Ventiseri

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Ventiseri
Vue du village de Ventiseri depuis la D45, en venant de Travo.
Vue du village de Ventiseri depuis la D45, en venant de Travo.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Corse
Département Haute-Corse
Arrondissement Corte
Canton Fiumorbo-Castello
Intercommunalité Communauté de communes de Fium'orbu Castellu
Maire
Mandat
François Tiberi
2008-2014
Code postal 20240
Code commune 2B342
Démographie
Gentilé Ventisérais
Population
municipale
2 413 hab. (2013)
Densité 52 hab./km2
Géographie
Coordonnées 41° 56′ 36″ Nord 9° 20′ 00″ Est / 41.9433333333, 9.33333333333
Altitude 510 m (min. : 0 m) (max. : 1 033 m)
Superficie 46,7 km2
Localisation

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Ventiseri est une commune française située dans le département de la Haute-Corse et la région Corse. Elle appartient à la microrégion de la Covasina, partie méridionale du Fiumorbo.

Ventiseri vu depuis le village de Solaru

Géographie[modifier | modifier le code]

« Nous rencontrons donc tout d'abord la piève de Covasina, qui est à la fois le nom du village et celui du pays. Cette piève confine à celle de Sagri[Note 1], aujourd'hui inhabitée. Les habitants se sont en effet transportés à Erchiavari, endroit situé au milieu des montagnes, où ils ont un village de dix ou douze feux. Covasina confine encore aux Monts et à la rivière de Solenzara ; le village n'a pas plus de quarante feux. Il y a encore dans cette piève d'autres villages : Ventisari, Solaggio et Sornazo ; tous ensembles, ils forment environ trois cents feux. Le pays pourrait produire beaucoup de céréales ; mais la terreur qu'inspiraient les infidèles le dépeuplait peu à peu même avant les dernières guerres. »

— Mgr Giustiniani in Dialogo nominato Corsica, traduction Lucien Auguste Letteron in Histoire de la Corse, Description de la Corse - Tome I, p. 32

Situation[modifier | modifier le code]

Ventiseri est une commune littorale située sur la côte est de la Corse, au sud de la Plaine orientale et de la Costa Serena, dans l'ancienne piève de Coasina. Elle est l'une des sept communes du canton de Prunelli-di-Fiumorbo.

Communes limitrophes
Rose des vents Serra-di-Fiumorbo Serra-di-Fiumorbo Serra-di-Fiumorbo Rose des vents
Chisa N Mer Tyrrhénienne
O    Ventiseri    E
S
Solaro Mer Tyrrhénienne

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

L'étang de Palu et la base aérienne, vus depuis le village de Solaro

La commune est adossée à un chaînon montagneux du massif du Monte Incudine qui diverge de la chaîne centrale vers le nord-est et culmine à 1 045 mètres à la Punta di u Quarciu Grossu (littéralement « Pointe du gros chêne »).

Son territoire s'étage d'ouest en est depuis ce sommet jusqu'à la mer sur dix kilomètres. Le chef-lieu et ses hameaux environnants sont situés à plus de 400 mètres d'altitude, mais plus de la moitié de la surface de la commune se trouve à moins de 200 mètres d'altitude, et plus du quart à moins de 50, de part et d'autre de la RT 10 (ex-RN 198) (Bastia - Bonifacio), qui traverse la commune du nord au sud sur sept kilomètres, du hameau de Mignataja au pont du Travo.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Étang de Palo.

La commune de Ventiseri est bordée au sud par le fleuve côtier Travo, au régime torrentiel, qui coupe parfois la nationale en cas de fortes pluies. Son embouchure se situe au sud de la base aérienne 126 de Ventiseri-Solenzara. Sur la portion de son cours qui sépare Ventiseri de Solaro, il reçoit les eaux de plusieurs ruisseaux qui prennent naissance sur la commune : ruisseau d'Aretu[1] (qui délimite en partie Ventiseri et Chisa), ruisseau de Cippisa[2], ruisseau d'Acqua Tepida, ruisseau du Guadellu[3] et ruisseau d'Aria Vallinca[4].

