Bennwihr

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Bennwihr
L'hôtel de ville.
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Blason de Bennwihr
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Haut-Rhin
Arrondissement Colmar-Ribeauvillé
Canton Sainte-Marie-aux-Mines
Intercommunalité C.C. du Pays de Ribeauvillé
Maire
Mandat
Patricia Hild
2014-2020
Code postal 68630 Bennwihr - 68126 Bennwihr-Gare
Code commune 68026
Démographie
Gentilé Bennwihriens, Bennwihriennes
Population
municipale
1 243 hab. (2012)
Densité 189 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 08′ 39″ N 7° 19′ 34″ E / 48.1441666667, 7.3261111111148° 08′ 39″ Nord 7° 19′ 34″ Est / 48.1441666667, 7.32611111111
Altitude Min. 183 m – Max. 354 m
Superficie 6,59 km2
Localisation

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Bennwihr est une commune française située dans le département du Haut-Rhin, en région Alsace.

Ses habitants sont appelés les Bennwihriens et les Bennwihriennes.
Chaque village alsacien a également son sobriquet[1]. Ainsi les habitants de Bennwihr sont aussi surnommés Mondfanger[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Bennwihr se situe à 8 km au nord - nord-ouest de Colmar.

Bennwihr et ses communes environnantes.


A 203 mètres d'altitude, au pied de l'escarpement de failles constitués par l'affaissement de la plaine d'Alsace à l'ère tertiaire, Bennwihr est sur la transition formée par les collines calcaires sous-vosgiennes qui plongent sous les couches mio-pliocènes de la plaine. Par endroits, le terrain de la commune est couvert de cailloutis (qui emmagasinent la chaleur) et de sables granitiques et gréseux provenant du cône de déjection de la Weiss et de la Fecht.
Le climat est semi-continental, mais Bennwihr profite des conditions particulières de la région de Colmar (amplitudes thermiques moyennes et pluviométrie plus faible que la moyenne alsacienne). Le climat et le terrain sont donc particulièrement bien adaptés à la culture de la vigne.

Histoire[modifier | modifier le code]

Bennwihr au Néolithique[modifier | modifier le code]

Le site de Bennwihr est occupé depuis le néolithique. Ainsi en 1867, non loin du domaine de Schoppenwihr[3], ce sont deux sépultures qui sont découvertes, composées d'ossuaire en poterie grossière (urnes cinéraires) contenant des cendres et des débris d'os brûlés. Des bracelets, des épingles, deux ornements en forme d'S, une faucille, des grains de collier en ambre étaient présents dans ces sépultures, de nombreux objets avaient été brisés intentionnellement[4]. En 1908, une cachette est découverte renfermant 16 outils de pierre, plus un morceau d'agate, provenant des environs. Parmi les outils se trouvaient une magnifique hache de jadéite de 24 centimètres de longueur et 10 de largeur, à tranchant bien aiguisé, l'autre extrémité finissant en pointe ainsi qu'une hache en chloromélanite, une en serpentine et deux ciseaux. Huit pièces étaient inachevées. Près de cette cachette se situait un fond de cabane avec des tessons et des débris de lehm durcis par le feu. L'ensemble de ces découvertes parait dater de la période du Hallstatt [5].

Bennwihr à l'époque romaine[modifier | modifier le code]

Un dénommé "Bebo" aurait érigé son domaine aux abords de la vieille voie celtique[6].
La voie romaine[7] qui remplaça la voie celtique est encore reconnaissable en plusieurs points[8]. De même, un chemin d'ordre secondaire qu'une vieille tradition appelle "Römerweg" partait à l'Est de Sigolsheim et traversait Bennwihr pour rejoindre Ribeauvillé[9].

Bennwihr du Moyen-âge à la Révolution[10][modifier | modifier le code]

