Rutali

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Rutali
Rutali
Vue de Rutali.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Corse
Département Haute-Corse
Arrondissement Calvi
Canton Biguglia-Nebbio
Intercommunalité Communauté de communes Nebbiu - Conca d'Oro
Maire
Mandat
Dominique Maroselli
2014-2020
Code postal 20239
Code commune 2B265
Démographie
Population
municipale
381 hab. (2016 en augmentation de 6,13 % par rapport à 2011)
Densité 22 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 34′ 51″ nord, 9° 21′ 50″ est
Altitude 525 m
Min. 35 m
Max. 1 151 m
Superficie 17,11 km2
Localisation

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Rutali est une commune française située dans la circonscription départementale de la Haute-Corse et le territoire de la collectivité de Corse. Le village appartient à l'ancienne piève de Rosolo, dans le Nebbio.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rutali se situe au nord-est de l'île, au sud de l'agglomération bastiaise, au sud-est du Nebbio et en limite de la plaine de la Marana. Au Moyen Âge, Rutali appartenait à la pieve de Rosoli.

Au début du XVIe siècle, Mgr Agostino Giustiniani, évêque de Nebbio en 1515, écrivait dans son Dialogo nominato Corsica :

« [...] Viennent ensuite Brighetta et Casatico, qui sont deux villages fort petits ; en partant de Casatico[Note 1] et en gravissant la montagne, on arrive à l'église S. Stefano[Note 2], dont nous avons parlé plus haut, et où se termine la chaîne du Cap-Corse. On y traverse sur un pont de pierre[Note 3] le cours du Bevinco. En deçà de cette rivière il y a deux petits villages, Rutali et Torreno[Note 4] ; là aussi se trouvent le bois de Stella[Note 5] et les autres dont nous avons parlé. »

— Mgr Agostino Giustiniani in Description de la Corse, traduction de Lucien Auguste Letteron in Histoire de la Corse, Bulletin de la Société des sciences historiques & naturelles de la Corse – Tome I - 1888. p. 29

Communes limitrophes
Rose des vents Vallecalle Olmeta-di-Tuda Biguglia Rose des vents
Murato N Borgo
O    Rutali    E
S
Murato Scolca Borgo
Vignale

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Rutali se trouve dans la Corse orientale où dominent les schistes[Note 6].

« Au Nord-ouest des communes de Scolca, Volpajola et Campitello, il existe une masse extrêmement puissante de péridotite, de gabbro et de serpentine formant les monts de Cottone, de Spazzuolo, de Taffoni et fournissant des ramifications jusque vers Murato, Rutali et bien plus au Nord jusqu'au-delà d'Olmeta-di-Tuda. [...] c'est ainsi que du Cap Corse à Rutali, elles représentent presque la totalité des roches qu'on y rencontre. »

— D. Hollande in Géologie de la Corse, p. 102, 113.

La commune occupe la partie septentrionale du massif de Stella qui se situe dans le prolongement de la Serra di Pigno, la chaîne montagneuse du Cap Corse au nord, et se prolonge jusqu'au massif du San Petrone au sud. C'est une commune de moyenne montagne, sans façade maritime, qui jouxte à l'est la plaine de la Marana. Ses principaux sommets, disposés sur un chaînon orienté dans un axe nord - sud, sont le monte Torriccella (834 m), la cima des Taffoni (1 117 m), « à cheval » sur Rutali, Borgo et Vignale, et la pointe d'Evoli (1 151 m), « à cheval » sur Rutali, Vignale et Scolca. Depuis Serrale (1 053 m) sur le chaînon précité, s'épaule une arête qui décline régulièrement jusqu'à la punta Orniccia (666 m) avant de rejoindre à la côte 158 m le lit du ruisseau de Figareto (ou ruisseau de Chiarasgetto en amont), via Pietra Ellerata (888 m) et cima del Forno (747 m).