Entre la route nationale et la mer, l'étang de Palo, autrefois nommée étang de Covasina[5], est une lagune partagée avec la commune voisine de Serra-di-Fiumorbo qui possède la partie « côté mer ». L'étang reçoit, du nord au sud, les eaux de petits cours d'eau : les ruisseaux de Tagnacane[6], de Stangone[7], de Milelli[8] et de Calanala[9].

Au sud de l'étang, entre l'aérodrome militaire de Solenzara et la mer, se situe en arrière d'un cordon dunaire, une zone humide qui occupe l'espace jusqu'à l'embouchure du Travo[10].

Climat et végétation[modifier | modifier le code]

Voies d'accès et transports[modifier | modifier le code]

Accès routiers[modifier | modifier le code]

La commune est traversée dans sa plaine par la RT 10 (ex-RN 198).

La route départementale 545, qui traverse la commune du nord au sud en parallèle à la nationale, est installée sur la plateforme de l'ancienne voie ferrée qui relia de 1935 à 1943 Bastia à Porto-Vecchio.

Transports[modifier | modifier le code]

Comme dit ci-dessus, il n'y a plus de ligne des Chemins de fer de Corse depuis 1943.
La commune se trouve sur le trajet d'un service de transport de voyageurs assurant des liaisons quotidiennes Bastia-Solenzara-Bastia. Existent aussi des taxis. L'aéroport le plus proche est l'aéroport de Figari Sud Corse, à 80 km. L'aéroport de Bastia Poretta est distant de 88 km. Le port de commerce le plus proche est celui de Porto-Vecchio (60 km). Le port de commerce de Bastia se trouve quant à lui à 105 km.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Jadis, le littoral avait été déserté en raison des fréquentes razzias barbaresques, et de la malaria qui y sévissait. Les habitants avaient trouvé refuge à Ventiseri, un habitat important de la pieve de Coasina, construit sur les hauteurs.

La paix revenue avec les Génois, le territoire s'est petit à petit repeuplé. Le littoral qui s'est développé dès la deuxième moitié du siècle dernier, compte plusieurs hameaux gravitant autour de la base aérienne 126 Ventiseri-Solenzara.

Ventiseri[modifier | modifier le code]

Vue de l'église depuis la sortie nord du village.

Le village de Ventiseri et ses hameaux environnants, Contra et Vignarella, des lieux de la pieve déjà habités au début du XVIe siècle, avaient été bâtis à l'intérieur des terres, à plus de 400 mètres d'altitude, pour « voir venir l'envahisseur ». S'y trouvent l'église paroissiale, le bureau de La Poste, le cimetière.
Le village est accessible par la sinueuse route D45 depuis le rond-point de Travo.

Pedi Quarciu[modifier | modifier le code]

Petit village en limite nord de Ventiseri à 325 mètres d'altitude, desservi par la route D745, Pedi Quarciu possède une chapelle, la chapelle Sainte-Élisabeth-de-Hongrie.

Beaucoup plus récemment, le littoral et la plaine se sont urbanisés en raison essentiellement de l'installation d'un aérodrome militaire dès 1944, de la RT 10 qui relie Bastia à Bonifacio et traverse la commune, et du renouveau de l'agriculture sur l'île.

Mignataja[modifier | modifier le code]

Mignataja avec Cotticcio et Battello, sont les trois hameaux septentrionaux de la commune. Mignataja est une localité au nord de Vix, traversé par la RT 10 (ex-RN 198).

Vix[modifier | modifier le code]

Localité sur la RT 10 au nord de la commune, le hameau de Vix est composé d'habitations clairsemées autour de l'axe routier. S'y trouve un petit cimetière. À l'est de Vix se situe une zone marécageuse, la zone humide de Palo, au nord de l'étang du même nom[10].

