Zellenberg

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Zellenberg
Photo aérienne de Zellenberg.
Photo aérienne de Zellenberg.
Blason de Zellenberg
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Haut-Rhin
Arrondissement Ribeauvillé
Canton Kaysersberg
Intercommunalité C.C. du Pays de Ribeauvillé
Maire
Mandat
Jean-Claude Caspard
2014-2020
Code postal 68340
Code commune 68383
Démographie
Gentilé Zellenbergeois
Population
municipale
365 hab. (2011)
Densité 74 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 10′ 18″ N 7° 19′ 14″ E / 48.1716666667, 7.32055555556 ()48° 10′ 18″ Nord 7° 19′ 14″ Est / 48.1716666667, 7.32055555556 ()  
Altitude Min. 183 m – Max. 374 m
Superficie 4,96 km2
Localisation

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Zellenberg est une commune française située dans le département du Haut-Rhin, en région Alsace.

Ses habitants sont appelés les Zellenbergeois.

Géographie[modifier | modifier le code]

L'entrée nord du village de Zellenberg.
Le village de Zellenberg pris depuis la route des vins.
Le château de Zellenberg d'après une gravure de Matthäus Merian en 1663.
Tour d'angle Nord-Est du mur d'enceinte avec nid de cigogne.
Ancienne fontaine du XIXe siècle.
Ancien fournil communal (1490).
Mairie-Presbytère (seconde moité du XVIIIe siècle).

Village sur la route des vins d'Alsace à 2 km de Riquewihr, Zellenberg est situé sur une colline à 285 mètres d'altitude en plein vignoble. Réputé pour la qualité de ses vins, il peut être rejoint en prenant la RN83. En venant de Colmar, il faut prendre la route de Houssen par la D3 puis traverser le village d'Ostheim. À proximité de Beblenheim, continuer sur la D5 direction Zellenberg. En sens inverse, depuis Strasbourg, prendre l'A35 direction Ostheim puis rejoindre Beblenheim et Zellenberg. Zellenberg fait partie du canton de Kaysersberg et de l'arrondissement de Ribeauvillé.

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Cellamberch, 1120
  • Celllisberch, 1287

Histoire[modifier | modifier le code]

Les terres où s'élève aujourd'hui le village de Zellenberg sont occupées depuis 564 par des peuplades d'Alémanie. Le village est fondé au Xe siècle par les moines de l'abbaye de Luxeuil qui y installent une chapelle. Il est doté de fortifications plus tard, dont il existe peu de vestiges. Zellenberg doit donc son origine et son nom à la cellule d'un ermite, qui fut remplacé au XIIIe siècle par un château. En 1252, Gunther de Horbourg fit construire un château fort sur une colline permettant ainsi d'envoyer des signaux vers les châteaux des alentours (Trois châteaux, le Hohnack près de Labaroche, le Haut-Koenigsbourg et aussi le Hohlandsbourg). Fief de l'évêché de Strasbourg, Zellenberg fait partie de la seigneurie de Horbourg-Riquewihr.Quelques années plus tard, Jean-le-Tardif, dernier héritier des Horbourg, ayant voulu se maintenir à Zellenberg, attira devant ses murs les troupes de l'évêché, qui y pénétrèrent après quelques jours de siège, sous la conduite du prévôt épiscopal de Rouffach. Dans le XIVe siècle on comptait non seulement un château à Zellenberg, mais un bourg, et au pied de la colline un village, castrum, oppidum,villa, telles sont les désignations du traité rapporté par Albert de Strasbourg et par lequel le comte de Wurtemberg s'engagea à céder cette partie de la seigneurie de Riquewihr à l'évêque Berthold. La localité passe ensuite, vers 1325 aux comtes de Wurtemberg. L'évêque de Strasbourg s'empare du village dès 1329 et le donne en gage aux sires de Ribeaupierre.La localité, qui comprend également les villages de Bennwihr, Houssen et Wihr-en-Plaine, reste aux mains de cette famille jusqu'à la Révolution. Près de Zellenberg existait Altenheim, détruit au commencement du XIIIe siècle. Le territoire de ce village a été partagé entre Beblenheim et Zellenberg, cependant les habitants en ont été pour la plupart transportés à Zellenberg.; du temps de l'historien Schoepflin on voyait encore la fontaine, indice d'anciennes habitations. Un renouvellement des restes de la cour franche de Zellenberg de 1568 appelle ce territoire "le ban commun". A la Révolution, le château qui est déjà en ruines, est complètement démoli et les pierres sont vendus à un tuilier de Ribeauvillé comme bien nationale. Des anciennes fortifications, il ne reste plus que deux tours d'angle dont l'une porte un nid de cigogne. Le 19 décembre 1944 deux semaines après la libération par les troupes américaines, un incendie détruit sept maisons. Avec le relogement de ses habitants, Zellenberg s'agrandit beaucoup en dehors de l'ancien bourg. L'activité principale de la localité est la viticulture.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