Dans le testament de l'Abbé de Saint-Denis, Fulrad, en 777, Bennwihr apparaît sous le nom de "Bebonovillare"[11].
Au XIe siècle, Bennwihr, propriété de l'Evêque de Strasbourg, fait partie de la Seigneurie de Riquewihr et est donné en fief aux Comtes de Horbourg.
Au début du XIVe siècle, le village de Katzenwangen va se confondre avec le village de Bennwihr[12]. L'Abbaye de Pairis y avait droit de patronage et en percevait la dîme. Lors de la fusion, elle reçoit en échange un tiers de la dîme de Bennwihr. L'église de Katzenwagen était dédiée à Saint-Séverin et Érasme. Ce dernier était invoqué contre les maux de ventre et la paroisse était devenue le lieu d'un pèlerinage en l'honneur du Saint-Chrême[13]. La chapelle fut restaurée en 1774 et définitivement abandonnée à la Révolution.
En 1324, Buchard II[14] et Gauthier IV de Horbourg, sans descendance, vendent leurs biens à leur cousin Ulrich III de Würtemberg. L'évêque de Strasbourg, Berthold II de Buchek, lésé par cette vente[15] descend jusqu'à Ostheim avec son armée pour réclamer ses fiefs. Le duc de Wurtemberg, préfèrant la paix à la guerre, restitue à Berthold II tout ce qui relevait de l'Evêché de Strasbourg contre soixante marcs d'argent. Bennwihr est alors dans le baillage de Zellenberg. L'Evêque confie à nouveau le fief à Burchard jusqu'à la fin de sa vie. Ce dernier ayant un fils né après ses arrangements[16], va tenter de récupérer ses fiefs au profit de sa descendance mais en vain. L'Eglise de Strasbourg concède Bennwihr et Zellenberg aux Comtes de Rappoltstein qui les acquièrent définitivement en 1434.
Bennwihr connut plusieurs conflits locaux (1438, 1442, 1443) avant de se soulever lors de la Guerre des Paysans. Le village soumet à Ulrich de Ribeaupierre ses revendications formulées en 14 articles. Finalement le village dut payer une indemnité de 400 florins[17].
Au temps de la Réforme, les sécularisations n'ont pas pu se faire à Bennwihr parce que les Seigneurs de Ribeaupierre, bien que devenu protestants, n'avaient pas le "jus reformandi"[18]; Bennwihr est resté catholique pour cette raison[19].
A la veille de la Guerre de Trente Ans, en 1612, la Seigneurie fait passer en conseil de révision tous le hommes en âge de porter les armes.
Au début des hostilités, en 1619, quelque 800 hommes cantonnent dans les environs du village qui leur offre du vin.
En 1632, Bennwihr est pillé par les Suédois.
En 1650, le village est victime de la peste.
Avec la fin de la lignée des Rappoltstein[20], le village revient à la famille de Deux-Ponts-Birkenfeld[21].
La famille de Deux-Ponts-Birkenfeld reste propriétaire du village de Bennwihr jusqu'à la Révolution française[22].

Bennwihr au temps du Reichsland (1871 - 1918)[23][modifier | modifier le code]

Après les désastres de Froeschwiller et de Reichshoffen les 5 et 6 août 1870, les troupes prussiennes et badoises investissent l'Alsace. Pour ne pas livrer leur bétail à l'ennemi les habitants de Bennwihr le dispersent mais les Prussiens éventant la ruse le font ramasser et l'abattent sous prétexte de peste animale. Le 10 mai 1871, le traité de Francfort cède à l'Allemagne la presque totalité de l'Alsace. De nombreux Bennwihriens optent pour la France et le village passe de 1017 habitants en 1871 à 989 en 1875. Le 12 décembre une nouvelle municipalité est mise en place sous la direction d'Auguste Eschbach qui fera rénover le presbytère[24], la mairie et les écoles en 1875. Bennwihr a alors une école mixte tenue par une soeur de la Divine Providence de Ribeauvillé[25], une école de garçon tenue par un laïc et deux écoles de filles tenues par des religieuses. En 1875 est également créée la chorale Sainte-Cécile. En 1883, Bennwihr compte 879 catholiques pour 4 protestants et 1 anabaptiste. L'Abbé Morand Keller est le curé de la paroisse de Bennwihr depuis 1849. Il va assurer sa charge trente ans puis 3 curés lui succéderont pendant le Reichsland : l'Abbé Henri Heinrich[26] de 1878 à 1897, l'Abbé Georges Hell[27] de 1897 à 1909 et l'Abbé Joseph Musslin[28] de 1909 à 1928.
Le 1er janvier 1894, Romuald Engel succède à Auguste Eschbach. La construction d'une école divise alors la communauté car la priorité du nouveau maire va plutôt à la recherche d'une source et à la pose d'une canalisation.
En 1900, le village est électrifié.
En 1903, deux trains de marchandises se percutent près de la gare de Bennwihr endommageant trois wagons.
Le 7 octobre 1910 Jules Eschbach succède à Romuald Engel. La question de la construction de l'école reprise sans succès en 1909 est à nouveau à l'ordre du jour le 11 juin 1911. La construction est décidée le 27 juillet 1913 et la commune est autorisée à entreprendre les travaux le 13 juillet 1914 mais la déclaration de la guerre compromet le projet quinze jours plus tard.