Travo[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Base aérienne 126 Solenzara .

Agglomération sur la RT 10 au sud de la commune, arrosée par le Travo, Travo est devenu le plus important lieu habité de la commune. S'y trouvent les centres administratifs (mairie, gendarmerie, bureau de la Poste, écoles primaire et maternelle, etc.), ainsi qu'une chapelle.

La création de l'aérodrome de Ventiseri-Solenzara a entrainé le développement de ses proches environs avec la construction de plusieurs hameaux et lotissements :

  • Cité de l'Air
  • Lotissement Simonpoli

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Château de Covasina: face sud et sa chapelle San Michele

En 1018, le pape Grégoire VI envoya en Corse le marquis de Massa de Maremma pour faire régner l'ordre. Il se rendit rapidement maitre de tout le territoire.

Vers la fin du XIe siècle, le comte Ugo Colonna devenu maître de la Corse après avoir défait les Maures, pour témoigner sa reconnaissance à ceux qui l'avaient obligé, fit don à Ganelon Covasina, avec tout le territoire qui s'étend de Solenzara à Calcosalto[Note 2]. Ganelon était venu sur l'île accompagné de Truffetta de Covasina, autre descendant des Mayençais.

Pendant la guerre des Biancolacci, Truffetta de Covasina avait passé les Monts et s'était fait seigneur de Talabo. « Ce fut lui qui bâtit le château de Pietrapola ; il l'appela ainsi du nom d'une de ses sœurs, Pola, qui l'occupait. Truffetta en mourant laissa trois fils ; l'un eut Covasina, le deuxième Pietrapola, et le troisième Poggio di Nazza. Ceux-ci, à l'exemple de tous les autres, se mirent à se faire la guerre ; on vit alors paraître sur la scène, dans le pays d'Antisanti, les gentilshommes de Novella, ceux de Noceta et de Castelnovo , qui se construisirent des châteaux et refusèrent l'obéissance aux fils de Truffetta, si bien qu'il ne resta plus à ces derniers que Talabo et le territoire qui s'étend de Pianello à Pietrapola »[11].

Dans les années 1380, les gouverneurs de la Maona vendirent le château de Cinarca à Ghilfuccio d'Istria. Ils restèrent maîtres du pays compris entre Calvi, Covasina et Lavasina[Note 3] ; comme il n'y avait de ce côté aucun seigneur particulier, cette partie de l'île s'appela ensuite la Terre de Comune[12].

En 1430, Simone Da Mare est élu gouverneur général. Il entre en campagne avec les caporaux ; le Comte Vincentello d'Istria, vice-roi de Corse, est obligé de s'enfuir à Cinarca. Mais peu après, le Comte redevient maître du pays compris entre Calvi, Covasina, la piève de Vico et Baraci.

Au XVe siècle, Ventiseri faisait partie de la pieve de Covasina, laquelle avec dix-huit autres pievi (Giovellina, Campoloro, Verde, Opino, la Serra, Bozio, Alesani, Orezza, Vallirustie, Talcini, Venaco, Rogna, la Cursa, Castello, Aregno, Matra, Niolo et Carbini dans le Delà des Monts) formaient l'évêché d'Aléria, soumis par le pape Urbain II à l'archevêque de Pise.

Castello di Coasina[modifier | modifier le code]

« Les documents du milieu et de la seconde moitié du XIIIe siècle, notamment les actes de vente des terres du Cap datés de 1246, le serment de fidélité d'Alberto de Bagnaia juré en 1247 et celui de Giovanninello de Loreto passé en 1289, donnent des listes sans doute exhaustives des castra situées dans ces vastes seigneuries. Ces textes permettent de constater que vers 1250, la plus grande partie des châteaux sont déjà construits, qu'ils n'ont sans doute pas tous la même importance et enfin, qu'ils constituent de véritables réseaux qui permettent d'encadrer l'espace et de contrôler les hommes. Beaucoup de castelli de l'île commandent des petites marines, même s'ils sont relativement éloignés de la côte. C'est le cas de la fortification de Coasina »

