Marie Dauguet

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Marie Dauguet
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Marie Dauguet vers 1910.
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Julie Marie Aubert
Nationalité
Activités
Autres informations
Distinction

Marie Dauguet, née Julie Marie Aubert le à Aillevillers-et-Lyaumont et morte le à Ville-d'Avray, est une poétesse française.

Fille d'un industriel, elle jouit d'une éducation libre et grandit en pleine nature, dans le massif des Vosges. Elle passe son temps à étudier la botanique et tout ce qui l'entoure, à peindre et à jouer de la musique. Après un premier livre paru en 1897, elle publie son premier recueil de poésie en 1902, À travers le voile. Un article de Stuart Merrill paru en 1903 la révèle, aux côtés d'autres poétesses comme Lucie Delarue-Mardrus et Anna de Noailles. Elle jouit notamment du soutien de Remy de Gourmont, qui lui consacre plusieurs articles dans la revue littéraire Mercure de France, et lui forge son image de « poète de la nature ».

Pendant environ une décennie, bien que vivant à l'écart de Paris, Dauguet occupe une place importante sur la scène littéraire. Elle fait l'objet de notices dans plusieurs anthologies et de nombreux articles dans la presse, où elle publie des poèmes. Entre 1904 et 1911, elle publie six livres : Les Paroles du vent (1904), Par l'Amour, préfacé par Remy de Gourmont et récompensé par l'Académie française (1904), Clartés, un récit de son voyage en Italie (1907), Les Pastorales (1908) et L'Essor victorieux (1911). Ayant bénéficié de l'engouement pour la « poésie féminine » du début du siècle, son succès faiblit en même temps que la critique se désintéresse des poétesses. Éclipsée par le succès d'autres figures, comme Delarue-Mardrus et Anna de Noailles, elle publie encore deux recueils, Ce n'est rien, c'est la Vie (1924) et Passions (1938), où l'amour de vivre de ses débuts laisse la place à la déception et la mélancolie. Aujourd'hui largement oubliée, elle fait l'objet de quelques rares études.

Assimilée tantôt au symbolisme, tantôt au naturisme littéraire, un mouvement prônant la simplicité et l'amour de la nature, Dauguet rejette elle-même toute appartenance à une école. Les thèmes qu'elle aborde et son mode de vie la rapproche de Francis Jammes, qu'elle admet admirer mais dont elle nie s'être inspirée. Dans ses évocations de la nature apparaît une vision panthéiste du monde, qu'elle ressent comme un tout. Au fil de ses recueils, elle personnifie la nature comme une amante, usant à partir de Pastorales de métaphores ouvertement sensuelles. La caractéristique la plus représentative de sa poésie est son emploi d'images « odorales », un terme inventé pour elle par Remy de Gourmont et régulièrement employé par la suite pour décrire la précision avec laquelle elle évoque les odeurs de la nature.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et premiers poèmes (1860 - 1902)[modifier | modifier le code]

Julie Marie Aubert naît le à la Chaudeau, lieu-dit à Aillevillers-et-Lyaumont[N 1], en Haute-Saône, de Louis-Ferdinand Aubert, directeur de tréfilerie, et Pauline Rose Charlotte Hamelin[1]. En 1875, son père achète le lieu-dit Le Beuchot, à Hautevelle[2],[3]. Elle grandit entourée de ses parents, qui lui donnent le goût des arts[2]. Le 5 juillet 1881, elle épouse Henri Dauguet, lui aussi directeur de tréfilerie[4], un ami d'enfance qu'elle décrit comme « d'esprit cultivé » et « ouvert à tout ce que je formulais de ma pensée ou de mes rêves[2] ». Le couple aura une fille, Suzanne Pauline, née le 6 avril 1882[5].

