Julia Daudet

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Julia Daudet
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Madame Alphonse Daudet (1876) par Auguste Renoir.
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 95 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nom de naissance
Julia AllardVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Père
Jules Allard (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Léonide Allard (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Léon Allard (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Enfants
Autres informations
Distinction
signature de Julia Daudet
signature

Julia Allard, épouse Daudet, née le et morte le [1], est une femme de lettres, poétesse et journaliste française, femme et collaboratrice d'Alphonse Daudet, mère de Léon Daudet, Lucien Daudet et Edmée Daudet.

Biographie[modifier | modifier le code]

Julia Allard est la fille de petits industriels du Marais qui aimaient la littérature et cultivaient la poésie[2].

Toute jeune, dès 17 ans, elle publie un recueil de poèmes, sous le nom de plume Marguerite Tournay. Le , elle épouse Alphonse Daudet qui dira : « Pas une page, qu'elle n'ait revue ou retouchée ». Le couple séjourne à Vigneux ; plus tard, à Champrosay[3]. Ils y reçoivent des amis écrivains. Julia reçoit aussi à Paris, lors de ses célèbres jeudis[4], écrivains et poètes comme Edmond de Goncourt, Hélène Vacaresco, Maurice Barrès, Émile Zola, Édouard Drumont, Rosemonde Gérard-Rostand, Guy de Maupassant, Ernest Renan, Arthur Meyer, Léon Gambetta, Rachilde, etc. Elle collabore à diverses revues, et au Journal officiel comme critique littéraire sous le pseudonyme de Karl Steen[5] ; mais aussi à des œuvres caritatives (Croix-Rouge, Petits lits blancs, etc. ; et au Comité du vieux Paris pour la protection des monuments parisiens[6]. Membre du jury Fémina, Julia, après la mort d'Alphonse en 1897, retourne à Champrosay. En 1913, par l'intermédiaire de son fils Lucien Daudet, qui est un grand ami de Marcel Proust[7], elle est une des premières lectrices du manuscrit de À la recherche du temps perdu. Elle est immédiatement subjuguée par le texte et encourage l'auteur à persévérer, Marcel Proust doutant réellement de son talent d'écrivain (le roman vient d'être refusé par tous les éditeurs). En 1922, elle est chevalier de la Légion d'honneur[8]. Elle meurt à l'âge de 95 ans.

Au cimetière du Père Lachaise, dans la chapelle funéraire d'Alphonse Daudet, sur la plaque qui lui est dédiée, on lit :

Mme Alphonse DAUDET

Née Julia Rosalie Céleste ALLARD

Chevalier de la Légion d'Honneur

Née à Paris Le 13 juillet 1844

Décédée en son château de La Roche Chargé[9]. (Indre et Loire)

Le 23 Avril 1940.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Œuvres[modifier | modifier le code]

[réf. incomplète]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Daudet, Julia (1844-1940) », sur le site du catalogue général de la BnF.
  2. Alexander Yale Kroff, Alphonse Daudet et la Provence, Jouve & cie, , p. 48.
  3. « Alphonse Daudet et Julia - Les Daudet à Champrosay », sur www.peniche.com (consulté le )
  4. George Painter, Marcel Proust, Paris, Mercure de France, tome I, p. 244, 1966.
  5. « Karl STEEN [pseudonyme de Julia Daudet, épouse d'Alphonse D.] Journal officiel, 12 juin 1877 », sur flaubert.univ-rouen.fr (consulté le )
  6. Documents du dossier Léonore.
  7. François Mauriac, Du Côté de chez Proust, Paris, Gallimard (Pléiade), 1990 (éd. orig. La Table ronde, 1947), p. 275.
  8. « Recherche - Base de données Léonore », sur www.leonore.archives-nationales.culture.gouv.fr (consulté le )
  9. Château de la Roche.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]