— Daniel Istria - Pouvoirs et fortifications dans le nord de la Corse : du XIe siècle au XIVe siècle p. 226

L'ancien château-fort de Coasina (ou Covasina), parfois appelé Castello Alemano ou Castellu di Carlomagnu, signifiant son origine probablement germanique, est à l'état de ruines. Construit sur une hauteur naturelle, il avait été la demeure des 'Covasinacti, l'une des dix-sept familles ou clans les plus importantes énumérés en 1324-25 par Castruccio Castracani[13].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Au début du XVIe siècle, vers 1520, la pieve de Coasina comptait plus de 1 250 habitants. Les lieux habités étaient : Coasina (200 habitants env.), Ventisari, lo Solagio et Ornaso[14].

Au XVIIIe siècle, Ventiseri faisait partie de la pieve du Fiumorbu, fusion des pievi de Coasina et de Cursa. Le Fiumorbu devient en 1790 le canton de Prunelli.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  1983 Dominique Tiberi    
1983 en cours François Tiberi DVG Expert-comptable
Ancien conseiller général et conseiller territorial
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 2 413 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1806. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 4],[Note 5].

           Évolution de la population  [modifier]
1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856 1861
851 711 833 907 1 007 1 070 1 251 1 108 1 164
1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
1 185 1 135 1 227 1 230 1 236 1 279 1 232 1 324 1 352
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
1 267 1 225 1 235 961 989 583 627 1 029 1 314
1975 1982 1990 1999 2007 2008 2012 2013 -
1 280 1 702 2 005 2 023 2 216 2 190 2 357 2 413 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2004[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Monument aux morts.

Castello di Coasina[modifier | modifier le code]

Tout au nord de la commune, sur les premiers contreforts du chaînon montagneux, à près de 200 m d'altitude à 1 100 m à l'est de Pedi Quarciu, se dressent les ruines de l'ancien château-fort de Coasina (ou Covasina).

On y accède par un petit chemin (10 min de marche) , sur la D745, mais non indiqué. Les ruines, imposantes, sont dépourvues de toute information historique[19].

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Chapelle San Michele[modifier | modifier le code]

À environ 450 mètres distance orthodromique au nord-nord-ouest du château de Caosina, se trouvent les ruines de la chapelle San Michele (Saint-Michel) sur la commune de Serra-di-Fiumorbo. Son histoire est indissociable de celle du château. Datant probablement du IXe siècle, d'architecture romane, la chapelle est un édifice de plan allongé, à chevet semi-circulaire. Elle a été remaniée sur des bases romanes. Elle est à l'état de ruines. Son abside abrite le bassin baptismal, ce qui pousse à dire qu'elle pourrait avoir été l'église piévane[20].

Chapelle Sainte-Élisabeth-de-Hongrie[modifier | modifier le code]

En descendant vers la plaine par la route D745, à l'entrée (à gauche) du hameau de Piediquarcio se trouve la chapelle Sainte-Élisabeth-de-Hongrie.

Une statue en bois de Saint-Élizabeth-de-Hongrie se dresse à côté du maître autel. On peut noter la présence d'un campanile à baie libre cintrée[21].

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Église Saint-Jean-Évangéliste[modifier | modifier le code]

Église paroissiale Saint-Jean-Évangéliste (San Ghjuvanni Evangelista).

Au centre du village se trouve l'église paroissiale Saint-Jean-Évangéliste (San Ghjuvanni Evangelista), avec une tour-clocher sur trois niveaux[22]

Chapelle Sainte-Marguerite[modifier | modifier le code]

À la sortie nord du village, à côté du cimetière se trouve la chapelle Sainte-Marguerite, datant du XVIIe siècle (?). Une statue en bois de Sainte Marguerite se dresse à côté du maître autel où y est scellée "a petra sacra"[23]. Les peintures actuelles sont l'œuvre du peintre Chisà (Giudicelli Stephane), réalisées en 2008.