Le chaînon partage son territoire en deux secteurs :

  • à l'ouest, un secteur qui s'étend jusqu'au lit du Bevinco, dans la partie de son cours comprise entre 348 m (confluence avec le ruisseau de Felicione[1]) et 298 m d'altitude, au Mulinu Alle Noce. La toponymie révèle de son occupation humaine autrefois : « Torreno » pour le village aujourd'hui disparu, « San Vito » pour l'emplacement de l'ancienne église romane, « Presa » pour la partie cultivée du territoire, « Romano » pour la présence de Romains venus de la colonie de Mariana. Le village de Rutali y est construit, à une altitude moyenne de 550 m.
  • à l'est, un secteur représenté par le vallon inhabité du ruisseau de Chiarasgetto[2] ouvert sur l'étang de Biguglia.

Au nord, les limites territoriales longent la rive droite du Bevinco dans le défilé du Lancone.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Bevinco en aval du défilé de Lancone.

Le réseau hydrographique est dense. De nombreux cours d'eau naissent sur les flancs de la ligne de crête du Stella.

Le Bevinco est le principal cours d'eau communal. Long de 28 km. Il prend naissance sur Lento et termine sa course dans l'étang de Biguglia. Son cours longe par deux fois la commune de Rutali, la première sur environ 0,350 km, la deuxième sur près de 1,8 km[Note 7]. Sur ce parcours, il reçoit les eaux des ruisseaux de Case Vecchie, de Torreno[3] et de Sorbello.

Le ruisseau de Felicione[1], long de 4,4 km, affluent du Bevinco, et dont la majeure partie du cours délimite Murato et Rutali, reçoit les eaux du ruisseau de Fiuraccia[4], long de 2 km.

À l'est, le ruisseau de Pietre Turchine[2], long de 8 km, est tributaire de l'étang de Biguglia. Il porte en aval les noms de ruisseau de Figareto et de ruisseau de Chiarasgetto.

De nombreuses sources et fontaines existent sur les flancs occidentaux du Monte Torriccella.

Climat et végétation[modifier | modifier le code]

Tout comme pour les communes de la microrégion, Rutali est soumis au climat méditerranéen, c’est-à-dire que les hivers y sont relativement doux et les étés chauds. Les précipitations sont faibles en été et très fortes en automne. Elles sont modérées le reste de l'année, variant de 60 mm à 80 mm selon les saisons. Le vent dominant est le liventu, un vent d’est fréquent et fort dans la région. Les vents d’ouest, nord-ouest et nord sont également forts, mais avec une fréquence moindre[5].

La ligne de crête qui partage le territoire communal en deux, joue un rôle important sur le climat et la végétation. La partie occidentale est soumise aux fréquents vents d'ouest dominants, mais qui perdent de leur intensité dans ce fond de la cuvette du Nebbio. La partie orientale est exposée aux vents d'est, apporteurs de pluie comme dans toute la partie occidentale de la Castagniccia située plus au sud. La végétation y est donc plus luxuriante. La partie méridionale, la plus haute, est couverte par la forêt : bois de Stella et forêt de Calghete, qui composent en partie la forêt territoriale de Stella et couvrent une superficie de 101,8039 ha. Le vallon du ruisseau de Chiarasgetto ouvert au nord-est, est quant à lui un secteur où la roche nue et le maquis se partagent le paysage. Seuls quelques bosquets de feuillus occupent les flancs supérieurs et les rives du cours d'eau.

La majeure partie de son territoire, qui se situe à l’étage méso-méditerranéen, est composée d’un maquis plus ou moins dense à Arbousier et Bruyère arborescente et une forte densité de châtaigniers. Rutali présente encore de nombreux bosquets de châtaigniers plantés au cours du passé par l’homme, en substitution à des chênaies.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Accès routiers[modifier | modifier le code]

La petite et sinueuse route D305 dessert le village de Rutali. Elle relie le centre du village de Murato à la route D82 qui donne accès à la fois au col de Santo Stephano et au giratoire du « Numéro Quatre » sur la RT 10 (ex-RN 193). De ce rond-point au hameau d'Ortale (commune de Biguglia), la section de la D82 est dite localement « route d'Ortale ». Elle porte aussi le nom de Route de Rutali. La D82 fait une brève incursion sur Rutali, à un kilomètre au sud du col de Santo Stephano.

