Arrien-en-Bethmale

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Arrien-en-Bethmale
Arrien-en-Bethmale
Vue générale.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Ariège
Arrondissement Saint-Girons
Intercommunalité Communauté de communes Couserans-Pyrénées
Maire
Mandat
Jean-Pierre Gaston
2020-2026
Code postal 09800
Code commune 09017
Démographie
Gentilé Arrienois
Population
municipale
111 hab. (2019 en augmentation de 2,78 % par rapport à 2013)
Densité 7,6 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 53′ 51″ nord, 1° 02′ 32″ est
Altitude Min. 598 m
Max. 2 085 m
Superficie 14,59 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Saint-Girons
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton du Couserans Ouest
Législatives Première circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Occitanie
Voir sur la carte administrative de Occitanie
City locator 14.svg
Arrien-en-Bethmale
Géolocalisation sur la carte : Ariège
Voir sur la carte topographique de l'Ariège
City locator 14.svg
Arrien-en-Bethmale
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Arrien-en-Bethmale
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Arrien-en-Bethmale

Arrien-en-Bethmale est une commune française située dans le département de l'Ariège, en région Occitanie.

Localisée dans le nord-ouest du département, la commune fait partie, sur le plan historique et culturel, du Couserans, pays aux racines gasconnes structuré par le cours du Salat (affluent de la Garonne). Exposée à un climat de montagne, elle est drainée par le Balamet, le ruisseau d'Astien, le ruisseau de l'Etruc et par divers autres petits cours d'eau. Incluse dans le parc naturel régional des Pyrénées ariégeoises, la commune possède un patrimoine naturel remarquable : un site Natura 2000 (le « massif du mont Valier ») et trois zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

Arrien-en-Bethmale est une commune rurale qui compte 111 habitants en 2019, après avoir connu un pic de population de 551 habitants en 1931. Elle fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Girons. Ses habitants sont appelés les Arrienois ou Arrienoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Représentations cartographiques de la commune
Maki2-town-hall-12.svg Mairie
Carte OpenStreetMap
Carte OpenStreetMap
Carte topographique
Carte topographique
Avec les communes environnantes
Avec les communes environnantes
1 : carte dynamique ; 2 : carte OpenStreetMap ; 3 : carte topographique ; 4 : avec les communes environnantes

La commune d'Arrien-en-Bethmale se trouve dans le département de l'Ariège, en région Occitanie[I 1].

Elle se situe à 47 km à vol d'oiseau de Foix[1], préfecture du département, et à 13 km de Saint-Girons[2], sous-préfecture.

Les communes les plus proches[Note 1] sont[3] : Bordes-Uchentein (0,9 km), Bethmale (1,5 km), Castillon-en-Couserans (2,8 km), Salsein (3,1 km), Sor (3,7 km), Audressein (3,9 km), Cescau (3,9 km).

Sur le plan historique et culturel, Arrien-en-Bethmale fait partie du Couserans, pays aux racines gasconnes structuré par le cours du Salat (affluent de la Garonne), que rien ne prédisposait à rejoindre les anciennes dépendances du comté de Foix[4].

Communes limitrophes d’Arrien-en-Bethmale[5]
Castillon-en-Couserans Moulis
Bordes-Uchentein Arrien-en-Bethmale
Bethmale

La commune d'Arrien-en-Bethmale est située dans les Pyrénées en vallée de Bethmale dans le Castillonnais en Couserans au sud-ouest de Saint-Girons, elle fait partie de la Communauté de communes Couserans-Pyrénées et du parc naturel régional des Pyrénées ariégeoises.

