Ordre de bataille de la Grande Armée pendant la campagne de Russie

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Ce qui suit est l'ordre de bataille et la composition de la Grande Armée durant la Campagne de Russie pendant les guerres de la Sixième Coalition de 1812. Le commandant en chef de cette armée est l'empereur Napoléon Ier. Il passa ensuite le commandement au maréchal Murat qui lui-même le passa au Prince Eugène.

Maison de l'Empereur[modifier | modifier le code]

État-major général de la Grande Armée[modifier | modifier le code]

Garde impériale[modifier | modifier le code]

Réserve de cavalerie[modifier | modifier le code]

1er Corps[modifier | modifier le code]

2e Corps[modifier | modifier le code]

Le Corps est sous le commandement du maréchal Oudinot. Blessé, il fut remplacé le par le général Gouvion Saint-Cyr

6e division[modifier | modifier le code]

La division est sous le commandement du général Legrand

8e division[modifier | modifier le code]

La division est sous le commandement du général Verdier

9e division[modifier | modifier le code]

La division est sous le commandement du général Merle.

Division de cavalerie du corps[modifier | modifier le code]

3e division de cuirassiers[modifier | modifier le code]

La division est sous le commandement du général Doumerc. Voir la composition complète de la division dans la partie réserve de cavalerie.

3e Corps[modifier | modifier le code]

Le Corps est sous le commandement du maréchal Ney (chef d'état-major : général Gouré)[1]. Il est composé de troupes françaises et de troupes alliées.

10e division[modifier | modifier le code]

La division est sous le commandement du général Ledru.

11e division[modifier | modifier le code]

La division est sous le commandement du général Razout.

25e division (Wurtembergeois)[modifier | modifier le code]

Officiellement sous le commandement du prince royal de Wurtemberg, la division est en fait sous les ordres du commandant en second, le général von Scheler[1]. Il est remplacé le par le général Marchand.

  • Brigade du général de Hugel
    • 1er régiment "Prince Paul" d'infanterie de ligne (2 bataillons)
    • 6e régiment d'infanterie de ligne (2 bataillons)
  • Brigade du général de Koch
    • 2e régiment "Duc Guillaume" d'infanterie de ligne (2 bataillons)
    • 4e régiment "Prince Royal" d'infanterie de ligne (2 bataillons)
  • Brigade du général de Brussell
    • 1er régiment de chasseurs à pied.
  • Artillerie
    • 2 compagnies à pied.
    • 2 compagnies à cheval.

Cavalerie légère du 3e corps[modifier | modifier le code]

4e Corps[modifier | modifier le code]

Le Corps est sous le commandement du Prince Eugène. Il est composé de troupes françaises et italiennes.

Garde royale italienne[modifier | modifier le code]

La Garde italienne est sous le commandement du général Lechi.

  • Brigade d'infanterie de la Garde italienne : général Giuseppe Lechi.
    • Régiment des conscrits-grenadiers. 2 bataillons.
    • Régiment des vélites de la Garde. 2 bataillons.
    • Régiment des grenadiers de la Garde. 2 bataillons.
    • Gardes d’honneur : capitaine-colonel comte Gateano Battaglia — 17 officiers et 274 hommes de troupes (au ) ; 298 officiers et hommes de troupes (en février)
  • Brigade de cavalerie de la Garde italienne : général Triaire.
    • Régiment des dragons de la Garde.
    • Régiment des dragons de la Reine.

13e division[modifier | modifier le code]

La division est sous le commandement du général Delzons.

14e division[modifier | modifier le code]

La division est sous le commandement du général Broussier.

15e division[modifier | modifier le code]

La division est sous le commandement du général Pino. Elle est composée de troupes italiennes.

Division de cavalerie légère du 4e corps[modifier | modifier le code]

La division est sous le commandement du général d'Ornano.

La cavalerie bavaroise marche avec le 4e Corps. Elle est composée du 3e, 4e, 5e et 6e régiments de chevau-légers. À Moscou, cette force est évaluée à 700 hommes.

5e Corps (Polonais)[modifier | modifier le code]

Le Corps est sous le commandement du général Poniatowski (chef d'état-major : général Fiszer)[1].

16e division[modifier | modifier le code]

La division est sous le commandement du général Zayonchek (chef d'état-major : colonel Weyssenhoff (pl)).

17e division[modifier | modifier le code]

La division est sous le commandement du général Dombrowski (chef d'état-major : colonel Cedrowski)

18e division[modifier | modifier le code]

La division est sous le commandement du général Kamieniecki (pl) (chef d'état-major : colonel Nowicki).

Division de cavalerie légère du 5e corps[modifier | modifier le code]

6e Corps (Bavarois)[modifier | modifier le code]

Le Corps est sous le commandement du général puis maréchal Gouvion Saint-Cyr.

19e division[modifier | modifier le code]

La division est sous le commandement du général Deroy.

20e division[modifier | modifier le code]

La division est sous le commandement du général De Wrede.

Cavalerie légère du 6e Corps[modifier | modifier le code]

7e Corps (Saxons)[modifier | modifier le code]

Le Corps est sous le commandement du général Reynier.

21e division[modifier | modifier le code]

La division est sous le commandement du général Le Coq

22e division[modifier | modifier le code]

La division est sous le commandement du général Funck.

Cavalerie légère du 7e Corps[modifier | modifier le code]

8e Corps (Westphaliens)[modifier | modifier le code]

Uniformes de Westphalie, 1809

Le Corps est sous le commandement du Roi Jérôme (Roi de Westphalie) au début de la campagne. Mais refusant le contrôle de Davout, après la bataille de Mir, il abandonne son corps le 16 juillet et rejoignit son royaume de Westphalie avec sa garde personnelle[2]. Le commandement du 8e Corps est alors attribué au général Junot.

