Thannenkirch

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Thannenkirch
Vue sur le village depuis l'entrée nord
Vue sur le village depuis l'entrée nord
Blason de Thannenkirch
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Haut-Rhin
Arrondissement Colmar-Ribeauvillé
Canton Ribeauvillé
Intercommunalité C.C. du Pays de Ribeauvillé
Maire
Mandat
Dominique Carette
2014-2020
Code postal 68590
Code commune 68335
Démographie
Population
municipale
443 hab. (2012)
Densité 96 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 14′ 00″ N 7° 18′ 16″ E / 48.2333, 7.304448° 14′ 00″ Nord 7° 18′ 16″ Est / 48.2333, 7.3044  
Altitude Min. 386 m – Max. 938 m
Superficie 4,6 km2
Localisation

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Thannenkirch

Thannenkirch est une commune française située dans le département du Haut-Rhin, en région Alsace.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le petit village de Thannenkirch est situé sur une hauteur en forme de replat culminant à 468 mètres au pied du massif du Taennchel. Le village est arrosé par le Bergenbach qui prend sa source depuis les forts du massif du Taennchel. Le village se trouve aussi à quelques encablures du château du Haut-Koenigsbourg qu'une belle route permet de rejoindre.

Écarts et lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • Bienette
  • Fox-Farm
  • Melkerhof
  • Rotzel
  • Schillig
  • Schwyz

Cours d'eau[modifier | modifier le code]

  • Bergenbach
  • Kaltenbrunn
  • Thannenkircherbach : affluent de l'Ill -Ruisseau traversant les communes de Thannenkirch et Bergheim

Histoire[modifier | modifier le code]

Sainte Anne apprenant la lecture à sa fille Marie - Bois polychromé du XVIIIe siècle - Dépôt de la fabrique de l'église de Rosières

Origine du nom[modifier | modifier le code]

D'après la légende, le village de Thannenkirch trouve ses origines grâce à un ancien ermitage qui aurait existé à partir du VIIIe siècle au pied du Taennchel à côté de la source Sainte-Anne. Vers le Xe siècle, un oratoire dédié à Sainte-Anne à proximité de majestueux sapins est construit à proximité de l'ermitage. L'oratoire était connu sous le nom latin de "Capella Sancte Anna in Silva". Un peu plus tard, cet ermitage sera remplacé par une petite demeure où logèrent quelques religieux désireux de se soustraire de la mondanité et de la cupidité des hommes. Le nom du village a changé plusieurs fois au cours des siècles. En 1205, date de sa première apparition dans les archives, on trouve le nom du village sous la dénomination de Thankilch jusqu'en 1280. Puis entre 1320 et 1626, il est orthographié successivement Tannenkilch, Dannenkilch, Dannekilch, Annakilch, Sankt-Annakirch et finalement Thannenkirch.

Le village appartient d'abord aux nobles de Rathsamhausen puis aux Ribeaupierre[modifier | modifier le code]

Ancienne fontaine du XVIIe siècle à Thannenkirch.

Le village est d'abord occupé par des bûcherons et des charbonniers lorrains qui s'y installent peu à peu. Au XIIIe siècle, le village est aux mains des nobles de Rathsamhausen, puis à partir de 1470, il passe aux sires de Ribeaupierre et reste en leur possession jusqu'à la Révolution. Cependant les sires de Ribeaupierre cèdent le village en fief à partir de 1520 à Guillaume de Walbach, qui doit rétrocéder en échange une partie des dîmes et redevances diverses. À la mort de ce dernier, Thannenkirch passe de nouveau entièrement sous la dépendance des Ribeaupierre. Vers 1585, les habitants de Thannenkirch doivent jurer fidélité au nouveau seigneur des lieux : Egenolf de Ribeaupierre. À la mort de ce dernier, le fils d'Egenolf, encore mineur, est contraint de céder le village en fief, pour la somme de 1 400 florins, à un certain Michel Theurer de Strasbourg.

