Beblenheim

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Beblenheim
Entrée du village par la porte est.
Entrée du village par la porte est.
Blason de Beblenheim
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Haut-Rhin
Arrondissement Colmar-Ribeauvillé
Canton Sainte-Marie-aux-Mines
Intercommunalité CC du Pays de Ribeauvillé
Maire
Mandat
Guy Wentzel
2014-2020
Code postal 68980
Code commune 68023
Démographie
Gentilé Beblenheimois, Beblenheimoises
Population
municipale
970 hab. (2014)
Densité 173 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 09′ 32″ nord, 7° 19′ 41″ est
Altitude Min. 180 m – Max. 274 m
Superficie 5,61 km2
Localisation

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Beblenheim

Beblenheim est une commune française située dans le département du Haut-Rhin, en région Grand Est.

Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace.

Ses habitants sont appelés les Beblenheimois et les Beblenheimoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Entrée du village de Beblenheim par la D 3.

Beblenheim fait partie du canton de Sainte-Marie-aux-Mines et de l'arrondissement de Colmar-Ribeauvillé. C'est un village typiquement alsacien, avec ses maisons à colombages et ses coteaux de vigne qui ont fait la réputation de ses vins. Le village est à 215 mètres d'altitude.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Cours d'eau[modifier | modifier le code]

Villages les plus proches de Beblenheim[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Beboniswillare (période franque) ;
  • Babilenheim, Xe siècle ;
  • Babilenheim, 1428.

Villages disparus[modifier | modifier le code]

Entre Beblenheim et Zellenberg se trouvaient autrefois les bourgs d'Altenheim et de Rogenhausen ou Roggenhausen.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les temps préhistoriques[modifier | modifier le code]

Fontaine Saint-Nicolas (XVIe siècle).
Le monument aux morts.
Cave vinicole et son cadran solaire de 1877.
Anciennes maisons vigneronnes du XVIIIe siècle.
Mairie de Beblenheim (XVIIIe siècle).
L'église Saint-Martin (catholique) (1866).
Le temple Saint-Sébastien (protestant).
Maisons à colombages dans la rue Jean-Macé.
Maisons à colombages.
Fontaine circulaire du XVe siècle.

L'endroit est fort ancien puisque le site a été occupé depuis les temps préhistoriques et pendant l'occupation romaine. Des fouilles sont venues confirmer les hypothèses. L'origine du village se perd dans la nuit des temps : en 1128 apparaît dans l'Urbaire de Marmoutier la première mention sous la dénomination Babilenheim.

Un village administré par les Horbourg-Riquewihr[modifier | modifier le code]

Par un acte de partage signé en 1298 par les seigneurs de Ribeauvillé, le village échoit aux ducs de Wurtemberg dont fait partie la seigneurie de Riquewihr. Le village appartient d'abord aux comtes de Horbourg, puis à partir de 1324 aux comtes de Wurtemberg. Pendant très longtemps, le bourg est administré par la seigneurie de Horbourg-Riquewihr, et ce jusqu'à la Révolution.

La Révolution[modifier | modifier le code]

En 1789, Beblenheim cesse d'être sous l'emprise wurtembergeoise et est rattaché à la République française.

Une ancienne coutume[modifier | modifier le code]

Les chargeurs de vins du village de Beblenheim devaient autrefois porter la croix et la bannière lors des processions. En 1723, la communauté ayant donné cet emploi à deux luthériens, ils refusèrent de se mêler aux processions des catholiques. Le curé remplaça leurs fonctions par deux catholiques en payant, puis se pourvut devant le bailli qui par sentence du 17 juin de la même année, condamna ces deux luthériens à rendre au curé les 7 livres 40 s qu'ils lui avaient coûtés et, conformément au livre des serments, à porter la croix et la bannière, ou les faire porter à leurs frais. Après appel de ce jugement, le conseil, par arrêté du 5 avril 1724, annula la sentence.

Légende[modifier | modifier le code]

Les anciens racontent qu'au XVIIe siècle, un terrible incendie dévasta le village de Beblenheim au début de l'hiver, qui eut pour effet de réduire presque à néant les réserves de nourriture et laisser les habitants du village dans une situation plutôt précaire. Ils rassemblèrent le peu de nourriture qu'il leur restait, qui permettait de subvenir aux besoins du village pendant seulement quelques jours. Au soir du dernier jour, ils firent un dernier festin. Tout le monde dansait, parlait et riait en faisant comme si demain ne viendrait jamais. À la fin du repas, femmes, hommes et enfants observèrent un moment de silence pour prier pour que la prospérité revienne dans le village et que les habitants trouvent de quoi se nourrir. Ainsi, ils soulevèrent tous leurs assiettes pour conjurer le mauvais sort qui s'était abattu sur eux. Le lendemain matin, les habitants furent réveillés par le vacarme qui venait de la place centrale du village. Ils s'y rendirent pour voir de quoi il s'agissait. Grande fut leur surprise quand ils virent la place remplie par les hommes et femmes des villages voisins qui étaient venus partager leur nourriture avec eux après avoir entendu leurs malheurs. Depuis ce jour, après chaque repas, les habitants de Beblenheim soulèvent leurs assiettes pour ainsi appeler prospérité, chance et bonne fortune.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

De l'anthroponyme Babilo et de l'allemand Heim = foyer.

