Les Gens qui doutent
| Sortie | 1977 |
|---|---|
| Durée | 2 min 50 s |
| Genre | Chanson française |
| Auteur-compositeur | Anne Sylvestre |
| Label | Anne Sylvestre |
Pistes de Comment je m'appelle
Les Gens qui doutent est une chanson d'Anne Sylvestre parue en 1977 dans l'album Comment je m'appelle.
Historique
[modifier | modifier le code]Les Gens qui doutent sort dans l'album Comment je m'appelle en 1977. La chanson est diffusée à la télévision le de la même année, dans l'émission Numéro un : Georges Brassens sur Antenne 2[1],[2].
Thématique
[modifier | modifier le code]Anne Sylvestre s'est exprimée sur l'origine de cette chanson : « Elle est née parce que je me trouvais aux prises avec des gens qui étaient remplis de certitudes et qui me cassaient les pieds. On continue sans cesse de me parler de cette chanson. Je n'aurais jamais imaginé qu'il y avait autant de personnes qui doutaient. J'aime bien faire des chansons pour rassurer les gens, les consoler[3]. »
La chanson rend hommage aux personnes qui hésitent, prennent le temps de réfléchir et de se remettre en cause, et qui « passent pour des cons ». Elle leur reconnaît le mérite de s'opposer au confort des certitudes. Elle critique aussi ceux qui préfèrent la brutalité et récoltent les lauriers aux yeux du monde. « Les Gens qui doutent est dédiée aux discrets, aux laissés pour compte, aux oubliés de la grande et de la petite histoire, à ceux qui rasent les murs[4] ». « Anne Sylvestre envoie ici valser les détenteurs de certitude et ce monde qui prône la performance en révérant les seconds couteaux et discrets[5]. »
Réception
[modifier | modifier le code]Anne Sylvestre explique qu'elle a rarement interprété cette chanson dans les médias à l'époque de sa sortie : « Quand j’ai voulu chanter Les Gens qui doutent, on me l’a déconseillé parce qu’il y avait des gros mots dedans[6] ». Par la suite, la chanson est devenue son titre le plus écouté, le plus souvent repris et chroniqué, jusqu'à provoquer l'irritation de son autrice face à cet engouement susceptible d'occulter le reste de son répertoire[7].
Outre les nombreuses reprises qu'elle inspire, la chanson donne son nom à plusieurs projets culturels : podcast de Fanny Ruwet[8], ouvrage de poésies et dessins d'Olivier Barbarant et Magali Dulain (éditions Les Venterniers, )[9], librairie-café à Limoges[10]...
Reprises
[modifier | modifier le code]Elle a été reprise en concert par Vincent Delerm, Jeanne Cherhal et Albin de la Simone, version sortie dans l'album Favourite Songs (2007)[11]. Depuis, Vincent Delerm l'a interprétée régulièrement sur scène et une fois à la télé. Jeanne Cherhal la reprend occasionnellement à la radio[12].
Jorane la reprend également dans son album Une sorcière comme les autres (Mis, 2011), ainsi que Môrice Bénin, Christiane Stéfanski, Amélie-les-Crayons, Coline Rio, Cyril Mokaiesh, Barcella, Juliette Magnevasoa[13] ou encore Delphine Horvilleur dans une adaptation en hébreu.
Elle est aussi interprétée par Ben Mazué en concert et à la radio depuis 2012[14].
Elle fait partie de la bande originale des films Plaire, aimer et courir vite, de Christophe Honoré (sélection officielle du Festival de Cannes 2018), Les Graines que l'on sème, de Nathan Nicholovitch (2020), Un autre monde, de Stéphane Brizé (2021)...
On la retrouve également dans le court-métrage Camille sans contact de Paul Nouhet (sélection officielle du Festival de Cannes 2020 avec l'actrice Lou Gala dans le rôle titre, qui interprète également cette chanson, ainsi que dans les épisodes 5 et 8 de la série de Noé Debré et Benjamin Charbit Le Sens des choses diffusée en 2025 sur MaxTV[15].
Elle figure aussi dans le deuxième seul en scène d'Alex Lutz créé en 2018 [16].
Plusieurs artistes la reprennent lors de programmes télévisés, parmi lesquels : Vernis Rouge et Clément Serra dans l'émission The Voice du [17] ; Miki, nom de scène de Mikaela Helena Duplay, à Taratata, diffusée le [18].
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Anne Sylvestre "Les Gens qui doutent", INA.
- ↑ « Numéro 1: Georges Brassens : Emission TV, première diffusion le 19/11/1977 / Maritie et Gilbert Carpentier, concepteurs », sur Philharmonie de Paris
- ↑ Patrice Demailly, « Anne Sylvestre, art majeur », RFI, 6 octobre 2017.
- ↑ Sophie Delassein, « "Comment je m'appelle ?", l'époque en fuite d'Anne Sylvestre », Le Nouvel Observateur, 2 août 2013.
- ↑ Patrice Demailly, « Anne Sylvestre, 60 ans d’avant-garde », Libération, 29 septembre 2017.
- ↑ Cécile Prévost-Thomas, Anne Sylvestre, sorcière, comme les autres…, Travail, Genre et Sociétés no23, 2010.
- ↑ « "Les gens qui doutent" : quand Anne Sylvestre raconte sa chanson », sur France Inter, .
- ↑ « Podcast Les gens qui doutent », sur Podcast.fr (consulté le ).
- ↑ « Les Gens qui doutent », sur Librairie Albin Michel (consulté le ).
- ↑ « Un certain bien être dans la librairie-café Les Gens qui doutent de Limoges », sur Radio France Ici (consulté le ).
- ↑ Jean-Marie Wynants, Le petit moment qui fait du bien: un peu de doute dans un déferlement d’affirmations, lesoir.be, 17 mars 2021
- ↑ Edouard Baer, « Les gens qui donnent », sur France Inter, .
- ↑ Alexandra Turcat, « Juliette Magnevasoa réenchante Les gens qui doutent, d'Anne Sylvestre », sur Su-Ouest, .
- ↑ Les Gens qui doutent, site officiel de Ben Mazué.
- ↑ Émilie Gavoille, « Quand “Le Sens des choses” rend hommage à Anne Sylvestre et aux “Gens qui doutent”! », sur Télérama, .
- ↑ Sylvain Merle, « Olympia : Alex Lutz, c’est fou ! », sur Le Parisien, .
- ↑ [vidéo] « Anne Sylvestre - Les gens qui doutent - Vernis Rouge et Clément Serra - The Voice 2024 »
- ↑ france.tv - Taratata, le 19.12.2025