Campitello

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Campitello
Vue de Campitello Panicale
Vue de Campitello Panicale
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Corse
Département Haute-Corse
Arrondissement Corte
Canton Alto-di-Casacconi
Intercommunalité Communauté de communes de Marana-Golo
Maire
Mandat
Bernard Graziani
2008-2014
Code postal 20252
Code commune 2B055
Démographie
Population
municipale
115 hab. (2011)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 31′ 46″ N 9° 19′ 02″ E / 42.5294444444, 9.31722222222 ()42° 31′ 46″ Nord 9° 19′ 02″ Est / 42.5294444444, 9.31722222222 ()  
Altitude 500 m (min. : 112 m) (max. : 1 231 m)
Superficie 8,22 km2
Localisation

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Campitello

Campitello (Campitellu en langue corse) est une commune française située dans le département de la Haute-Corse et la collectivité territoriale de Corse.

Géographie[modifier | modifier le code]

Campitello se situe dans un territoire appelé jadis les Costere (ou Costiere ou Costera) devenus ensuite la piève de Bigornu. Celle-ci comprenait les villages de Bigorno, Lento, Campitello, Volpajola et Scolca.

Relief[modifier | modifier le code]

Comme toutes les autres communes des Costere, Campitello occupe une bande de territoire s'étendant au nord, depuis la ligne de crête reliant la chaîne montagneuse du Tenda à l'ouest à celle de Stella à l'est (le plus haut sommet en est Cima allo Spazzuolo (en langue corse Cima à u Spazzolu - Scolca), culminant à 1 145 m, jusqu'au lit du fleuve Golo au sud.

Le Golo, sur environ les 3 km de son parcours au sud de la commune, est le principal cours d'eau. Il reçoit les eaux du ruisseau de Volte au lieu-dit Accendi Pipa (ce ruisseau porte en amont les noms de ruisseau de Casalese et de ruisseau de Vadoni).

Au nord-est, une superficie du territoire à plus de 1 000 m d'altitude, est couverte par l'extrémité occidentale de la forêt territoriale de Stella.

Habitat[modifier | modifier le code]

Campitello ainsi que les autres villages des Costere, sont bâtis à l'adret de la vallée du Golo, avec une exposition méridionale. Quoique composite, le bâti est dans l'ensemble ancien. La plupart des habitations sont construites en schiste, moellons et enduits, avec toits de lauze et des murs crépis.

Campitello est composé du village lui-même et de hameaux :

Campitello village[modifier | modifier le code]

Le village est ancien, bâti le long de l'actuelle D7, route prolongeant la D5 et qui ensemble, relient en « route corniche » la RN 193 depuis Ponte-Novu (Castello-di-Rostino) à Borgo-Rivinco, passant par tous les villages des Costere.
La mairie est située près de l'église Saint-Pierre à Panicale.

Bagnolo[modifier | modifier le code]

Bagnolo

Bagnolo (Bagnolu) est le hameau situé au nord de la commune, à une altitude moyenne de 580 m, à la sortie du village par la route D7 lorsqu'on se rend à Bigorno. S'y trouve en bordure de route, la chapelle dédiée à Notre-Dame de la Conception.

Panicale[modifier | modifier le code]

Église Saint-Pierre et mairie

Panicale est le hameau le plus important de la commune. S'y trouvent l'église paroissiale Saint-Pierre et la mairie. Il est aussi le plus bas (500 m) de la commune, situé au sud_ouest du village, et est desservi par un chemin communal en « cul-de-sac ».

Progliolo[modifier | modifier le code]

Progliolo (Progliolu) se situe à la même altitude que le village dont il est tout proche, au sud de celui-ci. Il est galement desservi par un chemin communal en « cul-de-sac ».

Accendi Pipa[modifier | modifier le code]

C'est un lieu-dit de la commune situé le long du fleuve Golo, connu pour son établissement hôtel-restaurant en bordure de la RN 193.