Des cas de sorcellerie[modifier | modifier le code]

Vue sur le village de Thannenkirch depuis la sortie sud
Ancienne maison de 1779 à Thannenkirch aujourd'hui transformée en restaurant

1588 est l'année où des cas de sorcellerie sont signalés. Presque tous les villages de la région sont en proie à des cas de sorcellerie. Entre 1583 et 1630 quarante quatre femmes sont accusées de sorcellerie à Bergheim le village d'à côté. Elles seront condamnées à mort et mises sur un bûcher. Les habitants de Thannenkirch (St. Annakerich) ne furent jamais mêlés à ces procès. Cependant, le prévôt du lieu, un certain Hans von Rumelsberg eut la malencontreuse idée d'être trempé dans une affaire de sorcellerie. Une femme de Rorschwyr (Rorschwihr) dont le nom est Barbara se rendra dans une forêt proche de Thannenkirch, à un moment où de gros nuages s'amoncelèrent au-dessus du massif du Taennchel. Poussés par le vent, ces nuages se dirigèrent tout droit vers le village de Rorschwihr, ce qui provoqua un ouragan d'une rare violence. Ce phénomène somme toute assez naturel, déclencha une superstition auprès des habitants. Elle fut tenue responsable d'être à l'origine de cette tempête et accusée de sorcellerie. Le déclenchement de la tempête avait décimé une partie importante de la vigne et fait d'importants dégâts. Sous le cas de la torture elle avoua être envoûtée par le prévôt de Thannenkirch, ce qui la mena à errer dans les bois. Les juges ne prêtèrent cependant pas foi à ces affirmations, elle fut accusée de sorcellerie et brûlée vive. De nombreux habitants du village de l'époque croient dur comme fer aux cas de sorcellerie. Selon certaines légendes qui circulaient, des sorcières hantaient le village à la recherche de proies faciles, dont les noms ont été divulgués et qui sont soigneusement répertoriés dans les archives de l'époque. En 1790 on retrouve par exemple encore dans les archives des lieux-dits prétendus ensorcelés qui sont désignés nommément : im bösen Wald et "in der bösen Matt".

La population de Thannenkirch en 1588[modifier | modifier le code]

L'entrée du village de Thannenkirch en venant de Ribeauvillé
L'Hôtel-Restaurant Au Touring, à Thannenkirch

À cette époque le village de Thannenkirch était peuplé de deux groupes linguistiques, l'un roman et l'autre alémanique. Le groupe roman était issu du Val d'Orbey et des Vosges et parlait le welche, l'autre communauté était composée d'une souche alémanique qui parlait l'allemand. On trouve à cette époque le "Schultheiss" Hans von Rumelsperg qui n'est d'autre que Jean de Remiremont qui avait la lourde charge de veiller aux droits du seigneur. On trouve aussi quelques artisans francophones dont les noms sont germanisés : Clauss "uf der Seegmühl" (Nicolas de la scierie), Hans der Koler (le charbonnier), Claus Kleindieterich (Nicolas Petitdidier), Zimmermann (le charpentier), Hans der nagelschmid (le forgeron de clous). Tous ces noms ont disparu dans la tourmente de la guerre de Trente Ans. En 1648 un seul nom existait encore: Rumelsperg (1588) qui emprunte alors la forme de Rimelspurger, puis Rimelsbourg. La dernière personne porteuse de ce nom, Élisabeth Rimelsbourg est décédée en 1793 et est aujourd'hui connue sous le nom de Demoulin.

La guerre de Trente Ans[modifier | modifier le code]

La guerre de Trente Ans et la peste décimèrent une grande partie du village entre 1618 et 1648. À la fin de la guerre de Trente Ans, Thannenkirch ne sera plus peuplé que par six familles. Les Ribeaupierre encouragèrent alors la venue d'habitants des autres vallées. À partir de 1650, on voit arriver une vague d'immigrants lorrains, suivie par des Suisses vers 1685 qui repeuplèrent le village.

Thannenkirch se repeuple à nouveau[modifier | modifier le code]

En 1776, la population de Thannenkirch est peuplée par 365 habitants. La même année, les propriétaires des houillères de Bergheim obtinrent l'autorisation de faire des sondages dans le ban de Thannenkirch. Après la Révolution, en l'an XII de la République, Thannenkirch compte déjà 554 habitants qui, au XVIIIe siècle s'adonnaient essentiellement à l'agriculture, tout en travaillant pour les tissages de Sainte Marie-aux-Mines. À partir du XXe siècle Thannenkirch verra s'élever du sol une série de confortables hôtels et de sanatoriums répondant aux besoins de plus en plus larges d'une partie de la population citadine à la recherche de l'air pur des montagnes.