De Zelle, qui signifie ermitage, et Berg, qui signifie colline.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Zellenberg

Les armes de Zellenberg se blasonnent ainsi :
« D'argent à l'écusson d'azur chargé d'un mont de trois coupeaux d'or accompagné de trois merlettes de sable. »[1]

Le blason est représenté par trois merlettes dont la signification est inconnue. Le mont d'or dans l'écusson bleu signifie Berg.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  mars 2001 José Eblin   Viticulteur
mars 2001 mars 2008 Hermine Monetti    
mars 2008 mars 2014 Jean-Marie Lechleiter    
mars 2014 en cours Jean-Claude Caspard    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 365 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
430 384 421 463 468 463 436 459 448
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
476 477 465 406 353 345 385 392 409
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
412 350 325 289 278 315 306 317 310
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
304 311 327 354 343 391 397 394 369
2011 - - - - - - - -
365 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Ulrich[modifier | modifier le code]

Église Saint-Ulrich.
La nef de l'église et le maître-autel surmonté d'un tableau représentant Otton Ier à la veille de la bataille du Lechfeld en 955 qu'il doit livrer contre les Magyares.
Christ en croix datant de 1508 attribué à Paul Windecker de Sélestat.

Sur un terrain de remblai près du fossé comblé des remparts, cet édifice remplace une ancienne église qui remonterait à l'année 723. L'emplacement est instable, ce qui provoque régulièrement des fissures difficiles à maîtriser. Le clocher octogonal avec ses huit ouvertures n'est pas très élevé, mais il donne un cachet particulier à la localité. L'église est dédiée à Saint-Ulrich, évêque d'Augsbourg (fête patronale le 1er dimanche de juillet). Le maître-autel est surmonté d'un tableau représentant le patron de la paroisse bénissant l'empereur Otton Ier et ses chevaliers, à la veille de la bataille du Lechfeld (955) où il écrasa les troupes magyares. Saint-Ulrich meurt en 973 à l'âge de 80 ans. Le pape Jean XV le canonisa en 993 au concile de Latran. Des travaux importants ont été réalisés sur l'édifice dans les années 1950, 1970, 1980 et 1990 notamment par la consolidation de la façade nord, traitement des lézardes intérieures et extérieures, étanchéité de la flèche du clocher. La sacristie, entièrement reconstruite en 1859 à l'est de la tour, a fait l'objet d'importants travaux de réhabilitation intérieure et extérieure (en 2000). En effet, le bâtiment menaçait de s'effondrer vers le Nord-est, provoquant d'énormes lézardes et fissures qu'il était urgent de colmater.

Clocher[modifier | modifier le code]

Le clocher renferme une des plus vieille cloches d'Alsace (1410). D'une hauteur de 1,29 m et d'un diamètre de 1,17 m elle pèse 1 122 kg. Portant une fêlure de 38 cm, la vénérable cloche a été réparée en 1903. Les deux autres cloches datent de 1921 et remplacent celles réquisitionnées par les Allemands en 1917.

Pietà du XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

Dans une niche, à droite, se trouve une très belle pietà du XVIIe siècle "la Vierge avec son fils crucifié sur les genoux" (Œuvre de Eins Vesperbild). C'est la plus précieuse et la plus ancienne œuvre d'art qui se trouve dans l'église Saint-Ulrich.

Tour d'angle Nord-Est (1315)[modifier | modifier le code]

Le plan du bourg étant rectangulaire, une tour s'imposait à chacun des angles. Celle du nord-est garde son aspect initial avec son toit conique. Sur la pointe, le nid de cigogne est habité chaque année. Cette tour est propriété communale (I.M.H. 1997)

Tour d'angle Sud-Est (1315-1992)[modifier | modifier le code]

Les tours d'angle du côté ouest n'existaient plus en 1640 sur la gravure Mérian. mais la tour sud-ouest est restée en place, hormis le toit conique qui a été restauré et rehaussé en 1992 par son propriétaire (I.M.H. 1997)

Maison de la "Tichkeva" (1785)[modifier | modifier le code]

Pietà du XVe siècle[modifier | modifier le code]

Mairie-presbytère (XVIIIe siècle)[modifier | modifier le code]

Fontaine du XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Galerie d'images[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]