Transports[modifier | modifier le code]

Aucun service de transport en commun ne dessert le village. La gare des Chemins de fer de Corse la plus proche est la gare de Borgo, distante de 16 km. L'aéroport le plus proche est l'aéroport de Bastia Poretta, distant de 18 km, et le port de commerce, celui de Bastia à (24 km).

Urbanisme[modifier | modifier le code]

L'urbanisation de Rutali s'est développée à partir de l'ancienne communauté dont parlait déjà Mgr Agostino Giustiniani. Le village a été construit sur un promontoire relativement plat, à flancs de colline, entre 540 et 590 m d'altitude. Il est traversé par la route D 305 et a deux hameaux situés de part et d'autre du village : la Mela au nord et Galle au sud.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Selon Ptolémée, les Cilebenses[Note 8], occupaient l'ancien pays du Nebbio. Leurs principales civitates étaient Cersunum et Ostricon. Un des cinq évêques de la Corse avait sa résidence à Cersunum, /Cathédrale de Nebbio.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au XIIe siècle, la Corse, placée par le Saint-Siège sous la suzeraineté de l'Église pisane, renaît de ses cendres. À cette date remonte la construction des églises de Saint-Michel, de Saint-Nicolas et de Saint-Césaire à Murato[6], commune voisine dans la partie orientale du Nebbio.

En 1123, le pape Innocent II élève à la dignité archiépiscopale dans l'église de Gênes, 3 évêques en Corse : Mariana, Accia et Nebbio.

En 1264, Giudice de Cinarca, grand seigneur du sud, est proclamé comte de Corse. Il instaure dans l'île une guerre quasi permanente, s'allie à la Commune de Pise et s'oppose à Gênes. Il détient de puissantes forteresses et arrive à faire respecter son autorité malgré les réticences du clan de Giovanninello de Loreto, seigneur du Nebbio. En 1289, Giovanninello jure serment de fidélité à Pise et donne Et tota terram, villis, castra, iuridictiones, dominia, segnoriam, contile ...[7].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Monument aux morts.

Vers 1520, Rutali se trouvait dans la pieve de Rosoli (diocèse de Nebbio) qui comptait environ 600 habitants dans les lieux habités : Valdecalle, la Fussaggia, Proneta, Rutali, Olmeta, Rozzoli, lo Torreno, lo Piovano, la Prelesca[8].

Avant son départ de l'île en décembre 1565, le capitaine génois Stefano D'Oria[Note 9] ne manquait pas, toutes les fois qu'il en trouvait l'occasion, de causer des dommages aux populations qui refusaient de faire leur soumission aux Génois. « Ayant appris que les Corses rebelles allaient se rendre dans la piève de Nebbio pour lever les tailles, il y envoya en toute hâte deux compagnies formées de Corses au service des Génois, avec soixante hommes de sa propre compagnie, et Cammillo Cibo avec sa compagnie à cheval. Il y envoya également Pier Andrea de Casta. Stefano envoya brûler le village de Rutali où les Corses rebelles se tenaient. Les habitants furent pris et mis de force sur les galères, à l'exception du prêtre Polino de Lento, qui était alors chargé de l'administration spirituelle de cet endroit. Stefano se contenta de le mettre en prison. »[9]..

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

  • 1954 - Le canton de Murato est composé avec les communes de Murato, Piève, Rapale et Rutali.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
vers 1897 ? Emile TANARELLI    
mars 2008 2014 François MAROSELLI PRG  
mars 2014 En cours Dominique MAROSELLI PRG Employé
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[11].

En 2016, la commune comptait 381 habitants[Note 10], en augmentation de 6,13 % par rapport à 2011 (France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
403391387259453468508528520
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
532545547532568573528520533
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
523531518516514516525529218
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016 -
198194181222247307359381-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Il n'y a plus d'école au village. Les enfants doivent se rendre à Murato où se trouvent une école maternelle et primaire.