La période du Reichsland est surtout marquée par les grandes difficultés de la viticulture. En 1874, Bennwihr s'étend sur 617 hectares dont 189 de vignobles (31 % de sa superficie). Dans la gamme des vins supérieurs, s'y distinguent alors le riesling blanc, le traminer, le klevner blanc, rouge, gris et noir ainsi que le muscat. Les cépages de sylvaner produisent le vin ordinaire. Le rauschling est en baisse. Le trollinger est très répandu en quantité, ainsi que le knipperlé. Mais le vignoble est en crise suite aux maladies de la vigne. L'oïdium se développe ainsi que le peronospora, des vers endommagent la floraison et les baies et le phylloxéra, décelé en Alsace vers 1876, s'ajoute aux malheurs. De mauvaises conditions climatiques font chuter la production à 5 hectolitres par hectares en 1880 (70 en 1875, 35 en 1876, 40 en 1877, 37 en 1878 et 8 en 1879). La superficie viticole qui avait progressé à 192 hectares en 1893 retombe à 187 hectares en 1898.

Bennwihr et la Grande Guerre (1914 - 1918)[29][modifier | modifier le code]

Après une première offensive française en Alsace du 7 au 13 août qui avait permis d'atteindre Mulhouse, mais qui fut contrainte au repli, une seconde offensive du 14 au 22 août 1914 est décidée et a pour objectif de flanc-garder l'armée française qui opère en Lorraine contre les colonnes ennemies qui pourraient déboucher du Sundgau et la mettre en péril. Au centre, l'offensive principale d'ouest en est vise à nouveau la ville de Mulhouse (reprise le 19 août) et le Rhin. A droite, dans la région d'Altkirch est organisée la couverture face au sud de l'offensive principale. A gauche, les troupes ont pour objectif général Colmar pour couper la retraite aux Allemands dans cette direction, afin que l'adversaire n'ait d'autre issue que la frontière suisse ou le passage du fleuve.
C'est à cet effet, qu'au nord de l'offensive les 13e et 30e bataillons de chasseurs alpins marchent sur Colmar en descendant la Fecht. Les Allemands stationnent eux à Ribeauvillé d'où ils opèrent des reconnaissances alentours. Des chasseurs alpins entrent dans Bennwihr et commencent à scier un poteau qu'ils croient téléphonique. Les villageois appellent à leur rescousse Alphonse Graff, un des rares Bennwihriens sachant le français qui peut expliquer aux soldats qu'il s'agit d'un poteau électrique. Les soldats stoppent l'abattage et le forgeron du village réalise une jambe de force pour sauver le poteau, mais le vestige de cette unique incursion française à Bennwihr disparaitra avec les destructions de 1944. Le lendemain, les Allemands investissent le village et organisent un réseau de défense à sa proximité face à l'ouest. Les Français quittent les coteaux et le front se stabilise sur les crêtes des Vosges.
A proximité du village se dresseront un camp de militaires allemands et un camp de prisonniers pendant toute la durée de la guerre.

Bennwihr va perdre 24 de ses enfants[30] au cours de la Guerre[31].

Bennwihr dans l'entre-deux-guerres (1918 - 1939)[32][modifier | modifier le code]

Le retour de Bennwihr à la France dans l'enthousiasme populaire ne résout pas les difficultés apparues sous le Reichsland. La population continue de décroitre (990 habitants en 1910, 861 en 1921) et le vignoble reste fragile (phylloxéra et ver de la grappe).
En janvier 1920, César Burlen succède à Jules Eschbach et assure la transition comme maire de la commune. Le 22 juin 1923, Charles Becker[33] devient maire.
En 1924, le projet de l'école est à nouveau mis à l'ordre du jour. Finalement les travaux débutent le 7 novembre 1935 et l'école sera inaugurée le 22 novembre 1936.
A la paroisse, au père joseph Musslin succède l'abbé Paul Kuentz[34] en 1927, lui-même remplacé en 1935 par l'Abbé Jean-Baptiste Lemblé[35].
Le 27 mai 1930, une fanfare est créée par le curé Paul Kuentz sous le titre de "La Bienfaisance".
Sur le recensement de 1936, on dénombre à Bennwihr 201 maisons, 224 ménages, 866 habitants dont 8 étrangers, 5 maisons inhabitées et 3 démolies.

Bennwihr dans la Seconde Guerre mondiale (1939 - 1945)[36][modifier | modifier le code]