Dans son enfance, elle jouit d'une éducation libre et vit entourée par la nature, qui devient dès lors un sujet d'étude pour elle[6]. Elle écrit à Alphonse Séché, pour l'anthologie de poétesses qu'il publie en 1908 : « J'ai gaspillé beaucoup de temps en dilettantismes divers, allant de la physiologie à la botanique ; intéressée par les plantes, les bêtes, tout ce qui est la vie ; partageant mes heures entre les champs, les jardins, les étables, la peinture, la musique et les livres[6]. » Elle publie un premier livre en 1897, La Naissance du poète. Elle écrit son premier poème, Le Bon Rouet, un jour d'hiver 1899, et constituera par la suite son premier recueil, À travers le voile[6],[7]. Elle continue à peindre et jouer de la musique, admirant notamment Chopin[2], et conçoit la plupart de ses poèmes au piano avant de les écrire[6].

Le succès (1902 - 1911)[modifier | modifier le code]

Portrait de Marie Dauguet paru dans Les Muses françaises d'Alphonse Séché (1908).

Dauguet publie son premier recueil, À travers le voile, en 1902, à peine quelques années après l'apparition du naturisme littéraire, fondé par Maurice Le Blond et Saint-Georges de Bouhélier. Ce mouvement rejette le symbolisme et prône la simplicité, la sincérité, l'amour de la vie et de la nature ; autant de qualités que Stuart Merrill attribue aux poétesses dont il commente les travaux, dans un article paru dans La Plume en 1903[8]. Les poétesses, laissées pour compte dans les années 1880 et 1890, font l'objet vers 1900 d'un certain intérêt de la critique, tantôt enthousiaste, tantôt répugnée[8],[9]. L'article de Merrill est l'un des premiers à leur donner une visibilité accrue[8]. Marie Dauguet compte parmi les principales figures de ce qu'on appelle alors le « lyrisme féminin »[N 2], avec Lucie Delarue-Mardrus, Marie de Heredia, Anna de Noailles et Renée Vivien, ou les moins connues Marie Krysinska, Marguerite Burnat-Provins et Marie Closset[8],[9]. Au sujet de Dauguet, Merrill juge qu'« un grand et vrai poète nous est né », et compare son poème Les Croix à Ô mon Dieu, vous m'avez blessé d'amour de Verlaine[10]. La Plume publiera par la suite plusieurs poèmes de Dauguet, de même que La Fronde, L'Ermitage ou le Mercure de France.

Le Mercure de France, revue à l'origine symboliste, évolue au cours des années 1890 et accueille, entre 1896 et 1904, des tendances poétiques plus variées[11]. On y lit des poèmes d'Isabelle Crombez, Lucie Delarue-Mardrus, Francis Jammes ou Paul Fort[11]. Les œuvres de Dauguet y sont l'objet de critiques positives de la part de Remy de Gourmont, un des fondateurs de la revue[12]. Les articles qu'il lui consacre participent grandement à forger une image de « poète de la nature »[3], et il préface son recueil Par l'Amour, publié en 1904[13]. Ce soutien affiché de Remy de Gourmont, personnalité en vue dans les milieux littéraires, assure le succès à Dauguet, qui vit pourtant éloignée de Paris[3]. Dans les années qui suivent, elle fait l'objet de notices dans plusieurs anthologies : l'Anthologie des poètes contemporains de Gérard Walch en 1907, Les muses françaises d'Alphonse Séché en 1908, puis Muses d'aujourd'hui de Jean de Gourmont en 1910.

À l'issue d'un voyage en Italie, durant lequel elle visite Rome, Venise et Naples, elle publie un récit de son voyage, Clartés (1907)[14]. Elle y évoque son vertige devant des siècles d'Histoire :

« L'âme est remuée, les sens éblouis et chancelants. Le passé, resurgi, se formule. Tant d'exemplaires d'humanité d'une splendeur unique, jamais reproduite, on traversé cet air que je respire, où je m'essaie à ressaisir leurs contours, leurs reflets fuyants... »

— Clartés

En 1911, Dauguet publie L'Essor victorieux, où elle met à l'honneur une nouvelle fois son amour pour la nature. Son livre fait l'objet de critiques plus ou moins positives : « œuvre d'art et de passion qui classe son auteur au premier rang de nos poétesses et même de nos poètes » pour La Liberté[15], Marie Dauguet a « une sensibilité plus profonde [qu'Hélène Picard] » mais « son expression reste presque toujours imparfaite » pour Le Temps[16].

