Bataille des Thermopyles (191 av. J.-C.)
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| Date | 191 av. J.-C. |
|---|---|
| Lieu | Thermopyles |
| Issue | Victoire romaine |
| République romaine | Séleucides |
| Manius Acilius Glabrio | Antiochos III |
| 22 000 hommes quelques éléphants de guerre |
10 500 hommes ainsi que des alliés de la ligue étolienne et quelques éléphants de guerre |
| relativement faibles (selon les analyses partisanes d'auteurs romains) | 10 000 morts et prisonniers |
Batailles
Thermopyles - Magnésie du Sipyle| Coordonnées | 38° 48′ Nord 22° 32′ Est / 38.8, 22.5333 | |
|---|---|---|
La bataille des Thermopyles (à ne pas confondre avec la célèbre bataille homonyme livrée pendant les guerres médiques) fut livrée en 191 av. J.-C. entre une armée romaine commandée par le consul Manius Acilius Glabrio et l'armée de type macédonien de l'Empire Séleucide conduite par le roi Antiochos III. Les Romains furent victorieux et Antiochos fut forcé de fuir la Grèce.
Histoire[modifier | modifier le code]
Antiochos III, avec une petite armée ainsi que ses alliés de la ligue étolienne combattait les Macédoniens, alliés des Romains, lorsque l'arrivée de l'armée de Manius Acilius Glabrio l'obligea à se replier dans les Thermopyles, lieu d'un célèbre combat en 480 av. J.C. Antiochos III dispose une longue ligne de phalangistes pour bloquer le défilé, ses tirailleurs de l'aile droite sont positionnés sur le début de la pente de la montagne ainsi qu'une quinzaine d'éléphants et quelques hoplites légers mercenaires à gauche. Il positionne de maigres troupes pour défendre le chemin contournant les Thermopyles. Les troupes romaines sont positionnées en 5 lignes : les vélites, les hastati, les principes, les triarii puis les cavaliers.
Les velites lancent les hostilités mais sont décimés par des unités d'archers séleucides. Les hastati lancent alors la charge sur ces troupes légères qui se replient derrière la phalange séleucide, et entrent finalement en contact avec les piquiers adverses. Harcelés par les tirailleurs du flanc droit, les hastati subissent des pertes très importantes face aux impénétrables murs de sarisses que présentent les phalanges séleucides. Mais le consul romain Manius Acilius Glabrio, qui connaissait l'histoire grecque, s'était souvenu de l'existence du sentier d'Anopée que les Perses avaient emprunté pour prendre à revers les Spartiates par le passé. L'unité romaine, dirigée par Caton l'Ancien, qu'il avait envoyé en reconnaissance de ce côté, rencontra un poste avancé qu'Antiochos avait disposé pour garder le sentier, et dispersa le petit contingent d'Étoliens qui le constituait.
Pendant ce temps, les principes viennent en masse au secours des hastati, qui ont subi des pertes considérables tandis que la ligne séleucide n'en a subi pratiquement aucune. Mais voyant que Caton l'Ancien et son contingent de 2000 vétérans a percé la défense éolienne et s’apprête à les prendre à revers, les Seleucides tentent alors de précipiter la fin du combat et d'éviter l'encerclement. Les tirailleurs postés sur la colline à droite du flanc séleucide tentent de prendre à revers les principes en très grande difficulté face aux terribles phalanges qui enfoncent le dispositif romain, et les troupes légères placées derrière les phalanges sont envoyées face à Caton pour ralentir le processus d'encerclement. Mais les troupes légères séleucides sont rapidement mises en fuite, et Caton charge l'arrière des phalanges, qui ne parviennent pas à se retourner et sont massacrées. Antiochos, lui-même blessé à la tête par un tir de fronde, n'eut d'autre choix que de battre en retraite vers l'Eubée avec ce qui restait de son armée (principalement de la cavalerie) et d'embarquer pour Éphèse alors que ses alliés de la ligue étolienne se soumettaient aux Romains.
Cette bataille n'a été contée que par des historiens romains qui exagèrent énormément les chiffres de la bataille, qui n'ont sans doute pas été aussi cléments pour les soldats romains que Tite-Live, notamment, le laisse croire.