En 1939, Bennwihr est à l'abri de la ligne Maginot. Le village héberge un centre mobilisateur qui devient un dépôt de matériels au profit d'un groupe d'artillerie. Il sert également de cantonnement à plusieurs unités françaises engagées dans la garde du Rhin[37].
Le 15 juin 1940, les Allemands lancent l'opération Kleiner Bär, franchissent le Rhin et percent la ligne de défense à Marckolsheim. Le 16 juin, les autorités françaises demandent à tous les hommes valides de 15 à 55 ans de se présenter à Belfort. Mais, le 17 juin, les Allemands entrent dans Bennwihr. Originaire de Bennwihr, l'abbé André Kunegel[38], vicaire à Colmar et officier de réserve en service au 28ème régiment d'infanterie de forteresse, est tué le 21 juin 1940 alors qu'il combat avec les restes de la 104e DIF revenue de la plaine d'Alsace pour verrouiller plusieurs vallées vosgiennes.
La France vaincue et l'Alsace rattachée au pays de Bade pour former le Gau Oberrhein, la germanisation est lancée[39]. Cette germanisation se double d'une volonté de nazification de la population. L'appareil national-socialiste est donc mis en place avec l'installation d'un Ortsgruppenstab[40] chargé de la formation, de l'organisation et de la propagande nazies dans le village[41]. Un arrêté du 16 janvier 1941 ordonne le recensement de tous les animaux de la ferme à des fins de réquisition. Chaque foyer a obligation d'acquérir un drapeau à croix gammée et d'en pavoiser le village à chaque manifestation. Le 8 mai 1941, le Reichsarbeitsdienst est rendu obligatoire par une ordonnance du Gauleiter Robert Wagner. Mais les Bennwihriens ne se laissent pas pour autant séduire ou entrainer par la doctrine nazie. Ainsi, le 14 juillet 1941, un drapeau français est accroché sur le grand châtaignier de la place des fêtes et une banderole hitlérienne est enlevée[42]. Des villageois participent activement à l'exfiltration de prisonniers français évadés de Stalag.
Le 1er novembre 1941, les villages de Bennwihr et de Mittelwihr sont fusionnés sous le nom de Bennweier et Charles Greiner y est imposé par l'administration allemande comme Bürgermeister (maire).
Les premiers résistants sont arrêtés et emprisonnés au camp de Schirmeck[43]. Le 25 août 1942, le service militaire obligatoire des jeunes Alsaciens dans la Wehrmacht est décrétée par le Gauleiter. Au total, 83 Bennwihriens des classes 1915 à 1926 sont ainsi incorporés de force (Malgré-nous). 14 d'entre eux (16,87 %) y laisseront la vie[44]. Le 21 juin 1944, la Gestapo force l'entrée et fouille plusieurs maisons. Neuf Bennwihriens sont arrêtés, internés au camp de Schirmeck, sept seront ensuite transférés dans le camp de sécurité de Gaggenau d'où un ne reviendra pas[45]. Durant la Seconde guerre mondiale, Bennwihr aura au total dix-sept déportés politiques dont son ancien maire, Charles Becker, interné le 23 août 1944 à Schirmeck puis à Gaggenau d'où il rentrera en avril 1945.
Avec la nouvelle du débarquement allié, l'espoir d'une libération renaît et le curé Lemblé entonne un Te Deum aux vêpres du 15 août 1944.
Fin novembre 1944, les troupes alliées qui ont atteint le Rhin et libéré Mulhouse et Strasbourg, ont stoppé leur avance dans les Vosges[46]. Il en résulte une poche de résistance autour de Colmar. La 36e division d'infanterie américaine s'empare de Sélestat le 2 décembre et de Ribeauvillé le 4 décembre. La poche se rétrécit et le front se situe maintenant à 3 kilomètres de Bennwihr. La 189e division d'infanterie allemande occupe le secteur. Le mardi 5 décembre 1944, vers 9 heures du matin, les premiers obus frappent Bennwihr. La population se réfugie dans les caves où la survie va s'organiser au fur et à mesure de la longueur des combats[47]. Au bout de six jours d'offensive, les Allemands offrent de plus en plus de résistance d'autant plus qu'ils ont reçu de nombreux renforts dont des troupes SS à partir des 7 et 8 décembre. Le 13 décembre une vigoureuse contre-offensive allemande échoue mais Bennwihr reste sur la ligne de front et demeure le théâtre de contre-attaques et de destructions considérables[48]. Du 14 au 17 décembre, la majeure partie de la population réussit à quitter le village sous les bombardements par petits groupes vers Ingersheim puis Colmar. Le 19 décembre, la 36e division d'infanterie américaine, très fatiguée, est relevée par la 3e division d'infanterie américaine. Le 143e régiment d'infanterie U.S. avant de laisser sa place au 15e régiment d'infanterie U.S. a réussi à s'emparer des quartiers Nord de Bennwihr, mais les Allemands s'accrochent au centre et au sud du village. Bennwihr est coupé en deux par la ligne de contact et subit le feu, à la fois, des artilleries alliées et allemandes. Du 20 au 22 décembre, les patrouilles du 15e R.I. US se heurtent partout à un ennemi retranché et déterminé. Une attaque en force des Américains le 23 décembre est repoussée. Une nouvelle attaque déclenchée le 24 décembre rencontre un premier succès déterminant et peut se poursuivre méthodiquement par un nettoyage des ruines qui arrache finalement le village aux Allemands[49]. Le calvaire de Bennwihr se poursuivra encore un mois en étant soumis au harcèlement de l'artillerie allemande. Il faudra attendre la fin de l'offensive alliée contre la poche de Colmar avec en particulier la prise de Houssen le 26 janvier 1945 et l'arrivée sur le canal de Colmar des unités alliées le 27 janvier pour que le village soit enfin à l'abri des coups. Au lendemain de la libération de Colmar (2 février 1945), la population disséminée sur 24 communes peut revenir à Bennwihr où elle découvre un immense champ de ruines jonché de cadavres. Le village est entièrement détruit à l'exception de son monument aux morts, appelée Monument de la Fidélité. Du 6 au 22 décembre, il est déploré 20 victimes civiles[50]. D'autres habitants seront encore victimes des mines et des munitions qui traînent çà et là, mais aussi des privations subies.[51]
En mai 1946, les premiers baraquements d'un village provisoire sont attribués aux villageois. Les derniers sinistrés quitteront leurs baraques en septembre 1959 et la consécration de la nouvelle église le 6 juin 1960, lundi de Pentecôte, marquera le dernier acte de la reconstruction du village.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Bennwihr