L'oubli (1911 - 1942)[modifier | modifier le code]

Au-delà de 1910, bien que les poétesses publient toujours, le « lyrisme féminin » a perdu l'attrait de la nouveauté et perd en visibilité dans la critique[17],[8]. Après ses premiers succès favorisés par les critiques de Remy de Gourmont et de ses publications dans la presse, Dauguet tombe peu à peu dans l'oubli[3].

En 1924, elle publie un nouveau livre, Ce n'est rien, c'est la Vie, qui fait l'objet de critiques positives d'Henri de Régnier dans Le Figaro et d'André Fontainas dans le Mercure de France. Régnier, alors membre de l'Académie française, regrette que Dauguet « n'occupe pas en poésie le rang qu'elle mérite[18] ». Pour Fontainas, il n'y a « jamais une mièvrerie dans l'art robuste, sain, éclatant de sève et magnifique de Mme Dauguet[19] ». Il la décrit alors comme vivant à l'écart, retirée dans la campagne, « étrangère aux compétitions mesquines [...] de notre malheureux monde littéraire[19] ». Dans le dernier recueil de Dauguet, Passions, qui paraît en 1938, les thèmes de la mort et de la déception face à la vie se font plus présents :

« Jadis je n'étais rien qu'une émanation,
Disais-je en t'attirant, Néant, contre mon âme,
Ne pourrais-tu percer ma chair de quelque lame ?
Sors-moi donc de la vie, cette damnation ! »

— Et je priais tout bas

Le recueil compte encore de nombreux poèmes dédiés à la nature, mais aussi une partie d'inspiration chrétienne, « Seigneur, nous sommes vraiment très mal sur la Terre »[20]. Passions fait l'objet d'une nouvelle critique dans le Mercure de France, mais Fontainas est cette fois déçu, regrettant « un penchant à adultérer la pureté de ses visions champêtres, florales, sylvestres, par un désir de monter à des pensées plus générales, à l'expression de conclusions philosophiques[21] ».

Après la mort de son mari en 1924, elle s'installe à Enghien[réf. nécessaire]. Elle meurt le 10 septembre 1942 à Ville-d'Avray[22].

Postérité[modifier | modifier le code]

Dédicace de Marie Dauguet dans Muses d'aujourd'hui de Rémy de Gourmont (1910).

Assez connue de son vivant, notamment grâce aux articles qui lui sont dédiés dans le Mercure de France, Dauguet est le sujet de quelques études au début du XXe siècle, puis tombe dans l'oubli[3]. Les éléments biographiques la concernant sont surtout connus grâce à des articles d'Émile Faguet et aux anthologies d'Alphonse Séché (Les muses françaises, 1908) et Jeanine Moulin (La poésie féminine, 1963)[3]. Elle est brièvement citée par Michel Décaudin (La crise des valeurs symbolistes, 1960) et Robert Sabatier (La poésie du XIXe siècle, 1977), qui s'appuient principalement sur son portrait dressé par Remy de Gourmont, dans les nombreux articles qu'il lui a consacrés au Mercure de France[3]. Son image de « poète de la nature » forgée par Remy de Gourmont oriente la plupart des études postérieures, au détriment d'autres aspects de son œuvre[3]. Le succès d'Anna de Noailles, au même moment, a pu participer à éclipser son œuvre[23].

Une rue d'Aillevillers-et-Lyaumont porte son nom.