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

La commune d'Arrien-en-Bethmale est composée des villages d'Aret, Arrien, Tournac et Villargein.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune est située dans les Pyrénées, une chaîne montagneuse jeune, érigée durant l'ère tertiaire (il y a 40 millions d'années environ), en même temps que les Alpes. La commune est traversée par la Faille nord-pyrénéenne, qui sépare la Zone axiale pyrénéenne (ZA) ou haute chaîne primaire de la Zone nord-pyrénéenne (ZNP), au nord. Les terrains affleurants sur le territoire communal sont constitués de roches sédimentaires datant du Paléozoïque, une ère géologique qui s'étend de −541 à −252,2 Ma (millions d'années). La structure détaillée des couches affleurantes est décrite dans les feuilles « n°1073 - Aspect » et « n°1074 - Saint-Girons » de la carte géologique harmonisée au 1/50 000ème du département de l'Ariège[6],[7] et leurs notices associées,[8].

La superficie cadastrale de la commune publiée par l’Insee, qui sert de références dans toutes les statistiques, est de 14,59 km2[9],[Note 2]. La superficie géographique, issue de la BD Topo, composante du Référentiel à grande échelle produit par l'IGN, est quant à elle de 14,45 km2[7]. Son relief est particulièrement contrasté puisque la dénivelée maximale atteint 1487 mètres. L'altitude du territoire varie entre 598 m et 2 085 m[12].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Carte en couleur présentant les réseau hydrographique de la commune
Réseaux hydrographique et routier d'Arrien-en-Bethmale.

La commune est drainée par le Balamet, le ruisseau d'Astien, le ruisseau de l'Etruc, le Clot, le ruisseau de Courneillère, le ruisseau de Gerbat, le ruisseau de la Lée, le ruisseau de Léaude, le ruisseau de Peyrequé, le ruisseau de Ribes, le ruisseau d'Escalère et par divers petits cours d'eau, constituant un réseau hydrographique de 19 km de longueur totale[13],[14].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat semi-continental », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[15]. En 2020, la commune ressort du type « climat de montagne » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Pour ce type de climat, la température décroît rapidement en fonction de l'altitude. On observe une nébulosité minimale en hiver et maximale en été. Les vents et les précipitations varient notablement selon le lieu[16]. À l'ouest du département, le climat océanique, avec ses entrées d’air atlantique, apporte des perturbations qui arrosent les reliefs[17].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[Note 3]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après[15].

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000

  • Moyenne annuelle de température : 11,4 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 6,7 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 5,6 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 4] : 15,1 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 1 162 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 10,2 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 7,7 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[19] complétée par des études régionales[20],[21] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Augirein », sur la commune d'Augirein, mise en service en 1990[22] et qui se trouve à 11 km à vol d'oiseau[23],[Note 5], où la température moyenne annuelle est de 11,5 °C et la hauteur de précipitations de 1 188,8 mm pour la période 1981-2010[24]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Saint-Girons », sur la commune de Lorp-Sentaraille, mise en service en 1949 et à 13 km[25], la température moyenne annuelle évolue de 12,2 °C pour la période 1971-2000[26], à 12,3 °C pour 1981-2010[27], puis à 12,7 °C pour 1991-2020[28].

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Espaces protégés[modifier | modifier le code]

La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[29],[30].

La commune fait partie du parc naturel régional des Pyrénées ariégeoises, créé en 2009 et d'une superficie de 245 973 ha, qui s'étend sur 138 communes du département. Ce territoire unit les plus hauts sommets aux frontières de l’Andorre et de l’Espagne (la Pique d’Estats, le Mont Valier, etc) et les plus hautes vallées des avants-monts, jusqu’aux plissements du Plantaurel[31].

Réseau Natura 2000[modifier | modifier le code]

Sites Natura 2000 sur le territoire communal.