Les armes de Bennwihr se blasonnent ainsi :
« D'azur à la croix d'argent. »
C'est Louis XIV qui octroie les armoiries au village en 1696, mais "la porte d'azur à une croix d'argent" confirmait en fait le sceau utilisé par la commune depuis 1662.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1789 1793 Augustin Kien    
1793 1795 Pierre Paul Beywand    
1795 1796 Augustin Kien    
1796 1797 Matthieu Maurice Kienlin    
1797 1797 Augustin Kien    
1797 1797 François Joseph Buch    
1797 1798 Pierre Paul Beywand    
1798 1798 François Matthias Kienlé    
1798 1815 Augustin Kien    
1815 1816 Matthieu Maurice Kienlin    
1816 1824 Pierre Ignace Eschbach    
1824 1826 Gangolf Kien    
1826 1831 Augustin Fonné    
1831 1835 Augustin Kien    
1835 1837 François Joseph Metzger    
1837 1849 Alexandre Kien    
1849 1854 Augustin Kien    
1854 1871 Pierre Ignace Eschbach    
1871 1893 Auguste Eschbach    
1894 1910 Romuald Engel    
1910 1920 Jules Eschbach    
1920 1923 César Burlen    
1923 1940 Charles Becker    
1940 1941 André Baffrey[52]    
1941 1944 Charles Greiner[53]    
1945 1950 Charles Becker    
1950 1959 Camille Donath    
1959 1965 Marie Pierre Gresser    
1965 2001 Jean-Paul Schmitt UDF Conseiller général
2001 2014 Richard Fuchs NC-UDI Clerc de notaire
2014 en cours Patricia Hild    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 1 243 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
685 661 811 1 104 1 025 1 026 996 1 100 1 110
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
975 965 990 1 017 989 990 963 959 924
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
948 930 990 861 880 872 866 108 845
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2012
925 1 039 1 197 1 139 1 003 1 124 1 274 1 260 1 243
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[54] puis Insee à partir de 2004[55].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Monument aux morts, dit « Monument de la Fidélité » et son socle, a été réalisé en 1924 par le sculpteur colmarien Charles Geiss (1880 - 1958) à la mémoire des morts de la Première Guerre mondiale et pour témoigner de l'attachement de l'Alsace et de la Lorraine à la France. Ce monument a été laissé dans son état après les combats de 1944 et 1945 qui détruisirent totalement le village. Il a été classé monument historique en 1996[56] ;
Monument de la Fidélité.
  • Église Saint-Pierre-et-Saint-Paul, construite par les architectes associés Pouradier-Duteil et Pillon en 1957. Le clocher ne fut érigé qu'en 1959 et la consécration eut lieu en 1960. Les vitraux sont de Paul Martineau. L'église d'origine avait été une première fois détruite en 1498 par un incendie pour être remplacée en 1507 par une église dédiée aux Saints-Pierre-et-Paul. Après diverses restaurations du XVIIIe au XXe siècle, l'église est détruite en décembre 1944. Un calvaire et une pierre gravée 1779 ainsi qu'une croix datée de 1890 sont les seules vestiges de l'ancienne église. Ils ornent un mur extérieur de l'actuelle église.
Église Saint-Pierre-et-Saint-Paul (vue de face).
Église Saint-Pierre-et-Saint-Paul (vue latérale).
  • Puit du XVIe siècle, il était autrefois situé sur la commune de Katzenthal. Il a été classé monument historique en 1932[56]
Puit du XVIe siècle.
  • La gare de Bennwihr (fermée) se trouve à l'extrémité sud-est de la commune, dans la zone d'activité située à 5 km du centre.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Joseph Oswald WALLER, né à Bennwihr le 24 janvier 1884, fils d'Oswald Waller, viticulteur, et de Marie Motsch, s'affilie à la société des missions africaines par serment prêté le 20 décembre 1889, puis il est ordonné prêtre le 10 juillet 1892. De 1892 à 1898, il est économe à Choubrah, près du Caire en Egypte. En 1898, ses supérieurs l'envoient dans le vicariat apostolique de la Côte-du-Bénin, puis, à partir de 1902, il jette les bases de l'Eglise catholique au Nigeria. En 1911, le père Waller est nommé préfet, avec le titre de Monseigneur. Démissionnaire en 1927, il revient en Alsace. Nommé d'abord vice-provincial de la province alsacienne des missions africaines, il se retire en 1929 dans la clinique du Très-Saint-Sauveur à Mulhouse, où il assume les fonctions d'aumônier jusqu'à sa mort le 6 juillet 1939.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les sobriquets ont été réunis dans un ouvrage d'Hans Lienhart, Elsässische Ortseckereien paru en 1927
