Julia Daudet

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Julia Daudet
Pierre-Auguste Renoir - Madame Alphonse Daudet.jpg

Madame Alphonse Daudet (1876) par Auguste Renoir.

Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 95 ans)
Sépulture
Nom de naissance
Julia AllardVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Père
Jules Allard (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Léonide Allard (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Léon Allard (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Enfants
Léon Daudet
Lucien Daudet
Edmée Daudet (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Distinction

Julia Daudet, née Julia Allard le et morte le [1], est une femme de lettres, poète et journaliste française, femme et collaboratrice d'Alphonse Daudet, mère de Léon Daudet, Lucien Daudet et Edmée Daudet, future Mme André Germain, puis future Mme Robert Chauvelot.

Biographie[modifier | modifier le code]

Julia Allard est la fille de petits industriels du Marais qui aimaient la littérature et cultivaient la poésie[2].

Toute jeune, dès 17 ans, elle publie un recueil de poèmes, sous le nom de plume Marguerite Tournay. Le 29 janvier 1867 elle épouse Alphonse Daudet qui dira « Pas une page, qu'elle n'ait revue ou retouchée ». Le couple séjourne à Vigneux ; plus tard à Champrosay[3]. Ils y reçoivent des amis écrivains. Julia reçoit aussi à Paris, lors de ses célèbres jeudis[4], écrivains et poètes comme Edmond de Goncourt, Hélène Vacaresco, Maurice Barrès, Émile Zola, Édouard Drumont, Rosemonde Gérard-Rostand, Guy de Maupassant, Ernest Renan, Arthur Meyer, Léon Gambetta, Rachilde, etc. Elle collabore à diverses revues, et au Journal officiel comme critique littéraire sous le pseudonyme de Karl Steen[5] ; mais aussi à des œuvres caritatives (Croix-Rouge, Petits lits blancs, etc ; et au Comité du vieux Paris pour la protection des monuments parisiens[6]. Membre du jury Fémina, Julia après la mort d'Alphonse en 1897 retourne à Champrosay. En 1913, par l'intermédiaire de son fils Lucien Daudet, qui est un grand ami de Marcel Proust[7], elle est une des premières lectrices du manuscrit de À la recherche du temps perdu. Elle est immédiatement subjuguée par le texte et encourage l'auteur à persévérer, Marcel Proust doutant réellement de son talent d'écrivain (le roman vient d'être refusé par tous les éditeurs). En 1922 elle est chevalier de la Légion d'honneur[8]. Elle meurt à l'âge de 95 ans.

Œuvres[modifier | modifier le code]

[réf. incomplète]

  • L'enfance d'une Parisienne, 1883[9]
  • Enfants et mères…, Lemerre, 1889
  • Poésies, Lemerre, 1895
  • Reflets sur le sable et sur l'eau, Lemerre, 1903
  • Miroirs et mirages, Fasquelle, 1905[10]
  • Au bord des terrasses, Lemerre, 1907
  • Lumières et reflets, Lemerre, 1920[11]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Daudet, Julia (1844-1940) », sur le site du catalogue général de la BnF
  2. Alexander Yale Kroff, Alphonse Daudet et la Provence, Jouve & cie, , p. 48
  3. Les Daudet à Champrosay
  4. George Painter, Marcel Proust, Paris, Mercure de France, tome I, p. 244, 1966
  5. Journal officiel
  6. Documents du dossier Léonore
  7. François Mauriac, Du Côté de chez Proust, Paris, Gallimard (Pléiade), 1990 (éd. orig. La Table ronde, 1947), p.275
  8. dossier sur la base Léonore
  9. Lire en ligne sur Gallica
  10. Lire en ligne sur Gallica
  11. Lire en ligne sur Gallica

Liens externes[modifier | modifier le code]