L'essor du textile au XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle, à la suite de l'essor du textile dans le val de Lièpvre, de nombreux habitants de Thannenkirch commencent à se rendre dans les industries de la vallée voisine, abandonnant peu à peu les travaux issus de la montagne : bois, charbon, élevage qui était le lot quotidien des habitants de ce village de moyenne montagne. Le tissage à bras à domicile se développe ainsi dans le village. Un tissage construit par les frères Blech de Sainte Marie-aux-Mines est installé à Thannenkirch et fonctionne de 1924 à 1961.

La célébration des anciennes coutumes[modifier | modifier le code]

Sculpture en bois de Ste Annekerich à l'entrée du village

Tous les ans, une procession a lieu le 26 juillet jour de la Saint-Anne. Cette coutume est assez ancienne puisqu'elle existait depuis des temps immémoriaux. La source Saint-Anne (St Annabrunnen) existe toujours en contrebas de la rue Saint-Anne, à proximité de l'auberge de la Meunière. On y venait à pied de très loin, notamment du Val d'Orbey, du Val de Lièpvre par le sentier des tisserands, et d'ailleurs. La source Saint-Anne était censée guérir toutes sortes de maux. D'après la légende, les épouses stériles venaient boire copieusement l'eau de cette fontaine qui devait les guérir et les rendre à nouveau fertiles.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Thannenkirch

Les armes de Thannenkirch se blasonnent ainsi :
« parti : au premier d'argent au sapin de sinople, futé et arraché de sable, au second de gueules au portail d'église d'or, ouvert et ajouré du champ, sur une terrasse de sinople. »

Les périodes de guerre[modifier | modifier le code]

La guerre de 1870[modifier | modifier le code]

La première guerre mondiale : 1914-1918[modifier | modifier le code]

La Deuxième Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

En 1940, l'occupant allemand installe la Kommandantur à l'hôtel Au Touring. Il impose l'ordre nazi avec la germanisation des esprits et l'enrôlement des Malgré-Nous [1]. L'administration allemande change le nom de Thannenkirch qui sonne trop français. Elle supprime le H qui devint Tannenkirch. Ce changement de nom causa bien des soucis pour l'acheminement du courrier, puisqu'une confusion était perceptible entre le village badois qui porte le même nom et le village alsacien. Depuis 1958 l'orthographe du nom du village a repris son ancien nom d'origine: Thannenkirch.

Thannenkirch, un lieu de repos et une zone de tranquillité fort prisés[modifier | modifier le code]

Ancien calvaire du XIXe siècle à la sortie du village de Thannenkirch
La mairie de Thannenkirch

Après la reconstruction du château du Haut-Koenigsbourg et l'avènement du tourisme de masse, le village de Thannenkirch commence à faire parler de lui comme un endroit où il fait bon vivre. Le village est alors réputé pour sa cure d'air et de repos. L'avènement du tourisme entre les deux guerres est le prélude à un développement du village. Aujourd'hui Thannenkirch est un lieu de repos et de villégiature fort prisés par les amoureux de la nature attirés par la proximité du massif du Taennchel classé zone de tranquillité. Depuis le village de Thannenkirch on peut entamer de nombreux circuits variés en se rendant soit au massif du Taennchel dont le point le plus haut culmine à 992 mètres, mais aussi aux trois châteaux des Ribeaupierre (Le Haut-Ribeaupierre, le Girsberg et le Saint-Ulrich). Thannenkirch a une autre particularité bien encrée dans la tradition: chaque début du mois de juillet on y fête joyeusement la cerise par un défilé de chars et de fanfares avec de nombreuses attractions.

Vosges Fox-Farm : un élevage de renards[modifier | modifier le code]

Renard roux (Vulpes vulpes)

En 1924 deux frères Jacques et Henri Bernheim créent la "Vosges Fox-Farm", un élevage de renards argentés. Jacques est industriel à Strasbourg et Henri, qui avait émigré aux États-Unis, possédait déjà une renardière. Les riches bourgeoises des années folles sont à cette époque de grandes consommatrices de belles fourrures. Celles des renards argentés sont très recherchées, a tel point qu'elles atteignent des prix faramineux jusqu'à 15000 Francs la pièce alors que le salaire moyen dépassait péniblement à l'époque 100 francs par semaine. Arrive alors la crise de 1929. Le cours des peaux s'effondrent et après sept années d'existence à peine, la Renardière est liquidée, les habitations vendues. Les cages à renards, sont achetées par les habitants de Thannenkirch et transformées en poulaillers.