  2. "Les attrapeurs de lune"
  3. Le domaine de Schoppenwihr de 35 hectares fut toujours un franc-alleu et il est aujourd'hui devenu un jardin arboretum et une ferme biologique ouverts aux visiteurs
  4. Matériaux pour l'histoire primitive et philosophique de l'homme - Gabriel de Mortillet in Bulletin n°2"" - février 1868, pages 44-45
  5. Tombes néolithiques d'Alsace - H. Weisberger in Revue anthropologique, 1915, page 87
  6. Cette voie celtique qui longeait les contreforts des Vosges suit le parcours actuel de la route des vins.
  7. Bulletin archéologique du comité des travaux historiques et scientifiques - année 1953 - PUF, 1956
  8. La voie romaine des Vosges entre dans l'arrondissement de Ribeauvillé en traversant la Fecht à l'Est d'Ingersheim et croise, à droite de Sigolsheim, la route de la vallée de la Weiss. Elle est reconnaissable sur quelque cent mètres puis se perd sous la route moderne entre Sigolsheim et Bennwihr et reparaît ensuite, en sentier surélevé qui se poursuit jusqu'à l'Est de Bergheim, où le chemin vicinal le couvre.
  9. Il traversait Mittelwihr et Beblenheim ainsi que le village disparu d'Ellenwiller où un trésor de monnaies romaines avait été découvert et vendu à la famille de Ribeaupierre
  10. D'après le livre Bennwihr et son passé - Lucien Blum et Pierre Gresser - Imprimerie Alsatia Colmar - 1957
  11. Testamentum brève de Saint Fulrad : ...super Bebonovillare ecclesia in honore Sancti Petri cum adjacentes suis... dans Grandidier, Codex Eccl. Arg. II, 71 bis
  12. La tradition évoque une épidémie comme raison de la disparition de Kantzenwagen. Ainsi les deux seules survivantes de Katzenwagen qui étaient refoulées des villages où elles demandaient l'hospitalité furent finalement accueillies à Bennwihr qui reçut de fait le ban de leur village.
  13. Sankt-Grimmen pouvant être interprété comme "Sainte Colique" !
  14. Parfois orthographié Bourcart
  15. Certains biens vendus avaient été concédés en fiefs aux Horbourg mais étaient propriété de l'evêque de Strasbourg.
  16. Jean II justement dit "le Tardif"
  17. Le principal agitateur, Hans Plumlin, fut incarcéré à Zellenberg. Libéré en 1527, il dut promettre par serment de ne jamais porter durant toute sa vie d'épée, de fusil, d'hallebarde mais juste un "Schneidmesser" (couteau).
  18. Etant médiatisés, les Seigneurs de Ribeaupierre avaient perdu leur Reichfreiheit. Or jusqu'au début de la Guerre de Trente Ans, en vertu du jus reformandi le prince impose sa religion à ses sujets qui bénéficient cependant de la possibilité de quitter la principauté (jus emigrandi), liberté religieuse minimale. (voir Laurent Jalabert, Catholiques et protestants sur la rive gauche du Rhin : droits, confessions et coexistence religieuse de 1648 à 1789 - Brussels : P.I.E. Peter Lang - 2009
  19. Alors que Mittelwihr, propriété des Seigneurs de Wurtemberg est passé à la Réforme en vertu du principe "cuis regio, jus religion".
  20. Jean-Jacques, le dernier comte de Ribeaupierre meurt en 1673
  21. Christian II, comte palatin de Deux-Ponts-Birkenfeld, avait épousé le 5 septembre 1667 Catherine Agathe de Ribeaupierre, fille de Jean-Jacques de Ribeaupierre.
  22. Le dernier propriétaire aurait dû être le duc Charles II Auguste de Zweibrücken (1746 - 1795) mais ce dernier avait cédé en 1776 le comté de Rappoltstein à son jeune frère Maximilian Joseph (1756 - 1825) qui avait été déshérité à la mort de leur père en 1767. Maximilien Joseph deviendra roi de Bavière en 1806
