Grande Écurie

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Grande Écurie
Grande écurie, Versailles.JPG

La Grande Écurie du château de Versailles, prise depuis le pavillon Dufour.

Présentation
Destination initiale
écurie
Destination actuelle
Architecte
Construction
1682
Statut patrimonial
Localisation
Pays
Région
Département
Commune
Adresse
Coordonnées

La Grande Écurie est un bâtiment qui se trouve à Versailles (Yvelines), sur la place d'Armes, en face du château, entre les avenues de Saint-Cloud et de Paris. Constituant avec la Petite Écurie les Écuries royales (institution faisant travailler un millier de personnes[1] sous Louis XIV), elle a été construite sous la direction de l'architecte Jules Hardouin-Mansart et achevée en 1682[2].

Dotée d'un manège, elle abritait les chevaux de chasse et de guerre du roi[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Identique à la Petite Écurie, dont elle est séparée par l’Avenue de Paris, sous l'Ancien Régime, elle se trouvait sous les ordres du Grand écuyer de France et abritait l'école des pages du roi, réservée aux fils des familles de la noblesse militaire dont l'ancienneté remontait à au moins 1550[4], ainsi que les montures réservées au roi et aux princes dont les pages assuraient le service. La réception comme page du roi en sa Grande écurie était, pour une famille, un honneur qui venait juste après celui des Honneurs de la Cour. Lorsque le roi devait se déplacer à la nuit tombée à Versailles dans le château ou les jardins, il revenait à six pages de sa Grande écurie, portant chacun flambeau, de le précéder, lui ouvrant la route et lui éclairant le chemin.

Elle accueillit également dans ses murs, entre 1680 et 1830, le berceau de l'équitation savante française : l'École de Versailles.

Entre 1793 et 1794, l'emblème au fronton a été supprimé[2].

À partir de 1854, l'écurie était occupée par l'armée[5].

XXe siècle et aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Par arrêté du 20 août 1913, les façades sur la cour d'honneur et sur les avenues de Paris et de Saint-Cloud, les façades des deux pavillons et les grilles en bordure sur la place d'Armes font l'objet d'un classement au titre des monuments historiques[6].

En 1978, dans le cadre des campagnes de restauration par Gerald van der Kemp, conservateur du Château de Versailles,  la collection au Musée des Voitures de Trianon, bâti en 1851, ont été déplacés à la Grande Écurie.

Les bureaux du ministère de la Défense, de l’école des Beaux-Arts, des archives départementales entre autres furent partis et le bâtiment du musée au Trianon fut supprimé.

En 1985, le Musée des Carrosses fut ouvert au public.

En 2002, le Château de Versailles a rendu à ces lieux leur fonction initiale en choisissant Bartabas, écuyer et fondateur du spectacle équestre Zingaro.

Il a confié la réhabilitation du manège rectangulaire à l’architecte Patrick Buchain.

En 2003, l’Académie des Equestres nationale du domaine de Versailles a été inaugurée.

En 2007, le Musée des Carrosses a fermé ses portes pour les travaux d’agrandissement.

En 2016, la Galerie des Carrosses est ouverte au public grâce au mécénat de la Fondation d’entreprise Michelin.

Le château de Versailles organise pour la première fois, un jumping international les 5 au 7 mai 2017 dans la cour de la grande écurie .

Établissements installés à la Grande Écurie[modifier | modifier le code]

Architecture[modifier | modifier le code]

  • Les bâtiments s’organisent autour de cinq cours;

- la Grande cour bordée d’une colonnade en hémicycle et de deux ailes symétriques

- les deux cours moyennes encadrées à l’arrière

- les deux petites cours latérales dites « cours du fumier[7] »

  • Derrière du grand portail, il y avait un manège rectangulaire, qui est aujourd’hui le théâtre de l’Académie équestre nationale du Domaine de Versailles[8].
  • Les galeries sont simples à la Grande écurie tandis que la Petite écurie a double galeries séparées par les colonnades.
  • Les plafonds des galeries sont voûtés.
  • Les murs visibles du Château sont en pierre, les autres moins visibles sont de brique rouge avec parement de pierre.
  • Les croisées rectangulaires à l’étage et des lucarnes aux combles
  • 2016, à l’occasion de l'ouverture de la Galerie des Carrosses, l’enseigne « Ecuries du Roi » fut installée sur la grille.

Ouvrages liés à la Grande Écurie[modifier | modifier le code]

Notes, sources et références[modifier | modifier le code]

  1. Écuyers, pages, valets de pied, cochers, palefreniers, maréchaux de forge, charrons, bourreliers, médecins, chirurgiens, aumôniers, musiciens, etc.
  2. a et b Béatrix Saule, Château de Versailles et EPV-RMN, « Versailles décor sculpté extérieur », sur sculpturesversailles.fr, (consulté en octobre 2016)
  3. Beatrix Saule, Exposition « Roulez carrosses ! » au musée des Beaux-Arts d'Arras, 17 mars 2012 au 10 novembre 2013
  4. Sur les preuves à fournir pour être reçu page en la Grande Écurie du roi, voir L. N. H. Chérin, « PREUVES DE NOBLESSE POUR LES PAGES DU ROI ET DE LA REINE », extrait de l'Abrégé chronologique d'édits.
  5. Alexandre Maral, Versailles, côté ville, côté jardins, Paris, LePassage, , 344 p. (ISBN 978-2-84742-233-7), p. 42
  6. « Domaine national : Grandes Ecuries », notice no PA00087674, base Mérimée, ministère français de la Culture
  7. Hélène Delalex, la Galerie des Carrosses, Château de Versailles, Paris, Artlys, , 71 p. (ISBN 978-2-85495-641-2), p.11
  8. « Académie équestre de Versailles », sur Bartabas.fr, (consulté le 30 septembre 2016)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Félix de France d'Hézecques, Souvenirs d'un page de la cour de Louis XVI, Paris, G. Monfort, 1998, IV-360 p. (réimpr de l'éd. de Paris, Didier, 1873).
  • Gaston de Carné, Les Pages des écuries du roi, l'école des pages, Nantes, 1886, XI-207 p.
  • François Bluche, Les Pages de la Grande Écurie, 3 vol., Les Cahiers nobles n° 28 à 30, Paris, 1966.
  • Hélène Delalex, La Galerie des Carrosses, Château de Versailles, Artlys, 2016
  • Lucien Bély, Dictionnaire Louis XIV, éditions Robert Laffont, coll. « Bouquins », , 1405 p. (ISBN 978-2-221-12482-6)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]