Santé[modifier | modifier le code]

Le village est distant d'environ 23 km de l'agglomération bastiaise où se trouvent le centre hospitalier général de Bastia dans le quartier de Paese Novu (hôpital de Falconaja), une clinique (clinique Maymard) en centre-ville, une autre clinique spécialisée en ophtalmologie (clinique Filippi) quartier Saint-Antoine, la clinique Zuccarelli (quartier de Toga) et la polyclinique de Furiani.

Il n'y a pas de médecin à Rutali. Les plus proches se trouvent à Biguglia distant de 16 km et à Borgo distant de 17 km. La plus proche pharmacie est à Murato (6 km), de même que pour les kinésithérapeutes et infirmiers.

Cultes[modifier | modifier le code]

San Vitu.

L'église paroissiale San Vitu relève du diocèse d'Ajaccio.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Le 15 juin, le saint patron San Vitu est habituellement fêté.
  • Le 12 août, pèlerinage à la chapelle Sainte Claire (Santa Chjara). Au matin, ont lieu à la dite-chapelle située à 798 m d’altitude, une messe suivie de procession jusqu’à un rocher qui domine le village et le Nebbiu.
  • Le 16 août au soir, la statue de Saint Roch (San Roccu) est portée en procession autour du village. Cette procession est suivie d'une bénédiction et distribution des petits pains fabriqués par l'artisan-boulanger local.
  • Il existe à Rutali, une ACCA (association communale de chasse agréée).

Sports[modifier | modifier le code]

Loisirs et randonnées[modifier | modifier le code]

L'association « Opera di Rutali » a restauré une dizaine de constructions en pierre sèche et leurs aires de battage, des murs de clôture, des sources, etc., sur un parcours empruntant le tracé d'anciens chemins communaux ou sentiers. Sur ce parcours, situé à 1,5 km du village, le visiteur découvre aussi des traces de cultures en terrasses avec leurs murs de soutènement, des vestiges de bassins et de canaux d'irrigation, des monticules d'épierrement (maggeghje), des niches et des abris de bergers. Les grangettes restaurées sont des édifices au corps de base parallélépipédique (sauf dans un cas où il est circulaire) surmonté d'un cône surbaissé de grandes lauses débordant en rive. Un exemplaire a un dôme de terre[14].

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Monument aux morts, place de l'église.

Pont génois de Torreno[modifier | modifier le code]

Pont de Torreno

Le pont de Torreno est un pont à trois arches situé à une cinquantaine de mètres en amont du pont de la route D82 sur le Bevinco à 317 m d'altitude, à la jonction du Bevinco et du ruisseau de Torreno[3]. Cet ouvrage, qui date de l'époque génoise, a la particularité d'avoir ses trois piles construites sur une commune différente : Olmeta-di-Tuda, Murato et Rutali. Il était emprunté par les habitants de l'ancien village de Torreno, aujourd'hui disparu, qui lui a donné son nom, et par les bergers et leur troupeau lors des périodes de transhumance.

Chapelle de San Sari[modifier | modifier le code]

San Sari, Saint Césaire de Terracina.

La chapelle de San Sari (Saint-Césaire ou San Cesariu en Corse) dont il ne reste que des vestiges, se situe au lieu-dit San Vito. Elle était dédiée à saint Césaire de Terracina. En 1619, grâce à Mgr Castagnola, la chapelle remplacera sous le double vocable « San Vitu et San Cesareo » l'église romane de San Vitu.

Église San Vitu[modifier | modifier le code]

L'église San Vitu

L'église paroissiale Saint Vitus (San Vitu), de style baroque corse, date du XVIIe siècle. Elle a été construite en remplacement de l’église San Vitu et San Cesareo abandonnée. Elle est appelée San Vito et San Modesto en 1638, puis San Vito depuis 1655.

L'édifice répond à quelques principes de base, avec une façade principale décorée, les autres façades sont uniformes, sans ornement. La façade occidentale présente un découpage traditionnel baroque : symétrique, plan vertical plat, conçue à deux étages de même largeur, séparés par des corniches, scandés de pilastres et surmontés par un fronton. Ce fronton est séparé de l’étage intermédiaire par une corniche. Une niche est alignée avec le portail principal et la fenêtre de l’étage. L’étage inférieur est flanqué de deux niches de part et d’autre du portail. L’étage supérieur correspond à la nef.