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des directives habitats et oiseaux, constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS)[Note 6]. Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la directive oiseaux : le « massif du mont Valier »[33], d'une superficie de 15 616 ha, hébergeant une avifaune de montagne diversifiée, avec, parmi les passereaux le Merle à plastron, le Tichodrome échelette et le Monticole de roche. Neuf espèces de l'annexe I sont données nicheuses dans la ZPS, parmi lesquelles : Gypaète barbu, Aigle royal, Faucon pèlerin, Grand Tétras, Lagopède alpin, Perdrix grise sous-espèce hispaniensis[34].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Une ZNIEFF de type 1[Note 7] est recensée sur la commune[35] : le « massif du Bouireix et montagnes de Sourroque » (13 572 ha), couvrant 14 communes du département[36] et deux ZNIEFF de type 2[Note 8],[35] :

  • le « massif du Mont Valier » (0 ha), couvrant 9 communes du département[37] ;
  • les « massifs du mont Valier, du Bouirex et montagnes de Sourroque » (32 357 ha), couvrant 18 communes du département[38].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Arrien-en-Bethmale est une commune rurale[Note 9],[39]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[I 2],[40].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Girons, dont elle est une commune de la couronne[Note 10]. Cette aire, qui regroupe 70 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[I 3],[I 4].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (85,2 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (85,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (49,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (35,9 %), prairies (14,7 %), zones urbanisées (0,1 %)[41].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Habitat et logement[modifier | modifier le code]

En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 204, alors qu'il était de 206 en 2013 et de 195 en 2008[I 5].

Parmi ces logements, 30,9 % étaient des résidences principales, 64,7 % des résidences secondaires et 4,4 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 96,1 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 3,9 % des appartements[I 5].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Arrien-en-Bethmale en 2018 en comparaison avec celle de l'Ariège et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (64,7 %) supérieure à celle du département (24,6 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 77,8 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (73,3 % en 2013), contre 66,3 % pour l'Ariège et 57,5 % pour la France entière[I 6].

Le logement à Arrien-en-Bethmale en 2018.
Typologie Arrien-en-Bethmale[I 5] Ariège[I 7] France entière[I 8]
Résidences principales (en %) 30,9 65,7 82,1
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 64,7 24,6 9,7
Logements vacants (en %) 4,4 9,7 8,2

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune d'Arrien-en-Bethmale est vulnérable à différents aléas naturels : inondations, climatiques (grand froid ou canicule), feux de forêts, mouvements de terrains, avalanche et séisme (sismicité modérée). Il est également exposé à un risque particulier, le risque radon[42],[43].

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Zonage de l'aléa retrait-gonflement des argiles sur la commune d'Arrien-en-Bethmale.

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par crue torrentielle d'un cours d'eau, ou ruissellement d'un versant[44].

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont soit des chutes de blocs, soit des glissements de terrains, soit des mouvements liés au retrait-gonflement des argiles. Près de 50 % de la superficie du département est concernée par l'aléa retrait-gonflement des argiles, dont la commune d'Arrien-en-Bethmale[45]. L'inventaire national des cavités souterraines permet par ailleurs de localiser celles situées sur la commune[46].

Risque particulier[modifier | modifier le code]

Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Toutes les communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. Selon la classification de 2018, la commune d'Arrien-en-Bethmale est classée en zone 3, à savoir zone à potentiel radon significatif[47].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Cette commune s'est créée le , en se séparant de la commune de Bethmale actuelle.

Arrien-en-Bethmale possède une histoire fort ancienne, comme le prouve la découverte d'une inscription funéraire datant probablement du Ier siècle.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

La commune d'Arrien-en-Bethmale est membre de la communauté de communes Couserans-Pyrénées[I 9], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Saint-Lizier. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[48].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Saint-Girons, au département de l'Ariège, en tant que circonscription administrative de l'État, et à la région Occitanie[I 9].

Sur le plan électoral, elle dépend du canton du Couserans Ouest pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[I 9], et de la première circonscription de l'Ariège pour les élections législatives, depuis le redécoupage électoral de 1986[49].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
avant 1981 ? Roger Pons DVG  
mars 2001 2008 Robert Soubie    
mars 2008 mai 2020 Gérard Pons[50]   Agriculteur exploitant
mai 2020 En cours Jean-Pierre Gaston[51]   Ingénieur ou Cadre technique d'entreprise
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1931. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[52]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[53].