Regards sur l'œuvre[modifier | modifier le code]

Thèmes[modifier | modifier le code]

Influence fin-de-siècle[modifier | modifier le code]

Pour Ida Merello, les poèmes de Dauguet ne se bornent pas à la description de sensations de la nature, mais à la quête du moi, souvent évoquée par les poètes fin-de-siècle[3]. Dans À travers le voile (1902), Dauguet envisage le moi comme une chose fragile et variable, et emploie des mots représentatifs de l'influence de Verlaine (incertitude, imprécis, fuyant, fragile)[3]. Ses poèmes se rapprochent de ceux d'Anna de Noailles[24], à la différence que Dauguet, dans ses premières œuvres, n'évoque que rarement la mort[3] ; au contraire, elle prône « l'amour de la vie[25] », comme dans les derniers vers du recueil Par l'Amour (1904) :

« Ne soyons pas celui qui recule et se cache,
Et, d'avance vaincu,
Craint d'aimer, de souffrir, de créer : c'est un lâche,
Il n'aura point vécu ! »

— Que la vie rutilante...

Certains poèmes montrent aussi l'influence de la philosophie et de la littérature fin-de-siècle sur l'autrice, notamment Schopenhauer et le symbolisme[3]. Elle use d'évocations à des divinités hindoues ou païennes comme Maïa et Pan et à des mythes de la Grèce antique, à laquelle elle emprunte des noms (Ménale, Erymanthe, Cypris)[3], ou des créatures (nymphes, faunes)[26].

« Poète de la nature »[modifier | modifier le code]

En frontispice des Pastorales, publiées en 1908, Dauguet écrit : « À ta grande ombre, Virgile, je dédie ces chants d'un pâtre et d'un laboureur.[27] » En effet, l'environnement direct de la poétesse, qui grandit « en pleine nature[6] », est un thème central dans son œuvre, qui reflète son attachement à la terre et sa vision panthéiste du monde[28]. Elle donne une large place, dès ses premiers poèmes, à toutes les sensations que lui donne la nature, et à son attraction pour elle[29]. Dans À travers le voile (1902), elle évoque les travaux et le quotidien de la ferme, mais aussi ses méditations et ses vertiges, seule devant le paysage[30]. Les Pastorales donnent une plus grande place à la sensualité et aux sensations physiques, personnifiant la nature comme une amante[31] :

« Tout s'émeut. On entend l'horizon haleter,
La terre sensuelle et lourde palpiter »

Cette personnification se poursuit dans L'Essor victorieux (1911)[16] :

« Comme l'on étreint un amant
Je presse l'ouragan dément
Sur ma poitrine découverte »

Les odeurs, souvent nommées précisément, sont un élément important dans ses descriptions de la nature[32], et des critiques contemporains décrivent ses poésies comme « odorales »[N 3]. Sa série de poèmes intitulée Parfums, notamment, suggère toutes les odeurs des champs, auxquelles elle donne un sens métaphysique[33]. Pour Michel Décaudin, ces « images odorales » sont une caractéristique de son « lyrisme de la nature »[28].

Son image de poétesse de la nature est largement diffusée par les critiques, qui y voient la marque de son authenticité : elle est décrite comme « une vraie paysanne[6] » (Alphonse Séché), qui « répond admirablement à l'idée que l'on se fait d'un poète de la nature[34] » (Remy de Gourmont). Pour Jean de Gourmont, Dauguet « atteint sa plus parfaite beauté » lorsqu'elle parle sa « langue simple et presque rurale[35] ». Décrite comme vivant à l'écart du monde littéraire, les critiques lui accordent parfois des caractéristiques masculines : pour Paul Fort, elle a une « âme virile [qui] chante la mâle énergie plutôt que les molles délicatesses » ; un critique de Comœdia renchérit : « Rien de féminin dans [L'Essor victorieux] : c'est une œuvre de beauté virile presque inconcevable sous la plume d'une femme »[36].

Style[modifier | modifier le code]

Versification[modifier | modifier le code]

Dauguet ne se borne ni au vers classique, ni au vers libre, et on trouve dans ses recueils des poèmes en alexandrins comme des poèmes proches de la prose[3]. Son avis sur le vers libre semble évoluer avec le temps : elle répond à Alphonse Séché, pour l'anthologie parue en 1908 : « J'admets le vers libre ; mais le vers régulier soumis à un frein rigoureux en devient plus nerveux et plus éclatant. » Mais pour l'enquête de Filippo Tommaso Marinetti sur le vers libre, publiée en 1909, elle répond que « le vers libre est en esthétique littéraire le dernier effort de l'évolution commencée par le romantisme[37] » et qu'il est relié à la musique, et de fait « souvent mal compris parce qu'il y a très peu d'excellents poètes qui soient d'excellents musiciens[37] ».

