Amable Audin

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Amable Audin
Archéologue
Image illustrative de l'article Amable Audin
Naissance
Lyon, Drapeau de la France France
Décès (à 90 ans)
Lyon, Drapeau de la France France
Nationalité française
Découvertes principales Site antique de Lyon : odéon, théâtre et pseudo-sanctuaire de Cybèle.

Amable Audin est un archéologue français né à Lyon le [1] et mort dans la même ville le . Il est l'un des spécialistes du monde gallo-romain de Lugdunum (Lyon).

Biographie[modifier | modifier le code]

Plan relief de Lugdunum, selon les théories d'Amable Audin, exposé au musée gallo-romain de Fourvière

Fils de l'imprimeur Marius Audin[2], et frère de l'éditeur Maurice Audin, il appartient à une très ancienne famille d'humanistes et imprimeurs lyonnais. Se passionnant pour l'archéologie depuis sa jeunesse, il effectue sa première fouille à l'âge de vingt ans.

À partir de 1952, il succède à Pierre Wuilleumier à la direction des fouilles du site archéologique romain de Fourvière et enrichit le patrimoine antique de l'antique ville romaine de Lugdunum (Lyon) de plusieurs monuments majeurs : l'odéon, le théâtre et l'ex-temple de Cybèle, puis l'Amphithéâtre des Trois Gaules. Audin recueille dans ses notes aussi les renseignements archéologiques des multiples découvertes fortuites dans les quartiers de Vaise et du cinquième arrondissement de Lyon. Ses notes et ses plans sont parfois la seule documentation de vestiges ensuite détruits par les travaux urbains. Il en publie en 1956 une synthèse La topographie de Lugdunum, plusieurs fois enrichie et rééditée[3].

Conservateur des collections gallo-romaines de la ville de Lyon, il réussit à convaincre le maire Louis Pradel de la nécessité de construire un musée lyonnais de la civilisation gallo-romaine : le musée gallo-romain de Fourvière voit le jour en 1975, et Amable Audin en est le premier conservateur.

Il fut membre de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon.

Œuvre[modifier | modifier le code]

  • Essai sur la topographie de Lugdunum, Lyon, Institut des études rhodaniennes de l’université de Lyon (dans Revue de géographie de Lyon, Mémoires et Documents, 11), 1956, 175 p. (3e édition augmentée en 1964).
  • Lyon, miroir de Rome dans les Gaules (coll. « Résurrection du passé »), Fayard, 1965, 224 p., ill.
  • Le bifrons à l'argiletum, Lyon, 1971.
  • La conspiration lyonnaise de 1790 et le drame de Poleymieux, Éditions lyonnaises d'art et d'histoire, 1984.
  • Les Fêtes Solaires - Essai sur la religion primitive, Presses Universitaires de France - Collestion Mythes et Religions) 1945

En collaboration[modifier | modifier le code]

  • Avec Paul-Louis Couchoud : L'ascia : instrument et symbole de l'inhumation, Paris, Presses universitaires de France, 1952.

Anecdote[modifier | modifier le code]

Amable et Maurice Audin partageaient un même bureau, et Amable s'occupait parfois d'édition comme Maurice d'archéologie.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Archives municipales numérisées de l'état civil de Lyon, acte de naissance no 3/1899/1203, date et lieu du décès mentionnés en marge de l’acte (consulté le 11 février 2013)
  2. Anne-Catherine Le Mer et Claire Chomer, Académie des inscriptions et belles-lettres, Carte archéologique de la Gaule 69/2 : Lyon, Paris, Éditions de la Maison des sciences de l'homme, , 1e éd., 884 p. (ISBN 978-2-87754-099-5), p. 118.
  3. Anne-Catherine Le Mer et Claire Chomer, Académie des inscriptions et belles-lettres, Carte archéologique de la Gaule 69/2 : Lyon, Paris, Éditions de la Maison des sciences de l'homme, , 1e éd., 884 p. (ISBN 978-2-87754-099-5), p. 121-122.

Liens externes[modifier | modifier le code]