Fishbach

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Fishbach
Nom de naissance Flora Fischbach
Naissance (25 ans)
Dieppe
Activité principale Auteure-compositrice-interprète
Genre musical Chanson française, synthpop, pop rock, electro-pop
Années actives Depuis 2010
Labels label Entreprise

Fishbach, de son nom d'état-civil Flora Fischbach, née le 25 septembre 1991 à Dieppe, est une chanteuse française, entre rock, synthpop et variété. Elle s'est imposée notamment aux Transmusicales de Rennes.

Biographie[modifier | modifier le code]

Elle est née à Dieppe, en Seine Maritime, le , mais garde un lien fort avec les Ardennes, plus particulièrement Charleville-Mézières, où elle a grandi et d’où sont originaires ses parents, un père routier et d'une mère aide-soignante[1]. Elle aime son nom, Fischbach, qui en allemand signifie " la rivière aux poissons ». « Fischbach c’est mon nom de famille, je suis fière d’être une Fischbach [...] Je vais à contre-courant en revenant aux origines, en composant la musique que mes parents auraient pu écouter il y a quelques années »[2]. À 15 ans, elle quitte l'école sans avoir le bac. Elle devient vendeuse de chaussures dans un magasin de la cité carolomacérienne, et enchaîne ensuite les petits boulots, y compris photographe de sports ou guide au château de Vincennes[3].

Elle vient à la musique et passe derrière le micro par une rencontre avec un musicien metal, à Reims, et découvre cette activité par le duo constitué avec lui, Most Agadn’t[4] : « J’ai appris à chanter fort avec mon premier groupe, un duo très rock où il fallait que je m’impose face au déluge électrique »[5]. Elle multiplie, depuis les années 2010, les spectacles en solo, à Reims, Paris ou Rennes, et choisit comme nom de scène Fishbach : « Le projet s’appelle Fishbach et non Flora Fischbach parce que j’ai voulu séparer la scène et la vie. Sur scène, c’est seulement une partie de moi. Fishbach, c’est mon côté obscur. »[3].

En novembre 2015, elle est remarquée au festival les inRocKs[6]. Mi-2016, elle se voit décerner le prix du Printemps de Bourges par un jury présidé par Nili Hadida, chanteuse du groupe Lilly Wood and the Prick[7]. Fin 2016, elle est retenue comme artiste en résidence aux Transmusicales de Rennes, une résidence suivie de cinq soirs de représentations pendant le festival, une opportunité dont ont bénéficié dans le passé des musiciens au parcours aussi remarqué que Stromae ou Jeanne Added[3]. Elle surprend et séduit un public qui souvent la découvre, dans la salle de l'Aire libre[5],[8],[9]. Elle y est accompagnée d'Alexandre Bourit, aux machines, claviers, et guitare, de Nicolas Lockhart aux claviers, et de Michelle Blades à la basse, et a préparé son spectacle avec un scénographe, Frédéric Piauly. Un critique musical lui prête « l’autorité singulière d’une Catherine Ringer, l’étrange onirisme d’un Christophe, une authenticité et une ferveur qui transcendent des titres tels Mortel, Nightbird, Ma voie lactée ou Y crois-tu »[5].

Style musical[modifier | modifier le code]

Ses repères musicaux sont la musique que ses parents écoutaient pour faire la fête dans les années 1990, les tubes des années 1980, et les compositions de ses amis. Elle a fait quelques reprises, notamment Babouche de Salim Halali et Nightbird de Bernard Lavilliers. Jean-Daniel Beauvallet écrit à son propos : « Rugueuse, violentée, noircie au vice et au mauvais sang, l'électro-pop de Fishbach rappelle que les Fluo Kids ne sont plus d’actualité : impression d’entendre The xx branché sur 480v, de découvrir une version carbonisée, irradiée de Lio. »[10]. Sa voix est quelquefois comparée à celle de Desireless[11].

Un EP sort en novembre 2015. Un album est publié en 2017 sur le label Entreprise, avec le concours de Stephane 'Alf' Briat, ingénieur du son de Phoenix[12].

Discographie[modifier | modifier le code]

  • 2015 : Fishbach, EP
  • 2017 : À ta merci

Références[modifier | modifier le code]

  1. Victor Hache, « Fishbach, irrésistible ovni de l’électro-pop », L'Humanité,‎ (lire en ligne)
  2. « Fishbach. On va vibrer », Manifesto XXI,‎ (lire en ligne)
  3. a, b et c Faustine Kopiejwski, « Fishbach: votre nouvelle chanteuse préférée vient de Charleville-Mézières », Cheek Magazine,‎ (lire en ligne)
  4. « Fishbach, la Carolomacérienne que tout le monde s’arrache », Les Musicovores,‎ (lire en ligne)
  5. a, b et c Stéphane Davet, « Trans Musicales 2016 : Fishbach, bonne pêche », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  6. Gilles Médioni, « Flora Fishbach: mention très bien », L’Express,‎ (lire en ligne)
  7. Rédaction du journal et AFP, « Fréquentation exceptionnelle pour la 40e édition du Printemps de Bourges », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  8. Yann Bertrand, « Fishbach, la variété est un joli défaut », France Info,‎ (lire en ligne)
  9. Charline Lecarpentier, « Fishbach, cinq jours de rage à Rennes », Libération,‎ (lire en ligne)
  10. Jean-Daniel Beauvallet, « Fishbach, le petit monstre de l’electro-pop française », Les Inrocks,‎ (lire en ligne)
  11. Pascaline Potdevin, « Fishbach, Bagarre, Salut C'est Cool : quand les zinzins attaquent la pop », Grazia,‎ (lire en ligne)
  12. Abigaïl Aïnouz, « Découverte du lab #126 : Fishbach », Les Inrocks,‎ (lire en ligne)

Lien externe[modifier | modifier le code]