Des oranges pour les renards[modifier | modifier le code]

De façon totalement inopinée, les éleveurs de renards argentés avaient constaté que la beauté et l'originalité des peaux dépendaient de la qualité de la nourriture servie aux animaux et tout particulièrement à sa richesse en vitamines. C'est pourquoi la "Vosges-Fox-Farm" s'approvisionna régulièrement et en grandes quantités en oranges, citrons, raisins de Corinthe .. "Les renards mangeaient mieux que la plupart des habitants du village comme en témoignent quelques anciens[1]. "Même si les renards ne mangeaient pas toute la nourriture qui leur était destinée". Nombreux, en effet furent les habitants de Thannenkirch et des environs qui découvrirent à cette époque les bienfaits des fruits exotiques.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2008 Pascal Bosshardt    
mars 2008 2014 Joseph Eberhardt    
mars 2014 en cours M. Dominique Carette    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 443 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
521 525 596 699 846 913 1 003 1 040 1 023
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
894 923 960 909 916 869 845 854 779
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
752 770 732 593 549 588 518 454 530
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
402 395 396 367 336 446 494 501 443
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Eglise Sainte-Catherine

Église Sainte Catherine[modifier | modifier le code]

Louis XIII, Anne d'Autriche et le dauphin Louis faisant des offrandes à la Vierge Marie (extrait)

Une chapelle dédiée à Sainte Catherine existait déjà en 1343 et dépendait alors de l'église paroissiale de Bergheim. Elle s'élevait d'après la légende en pleine forêt. On raconte qu'un chevalier poursuivit une belle et noble demoiselle qui se réfugia dans cette chapelle. Mais loin de respecter le lieu, le chevalier, la rage au cœur fut éconduit par notre belle demoiselle qui adressa un appel au Seigneur. Soudain les murs de la chapelle se rétrécirent et se transformèrent rapidement en un sapin géant, qui enferma dans son tronc la jeune fille jusqu'à ce que son persécuteur se fut éloigné. Quelque temps plus tard on édifia une nouvelle église à l'emplacement du sapin géant et c'est ainsi que naquit le village de Thannenkirch. En ces temps anciens, le patron de l'église de Bergheim, Frédéric d'Usenberg, autorisa les frères Jean et Jacques de Ratsamhouse (Rathsamhausen) à disposer du poste de curé de Thannenkirch suivant son bon plaisir, à condition toutefois de ne point causer aucun tort au curé de Bergheim. Entre 1470 et 1681, la paroisse est administrée par des prêtres qui sont dépêchés, mais la plupart de temps c'est le recteur de Bergheim qui vient officier. En 1683, Thannenkirch devint une paroisse indépendante avec son propre curé et son presbytère. En 1697 le presbytère et l'église sont détruits par un incendie. Une nouvelle église est alors construite en 1769 et agrandie. Un tour y est ajoutée en 1898. La pose de la première pierre de l'église Sainte Catherine remonte donc au 3 mai 1769. L'église est agrandie un siècle plus tard, en 1898 par une entreprise de Ribeauvillé, afin d'accueillir un nombre toujours plus important de fidèles. La nef est agrandie de 8 mètres et le clocher est démoli pour faire place à une nouvelle tour. Une nouvelle sacristie est construite à côté du chœur. L'église est restaurée en 1981 comportant de nouvelles boiseries sculptées par artisan local, André Bosshardt.

Bois polychrome de Saint-Wendelin[modifier | modifier le code]

Bois polychrome de Saint-Odile et de Saint Augustin[modifier | modifier le code]

Roche Borne de 1583, près du carrefour du Brigadier-Denny[modifier | modifier le code]

Ce rocher a été utilisé en 1583 pour matérialiser les limites forestières entre les trois bans de Ribeauvillé, Bergheim et Thannenkirch.

