Arêtes de poisson

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Arêtes de poisson
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La « colonne vertébrale » supérieure.
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Caractéristiques
Longueur connue
1,4 km
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Les arêtes de poisson, également galeries souterraines de la balme Saint-Clair ou parfois réseau des Fantasques, sont un réseau de galeries souterraines de Lyon composé d'une galerie principale (la « colonne vertébrale ») et de trente-quatre galeries latérales (les « arêtes »), partant du Rhône à la rue Magneval. Une seconde colonne vertébrale est construite à l'aplomb de la première, mais sans desservir les arêtes.

Plus au nord, d'autres galeries appelées les « antennes » (sans galeries latérales, mais avec des salles voûtées) sont reliées aux arêtes de poisson.

Ce réseau souterrain est interdit au public par la ville de Lyon depuis 1989[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Entre le IVe siècle av. J.-C. et le changement d'ère : la construction[modifier | modifier le code]

La construction de ce réseau remonte à l'époque gallo-romaine d'après des datations au carbone 14[2].

Un oubli multiséculaire[modifier | modifier le code]

Les galeries semblent ne jamais avoir servi, car on ne trouve aucune trace d'aménagement dans les maçonneries ou au sol. Aucun texte antique ou médiéval ne semble y faire référence. Les découvertes des XXe et XXIe siècles ne permettent que l'élimination de certaines hypothèses, et la proposition de certaines autres que ce soit pour la fonction d'origine ou de réemploi.

Du XVIIe siècle au XXe siècle : découvertes de portions[modifier | modifier le code]

Une portion des antennes dessinée par Chenavard en 1850.
Une portion des antennes dessinée par Chenavard en 1850.

La première redécouverte des arêtes en 1651 serait due à un fontainier lors du creusement de la galerie d'alimentation de la fontaine de l'hôtel de Ville[2],[3].

En 1846, François Artaud évoque les antennes dans son livre Lyon souterrain, et en 1850, la représentation gravée d'une portion figure dans l'ouvrage d'Antoine-Marie Chenavard intitulé Lyon antique restauré d'après les recherches et documents de F. M. Artaud[4].

Au XXe siècle et XXIe siècle : découverte du réseau[modifier | modifier le code]

En 1941, deux galeries sont endommagées par le percement du premier des tunnels de la Croix-Rousse[5].

En 1950, dans l'arrière-cour du n° 10 de la rue des Fantasques, Amable Audin découvre deux murs antiques et une sépulture de soldat romain avec un riche mobilier et des monnaies datant de la fin du IIe siècle[6].

En 1959, les arêtes sont redécouvertes lors de l’affaissement de la jonction des rues Grognard et des Fantasques[7],[8], ce qui leur vaut parfois le nom de réseau des Fantasques[9]. À partir de 1959, des travaux de confortement y ont lieu[2], les galeries sont bétonnées par endroit, et 4 à 5 m3 d'ossements découverts en 1959 disparaissent[10].

En 1961, un fontis causé par un puits carré permet de découvrir une salle ; l'extraction des déblais permet à la fois de rejoindre une portion connue depuis 1932 et de faire la jonction avec le puits situé au sommet des arêtes rue Magneval[2]. Pendant les travaux de consolidation des galeries, à l'angle de la rue Grognard, est observé un remblai composé de matériaux modernes mêlés à des tessons de céramique et des objets métalliques antiques, dont la moitié d'une couronne de laurier en bronze recouverte de feuilles d'or. Elle est conservée au musée gallo-romain de Lyon-Fourvière et est traditionnellement rattachée aux Victoires ornant l'autel du Sanctuaire fédéral des Trois Gaules[6].

En 1963, les explorations par le service archéologique de Lyon s'intensifient mais semblent s'arrêter en 1968[2].

En 1994, pour le compte de l'association Patrimoine Rhônalpin présidée par Régis Neyret, Jean-Luc Chavent réalise une étude d'aménagement du réseau souterrain[11].

Le 28 septembre 2007, une pétition sur internet est lancée contre le projet de percement d'un deuxième tunnel de la Croix-Rousse à travers ces souterrains. La presse s'en fait l'écho, ainsi que du projet de Jean-Luc Chavent de dépôt de dossier à l'Unesco[12].

En juin et juillet 2008[13], à cause du projet de doublement du tunnel de la Croix-Rousse, un diagnostic d'archéologie préventive est réalisé par le service d'archéologie de la Ville de Lyon en collaboration avec l'Unité Galerie de la Communauté urbaine de Lyon et penche en faveur d'une fonction militaire et d'une datation moderne (XVIe siècle), en lien avec la citadelle de Lyon[2].

