Sotta

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Sotta
Sotta
Vue panoramique de Sotta depuis la Punta.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Collectivité territoriale unique Corse
Circonscription départementale Corse-du-Sud
Arrondissement Sartène
Canton Grand Sud
Intercommunalité Sud Corse
Maire
Mandat
Jean-Marc Serra
2014-2020
Code postal 20146
Code commune 2A288
Démographie
Gentilé Sottais
Population
municipale
1 374 hab. (2016 en augmentation de 25,48 % par rapport à 2011)
Densité 21 hab./km2
Géographie
Coordonnées 41° 32′ 47″ nord, 9° 11′ 45″ est
Altitude 130 m
Min. 17 m
Max. 1 298 m
Superficie 66,5 km2
Localisation

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Sotta est une commune française située dans la circonscription départementale de la Corse-du-Sud et le territoire de la collectivité de Corse. Elle appartient à l'ancienne piève de Freto.

Géographie[modifier | modifier le code]

Sotta est une commune comportant 36 hameaux, et dont la superficie atteint 6 650 ha. Constituée de nombreux villages et hameaux pastoraux éparpillés dans la plaine de Freto aux pieds de la Cagna, la commune s'articule autour du village de Sotta où se trouvent la mairie et l'église paroissiale, à mi-chemin entre Porto-Vecchio et Figari. Elle occupe un territoire dit de San-Martino jusqu'au XIXe siècle.

Le village de Sotta, cœur historique, géographique et administratif de la commune, se situe en moyenne à 130 m d'altitude. Placé entre Porto-Vecchio et Figari, il est un lieu de passage pour les gens voulant se rendre soit à l'aéroport de Figari, soit en ville, à Porto-Vecchio ou à Bonifacio. C'est également un lieu plein de nature, encore préservé et intact. L'ambiance du village est relativement préservée, notamment en été, grâce à ses deux bars, son restaurant et son hôtel. C'est un lieu très agréable pour les gens qui recherchent le calme.

Les autres villages qui, avec leurs nombreux hameaux, constituent la commune de Sotta sont Chera, Petra Longa Salvini et Borivoli.

Légendes[modifier | modifier le code]

Avant tout celle d’Ursu Alamanu, seigneur d’Avretu sera décapité pour avoir pratiqué le droit de cuissage, un 31 juillet, jour sacré pour le Mazzerisme puisque tous ses adeptes sont censés se réunir aux cols de montagnes corses.

Cette légende en entraînera une autre : celle du Musconu d'Avretu, mouche à l’haleine pestilentielle sortie du crâne d’Ursu Alamanu, qui anéantira toute la population de la contrée, en fait annonciatrice de la grande Peste.

Les survivants devaient se réfugier dans les grottes alentour. Ce phénomène amena une autre légende : celle d’a Zinevra di a Cancaraccia, considérée comme sorcière et qui fut condamnée à être écartelée par le tribunal de l’Inquisition. Depuis, on dit de quelqu’un que l’on veut envoyer au diable : « Mandalu, in Zinevra ! ».

La légende du Bancu di Vasculacciu, qui veut que l’on aurait trouvé dans l’enceinte de ce dolmen des lingots d’or masqués par une pierre bleue et qui auraient servi au XIIIe siècle, à faciliter la construction par les Templiers de l’église Saint-Dominique de Bonifacio, ou encore à réaliser l’escalier du Roi d’Aragon dans la même ville.

On trouve sur le territoire de la commune de Sotta un système mégalithique riche avec le dolmen de Poghjarella qui s’inscrit dans une couronne de pierres et qui a fait l’objet de recherches importantes. À Vasculacciu une nécropole mégalithique appelée Bancalu a donné naissance à la légende des lingots d’or. Sotta appartient au complexe torréen avec la forteresse de Tappa, située au sommet d’un piton rocheux voisinant avec le Stabiaccu. L’emplacement est de premier ordre selon Daniel Ribba et fut utilisé par les néolithiques dès le IVe siècle avant notre ère. Tappa est aussi ancien que Torre et fut construit probablement à la même époque pour former l’un des maillons de la piste torréenne.

Mais celui qui recueille le plus d’attention et d’intérêt demeure celui du hameau Di i cani. D’autres orii sont relevés à Sotta car c’est à partir d’un Tavonu naturel dans un rocher que les anciens ont eu l’idée de construire un mur pour en faire un abri, une demeure et plus tard une réserve à grains ou à foin.

Les ruines du château d’Ursu Alamanu laissent transparaître l’existence d’une base en pierres et probablement, si on en juge par les pointes de fer que l’on y a retrouvées, une structure supérieure en bois. Sa situation stratégique en faisait un point d’observation incomparable et à ses pieds se trouvait tout un système d’habitat et de lieux de cultes – notamment la chapelle de Sant'Andria qui date du Xe siècle et qui est en cours de restauration et plus loin celle de Montilati - .

Pas très loin de ce site, on a trouvé dans les environs de Cuvo les vestiges d’une église baptismale datant du XIIe siècle où, le jour de la Saint Jean, le Piévan baptisait tous les enfants.

Sotta est doté d’un très intéressant patrimoine architectural de caractère roman. Ainsi de la chapelle Sant'Ursula à Petralunga Filippi aujourd’hui en ruine et que l’on dit sœur jumelle de San Quilicu de Montilati construites toutes deux au XIIe siècle. La chapelle de Sant'Austinu à Chera construite vers le VIIe siècle puis reprise presque complètement vers le milieu du Xe siècle. Cette chapelle était une Monachia, petit sanctuaire permettant à un moine ou à un ermite qui vivait de son troupeau et de ses jardins, d’assurer l’accueil, le soutien moral et l’office. Ce système a perduré jusqu’au XVIe siècle. Une autre Monachia a été retrouvée au lieudit Munacu à Cagna.

