Prunelli-di-Casacconi

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Prunelli-di-Casacconi
Prunelli-di-Casacconi
Vue générale.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Collectivité territoriale unique Corse
Circonscription départementale Haute-Corse
Arrondissement Corte
Intercommunalité Communauté de communes de la Castagniccia-Casinca
Maire
Mandat
Christiane Mariotti
2020-2026
Code postal 20290
Code commune 2B250
Démographie
Population
municipale
151 hab. (2018 en stagnation par rapport à 2013)
Densité 25 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 30′ 18″ nord, 9° 24′ 08″ est
Altitude 269 m
Min. 24 m
Max. 404 m
Superficie 6,02 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Bastia
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Golo-Morosaglia
Localisation
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Prunelli-di-Casacconi est une commune française située dans la circonscription départementale de la Haute-Corse et le territoire de la collectivité de Corse. Le village appartient à la piève de Casacconi, en Castagniccia.

Géographie[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Prunelli-di-Casacconi est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bastia, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 93 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (89,5 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (90,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (63,2 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (26,3 %), zones agricoles hétérogènes (10,5 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Saint Quilicus autrement dit saint Cyr est le saint patron de la commune de Prunelli di Casacconi et de Olmo di Casacconi.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1800 1803 Santini    
1808   Felice Raffaelli    
1808   Giacomo Antonio Filippi    
1816 1818 Casalta    
1824   Francesco Maria Agostini    
1824 1825 Nunzio Filippi    
1834   Paul Jérome Mariotti   Notaire
1858   Clément Filippi    
1875 1877 Antoine François Raffaelli    
1888   Mariotti    
1907   Felix Agostini    
1923   Don Thomas Paoletti    
?mars 1971 mars 1989? François Agostini PCF Maire en 1971
mars 1989 mars 2008 Marie-Louise Agostini-Ogliastro PCF  
mars 2008 mars 2014 Francois Mariotti    
mars 2014 En cours Christiane Mariotti DVG Retraitée
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Prunelli-di-Casacconi a compté jusqu'à 668 habitants en 1921. C'est à partir de 1954 (522 habitants), que sa population a fortement diminuée, tombant à 220 habitants en 1962[8].


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[10].

En 2018, la commune comptait 151 habitants[Note 3], en stagnation par rapport à 2013 (Haute-Corse : +5,69 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
196311410418491438419453417
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
502521499519609663591574563
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
529560668622526549548522220
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008 2013
198184183146162161161161151
2018 - - - - - - - -
151--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Architecture civile[modifier | modifier le code]

Maisons remarquables[modifier | modifier le code]

Sur un bâti de 146 maisons (INSEE), 37 ont été repérées et 5 étudiées. Toutes ces dernières sont reprises à l'Inventaire général du patrimoine culturel[12].

Elles ont été conçues en schiste, moellon et enduit entre le XVIIe siècle et le XXe siècle ; leurs toits à longs pans sont couverts d'ardoise ou de tuile creuse mécanique.

École[modifier | modifier le code]

L'édifice à trois niveaux, a été construit limite XIXe et XXe siècles. Il ne figurait pas sur le cadastre de 1875. Le bâtiment aux façades austères, est doté d'un escalier intérieur. Son toit à longs pans est couvert d'ardoises. L'école est reprise à l'Inventaire général du patrimoine culturel[13].

Pont génois de Chioselli[modifier | modifier le code]

Le pont génois à trois arches enjambant le ruisseau de Casacconi[14], situé près de « Chioselli », peut dater du XVIIe siècle ou XVIIIe siècle. Il a été construit selon l'archétype des ingénieurs de la République de Gênes. Il est en mauvais état. Il est repris à l'Inventaire général du patrimoine culturel[15].

Pont de chemin de fer[modifier | modifier le code]

Ce pont des Chemins de fer de Corse, se situe près du lieu-dit Vergaghio où il enjambe le Golo. Il est repris à l'Inventaire général du patrimoine culturel[16].

Centrale hydroélectrique[modifier | modifier le code]

La centrale dont il ne reste que des vestiges, est située sur le ruisseau de Casacconi, près de Chioselli. Elle date du 2e quart du XXe siècle.

Elle est reprise à l'Inventaire général du patrimoine culturel[17].

Château fort[modifier | modifier le code]

Ce château en ruine se situe au lieu-dit Castelluccio. C'est un ensemble fortifié, formé d'une enceinte, d'une maison forte et d'une tour. Selon le chroniqueur du Giovanni della Grossa, Il avait été construit en 1202, par le seigneur et comte de Corse Giudice de Cinarca.

L'ensemble est repris à l'Inventaire général du patrimoine culturel[18].

Fontaine et abreuvoir[modifier | modifier le code]

La fontaine a été réalisée en 1925, sous le mandat du maire Paoletti, comme l'indique l'inscription gravée sur une plaque en marbre.

Elle est reprise à l'Inventaire général du patrimoine culturel[19].

Autres[modifier | modifier le code]

  • Monument aux morts.

Architecture sacrée[modifier | modifier le code]

Église paroissiale Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte[modifier | modifier le code]

C'est un édifice de plan en croix latine formé de trois vaisseaux, avec le chœur séparé de la nef par une balustrade en marbre. Il est doté d'une tour-clocher. L'église mentionnée en 1646 dans le rapport de visite pastorale de Mgr Marliani, évêque de Mariana et Accia, pourrait dater du premier quart du XVIIe siècle. Elle a été restaurée au cours du troisième quart du XIXe siècle. Le clocher a été construit en 1899 comme l'indique la date portée sur l'œuvre.

L'église est reprise à l'Inventaire général du patrimoine culturel[20].

Autres[modifier | modifier le code]

Presbytère[modifier | modifier le code]

Le presbytère figurait sur le cadastre de 1875 ; mais il peut dater du XVIIIe siècle. Remanié au cours du XIXe siècle.

Il est reprise à l'Inventaire général du patrimoine culturel[21].

Chapelle funéraire de la famille Agostini[modifier | modifier le code]

La chapelle de plan centré, construite en 1861 (date portée sur l'édifice) au lieu-dit « Cavesi », comporte une crypte. Elle est reprise à l'Inventaire général du patrimoine culturel[22].

Chapelle funéraire de la famille Mazzoni Agostini[modifier | modifier le code]

La chapelle de plan allongé, couverte d'ardoises, a été construite limite XIXe et XXe siècles au lieu-dit « Cavesi ». Elle est reprise à l'Inventaire général du patrimoine culturel[23].

Chapelle funéraire[modifier | modifier le code]

La chapelle de plan centré, a été construite au cours de la 2e moitié du XIXe siècle au lieu-dit « Cavesi ». Elle est couverte d'un dôme circulaire. Elle est reprise à l'Inventaire général du patrimoine culturel[24].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Paul Jérome Mariotti, Maire, « Cour d'assise de Corse (Bastia) », Gazette de Tribunaux, (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Pleyben - Châteaulin », sur insee.fr (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  12. Notice no IA2B000330, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  13. Notice no IA2B000346, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  14. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau de Casacconi (Y7210540) » (consulté le ).
  15. Notice no IA2B000343, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  16. Notice no IA2B000344, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  17. Notice no IA2B000345, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  18. Notice no IA2B000332, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  19. Notice no IA2B000339, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  20. Notice no IA2B000331, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  21. Notice no IA2B000335, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  22. Notice no IA2B000342, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  23. Notice no IA2B000341, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  24. Notice no IA2B000340, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  25. « 3, rue Carquillat », sur https://numelyo.bm-lyon.fr (consulté le ).