En 2011, pour la construction du tunnel nord de la Croix-Rousse, environ 70 m de galeries sont détruites. Une certaine effervescence entoure alors les arêtes de poisson : des écrits de cataphiles, des articles de presse, des reportages télévisées, des conférences soutiennent l'intérêt pour ces souterrains. Des hypothèses alternatives sont émises, la plus médiatisée étant celle de Walid Nazim, qui soutient une datation du XIIIe siècle et une fonction d'entrepôt du trésor des Templiers.

En 2013, l'équipe du service d'archéologie de la ville de Lyon révèle des résultats des datations au carbone 14, qui permettent de trancher en faveur d'une datation antique : entre le IVe siècle av. J.-C. et le changement d'ère[2], mais la fonction reste énigmatique.

Description[modifier | modifier le code]

Creusement de l'extrémité d'une arête à la recherche d'un éventuel double fond.
Situation des galeries sous les pentes de La Croix-Rousse.

La galerie principale mesure 156 mètres de long et se situe 25 m sous la surface ; de celle-ci partent 16 galeries latérales mesurant 30 m chacune, ce qui donne à l'ensemble une forme d'arêtes de poisson. Une seconde galerie se trouve 8 m sous la principale, sans artères latérales. Ces constructions partent du Rhône et s'étendent jusqu'à la rue Magneval[2].

L'accès et la construction des galeries se faisaient par des puits ; ceux-ci servaient également pour l'évacuation de matériaux du creusement[2].

Ce réseau souterrain est composé de galeries d'une longueur totale de 1,4 km : 960 mètres pour les arêtes, 312 m pour les galeries principales, 144 m de galeries supplémentaires placées sous la rive du Rhône ; seize puits menant à ces galeries ont été recensés, ajoutant 480 m de longueur au réseau. Les galeries ont toutes 2,2 m de haut et 1,9 m de large[2].

Le service archéologique de la ville de Lyon a réalisé des plans en trois dimensions du réseau[5].

Interprétations[modifier | modifier le code]

En 1908, Camille Germain de Montauzan cite dans sa thèse sur « Les Aqueducs antiques de Lyon » l'aqueduc de Cordieux qui aurait alimenté l'amphithéâtre des Trois Gaules en passant par la rue des Fantasques et le clos de l’ancien séminaire. Mais il démonte cette hypothèse, comme Alexandre Flachéron avant lui, car son tracé se dirigerait vers le Rhône au lieu de l'amphithéâtre. Il limite l'origine hypothétiquement romaine de ce réseau souterrain à un usage d'égout[14].

En 2008, pour les archéologues du service archéologique de la ville de Lyon « [l]’homogénéité de la maçonnerie comme l’absence de trace de reprise montrent que le réseau en arêtes de poisson forme un ensemble architectural cohérent qui, de la rive du Rhône au plateau de la Croix-Rousse, relève d’une seule et même campagne de construction. Dans l’état actuel de la recherche, tous les éléments concordent pour faire du réseau en arêtes de poisson un accessoire de la citadelle royale de Lyon (citadelle Saint-Sébastien), construite en 1564 sur la plateau de la Croix-Rousse, sur l’ordre de Charles IX et démantelée à la demande et au frais de la Ville en 1585 »[13].

En 2011, le Lyonnais Walid Nazim publie L'énigme des arêtes de poisson : de la Croix-Rousse à Jérusalem, histoire d´un secret millénaire, où il soutient l'hypothèse que ce réseau est un entrepôt du trésor des Templiers[7],[8] construit au XIIIe siècle, lorsque la Croix Rousse appartenait au seigneur de Miribel et grand maître de l’ordre du Temple, Guillaume de Beaujeu. D'après lui, la double voie des Sarrazinières s’étendant jusqu’à Miribel, à 18 kilomètres de Lyon, aurait permis de creuser les arêtes de poisson à l'insu des Lyonnais. On a eu recours à de la pierre du Beaujolais, et non de la pierre d'extraction locale, ce qui laisse supposer un projet de grande envergure, dont les plans ont toutefois été perdus ou détruits[15].