Terres de foi, Sotta a également connu des heures de lutte. À l’occasion de la libération de la Corse en 1943 la population participa dans le cadre de la Résistance au ralentissement des colonnes allemandes et des Chemises Noires de l’Afrika Korps.

Ils livreront combat sur la route qui relie Sotta à Carbini au tunnel d’Usciolu où la légende veut que saint Georges ait tué U Musconu d’Avretu pour empêcher la progression de la peste vers la montagne.

Des liens étroits ont toujours existé de tous temps entre l’homme et les roches. À Sotta l’habitat de granit semble avoir été voulu pour s’intégrer aux paysages contrastés, comme si ses habitants avaient voulu se fondre dans la pierre pour en constituer la mémoire.
Le granit, taillé en blocs de forme régulière « i quadri » donne une certaine unité aux constructions.

Comme 42 communes de Corse, Sotta est éclatée en deux zones géographiques : un bourg, siège de la mairie, et des hameaux. Par sa diversité et ses traditions encore bien ancrées, Sotta semble prête pour voir se développer un tourisme à dimension humaine et à caractère culturel et naturel. Sa situation géographique entre la zone d’attraction que représente Porto-Vecchio et celle de Figari avec notamment son aéroport en fait un havre recherché par ceux qui souhaitent connaître une qualité de vie et une immersion dans une nature préservée.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

  • Maire sortant : Joseph Pietri
  • 15 sièges à pourvoir au conseil municipal (population légale 2011 : 1 095 habitants)
  • 2 sièges à pourvoir au conseil communautaire (CC du Sud Corse)
Résultats de l'élection municipale des 23 et 30 mars 2014 à Sotta[1]
Tête de liste Liste Premier tour Second tour Sièges
Voix % Voix % CM CC
Jean Marc Serra DVD 421 49,29 567 69,06 13 2
Jean-Baptiste Filippi SE 171 20,02 254 30,93 2
Joseph Pacini SE 145 16,97
Jean-Christophe Hervouet SE 117 13,70
Inscrits 968 100,00 968 100,00
Abstentions 105 10,85 120 12,40
Votants 863 89,15 848 87,60
Blancs et nuls 9 1,04 27 3,18
Exprimés 854 98,96 821 96,82

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2014 En cours Jean-Marc Serra DVD Cadre supérieur
2008 2014 Joseph Pietri DVD  
2001 2008 Hugo Milleliri DVD  
1995 2001 Hugo Milleliri DVD  
1993 1995 Hugo Milleliri DVD  
1989 1993 Augustin Milleliri DVD  
1983 1989 Augustin Milleliri DVD  
1977 1983 Guillaume Milleliri DVD  
1971 1977 Guillaume Milleliri DVD  
1965 1971 Guillaume Milleliri DVD  
1959 1965 Guillaume Milleliri DVD  
1953 1959 Guillaume Milleliri DVD  
1947 1953 Guillaume Milleliri DVD  
1944 1947 Jean-Paul Culioli    
1943 1944 Paul-Toussaint Milleliri    
1937 1943 Jean-Mathieu Martinelli    
1935 1937 Jean-Mathieu Martinelli    
1929 1935 Pierre-Paul Serra    
1904 1929 Jean-Baptiste Martinelli    
1901 1904 Jean-Baptiste Martinelli    
1896 1901 François Filippi    
1892 1896 Xavier Salvini Républicain  
1888 1892 Guillaume Milleliri Républicain  
1888 1888 Xavier Salvini Républicain  
1884 1888 Xavier Salvini Républicain  
1881 1884 Dominique Baggioni    
1871 1881 Xavier Salvini Républicain  
1865 1871 Giabicorse Pandolfi    
1859 1865 Don-Joseph Rocca Serra    
1856 1859 Joseph Susini    
1853 1856 Jean-Baptiste Quilichini    
Les données manquantes sont à compléter.

Composition du Conseil Municipal pour la mandature 2014-2020[modifier | modifier le code]

Groupe de la majorité Sièges Tendance / Groupe de l'opposition Sièges Tendance
Sotta Arritti 13 Divers Droite / Campà in Sotta 2 Divers
  • Jean Marc SERRA
  • Laurence MALLARONI
  • Pierre-François SOULAS-FILIPPI
  • Véronique SANGES
  • René BON
  • Mercedes DOMINICI
  • Thierry BICHET
  • Christel CRISPI
  • Simon SALVINI
  • Monique PESCE-POUMEROL
  • Joseph BERTOCCHI
  • Jeannette LEANDRI
  • Don Jacques CULIOLI
  • Jean-Baptiste FILIPPI
  • Laurence CULIOLI
Charte de l'élu local signée


Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1856. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[3].

En 2016, la commune comptait 1 374 habitants[Note 1], en augmentation de 25,48 % par rapport à 2011 (France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
6608517496608518941 0891 2171 286
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 2291 4511 5821 5151 5191 5711 7251 0461 264
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
5355786837267628088631 0951 374
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monument aux Morts (Première Guerre mondiale et Seconde Guerre mondiale) : 99 noms de jeunes Sottais sont gravés sur ce monument.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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