Symboliste ou naturiste ?[modifier | modifier le code]

Pour Claude d'Aurel, Dauguet est la poétesse la plus représentative du naturisme[38]. Jean de Gourmont, de son côté, souligne son appartenance au symbolisme, par sa propension à suggérer plus qu'à décrire, qui caractérise ce style poétique[39]. Un de ses poèmes de la série Parfums est dédié à Joris-Karl Huysmans, figure majeure des débuts du symbolisme, et Gourmont note encore les « synesthésies » de Dauguet, qu'il dit venir de l'influence de Huysmans[40]. Michel Décaudin ne fait pas mention du symbolisme, mais considère qu'elle n'est assimilable au naturisme qu'en apparence, soulignant l'absence d'héroïsme et de grandeur dans son œuvre[28]. Elle se rapproche de Francis Jammes, qui exerce une certaine influence sur les poétesses d'alors (Cécile Sauvage, Marguerite Burnat-Provins et Anna de Noailles[41], que Décaudin considère comme la poétesse la plus proche de Dauguet[28]), mais elle s'en différencie par ses évocations plus sincères de la nature, moins naïves et ironiques[28], et réfute ce rapprochement[42]. Elle écrit au critique Pierre Quillard, après la parution d'un compte-rendu de Par l'Amour[43] :

« Vous avez prononcé le mot d'imitation à propos de quelques-uns de mes poèmes en les rapprochant des œuvres de Jammes. J'ai lu, de ce délicieux poète que j'admire, deux livres : De l'angélus de l'aube à l'angélus du soir et Le deuil des primevères, mais j'ai les mains nettes et je ne lui dois rien. »

Dauguet semble avoir voulu se détacher de toute influence : À travers le voile et Par l'Amour abondent en dédicaces à des personnalités en vue du milieu littéraire, notamment journalistes et critiques (Jammes, Sully Prudhomme, Henri de Régnier, Émile Faguet, Robert de Montesquiou...), puis L'Essor victorieux n'en contient plus aucune[43],[44]. Patricia Izquierdo souligne que cette volonté de s'affranchir de toute référence est courante chez les poétesses de l'époque, et particulièrement chez Dauguet[43]. Les critiques actuels notent néanmoins la proximité entre Jammes et Dauguet, qui vivent loin de Paris, ont un mode de vie rustique et partagent un même amour pour la nature et un fort attachement à leurs terres d'origine[45].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • La Naissance du poète, .
  • À Travers le Voile, Paris, Vanier, .
  • Les Paroles du vent, Paris, Mercure de France, .
  • Par l'Amour, Paris, Mercure de France, (lire en ligne), ouvrage récompensé par le Prix Archon-Despérouses[46].
  • Clartés, Paris, Sansot, .
  • Les Pastorales, Paris, Sansot, .
  • L'Essor victorieux, Paris, Sansot, .
  • Ce n'est rien, c'est la vie, .
  • Passions, Paris, Messein, (lire en ligne).