Cependant, les pierres de la maçonnerie, un calcaire beigeâtre à grosses entroques, ne semblent pas provenir des environ de Miribel, mais du village de La Salle, à environ 80 kilomètres au nord de Lyon[2]. De plus, des résultats de datations au carbone 14 réalisées en plusieurs points par deux laboratoires distincts et publiés par le service d'archéologie de la ville de Lyon en 2013 ont révélé une origine antique : « Sur les quatre échantillons analysés, trois datent du changement d'ère et le dernier du IIIe ou IVe siècle av. J.-C.[2] ! ». Des graffitis à consonance latine ont par ailleurs été retrouvés dans le mortier[16]. C'est pourquoi l'hypothèse de Walid Nazim suscite le scepticisme du service archéologique de la ville de Lyon : « Le mystère ouvre la porte à l’imagination, mais pas forcément à la certitude scientifique. Je ne sais pas sur quelles données factuelles s’appuie Walid Nazim. Si je n’adhère pas à sa thèse, elle a le mérite d’être communiquée au public, ce que nous avons sûrement eu tort de ne pas faire assez », déclare la directrice du service archéologique[9].

La datation antique conduit à avancer d'autres théories : lieu de stockage de monnaie pour le Thesaurus de Lyon[16] ou réseau en relation avec le Sanctuaire des Trois Gaules que certaines hypothèses placent au sommet de la colline, là où les souterrains culminent.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Delescluse 2008, p. 32
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l Service archéologique de la Ville de Lyon 2013, p. 43-51
  3. Cependant, l'article de 2013 du Service archéologique évoque la prise de la citadelle de Lyon en 1585 "par une ancienne caverne que peu de gens sçavoyent".
  4. Desbat 2016, p. §35
  5. a et b Dessaint 2010, p. 147
  6. a et b Anne-Catherine Le Mer, Carte archéologique de la Gaule-69/2-Lyon, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, , 885 p. (ISBN 9782877540995), p. 310
  7. a et b « Les arêtes de poisson », sur souterrain-lyon.com (consulté le 10 janvier 2013)
  8. a et b Schittly 2016.
  9. a et b Hemmerich 2017, p. 1
  10. Lamy 2008, p. 1.
  11. Lamy 2007, p. 1
  12. Silvain 2007, p. 1
  13. a et b Service archéologique de la Ville de Lyon, « Tunnel de la Croix-Rousse », sur www.archeologie.lyon.fr, s.d. (consulté le 19 février 2018)
  14. Chapitre 2 - §6, Les Aqueducs antiques de Lyon : étude comparée d'archéologie romaine,  Fac-similé disponible sur Wikisource (Wikisource)
  15. Nartz 2015, p. 1
  16. a et b Fellague 2017, p. 61-62

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Dans l'ordre chronologique :