Oratoire Notre-Dame-des-bois[modifier | modifier le code]

Petit oratoire de Notre-Dame-des-bois niché dans un arbre à Thannenkirch.

Situé près de l'ancienne maison forestière Wurzel, l'oratoire Notre-Dame-des-Bois est creusé dans un chêne ; il est l'œuvre d'un artiste de Thannenkirch, André Bosshardt. Bénie le jour de l'Ascension en 1952, l'image de la Vierge fait l'objet chaque année d'une vénérable piété. Chaque année, le 15 août, une procession vers ce chêne a lieu en souvenir d'un vœu que fit Louis XIII (1601-1643) consacrant le royaume de France à la Sainte-Vierge.

La croix du gibet de Thannenkirch[modifier | modifier le code]

La croix du gibet de Thannenkirch située autrefois au Galgenacker ou Galgenrain exposée aujourd'hui dans le hall de la mairie

Située autrefois sur le Galgenacker ou Galgenrain dont le millésime porte l'année 1759. Elle a été renversée et abîmée à la libération en 1944. Par la suite, la croix a été restaurée puis installée en 2007 dans le hall de la mairie de Thannenkirch. À cet endroit au Moyen Âge, la justice de Ribeauvillé a fait exécuter des scélérats condamnés à mort et pendus à la potence. L'inscription "Stat Crux Dum Volvitur Orbis" signifie la croix demeure stable tandis que le monde change [4].

Curiosités[modifier | modifier le code]

  • Attraction majeure, principale de Thannenkirch : l'exceptionnel massif du Taennchel, lieu naturel et sauvage:
  • accès pédestre entretenu et balisé par le Club Vosgien : passage des sentiers de grande randonnée " GR5 " (balisé du rectangle rouge) et du " GR532 " (balisé du rectangle jaune).
  • environnement végétal très riche et sauvage, préservé : fougères, myrtilles sauvages, herbes coupantes d'altitude (Irrkaut), sorbiers, sapins nordiques pectinés, pins sylvestres, hêtraies d'altitude, etc.
  • altitude très élevée pour le secteur (moyenne établie tournant autour des 950 mètres) ; point culminant du massif : 990 mètres.
  • vestiges d'un étrange et énigmatique " Mur Païen " , dont l'explication et l'origine restent à ce jour, encore très incertaines.
  • succession remarquable de formations rocheuses (granit dur avec conglomérat et poudingue).
  • noms évocateurs portés par ces rochers : Cordonniers, Géants, Reptiles, Crocodile, Trois Grandes Tables, Rammelfels, La Paix d'Udine, Spitzigfels, Schuetzfels, Wachtfels, Wasserfels, Langfels, Kleinfels, ...
  • panoramas très variés : vues respectivement, sur la forteresse du Haut-Koenigsbourg et le village de Thannenkirch à l'est (avec au fond, la Plaine d'Alsace) ; sur la vallée de la Liepvrette et ses villages au nord (La Vancelle, Lièpvre, Sainte-Croix, etc) !
  • Atelier de sculpture sur bois
  • Sentiers botaniques

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • H. Danzas, Notes sur Bergheim, le château de Reichenberg et Thannenkirch, Strasbourg, 1899.
  • E. Dussourd, Irène Andlauer, Ste Annekerich - Thannenkirch église paroissiale Sainte-Catherine, fête patronale Sainte-Anne, 1989.
  • Charles Albert Spindler, Le gemmage des pins dans la région de Thannenkirch, 1984 - Les Vosges, organe du club vosgien, no 2, 1985.
  • Joseph Schmitt, Ein Bauslein zur Elsaessischen Kirchengeschichte Zur Baugeschichte der St. Katharinankirche zu Tannenkirch bei Bergheim, Colmar, 1899.
  • Spindler, Charles Albert: La croix du Gibet, les amis du Taennchel, 1991

Articles[modifier | modifier le code]

  • Haut-Rhin Magazine no 11, Septembre-Octobre 2006 : Vosges Fox-Farm.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Cité dans l'ouvrage : Vosges Fox Farm de François Léger
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2012
  4. D'après Charles Albert Spindler: La croix du Gibet, les amis du Taennchel, 1991


Voir aussi[modifier | modifier le code]

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