Dauguet publie en outre dans plusieurs périodiques : le Mercure de France (1902-1907), La Plume (1903-1905), La Fronde (1902-1903), L'Ermitage (1905-1906), Poesia (1907-1908), La Lorraine (1904), Vox (1904-1906), Durendal (1905-1908), Le Beffroi (1905-1906), Les Lettres (1902), Journal d'Alsace (1906), La Revue Hebdomadaire (1902-1905), Gil Blas (1908)[47].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Gérard Walch décrit la Chaudeau comme une « vieille forge pittoresquement blottie au creux d'un des vallons les plus sauvages des montagnes des Vosges » (Walch 1907, p. 434). L'actuelle commune d'Aillevillers-et-Lyaumont possède deux lieu-dits La Chaudeau, dont une demeure construite pour la veuve d'un maître de forge au début du XIXe siècle :« Demeure d'industriel dite château de Buyer ou la Grande Chaudeau », sur Patrimoine en Bourgogne-Franche-Comté, (consulté le ).
  2. Plusieurs livres et articles d'époque vise à définir ce « lyrisme féminin », notamment La Littérature Féminine d'aujourd'hui de Jules Bertaut (1909) ou Le Romantisme féminin de Charles Maurras (1905). Pour Patricia Izquierdo, ces différentes expressions, alors très en vogue, vise à circonscrire les poétesses à un seul type d'écriture (Izquierdo 2010).
  3. Ce terme est utilisé pour la première fois par Remy de Gourmont, dans sa préface à Par l'Amour : « Comment dire ? Ce sont des images "odorales", soit que des odeurs champêtres y soient notées directement, soit qu'une métaphore ingénieuse les suggère. ». Son frère Jean de Gourmont reprend cet adjectif : « elle a le don de nous rendre sensibles, palpables, des impressions odorales qui nous semblaient insaisissables » (Muses d'aujourd'hui, p. 90).

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Acte de naissance de Julie Marie Aubert, le 2 avril 1860 », sur Archives départementales de la Haute-Saône (consulté le )
  2. a b c et d Walch 1907, p. 434.
  3. a b c d e f g h i j k l m et n Merello 2005.
  4. « Acte de mariage de Henri Marie Dauguet et Julie Marie Aubert », sur Archives départementales de la Haute-Saône (consulté le )
  5. « Acte de naissance de Suzanne Pauline Dauguet », sur Archives départementales de la Haute-Saône (consulté le )
  6. a b c d e et f Séché 1908, p. 59.
  7. Walch 1907, p. 435.
  8. a b c d et e Millot 2002.
  9. a et b Izquierdo 2010, p. 125.
  10. Merrill 1903.
  11. a et b Décaudin 1992, p. 13-14.
  12. Décaudin 1992, p. 10.
  13. Par l'Amour, Paris, Mercure de France, (lire en ligne)
  14. Jules Bertaut, La littérature féminine d'aujourd'hui, , p. 134-135
  15. « Échos », La Liberté,‎ (lire en ligne)
  16. a et b Paul Souday, « Les Livres », Le Temps,‎ (lire en ligne)
  17. Décaudin 1981, p. 407.
  18. Régnier 1924.
  19. a et b Fontainas 1924.
  20. Passions, Paris, Albert Messein, (lire en ligne)
  21. Fontainas 1939.
  22. Aubert Marie, Veuve Dauguet, , Tables décennales 1933-1942, Ville-d'Avray, Archives des Hauts-de-Seine [lire en ligne] (vue 1/7)
  23. Décaudin 1981, p. 163.
  24. Merril 1903, p. 31.
  25. Gourmont 1910, p. 98.
  26. Gourmont 1910, p. 101.
  27. Veyssié 1912, p. 35.
  28. a b c d et e Décaudin 1981, p. 162.
  29. Gourmont 1910, p. 87.
  30. Gourmont 1910, p. 89.
  31. Gourmont 1910, p. 100.
  32. Séché 1908, p. 61.
  33. Gourmont 1910, p. 95.
  34. Séché 1908, p. 60.
  35. Gourmont 1910, p. 97.
  36. « Échos », Comœdia,‎ (lire en ligne)
  37. a et b Filippo Tommaso Marinetti, Fondation et manifeste du futurisme. Enquête internationale sur le vers libre, Milan, Poesia, 1909, p. 39
  38. Aurel 1927, p. 251.
  39. Gourmont 1910, p. 93.
  40. Gourmont 1910, p. 96.
  41. Izquierdo 2012, p. 109.
  42. Izquierdo 2012, p. 110.
  43. a b et c Izquierdo 2012, p. 116.
  44. Izquierdo 2010, p. 127.
  45. Izquierdo 2012, p. 115.
  46. Académie Française, « Marie Dauguet », sur academie-francaise.fr (consulté le )
  47. Séché 1908, p. 62.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles sur Marie Dauguet[modifier | modifier le code]