En 2019, la commune comptait 111 habitants[Note 11], en augmentation de 2,78 % par rapport à 2013 (Ariège : +0,39 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990
5514303582732421861438989
1999 2006 2008 2013 2018 2019 - - -
110103101108111111---
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[54] puis Insee à partir de 2006[55].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Taux de chômage
Division 2008 2013 2018
Commune[I 10] 9,3 % 7 % 9,4 %
Département[I 11] 8,9 % 11,1 % 11,2 %
France entière[I 12] 8,3 % 10 % 10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 64 personnes, parmi lesquelles on compte 73,4 % d'actifs (64,1 % ayant un emploi et 9,4 % de chômeurs) et 26,6 % d'inactifs[Note 12],[I 10]. En 2018, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui de la France et du département, alors qu'en 2008 la situation était inverse.

La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction de Saint-Girons, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle[Carte 2],[I 13]. Elle compte 17 emplois en 2018, contre 12 en 2013 et 13 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 41, soit un indicateur de concentration d'emploi de 40,9 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 47,1 %[I 14].

Sur ces 41 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 13 travaillent dans la commune, soit 32 % des habitants[I 15]. Pour se rendre au travail, 80,5 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 9,7 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 9,8 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 16].

Activités hors agriculture[modifier | modifier le code]

11 établissements[Note 13] sont implantés à Arrien-en-Bethmale au [I 17]. Le secteur de la construction est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 45,5 % du nombre total d'établissements de la commune (5 sur les 11 entreprises implantées à Arrien-en-Bethmale), contre 14,2 % au niveau départemental[I 18].

  • Restaurant réputé "L'auberge de la Core" à Arrien.
  • Pascal Jusot, sabotier de bois[56] à Aret depuis 1984, le dernier en Occitanie et le seul capable de produire les emblématiques sabots de Bethmale dont la forme est préparée en forêt sur l'arbre.

Agriculture[modifier | modifier le code]

1988 2000 2010
Exploitations 7 2 2
Superficie agricole utilisée (ha) 181 148 240

La commune fait partie de la petite région agricole dénommée « Région pyrénéenne »[57]. En 2010, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 14] sur la commune est l'élevage d'herbivores hors bovins, caprins et porcins[58]. Deux exploitations agricoles ayant leur siège dans la commune sont dénombrées lors du recensement agricole[Note 15] de 2010 (sept en 1988). La superficie agricole utilisée est de 240 ha[58].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château de Bramevaque, dont il ne subsiste que des vestiges et une légende, fut décrit par l'abbé David Cau-Durban (1844-1908), curé de Bordes-sur-Lez et archéologue-historien[60], dans un texte de 1887 sur "La Vallée de Bethmale".

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Sylviane Selma, sculptures[61].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Les distances sont mesurées entre chef-lieux de communes à vol d'oiseau.
  2. La superficie publiée par l’Insee est la superficie évaluée en 1975 par le service du cadastre de la Direction Générale des Impôts, corrigée des modifications communales intervenues depuis 1975. Elle comprend toutes les surfaces du domaine public et privé, cadastrées ou non cadastrées, à l'exception des lacs, étangs et glaciers de plus d'un kilomètre carré ainsi que des estuaires et ne correspond pas obligatoirement à la surface géographique[10],[11]
  3. Les normales servent à représenter le climat dans lequel nous vivons. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[18].
  4. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  5. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  6. Dans les sites Natura 2000, les États membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[32].
  7. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  8. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  9. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  10. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  11. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  12. Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
  13. L'établissement, au sens de l’Insee, est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services.
  14. L'orientation technico-économique est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
  15. Le recensement agricole est une opération décennale européenne et obligatoire qui a pour objectif d'actualiser les données sur l'agriculture française et de mesurer son poids dans l'agriculture européenne[59].
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le )
  2. Agence nationale de la cohésion des territoires, « Carte de la commune dans le zonage des aires d'attraction de villes. », sur l'observatoire des territoires (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

Site de l'Insee[modifier | modifier le code]