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Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Usine de produits chimiques[modifier | modifier le code]

Implantée à proximité du pont du Travo sur le Travo, cette usine de distillation des résineux pour la fabrication de l'acétate de chaux, commence à produire dès 1915. Faute de main-d'œuvre et de capitaux, elle est contrainte durant le deuxième quart du XXe siècle de suspendre ses activités. Un projet de reprise de 1959 ne verra pas le jour.
L'établissement industriel désaffecté est repris à l'inventaire général du patrimoine culturel[24]. Trente quatre photos sont dans la base Mémoire[25]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Espaces protégés et gérés[modifier | modifier le code]

Site Palu - Gradugine[modifier | modifier le code]

Ce site lagunaire de la côte Orientale de l'île couvre une superficie de 305,0745 ha des communes de Prunelli-di-Fiumorbo, Serra-di-Fiumorbo et de Ventiseri. Il appartient au Conservatoire du littoral. Il fait l'objet de la fiche FR1100053 - Palu - Gradugine[26].

Étang de Palo[modifier | modifier le code]

La zone humide protégée par la Convention de Ramsar « Étang de Palo » couvre une superficie calculée de 219 ha des communes de Serra-di-Fiumorbo et de Ventiseri. Elle fait l'objet de la fiche FR7200026 - Étang de Palo[27].

ZNIEFF[modifier | modifier le code]

Ventiseri est concernée par deux zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique de 2e génération :

Étang et zone humide de Palo

La zone lagunaire couvre une superficie de 317 ha des communes de Serra-di-Fiumorbo et de Ventiseri, proche de la base aérienne de Solenzara[10].

Station de genista aetnensis de la marine de Solaro et embouchure du Travo

Le site couvre une superficie de 166 ha des communes de Serra-di-Fiumorbo et de Ventiseri, comprenant l’étang de Leccia, le cordon littoral de Solaro et l’embouchure du Travo, entre le pont de Travo sur la RT 10 et la mer[28].

Natura 2000[modifier | modifier le code]

Étang de Palo et cordon dunaire[modifier | modifier le code]