  • François Artaud, Lyon souterrain, ou Observations archéologiques et géologiques faites dans cette ville depuis 1794 jusqu'en 1836, Lyon, Nigon, coll. « collection des Bibliophiles lyonnais », , 259 p. (lire en ligne)
  • Antoine-Marie Chenavard, Lyon antique restauré d'après les recherches et documents de F.M. Artaud, Lyon, Léon Boitel, .
  • Camille Germain de Montauzan, Les aqueducs antiques de Lyon : étude comparée d'archéologie romaine, Paris, Leroux, 1908, 436 p. (lire en ligne)
  • Jean-Christian Barbier, Voyage au ventre de Lyon, Jacques-Marie Laffont, , 266 p.
  • Jean-Christian Barbier, Les Souterrains de Lyon, Verso, , 221 p. (ISBN 2-903870-72-1)
  • Éric Fuster, Recueil du Lyon souterrain, vol. 1, , 100 p. (ISBN 978-2-952-61990-5)
  • Sandrine Boucher, « Dossier : Lyon sous la terre », Tribune de Lyon,‎ , p. 18-27
  • Pierre Silvain, « Un tunnel peut en casser un autre », 20minutes,‎ (lire en ligne)
  • Documentation Lyon et Rhône-Alpes, « Lyon underground », sur www.linflux.com, Bibliothèque municipale de Lyon, 14 octobre 2007, republié en septembre 2010 et juin 2016 (consulté le 18 février 2018)
  • Guillaume Lamy, « Les souterrains de Lyon menacés par le projet de tunnel », Lyon Capitale,‎ (lire en ligne)
  • Guillaume Lamy, « Ossements humains sous la Croix-Rousse », Lyon Capitale,‎ (ISSN 1259-573X, lire en ligne)
  • Julie Bordet, « Quel trésor se cache sous le sol croix-roussien ? », La ficelle, no 1,‎ , p. 6-9 (ISSN 1252-5405, lire en ligne)
  • Julie Delescluse, De l’exploration urbaine à la construction patrimoniale. Récit d’une mobilisation pour la sauvegarde du réseau souterrain lyonnais des arêtes de poisson, Lyon, Institut d’Etudes Politiques, , 142 p. (lire en ligne)
  • Emmanuel Bernot (dir.), Cyrille Ducourthial et Philippe Dessaint (Rapport de diagnostic d'archéologie préventive RAP-RA_110, code source RAP06314), Rénovation lourde du tunnel de la Croix-Rousse 69001/69004 Lyon : Le réseau souterrain des "arêtes de poisson", vol. 1/2 - Texte, Lyon, Service archéologique de la ville de Lyon, .
  • Philippe Dessaint et Emmanuel Bernot, « Exemple d’application 3D en archéologie préventive : la restitution des galeries souterraines des pentes de la Croix-Rousse à Lyon », dans R. Vergnieux et C. Delevoie, Actes du Colloque Virtual Retrospect 2009, Bordeaux, Ausonius éditions, , 228 p. (ISBN 978-2-35613-034-1, lire en ligne), p. 147-150
  • Walid Nazim, L'énigme des arêtes de poisson : de la Croix-Rousse à Jérusalem, histoire d´un secret millénaire, Lyon, Lyon souterrain, , 350 p. (ISBN 2-9526199-1-3, OCLC 822863188)
  • Emmanuel Bernot, Philippe Dessaint, Cyrille Ducourthial et Stéphane Gaillot, Service archéologique de la Ville de Lyon, « Souterrains de Lyon, dans les galeries de la Croix-Rousse », Archéologia, Éditions Faton, no 506,‎ , p. 42-51 (ISSN 0570-6270)
  • Gregoire Nartz, « Arêtes de Lyon : le mystère persiste », Lyon Capitale,‎ (ISSN 1259-573X, lire en ligne)
  • Georges Combe, Les souterrains du temps [un livre et un film] : Arca Mundi, Lyon, PGA Films, (ISBN 978-2-9552830-0-4, notice BnF no FRBNF44424467, présentation en ligne)
    D'après Djamila Fellague (Les souterrains antiques..., 2017, p. 58), ce film « s'oriente vers des interprétations invraisemblables. Se mêlent des considérations éparses sur la Pythie de Delphes, le Graal, le temple de Jérusalem, l'ordre du Temple, les francs-maçons, la symbolique des nombres, le chamanisme, l'éther des alchimistes, une géométrie sacrée ou encore une pseudo archéoastronomie...».
  • Richard Schittly, « Lyon s’étrangle autour des « arêtes de poisson » », Le Monde - en ligne,‎ (lire en ligne)
  • Margot Hemmerich, « Sous la colline de la Croix-Rousse, le mystère des arêtes de poisson refait surface », Rue89Lyon,‎ 29 mai 2017, actualisé le 28 juin 2017 (lire en ligne)
  • Armand Desbat, « Le sanctuaire des trois Gaules et la question du forum provincial », Revue archéologique de l’Est, vol. 65,‎ 1er novembre 2016, mis en ligne le 10 octobre 2017, p. 303-323 (lire en ligne)
  • Djamila Fellague, « La difficulté de datation des monuments : à propos des monuments de Lugudunum, en particulier ceux considérés comme hadrianiques », Revue archéologique de l’Est, vol. 65,‎ 1er novembre 2016, mis en ligne le 09 octobre 2017, p. 187-214 (lire en ligne)
  • « Le voyage intérieur », Lyon Citoyen, no 155,‎ , p. 31 (lire en ligne [PDF])
  • Djamila Fellague, « Les souterrains antiques de la Croix-Rousse à Lyon : de la quête ésotérique à l'enquête archéologique », Archéologia, no 556,‎ juillet-août 2017, p. 56-62 (ISSN 0570-6270).

Émissions de radio[modifier | modifier le code]

Reportages télévisés[modifier | modifier le code]

  • France 3 Auvergne-Rhône-Alpes, « Lyon : l'énigme des arêtes de poisson », 31 août 2013.
  • France 3 Auvergne-Rhône-Alpes, « À Lyon, un patrimoine méconnu : le mystère des arêtes de poisson », 22 février 2017.[voir en ligne]
  • TF1, « Les arêtes de Lyon, des mystérieuses galeries antiques », 22 janvier 2018, à 20h58.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • « Les Arêtes De Poisson », sur Urbex.Me, (consulté le 13 février 2018)
  • « Les arêtes de poisson », sur souterrain-lyon.com, (consulté le 13 février 2018)
  • Service archéologique de la ville de Lyon, « Tunnel de la Croix-Rousse », sur www.archeologie.lyon.fr, Ville de Lyon (consulté le 19 février 2018)
    Attention, cette page web, dont la date de publication n'est pas mentionnée mais qui reflète une hypothèse de 2008, n'a pas été actualisée malgré la publication par le service archéologie de la Ville de Lyon lui-même en 2013 d' informations et d'interprétations qui la contredisent. Elle est donc en partie obsolète.