  23. D'après le livre Bennwihr, Kientzheim et Sigolsheim à l'époque contemporaine - Claude Muller - Editions COPRUR - 1991
  24. Le presbytère avait été construit en 1780 et comprenait pas moins de dix pièces, mais la plupart des pièces ne pouvaient pas être chauffées en hiver par manque de fourneaux
  25. Les sœurs de Ribeauvillé, fondée en 1783 par l'abbé Louis Kremp, vicaire à Molsheim, et Madeleine Erhard, furent l'une des plus grandes congrégations enseignantes d'Europe. Ces religieuses, dites apostoliques pour les distinguer des contemplatives, furent en effet « maîtresses d'école » dans les établissements publics de filles, puis les écoles mixtes, en Alsace, pendant plus de deux siècles.
  26. Henri Heinrich, né à Oberhergheim le 8 octobre 1833, ordonné prêtre le 18 juin 1859, est successivement vicaire à Ottrott en 1859, à Kayseçrsberg en 1861, à Epfig en 1865, à Neudorf en 1866 enfin à Neuf-Brisach en 1866, puis curé à Wasserbourg en 1870, à Ostheim en 1874 et à Bennwihr le 15 juillet 1878; puis il se retire à Oberhergheim le 1er septembre 1897 où il décède le 14 mai 1909. Il était connu pour son caractère très trempé, ses sermons agressifs et il fut au coeur de graves discordes.
  27. Georges Hell, né à Weiler près d'Altkirch le 23 avril 1846, ordonné prêtre le 10 août 1872, est successivement vicaire à Ribeauvillé en 1872, puis à Thann en 1879, curé à Magstatt-le-Haut en 1885, à Bennwihr le 12 octobre 1897. Retraité le 1er janvier 1909, il décède le 1er octobre 1930.
  28. Joseph Musslin, né à Rustenhardt le 25 janvier 1860, ordonné prêtre le 19 décembre 1885, est successivement vicaire à Saint-Hippolyte en 1886, puis à Pfaffenheim en 1888, chapelain à Mulhouse en 1891, curé d'Urschenheim en 1898, puis de Bennwihr le 1er janvier 1909. Retraité le 1er avril 1928, il décède en mai 1931. Il était sévère et très francophile.
  29. D'après le livre Bennwihr, Kientzheim et Sigolsheim à l'époque contemporaine - Claude Muller - Editions COPRUR - 1991
  30. L'Alsace étant annexée par l’Allemagne jusqu'à la fin de la Première Guerre Mondiale, les soldats dont les noms sont mentionnés pour 1914-1918 étaient de nationalité allemande et ne sont donc pas tous Morts pour la France. En 1940 l'annexion fut de force (et non de droit comme en 1870), le territoire et les habitants étaient alors restés juridiquement français.
  31. Justin Antony, Albert Baffrey, Albert Bogen, Eugène Bunner, Eugène Delacote, Emile Egly, Emile Joseph Eschbach, Joseph Eschbach, Victor Eschbach, Auguste Fonné, Emile Fonné, Léon Frey, Emile Groell, Séraphin Groell, Eugène Laenger, Joseph Metzger, Alphonse Reitter, Auguste Richert, Alphonse Schumer, Charles Sommer, Auguste Wagner, César Wagner et Jules Wagner.
  32. D'après le livre Bennwihr, Kientzheim et Sigolsheim à l'époque contemporaine - Claude Muller - Editions COPRUR - 1991
  33. Charles Becker, né à Zellenberg le 2 mars 1892, fils d'Ernest Becker et d'Emilie Grinenberger, épouse à Colmar le 28 novembre 1914 Berthe Engel, née à Bennwihr le 2 février 1887, fille de Romuald Engel (maire de 1894 à 1910) et de Rita Eschbach. Il est maire de 1923 à 1940 puis de 1945 à 1950, interné politique à Schirmeck et Gaguenau en 1944 et 1945. Il décède à Bennwihr le 27 janvier 1950
  34. Paul Kuentz, né à Battenheim le 12 mars 1888, ordonné prêtre le 25 juillet 1914, devient successivement vicaire au Neuhof en 1914, à Rixheim en 1917, à Saint-Léger Guebwiller en 1919, curé de Bennwihr le 17 septembre 1927, puis à Wittelsheim le 8 décembre 1934, de Raedersheim en 1946. Il décède à Mulhouse le 21 avril 1949. Il était bon musicien.
  35. Jean-baptiste Lemblé, né à Leimbach le 29 mai 1887, ordonné prêtre le 4 août 1914, devient successivement vicaire à Odern en 1914, à Pfastatt en 1919, à Cernay en 1922, curé de Liebsdorf en 1923, de Bennwihr le 19 janvier 1935, de Bettendorf le 23 juillet 1947. Retiré à Moosch en 1961, il y décède le 10 mai 1977.
  36. Marie Fuchs, Emile Risser, Augustine Wagner-Ambielh, Marthe Wagner-Donath - Un Village Martyr au coeur de la Poche de Colmar - 1982