23e division[modifier | modifier le code]

La division est sous le commandement du général Tharreau.

24e division[modifier | modifier le code]

La division est sous le commandement du général von Ochs.

Division de cavalerie légère du 8e corps[modifier | modifier le code]

9e Corps[modifier | modifier le code]

Le Corps est sous le commandement du maréchal Victor. C'est un corps originellement destiné à la protection des arrières de la Grande Armée mais il se distinguera à la bataille de la Bérézina.

12e division[modifier | modifier le code]

La division est sous le commandement du général Partouneaux.

26e Division[modifier | modifier le code]

La division est sous le commandement du général Daendels.

28e Division (Polonais)[modifier | modifier le code]

La division est sous le commandement du général Girard

Division de cavalerie légère du 9e corps[modifier | modifier le code]

La division est sous le commandement du général Fournier-Sarlovèze.

10e Corps[modifier | modifier le code]

Le Corps est sous le commandement du maréchal MacDonald.

7e division[modifier | modifier le code]

La division est sous le commandement du général Grandjean.

11e Corps[modifier | modifier le code]

Le Corps est sous le commandement du maréchal Augereau. Le 11e Corps était largement composé d'unités de dépôt et de réserve.

12e Corps (Autrichiens)[modifier | modifier le code]

Le Corps est sous le commandement du Prince de Schwarzenberg (chef d'état-major : general-major Stutterheim (de))[1].

  • Artillerie : général Morchtenberg
  • Administration et soutien :
    • Adjudant-général : colonel von Gottner
    • Feldmarschalleutnant : von Plazzentern
  • Parc et hôpital : général Schmetzern
  • Troupe d'état-major : Oberleutnant Baillet de Latour

Aile gauche[modifier | modifier le code]

La division est sous le commandement du général Bersina von Siegenthal.

Centre[modifier | modifier le code]

La division est sous le commandement du général Bianchi.

Aile droite[modifier | modifier le code]

La division est sous le commandement du général von Trauttenberg (de).

Réserve de cavalerie du 12e corps[modifier | modifier le code]

La division est sous le commandement du général Frimont.

Division danoise (de juin à août 1812)[modifier | modifier le code]

La division danoise conserve son autonomie de commandement[3]. Elle comprend 9 800 hommes et 2 000 chevaux[4],[5].

Commandant en chef : général Johann Ewald (en) (général lieutenant)[4],[5]

  • Aides de camp : capitaine Bardenfleth
    • Capitaine Hielmerone
    • Capitaine Lilieeneron
    • Chef d’état-major : adjudant-commandant Friedrich Wilhelm (Schleswig-Holstein-Sonderburg-Glücksburg), prince de Holstein Beck
    • Adjoint à l’état-major : lieutenant Ewald
  • 1re brigade : général Wegener (generalmajor)
  • Aides de camp :
    • Capitaine Romeling
    • Lieutenant Hoegh
  • Régiment d’Oldenburg : 1er, 2e, 3e, et 4e bataillons : 56 officiers, 2578 hommes de troupe et 49 chevaux.
  • [Infanterie légère de Schleswig et de Holstein] : 1e, et 2e bataillons : 32 officiers, 947 hommes de troupes et 37 chevaux.
  • Régiment de hussards : 2e, et 6e escadrons : 13 officiers, 325 hommes de troupes et 324 chevaux.
  • Régiment de dragons de Jutland : 1e, et 2e escadrons : 8 officiers, 287 hommes de troupes, 305 chevaux.
  • 2e brigade : général Durieu (général-major)
    • Aide de camp : lieutenant Posselt
  • Régiment de la reine :
    • 1er bataillon : 23 officiers, 1138 hommes de troupes, 16 chevaux.
  • Régiment de Flonie :
    • 1er bataillon : 21 officiers, 938 hommes de troupes et 4 chevaux.
  • Régiment de Schleswig:
    • 3e bataillon : 16 officiers, 562 hommes de troupes et 2 chevaux.
  • Régiment de Holstein :
    • 3e bataillon : 13 officiers, 562 hommes de troupes et 2 chevaux.
  • Chasseurs de Schleswig :
    • 2e bataillon : 18 officiers, 495 hommes de troupes et 14 chevaux.
  • Régiment de cavalerie de Holstein :
    • 1er, 2e, 3e, et 4e escadron : 23 officiers, 583 hommes de troupes et 623 chevaux.

Artillerie : major Muck

  • Artillerie à pied :
    • deux batteries : 4 officiers, 325 hommes de troupes et 181 chevaux.
  • Artillerie à cheval :
    • deux batteries : 9 officiers, 460 hommes de troupes et 287 chevaux.

Total pièces d’artillerie : 40 canons et 10 obusiers.

Notes, sources et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d et e Napoléon Bonaparte et Thierry Lentz (Fondation Napoléon) (dir.) (préf. Marie-Pierre Rey), Correspondance générale, vol. 12 : La campagne de Russie, 1812, Fayard, coll. « Divers Histoire » (lire en ligne), « Ordre de bataille au 1er août 1812 »
  2. Thierry Lentz, Nouvelle histoire du Premier Empire, vol. 2 : L' effondrement du système napoléonien : 1810-1814, Paris, Fayard, , 275 p. (ISBN 978-2-213-61944-6)
  3. 1812, la campagne de Russie, éditions Perrin, 8 novembre 2012, 380 pages.
  4. a et b Christian Wilhelm von Faber du Faur, Campagne de Russie 1812: d'après le journal illustré d'un témoin oculaire, éditions Flammarion, 1812, 319 pages, p.313.
  5. a et b Eugène Labaume, Relation circonstanciée de la Campagne de Russie en 1812, éditions Panckoucke-Magimel, 1815, p.453-454.