Ce SIC de la directive "Habitats, faune, flore" a une superficie de 218 ha. « L'étang de Palo s'est formé par l'isolement d'une dépression côtièr par un cordon sableux issu du charriage de matériaux détritiques, lors de la remontée de la mer pendant le réchauffement climatique pos-glacière (Würm) »[29]. Avec des habitats d'eau saumâtre très diversifiés, il possède une grande richesse faunistique et floristique.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • André Giudicelli (Ventiseri 1782 - ? 1866), prêtre, professeur à l’école Paoli de Corte.
  • Jacques Simonpoli (Ventiseri 1890-1969), écrivain et poète, auteur d’un long poème en langue corse : Fiumorbu in guerra 1815-1816.
  • Dominique Tiberi (Ventiseri 1955 - ), productrice, scénariste et réalisatrice.
  • Eric Maurel (1960-), magistrat français et écrivain, a vécu à Travo de 1972 à 1974. Il est l'auteur notamment des ouvrages "Paroles de procureur" (ed. Gallimard - 2008) - (ISBN 9782070119776) et "Environnement et médiation pénale" (ed. L'Harmattan - 2010) - (ISBN 978-2-296-11223-0)[12]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Abbé Letteron : Histoire de la Corse - Tome 1, Bulletin de la Société des sciences naturelles et historiques de la Corse, Imprimerie et librairieVe Eugène Ollagnier Bastia 1888. Histoire de la Corse : comprenant la description de cette île. les chroniques de Giovanni della Grossa et de Monteggiani. 1 / d'après A. Giustiniani ; remaniées par Ceccaldi, [contient la chronique de Ceccaldi et la chronique de Filippini ; traduction française de M. l'abbé Letteron,...] disponible sur Gallica.
  • Société des sciences historiques et naturelles de la Corse in 313e à 324e fascicules 1907 : Croniche di Giovanni della Grossa e di Pier' Antonio Montegiani publiées par l'abbé Letteron, Bastia - Imprimerie et librairie C. Piaggi 1910.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Aujourd'hui Sari de Portovecchio
  2. Ganelon est un neveu de Gane de Mayence, dont la trahison causa la mort des barons de Charlemagne - Giovanni della Grossa in Chronique, traduction Lucien Auguste Letteron in Histoire de la Corse, Description de la Corse - Tome I, p. 111
  3. L'archéologie atteste l'existence de la fortification de Lavasina, qui n'est mentionnée dans aucun document antérieur au XIVe siècle et qui appartient alors aux Avogari. - Daniel Istria in Pouvoirs et fortifications dans le nord de la Corse : du XIe siècle au XIVe siècle
  4. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  5. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau d'Aretu (Y9511620) »
  2. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau de Cippisa (Y9511740) »
  3. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau du Guadellu (Y9511760) »
  4. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau d'Aria Vallinca (Y9511840) »
  5. Mgr Giustiniani in Dialogo nominato Corsica, traduction Lucien Auguste Letteron in Histoire de la Corse, Description de la Corse - Tome I, p. 35
  6. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau de Tagnacane (Y9501560) »
  7. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau de Stangone (Y9501620) »
  8. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau de Milelli (Y9501660) »
  9. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau de Calanala (Y9501720) »
  10. a, b et c ZNIEFF 940004091 - Étang et zone humide de Palo sur le site de l’INPN.
  11. Giovanni della Grossa in Chronique, traduction Lucien Auguste Letteron in Histoire de la Corse, Description de la Corse - Tome I, p. 139
  12. Giovanni della Grossa in Chronique, traduction Lucien Auguste Letteron in Histoire de la Corse, Description de la Corse - Tome I, p. 232
  13. Daniel Istria - Pouvoirs et fortifications dans le nord de la Corse : du XIe siècle au XIVe siècle note de bas de page p. 145
  14. [1] ADECEC Corse : Éléments pour un dictionnaire des noms propres - Recherches de A.-D. Monti
  15. [2] La Communauté de Communes du Fium'orbu
  16. [3] Projet de schéma de coopération intercommunale du 29/04/2011
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2007, 2008, 2012, 2013.
  19. [4] Chiari Laurent ; Laborde Mathieu, “château dit Castellu di Covasina ou Castellu Alemanu”- Médiathèque Culturelle de la Corse et des Corses, consulté le 9 mai 2016
  20. [5] Chiari Laurent ; Laborde Mathieu, “chapelle Saint-Michel dite San-Michele” - Médiathèque Culturelle de la Corse et des Corses, consulté le 9 mai 2016
  21. [6] Chiari Laurent ; Laborde Mathieu, “chapelle Sainte-Marguerite” - Médiathèque Culturelle de la Corse et des Corses, consulté le 9 mai 2016
  22. [7] Chiari Laurent ; Laborde Mathieu, “église paroissiale Saint-Jean-Évangéliste dite San-Ghjuvanni-Evangelista” - Médiathèque Culturelle de la Corse et des Corses, consulté le 9 mai 2016
  23. [8] Chiari Laurent ; Laborde Mathieu, “chapelle Sainte-Marguerite” - Médiathèque Culturelle de la Corse et des Corses, consulté le 9 mai 2016
  24. « Notice no IA2B000830 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  25. [9] Images de l'usine de produits chimiques de Ventiseri
  26. [10] Palu - Gradugine sur le site de l'INPN
  27. [11] Étang de Palo sur le site de l'INPN
  28. ZNIEFF 940013177 - Station de genista aetnensis de la marine de Solaro et embouchure du Travo sur le site de l’INPN.
  29. FR9400581.html Fiche FR9400581 - Étang de Palo et cordon dunaire sur le réseau Natura 2000 (consulté le 9 mai 2016)