  37. 4e régiment du Génie, 5e régiment d'Artillerie puis 44e régiment d'Artillerie
  38. George André Kunegel né le 15 février 1910 à Bennwihr, a été ordonné prêtre en 1934
  39. Son corollaire est que tout ce qui rappelle la France est banni. Ainsi le 17 septembre 1940, un groupe des S.A. et des H.J. en provenance de Sainte-Marie-aux-Mines coupe et piétine les fleurs bleu - blanc - rouge qui bordent l'enclos de M. Camille Preiss à Mittelwihr (appelé depuis le Mur des fleurs martyres).
  40. voir Les structures du parti national-socialiste allemand (en allemand)
  41. Cette propagande est aussi faite d'intimidation comme au cours de cette parade de membres du parti nazi qui, un soir, enfoncèrent la porte du Foyer paroissial de Bennwihr, y arrachèrent le crucifix pour le jeter dans la rue. Ce groupe poursuivit sa route en décoiffant tous ceux qui osaient encore porter un béret, coiffure interdite car "trop" française.
  42. Cette banderole proclamait Mit unseren Fahnen ist der Sieg (la victoire est avec notre drapeau). En représailles, le village sera privé d'électricité.
  43. Henri Sommer, né le 11 mai 1896 à Bennwihr, y est interné le 29 mai 1942.
  44. Pierre Antony, Roger Barth, Jean Barth, François Bogen, Pierre Eschbach, Paul Fonné, Roger Fonné, Jules Fuchs, Alphonse Graff, François Kientler, Paul Koenig, Séraphin Schneider, Aimé Schwindenhammer et Marcel Wagner.
  45. Ignace Baffrey (né le 22 juillet 1893), Théophile Bogen (né le 8 septembre 1901), Anne Bogen-Gassmann (née le 29 juillet 1897), Camille Donath (né le 10 novembre 1889), Pauline Duwa-Gassmann (née le 27 janvier 1900), Pierre Wagner (né le 4 janvier 1910, il décède en déportation le 3 octobre 1944 à Gaggenau), Stéphanie Wagner (née le 9 janvier 1911), Stéfanie Wagner-Frey (née le 19 janvier 1911).
  46. L'arrêt dans les offensives est dû à la fatigue des hommes et du matériel, l'épuisement des approvisionnements d'essence et de munitions et surtout à l'inondation qui avait gagné toute la plaine d'Alsace.
  47. La première victime civile est Antoine Buch, frappé par un éclat d'obus.
  48. Sur les 45 religieuses résidentes dans la Maison de convalescence de Bennwihr, une quinzaine étaient encore présentes le 13 décembre, six furent prises en otage par les Allemands qui pensaient qu'elles hébergeaient des Américains et trois trouveront la mort : Soeur Théodorine Eikellen est brulée vive dans une cave avec la grand-mère Philomène Burlen, Soeur Adeline Helmlinger est fusillée par les Allemands et Soeur Adelphine Ley est mortellement atteinte par un éclat d'obus dans le jardin de la Maison de convalescence.
  49. voirThe Battle of Bennwihr Dec.22 - Dec. 24, 1944 (en anglais)
  50. Léa Barth (12 ans), Paul Barth (13 ans), Eugène Bogen (80 ans), Antoine Buch (48 ans), Philomène Burlen-Fuchs (79 ans), Nicolas Dierstein (54 ans), Aloyse Dieterlen (76 ans), Charles Duwa (48 ans), Adèle Eschbach-Kien (79 ans), Charles Farrenkopf (55 ans), Auguste Fonné (75 ans), Thérèse Gira-Willmann (63 ans), Joséphine Groell-Amann (32 ans), Jean-Baptiste Haennsel (65 ans), Joseph Joost (75 ans), Alphonse Schmitt (43 ans), Marie Wagner-Barth (87 ans), Soeur Théodorine Eikellen (74 ans), Soeur Aline Helmlinger (57 ans) et Soeur Adelphine Ley (74 ans).
  51. Séraphin Burlen (79 ans), Marie Disch-Kittel (82 ans), Marcelle Eschbach-Burlen (72 ans), Auguste Fonné (80 ans), Justine Frey (68 ans), Léonie Fuchs-Sary (71 ans), Emile Groell (71 ans), Emile Schille (73 ans), Charles Schille (43 ans), Rosalie Waller (73 ans), Marie Weber (81 ans), Eugénie Binder-Trommer (-)
  52. Remplacement de Charles Becker
  53. Imposé par l'administration allemande
  54. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  55. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011, 2012.
  56. a et b « Monument de la Fidélité », base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

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