  1. « Métadonnées de la commune d'Arrien-en-Bethmale » (consulté le ).
  2. « Commune urbaine-définition » (consulté le ).
  3. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », (consulté le ).
  4. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », (consulté le ).
  5. a b et c « Chiffres-clés - Logement en 2018 à Arrien-en-Bethmale - Section LOG T2 » (consulté le ).
  6. « Chiffres-clés - Logement en 2018 à Arrien-en-Bethmale - Section LOG T7 » (consulté le ).
  7. « Chiffres clés - Logement en 2018 dans l'Ariège - Section LOG T2 » (consulté le ).
  8. « Chiffres clés - Logement en 2018 dans la France entière - Section LOG T2 » (consulté le ).
  9. a b et c « Code officiel géographique- Rattachements de la commune d'Arrien-en-Bethmale » (consulté le ).
  10. a et b « Emp T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2018 à Arrien-en-Bethmale » (consulté le ).
  11. « Emp T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2018 en Ariège » (consulté le ).
  12. « Emp T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2018 dans la France entière » (consulté le ).
  13. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur site de l'Insee (consulté le ).
  14. « Emp T5 - Emploi et activité en 2018 à Arrien-en-Bethmale » (consulté le ).
  15. « ACT T4 - Lieu de travail des actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi qui résident dans la commune en 2018 » (consulté le ).
  16. « ACT G2 - Part des moyens de transport utilisés pour se rendre au travail en 2018 » (consulté le ).
  17. « DEN T5 - Nombre d'établissements par secteur d'activité au 31 décembre 2019 à Arrien-en-Bethmale » (consulté le ).
  18. « DEN T5 - Nombre d'établissements par secteur d'activité au 31 décembre 2019 en Ariège » (consulté le ).