Chapelle Santa Chjara[modifier | modifier le code]

Chapelle Santa Chjara.

L'oratoire Sainte Claire (Santa Chjara), chapelle rurale isolée, se situe à 798 m d’altitude, sur la ligne de crête au sud de la punta Rosso (812 m). Elle est un lieu de pèlerinage tous les 12 août.
L'édifice est de plan allongé, à chevet plat, au toit couvert de lauzes (teghje). Seule la façade principale, très simple, surmontée d'une croix au faîte, possède deux ouvertures : la porte et une fenêtre ronde au-dessus, permettant à la lumière d'éclairer l'intérieur[15]. L'édifice est repris à l'inventaire préliminaire du patrimoine de la Corse (bâti) sur la base de territoires pertinents (micro-régions de la Corse)[16].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Natura 2000[modifier | modifier le code]

Sites d'Intérêt Communautaire (Dir. Habitat)
Massif du Tenda et forêt de Stella
La commune est concernée par un SIC de la directive « Habitats, faune, flore », d'une superficie de 3 055 ha, inscrit à l'Inventaire national du patrimoine naturel sous la fiche FR9400598 - Massif du Tenda et forêt de Stella[17].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Casatico est aujourd'hui un lieu-dit de la commune de Poggio-d'Oletta où se trouvent les ruines de la chapelle romane San Quilico.
  2. L'église romane Santo Stefano, aujourd'hui rayée des cartes, a donné son nom au col de Santo Stefano.
  3. Giustiniani parle certainement du pont génois de Torreno
  4. Torreno est aujourd'hui un lieu-dit situé à un kilomètre au nord du village de Rutali.
  5. Le bois de Stella occupe la partie septentrionale de la forêt territoriale de Stella.
  6. Par opposition, la Corse occidentale ancienne est constituée pour l'essentiel de roches granitiques. Ces deux parties sont séparées par la dépression centrale, un sillon étroit au relief adouci constitué pour l'essentiel de terrains sédimentaires secondaires et tertiaires, qui coupe l'île du nord-ouest au sud-est, depuis l'Ostriconi jusqu'à Solenzara
  7. Mesure effectuée sur Géoportail
  8. Xavier Poli écrit :nous préférons lire les Nibolensii
  9. Stefano D'Oria, capitaine seigneur de Dolce-Acqua, avait été nommé avec le titre de commandant général des troupes génoises en Corse.
  10. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau de Felicione (Y7310560) » (consulté le 21 octobre 2014)
  2. a et b Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau de Pietre Turchine (Y7300540) » (consulté le 21 octobre 2014)
  3. a et b Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau de Torreno (Y7311260) » (consulté le 21 octobre 2014)
  4. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau de Fiuraccia (Y7311220) » (consulté le 21 octobre 2014)
  5. [1] DOCOB Natura 2000 secteur de Stella
  6. Ces trois églises sont décrites par Prosper Mérimée dans Notes d'un voyage en Corse
  7. Daniel Istria in Pouvoirs et fortifications dans le nord de la Corse : du XIe siècle au XIVe siècle
  8. [2] Éléments pour un dictionnaire des noms propres Corse A-D. Monti ADECEC
  9. Anton Pietro Filippini in Chronique, traduction de Lucien Auguste Letteron in Histoire de la Corse - tome III
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  14. Trà Aghje è Pagliaghji (« Par aires et paillers ») à Rutali (Haute-Corse, page Sentiers de découverte sur le site pierreseche.com.
  15. [3] La chapelle Sainte-Claire de Rutali
  16. Cesari Sandrine ; Geronimi Josepha-Daria, “oratoire Sainte-Claire dite Santa Chjara,” Médiathèque Culturelle de la Corse et des Corses, consulté le 10 mars 2019, http://m3c.univ-corse.fr/omeka/items/show/1097411.
  17. FR9400598 .html Fiche FR9400598  - Massif du Tenda et forêt de Stella sur le réseau Natura 2000 (consulté le )