Héraldique[modifier | modifier le code]


Blason de Beblenheim

Les armes de Beblenheim se blasonnent ainsi :
« D'azur à l'agneau pascal d'argent, portant une hampe croisetée d'or en barre de laquelle pend une bannière aussi d'argent chargée d'une croix de gueules. »[1]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
juin 1995 2001 Michel Fichou    
mars 2001 2014 Pierre Adolph   président de la Communauté de communes du Pays de Ribeauvillé
mars 2014 en cours Guy Wentzel    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 970 habitants, en augmentation de 0,31 % par rapport à 2009 (Haut-Rhin : 1,52 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
873 897 971 1 021 1 096 1 163 1 159 1 201 1 291
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
1 252 1 294 1 267 1 238 1 141 1 159 1 105 1 093 1 086
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 056 1 000 958 806 798 792 810 996 699
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014
737 801 805 883 918 943 954 978 970
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006 [5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Temple Saint-Sébastien[modifier | modifier le code]

Église Saint-Martin (catholique)[modifier | modifier le code]

Pierres tombales (XVe et XVIIe siècles)[modifier | modifier le code]

Les neuf pierres tombales qui se trouvent sur le parvis de l'église saint Sébastien renferment les restes des familles nobles des « Hoen » et de Beblenheim, barons du château entre les XVe et XVIIe siècles.

Fontaine Saint-Nicolas (1500-1997)[modifier | modifier le code]

Cette fontaine en grès jaune, de style gothique est surmontée d'une colonne centrale avec une statue de saint Nicolas. À la fin de l'année 1944 la fontaine subit des dégâts dus aux bombardements. En 1997 la fontaine est restaurée le plus fidèlement possible, grâce à d'anciens documents. Le bassin est rénové par la même occasion. Le grès jaune en provenance de Rouffach est utilisé pour la restauration. Avant la Révolution, la fontaine était flanquée de statues de saint Antoine l'Ermite, saint Nicolas avec un enfant et saint Jean l'Évangéliste qui ont été détruits par les révolutionnaires, de telle sorte que l'on n'a plus aucune idée de la présentation.

Cadran solaire (1877)[modifier | modifier le code]

On aperçoit sur la façade est de la cave vinicole un grand cadran solaire sur fond blanc, peint à même le crépi. La forme évoque une sorte de tiare dont la partie supérieure est doublée d'un ourlet esquivant deux visages humains vus de profil. Au-dessus du cadran est mentionnée l'année 1877 et un cercle représentant le soleil. En raison de la déclinaison orientale du cadran, le centre se trouve déplacé à l'extérieur de la table et l'angle entre le style et sa sous-stylaire. L'instrument a été entièrement rénové après la guerre. On distingue ainsi plusieurs anomalies du cadran originel.

Mairie (XVIIIe siècle)[modifier | modifier le code]

Ce bâtiment du XVIIIe siècle servait de lieu de réunion au conseil, où le prévôt, accompagné de justiciers, jugeait et faisait respecter le droit dans le village. Le bâtiment servait également d'école jusqu'à la construction de la maison d'école. Le bâtiment de la mairie fut la proie des flammes en 1834. Reconstruit, il subit plusieurs transformations. Depuis 1983, des boiseries et des armoires vitrées abritent les archives du village. L'ancienne bibliothèque rassemblée par Jean Macé, ainsi que toute la documentation du recteur Christian Pfister et de l'œnologue Christian Oberlin s'y trouvent rassemblés. On y trouve aussi La Ruche, le journal du Petit-Château, rédigé par Jean Macé et ses élèves.

Monument Jean Macé[modifier | modifier le code]

Monument de Chrétien Oberlin[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Christian Pfister, historien, né à Beblenheim en 1857 et décédé en 1933. Membre de l'Institut de France, recteur de l'université de Strasbourg. Historien réputé.
  • Chrétien Oberlin (1831-1916), passionné par l'ampélographie, est à l'origine de la création de l'Institut Viticole de Colmar.
  • Jean Macé, fondateur de la Ligue de l'enseignement de 1852-1871. Sénateur à vie, fonda la ligue de l'enseignement afin que tous les enfants puissent avoir l'instruction gratuite, laïque et obligatoire.
  • Fernand-Paul Ortlieb, ingénieur-agronome, député, de vieille souche viticole a suscité en 1935 le classement et la protection de l'appellation locale Sonnenglantz.
  • Frédéric Régamey (1849 - 1925), peintre de sujets de sport notamment de l'escrime, paysagiste, aquarelliste, pastelliste, lithographe et écrivain, Parisien de naissance mais Alsacien de cœur, il séjourna à Beblenheim plusieurs années avec sa famille.
  • Jeanne Rival de son vrai nom Jeanne Heilmann, écrivain et épouse du peintre Frédéric Regamey.
  • Pie Raymond Régamey (1900 - 1996), fils de Frédéric Régamey et de Jeanne Heilmann, dominicain, historien de l'art, auteur de nombreux ouvrages sur l'art, dès 1920 puis sur la foi.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]