Accès[modifier | modifier le code]

Pour accéder au village de Campitello, il faut obligatoirement passer par Bigorno ou par Volpajola. Il n'existe aucun accès direct au village depuis la RN 193 qui traverse le territoire communal en contrebas, longeant le Golo. Cette situation privilégiée lui a conféré une certaine tranquillité. Contrairement à ses voisins, je n'ai pas connaissance de faits ou méfaits d'envahisseurs de toute époque le concernant. BELLAGRANJO, cors. Bellagranaghju, col (719 m). Domine Campitellu

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Bigorno, Murato Murato Scolca Rose des vents
Bigorno N Volpajola
O    Campitello    E
S
Bigorno, Bisinchi Bisinchi Campile

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Extrait de la carte militaire concernant le secteur du Tenda en 1768

Au début du XVIe siècle, la pieve de Bigornu avait pour lieux habités les communautés suivantes : Lento, lo Pogio, la Ficagiola, San Marcello, le Tegie, Campitello, lo Panicale, lo Bagnolo, la Volpajola, lo Carcheto, l’Erbagio, la Scolca.

Quoique proche des lieux de bataille (Borgo et Ponte-Novu) en fin de la période de grande révolte des Corses contre Gênes (1729-1769), Campitellu occupe une situation géographique privilégiée qui lui a conféré une certaine tranquillité.

Après le passage de la Corse sous administration française en 1769, la pieve prend le nom de Costere (Costera), avant de devenir en 1789, le canton de Campitello.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

  • 1954 : Campitello est le chef-lieu du canton éponyme composé avec les communes de Bigorno, Campitello, Canavaggia, Lento, Scolca et Volpajola. Cette année là Campitello comptait 197 habitants[1].
  • 1971-1973 : est créé le canton d'Alto-di-Casacconi avec la fusion imposée des anciens cantons de Campile et Campitello.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2008 Bernard Graziani DVG  
2008   Bernard Graziani DVG  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 115 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
332 188 201 233 250 255 251 265 280
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
272 285 281 304 310 344 433 341 307
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
301 286 266 292 214 223 224 197 161
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 - -
143 119 102 91 103 102 115 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3])
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Architecture sacrée[modifier | modifier le code]

Église Saint-Pierre
  • Église paroissiale Saint-Pierre, située à Panicale. L'édifice rénovée, présente des murs en schiste, la pierre locale, moellons et enduits, et est en partie crépie. Son clocher à trois étages, est en pierre apparentes.
  • Chapelle de la Conception à Bagnolo

Le Miracle de la Madonna[modifier | modifier le code]

Le site de la Madonna[modifier | modifier le code]

Ce site, situé en dessous du hameau de Panicale est à visiter pour la statue de la Madonna et sa source miraculeuse. Tous les ans, autour du 21 juin, une messe est célébrée et une procession descend jusqu’au rocher des apparitions.

Son histoire[modifier | modifier le code]

Madeleine Parsi, dite Lélléna est née le 29 novembre 1884 au hameau de Panicale. Le 26 juin 1899, alors qu’elle n’a que 15 ans, elle aperçoit pour la première fois, sur un rocher, la Madonna vêtue de blanc et enveloppée dans un beau manteau bleu ciel. Elle est auréolée d’une clarté éblouissante et lui sourit.

Le 14 août de la même année, la sécheresse s’est installée depuis plusieurs mois et les villageois prient pour trouver de l’eau pour leurs animaux et leurs cultures. C’est alors que de l’humidité apparaît miraculeusement dans l’anfractuosité du rocher où se tenait la Madonna quelques jours auparavant. Un homme creuse à mains nues au pied du rocher et de l’eau jaillit donnant naissance à une source qui coule encore aujourd’hui.

De 1899 à 1912, Madeleine Parsi et d’autres Campitellais sont témoins des apparitions de la Madonna à 34 reprises.

Touchée par la grâce, Madeleine Parsi entre dans la communauté bénédictine en 1921. Elle devient Sœur Marie-Catherine et consacre le reste de sa vie à la Madonna.

Le 27 juillet 1928, elle décède à l’hôpital dans de grandes souffrances. Malgré tout, son visage est serein. Au moment de sa mort, une odeur de fleurs envahie la pièce et persiste jusqu’à son enterrement (signe de sainteté dans la religion catholique). Les infirmières la vénèrent alors comme une Sainte.

Madeleine Parsi est inhumée dans son village face au rocher des apparitions.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]