  • O. Chevalier, « Un poète comtois oublié : Marie Dauguet », La Nouvelle Revue Comtoise, Dole, Imprimerie Chazelle, no 26,‎ 18e année.
  • [Izquierdo 2012a] Patricia Izquierdo, « Marie Dauguet entre paganisme et boudhisme », Inverse, no 11,‎ .
  • Ida Merello, « Marie Dauguet », sur farum.it, (consulté le ). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Jeanine Moulin, « Pour le centenaire de la naissance de Marie Dauguet », Les Annales, no 114,‎ .

Anthologies contenant des notices sur Marie Dauguet[modifier | modifier le code]

  • Claude d' Aurel, La conscience embrasée : les sœurs de Chateaubriand, Paris, (lire en ligne), « Marie Dauguet », p. 251-257. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Jean de Gourmont, Muses d'aujourd'hui, Paris, Mercure de France, (lire en ligne), « Marie Dauguet », p. 81-107. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • François le Guennec, Le Livre des femmes de lettres oubliées, Roubaix, Mon petit éditeur, (lire en ligne Accès limité), « Marie Dauguet », p. 53-56.
  • Alphonse Séché, Les muses françaises, Paris, Louis-Michaud, (lire en ligne), « Marie Dauguet », p. 59-73. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Gérard Walch, Anthologie des poètes contemporains, Paris, Delagrave, , « Marie Dauguet », p. 434-441. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article

Critiques de ses œuvres[modifier | modifier le code]

Articles classés par ordre de parution.

  • Émile Faguet, « Les Poètes », La Revue Latine,‎ , p. 528-534 (lire en ligne).
  • Stuart Merril, « Critique des Poèmes », La Plume,‎ , p. 29-33 (lire en ligne). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Robert Veyssié, Poëtes français : première anthologie de la Renaissance contemporaine. Précédée des Quinzaines poëtiques, (lire en ligne), « Les Pastorales. Poésies de Marie Dauguet », p. 35-41. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Henri de Régnier, « La Vie littéraire », Le Figaro,‎ (lire en ligne). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • André Fontainas, « Revue de la Quinzaine : Ce n'est rien, c'est la vie », Mercure de France,‎ , p. 752-753 (lire en ligne). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • André Fontainas, « Revue de la Quinzaine : Passions », Mercure de France,‎ , p. 134-135 (lire en ligne). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article

Autres[modifier | modifier le code]

  • Michel Décaudin, « Le "Mercure de France" : filiations et orientations », Revue d'Histoire littéraire de la France, no 1,‎ , p. 7-16 (lire en ligne, consulté le ). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Michel Décaudin, La crise des valeurs symbolistes, Genève, Slatkine, (lire en ligne Accès limité), « La nature et la vie : Marie Dauguet et Anna de Noailles », p. 161-165. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Patricia Izquierdo, Devenir poétesse à la belle époque (1900-1914), Paris, L'Harmattan, (présentation en ligne).
  • Patricia Izquierdo, Voi(es)x de l'Autre. Poètes femmes (XIXe - XXIe siècles), Presses Universitaires Blaise Pascal, (lire en ligne), « Entre tradition et subversion, stratégies d'écriture des femmes poètes à la Belle Époque », p. 125-138. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • [Izquierdo 2012b] Patricia Izquierdo, Cahiers Francis Jammes, Orthez, Association Francis Jammes, (lire en ligne), « L'influence de Francis Jammes sur quatre poétesses contemporaines », p. 109-119. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Hélène Millot, Masculin / Féminin dans la poésie et les poétiques du XIXe siècle, Lyon, Presses Universitaires de Lyon, (lire en ligne), « La réception critique de la poésie féminine dans les petites revues littéraires du tournant du siècle », p. 437-448. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article

Liens externes[modifier | modifier le code]