Antiochos II

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Antiochos II Théos
Illustration.
Monnaie à l'effigie d'Antiochos II avec au revers l'inscription en grec : ΒΑΣΙΛΕΩΣ ΑΝΤΙΟΧΟΥ (« du roi Antiochos »).
Titre
Roi séleucide
261246 av. J.-C.
Prédécesseur Antiochos Ier
Successeur Séleucos II
Biographie
Dynastie Dynastie séleucide
Date de naissance v. 287
Date de décès 246
Lieu de décès Éphèse
Père Antiochos Ier
Mère Stratonice Ire
Conjoint Laodicé Ire
Bérénice Syra
Enfants Séleucos II
Antiochos Hiérax
Laodicé A
Un fils de Bérénice Syra tué avec sa mère en 246)

Antiochos II Théos (« Dieu »), en grec ancien Ἀντίοχος Β΄ ὁ Θεός / Antíochos II ho Theós, né vers 287, mort en 246 av. J.-C., est le troisième souverain de la dynastie des Séleucides. Il a régné de 261 à 246.

Biographie[modifier | modifier le code]

Plus jeune fils d'Antiochos Ier et de Stratonice Ire, il lui succède en 261 av. J.-C. Il est associé au pouvoir royal dès 268, en remplacement de son frère aîné Séleucos, au terme d'une crise dynastique dont les circonstances ne sont pas connues[1]. Dès le début de son règne, il entre en conflit avec l'Égypte ptolémaïque. Cette deuxième guerre de Syrie est méconnue. Antiochos profite sans doute de la rébellion du fils aîné de Ptolémée II pour reconquérir l’Ionie. Il se serait également allié avec Antigone II Gonatas qui défait la flotte ptolémaïque lors de la bataille de Cos vers 258.

Le souverain reçoit son épithète de « Théos » en tuant le tyran de Milet Timarque et en rendant leurs libertés civiles aux cités grecques d'Asie Mineure. Le conflit se conclut vers 253 par des gains territoriaux en Ionie et en Cilicie. Pour sceller la paix, Antiochos épouse la fille de Ptolémée II, Bérénice Syra, richement dotée. Contrairement à ce qui est souvent écrit, rien ne prouve qu'il ait répudié à cette occasion Laodicé Ire, sa première épouse.

Entre 253 et 246, il mène probablement une expédition en Thrace[2] ; il ne semble pas qu'il soit jamais intervenu dans la partie orientale de son empire, alors que la satrapie de Bactriane s'en détache progressivement[3]. En 246, Antiochos meurt à Éphèse auprès de sa première épouse, après avoir désigné son fils aîné Séleucos II, né de ce premier lit, comme successeur. Selon certaines sources, Laodicé, sa première épouse, l'aurait fait empoisonner afin de favoriser l’accession de Séleucos II au trône, au détriment du fils de Bérénice. Séleucos II lui succède, après une guerre civile.

Il est mentionné dans l'édit n°13 d'Ashoka, avec notamment Antigone II Gonatas et Ptolémée II, comme l'un des bénéficiaires d'une mission de prosélytisme bouddhiste, envoyée par l'empereur Ashoka de la dynastie Maurya[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Will 2003, tome 1, p. 150-151.
  2. Dr. Jordan Iliev. "The Campaign of Antiochus II Theos in Thrace" - History Studies. International Journal of History, 2013, 5/1, pp. 211-222.
  3. On le sait grâce à l'étude des pièces de monnaies. L'indépendance de la satrapie de Parthie semble plutôt avoir eu lieu pendant le règne de son successeur.
  4. Édits d'Ashoka (en langue gandhari), n°13, paragraphe 9. Il n'existe aucune mention de cet événement dans les sources occidentales.

Bibliographie[modifier | modifier le code]