La Caricature (1880–1904)

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La Caricature
Image illustrative de l’article La Caricature (1880–1904)
Couverture de l'album de l'année 1882 signée Robida.

Fondateur La Librairie illustrée, Georges Decaux
Date de fondation 1880
Date du dernier numéro 1904
Ville d’édition Paris

ISSN 2273-0850

La Caricature est un hebdomadaire satirique illustré français publié à Paris entre 1880 et 1904.

Histoire[modifier | modifier le code]

Une histoire en images signée Draner (6 mars 1880).

Se voulant « politique, satirique, drolatique, prophétique, atmosphérique et littéraire »[1], La Caricature est lancée le par Georges Decaux, directeur de La Librairie illustrée, avec le dessinateur Albert Robida comme rédacteur en chef. Cet hebdomadaire paraît sans interruption jusqu'au , produisant 1 305 livraisons. L'adresse du siège parisien est originellement située au 7 de la rue du Croissant. Sortant tous les vendredis, il concurrence son aîné, La Vie parisienne.

Il s'agit au départ d'un cahier de 8 pages format 28 x 39 cm vendu au prix de 30 centimes, qui comprend uniquement la couverture en couleurs : l'impression des images se fait à partir de gravures sur bois, suivant un procédé de typogravure. L'intérieur compte des demi-pages illustrées et une double page centrale exprimant un grand dessin — une histoire en images, un « tableau-bouffe » —, généralement exécuté par Robida. Celui-ci s'adjoint le talent de plus de 200 illustrateurs[1]. Les mondanités voisinent avec la littérature, le théâtre et les potins du jour, la politique ne figurant qu’au rang des curiosités du moment[2].

En 1889, un certain Eugène Kolb (?-?) rachète le titre et transfère le siège au 8 puis au 29 de la rue Le Peletier[3]. Son principal concurrent devient alors Le Courrier français, qu'elle a sans doute inspiré, puis, à partir de 1894, du Rire.

Robida quitte officiellement ses fonctions de rédacteur en chef le , avec le no 652[4].

En 1897, le titre passe sous le contrôle de Fayard frères, maison située au 78 boulevard Saint-Michel : c'est alors Maurice Radiguet qui est convoqué pour relancer l'impact produit par la une du temps de Robida. On note durant ces années-là, une montée des thèmes xénophobes et donc racoleurs. Les illustrations sont reproduites suivant un procédé de similigravure. Puis Fayard suspend le titre fin , après avoir annoncé un rapprochement avec un jeune périodique humoristique, L'Indiscret, fondé en [1].

Tout au long de ces vingt-cinq ans d'existence, La Caricature a publié de nombreux suppléments illustrés, s'appuyant pour leur diffusion sur d'autres périodiques comme le Gil Blas, Le Figaro, etc. Elle permit de lancer de jeunes talents comme Caran d’Ache, Louis Morin ou Job.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c « Caricature (La) », in G. Solo (dir.), Dic Solo en couleurs..., Vichy, AEDIS, 2004, p. 142-143.
  2. Selon Jacques Lethève, propos rapportés dans « La Caricature (1880-1904) » par Laurent Bihl, in Caricatures et caricature, 1er mars 2009, en ligne.
  3. « La Caricature (1880-1904) » par Laurent Bihl, in Caricatures et caricature, 1er mars 2009, en ligne.
  4. Notice bibliographique, catalogue de la BNF, en ligne.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]