F, dont le siège social est à Ponte-Leccia et dont les usines sont à Ponte-Leccia et Barchetta, est sur le déclin : la société subit durement, dans la spécialité qui est la sienne des extraits tannants de bois de châtaignier, la concurrence internationale de l'Argentine et de l'Afrique du Sud qui exploitent et exportent des produits à plus grande teneur tannique.

La fermeture des deux usines de Ponte-Leccia et Barchetta (l’usine de Champlan avait arrêté sa production pendant la guerre, celle de Folelli en 1956) - toucha, en 1963, en plus des quelque 270 salariés, plusieurs centaines de bûcherons et de transporteurs.

C’était sans doute, en ce début des années 1960, les usines les plus importantes de Haute-Corse après la mine d’amiante de Canari.

L'ancienne usine est reprise à l'inventaire[44].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

ZNIEFF[modifier | modifier le code]

Penta-di-Casinca est concernée par deux Zones Naturelles d'Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique (ZNIEFF) :

Hauts maquis préforestiers des collines orientales de la Castagniccia

Dix communes de la Casinca et du Verde sont concernées par cette zone qui couvre une superficie de 5 246 ha. La zone fait l'objet de la fiche ZNIEFF 940004230 - Hauts maquis préforestiers des collines orientales de la Castagniccia[45].

Cordon littoral, zones humides et canaux du nord de San Pellegrino

La zone couvre une superficie de 103 ha du territoire communal. Elle fait l'objet de la fiche ZNIEFF 940030085 - Cordon littoral, zones humides et canaux du nord de San Pellegrino[46].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Antoine Saggessi (abbé -) (1884 A Penta di Casinca - † 1974 U Viscuvatu). Dans ses poèmes en langue corse "Sumente" (1968), l’amour d’autrui est inséparable de l’amour de Dieu.
  • Xavier Tomasi (né à A Penta di Casinca 1876). Musicien. Auteur d’un recueil de chants populaires corses.
  • Luc-Antoine Viterbi (1769 A Penta di Casinca - † 1821 Bastia). Avocat. Homme politique. Condamné à mort en 1821, se laisse mourir de faim en prison en notant au jour le jour l’évolution du dépérissement de son corps.
  • Antoine Nicolai, journaliste et poète

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. ViaMichelin.fr
  2. « Notice no IA2B000461 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  3. Marc' Antonio Ceccaldi in Histoire de la Corse, Chronique, traduction de l'Abbé Letteron - Tome II, p. 4
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2008, 2013.
  6. « Notice no PA00099267 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  7. « Notice no PM2B000789 », base Palissy, ministère français de la Culture
  8. « Notice no PM2B000788 », base Palissy, ministère français de la Culture
  9. « Notice no PM2B000787 », base Palissy, ministère français de la Culture
  10. « Notice no IA2B000201 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. « Notice no IA2B000217 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. « Notice no IA2B000221 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. « Notice no IA2B000230 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. « Notice no IM2B000229 », base Palissy, ministère français de la Culture
  15. « Notice no IA2B000202 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  16. « Notice no IM2B000227 », base Palissy, ministère français de la Culture
  17. « Notice no IM2B000421 », base Palissy, ministère français de la Culture
  18. « Notice no IM2B000206 », base Palissy, ministère français de la Culture
  19. « Notice no IM2B000208 », base Palissy, ministère français de la Culture
  20. « Notice no IM2B000209 », base Palissy, ministère français de la Culture
  21. « Notice no IM2B000211 », base Palissy, ministère français de la Culture
  22. « Notice no IM2B000212 », base Palissy, ministère français de la Culture
  23. « Notice no IM2B000213 », base Palissy, ministère français de la Culture
  24. « Notice no IM2B000214 », base Palissy, ministère français de la Culture
  25. « Notice no IM2B000215 », base Palissy, ministère français de la Culture
  26. « Notice no IM2B000216 », base Palissy, ministère français de la Culture
  27. « Notice no IM2B000217 », base Palissy, ministère français de la Culture
  28. « Notice no IM2B000218 », base Palissy, ministère français de la Culture
  29. « Notice no IM2B000219 », base Palissy, ministère français de la Culture
  30. « Notice no IM2B000220 », base Palissy, ministère français de la Culture
  31. « Notice no IM2B000221 », base Palissy, ministère français de la Culture
  32. « Notice no IM2B000222 », base Palissy, ministère français de la Culture
  33. « Notice no IM2B000223 », base Palissy, ministère français de la Culture
  34. « Notice no IM2B000224 », base Palissy, ministère français de la Culture
  35. « Notice no IM2B000225 », base Palissy, ministère français de la Culture
  36. « Notice no IM2B000423 », base Palissy, ministère français de la Culture
  37. « Notice no IM2B000424 », base Palissy, ministère français de la Culture
  38. « Notice no IA2B000226 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  39. « Notice no IA2B000227 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  40. « Notice no IA2B000229 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  41. « Notice no IA2B000228 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  42. « Notice no IA2B000157 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  43. « Notice no IA2B000156 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  44. « Notice no IA2B000224 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  45. ZNIEFF 940004230 - Hauts maquis préforestiers des collines orientales de la Castagniccia sur le site de l’INPN.
  46. ZNIEFF 940030085 - Cordon littoral, zones humides et canaux du nord de San Pellegrino sur le site de l’INPN.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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