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. Stephan Georg, « Distance entre Arrien-en-Bethmale et Foix », sur https://fr.distance.to (consulté le ).
  2. Stephan Georg, « Distance entre Arrien-en-Bethmale et Saint-Girons », sur https://fr.distance.to (consulté le ).
  3. « Communes les plus proches d'Arrien-en-Bethmale », sur www.villorama.com (consulté le ).
  4. Frédéric Zégierman, Le guide des pays de France - Sud, Paris, Fayard, (ISBN 2-213-59961-0), p. 300-301.
  5. Carte IGN sous Géoportail
  6. « Carte géologique d'Arrien-en-Bethmale » sur Géoportail (consulté le 22 avril 2022).
  7. a et b « Caractéristiques géologiques et hydrogéologiques de la commune d'Arrien-en-Bethmale », sur le Système d’information pour la gestion des eaux souterraines (SIGES) en Occitanie (consulté le )
  8. « Notice associée à la feuille n°1074 - Saint-Girons de la carte géologique harmonisée au 1/50 000ème de la France métropolitaine », sur Infoterre, le site du BRGM (consulté le )
  9. Insee, « Comparateur de territoire - Commune d'Arrien-en-Bethmale », sur le site de l'Insee (consulté le )
  10. Agence nationale de la cohésion des territoires, « Indicateurs en données ouvertes (superficie) », sur l'Observatoire des territoires (consulté le )
  11. Agence nationale de la cohésion des territoires, « Répertoire géographique des communes d'Île-de-France - définition de certains champs (dont la superficie) », sur data.iledefrance.fr (consulté le )
  12. Source : Répertoire géographique des communes (RGC) 2015. En 2016, le RGC a été remplacé par la base Admin Express qui ne comporte plus que l'altitude moyenne de la commune, les altitudes minimale et maximale pouvant être trouvées par un système d'information géographique.
  13. « Fiche communale d'Arrien-en-Bethmale », sur le système d'information pour la gestion des eaux souterraines en Occitanie (consulté le )
  14. « Carte hydrographique d'Arrien-en-Bethmale » sur Géoportail (consulté le 26 octobre 2021).
  15. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  16. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  17. [PDF]« Plan Local d’Urbanisme d’Allières – Rapport de présentation », sur wxs-gpu.mongeoportail.ign.fr, (consulté le ), p. 125
  18. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021
  19. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  20. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (oracle) Occitanie », sur occitanie.chambre-agriculture.fr, (consulté le )
  21. [PDF]« Le changement climatique dans les Pyrénées : impacts, vulnérabilités et adaptation. », sur opcc-ctp.org (consulté le ).
  22. « Station Météo-France Augirein - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  23. « Orthodromie entre Arrien-en-Bethmale et Augirein », sur fr.distance.to (consulté le ).
  24. « Station Météo-France Augirein - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  25. « Orthodromie entre Arrien-en-Bethmale et Lorp-Sentaraille », sur fr.distance.to (consulté le ).
  26. « Station météorologique de Saint-Girons - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  27. « Station météorologique de Saint-Girons - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  28. « Station météorologique de Saint-Girons - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  29. « Les espaces protégés. », sur le site de l'INPN (consulté le )
  30. « Liste des espaces protégés sur la commune », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le )
  31. [PDF]« Le Parc naturel régional des Pyrénées Ariégeoises - Diagnostic - partie 1. », sur https://www.parc-pyrenees-ariegeoises.fr (consulté le )
  32. Réseau européen Natura 2000, Ministère de la transition écologique et solidaire
  33. « Liste des zones Natura 2000 de la commune d'Arrien-en-Bethmale », sur le site de l'Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  34. « site Natura 2000 FR7312003 - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le )
  35. a et b « Liste des ZNIEFF de la commune d'Arrien-en-Bethmale », sur le site de l'Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  36. « ZNIEFF le « massif du Bouireix et montagnes de Sourroque » - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  37. « ZNIEFF le « massif du Mont Valier » - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  38. « ZNIEFF les « massifs du mont Valier, du Bouirex et montagnes de Sourroque » - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  39. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  40. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  41. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  42. « Dossier départemental des risques majeurs (DDRM) de l'Ariège » [PDF], sur le site de la préfecture, (consulté le ), chapitre Liste des risques par commune.
  43. « Les risques près de chez moi - commune d'Arrien-en-Bethmale », sur Géorisques (consulté le )
  44. « Dossier départemental des risques majeurs (DDRM) de l'Ariège » [PDF], sur le site de la préfecture, (consulté le ), chapitre Risque inondation.
  45. « Dossier départemental des risques majeurs (DDRM) de l'Ariège » [PDF], sur le site de la préfecture, (consulté le ), chapitre Mouvements de terrain.
  46. « Liste des cavités souterraines localisées sur la commune d'Arrien-en-Bethmale », sur http://www.georisques.gouv.fr/ (consulté le )
  47. « Dossier départemental des risques majeurs (DDRM) de l'Ariège » [PDF], sur le site de la préfecture, (consulté le ), chapitre Risque radon.
  48. « communauté de communes Couserans-Pyrénées - fiche descriptive au  », sur la Base nationale sur l'intercommunalité (consulté le ).
  49. « Découpage électoral de l'Ariège (avant et après la réforme de 2010) », sur http://www.politiquemania.com/ (consulté le ).
  50. Répertoire national des élus (RNE) - version de juillet 2020, consulté le 3 juillet 2020
  51. « Répertoire national des élus (RNE) - version octobre 2021 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le )
  52. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  53. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  54. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  55. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  56. « La Dépèche du 3 janvier 2018 »
  57. « Les régions agricoles (RA), petites régions agricoles(PRA) - Année de référence : 2017 », sur agreste.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  58. a et b « Fiche de recensement agricole - Exploitations ayant leur siège dans la commune d'Arrien-en-Bethmale - Données générales », sur recensement-agricole.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  59. Présentation des premiers résultats du recensement agricole 2020, Ministère de l’agriculture et de l’alimentation, 10 décembre 2021
  60. « David Cau-Durban », sur Bibliothèque nationale de France
  61. « Sylviane Selma travaille la matière », La Dépêche du midi,‎ (lire en ligne)