1992 en Italie

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Chronologie de l’Italie

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Cette page concerne l'année 1992 du calendrier grégorien en Italie.

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Évènements[modifier | modifier le code]

  • 12 % des actifs travaillent dans le secteur primaire, 32 % dans le secondaire, 56 % dans le tertiaire. Selon le ministère du travail, 1,5 million de travailleurs ne sont pas déclarés. Un million de travailleurs exercent une double activité. 11 % de chômeurs[1].
  • Les dépenses publiques atteignent 55 % du PIB, les paiements d'intérêt 10,3 %, le déficit 10,2 % de la richesse nationale. La dette atteint 105 % du PIB, en dépit des hausse d'impôts successives et des tentatives de freinages des dépenses de l'Etat[1].

Janvier[modifier | modifier le code]

Février[modifier | modifier le code]

  • 2 février : dissolution de la Chambre par le président de la République Cossiga.
  • 7 février : signature du traité de Maastricht.
  • 17 février : début de l'Opération Mani Pulite (Mains propres). Deux magistrats milanais, Antonio Di Pietro et Gherardo Colombo (it), au cours d’une enquête sur une affaire de corruption dans les marchés publics, débusque un membre du PSI, Mario Chiesa alors qu’il recevait un pot-de-vin d’un entrepreneur. Chiesa reconnaît que ces pratiques sont répandues dans tous les partis politiques. Les sommes détournées sont énormes et l’enquête des juges milanais, relayée par la presse, provoque un véritable raz-de-marée judiciaire et décapite la classe politique. Le , 1 116 informations judiciaires visant 2 500 personnes sont en cours. 152 parlementaires sont impliqués, et 1 356 arrestations effectuées. Le système de corruption et de pots-de-vin ainsi découvert est baptisé Tangentopoli (de tangente, « pot-de-vin », et de poli, « ville » en grec).

Avril[modifier | modifier le code]

  • 23 avril : dernières élections législatives régies par la loi électorale proportionnelle adoptée par la République à la chute du fascisme. Ce système avait permis le dualisme DC-PCI sans possibilités d’alternance. La DC dominait la vie politique depuis 1948. Le résultat des élections est un véritable tremblement de terre politique (terremoto). La DC passe en dessous de 30 % pour la première fois et le PDS (PCI depuis 1991) n’obtient que 16,5 % des voix tandis que son aile gauche, Rifondazione Comunista, obtient 5,8 %. Le PSI régresse (13,9 %) comme le MSI (5,5 %). La Ligue du Nord (Lega Nord), créée récemment par Umberto Bossi avec un programme populiste et fédéraliste, obtient 8,7 %. Ce bouleversement donne naissance à une démocratie de l’alternance fondée sur des coalitions.

Mai[modifier | modifier le code]

Juin[modifier | modifier le code]

  • 28 juin : le socialiste Giuliano Amato, proche de Craxi, forme un gouvernement de coalition entre la Démocratie Chrétienne et le Parti Socialiste Italien alors que la situation poplitique est particulièrement difficile : la lire a été dévaluée de 30 % devant l'aggravation de la situation économique du pays, la dette publique est énorme et représente une fois et demi la richesse nationale, l’opération Manu Pulite décapite la classe politique. Mais en dépit de ces difficultés, le gouvernement Amato réussit en septembre à imposer une économie de 93 000 milliards de lires (46 milliards d’euros) dans les dépenses publiques, un programme de privatisation des grandes entreprises à participation étatique et parvient à un accord avec les syndicats sur la modération salariale.

Juillet[modifier | modifier le code]

Septembre[modifier | modifier le code]

  • 17 septembre : dévaluation de la lire de 3,5 % tandis que les autres monnaies du SME sont réévaluées de 3,5 %.

Octobre[modifier | modifier le code]

  • 22 octobre : un repenti, Tommaso Buscetta, met en évidence les liens entre la Mafia et le pouvoir politique, affirmant que Salvo Lima, député européen et ancien maire DC de Palerme, assassiné le 12 mars, était l’intermédiaire entre la Mafia et Giulio Andreotti.
    • Le parlement approuve la loi de délégation législative. Le gouvernement se voit confier des pouvoirs spéciaux pour en vue de réduire les dépenses publiques dans quatre grands domaines de l'Etat : la santé, pensions, l'emploi public et les transferts aux collectivités locales.
    • Réforme de l’emploi dans la fonction publique, axée sur l'assujettissement des contrats de travail des fonctionnaires à un statut privé, la mobilité de la main d'oeuvre dans le secteur public, une plus grande maîtrise des hausses des salaires conventionnels et une corrélation plus étroite entre l'évolution des salaires et celle de la productivité.

Novembre[modifier | modifier le code]

  • Réforme Amato du secteur public italien. D'importantes réformes structurelles sont mises en œuvre pour la restructuration et la modernisation de l’industrie et des services. Les entreprises publiques non rentables ou n’exerçant pas de missions de service public sont privatisées. Les sociétés de services (banques, assurances, hôtellerie, restauration, alimentation...) seront à terme totalement cédées au secteur privé. Celles restant contrôlées par l'Etat sont transformées en sociétés anonymes. Les règles de concurrence et de fonctionnement des entreprises publiques sont rapprochées de celles du secteur privé. Ces mesures devraient réduire à terme le poids étatique dans économie de 20 à 8 % du PIB.

Décembre[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Films italiens sortis en 1992[modifier | modifier le code]

  • x

Autres films sortis en Italie en 1992[modifier | modifier le code]

  • x

Mostra de Venise[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

Livres parus en 1992[modifier | modifier le code]

Prix et récompenses[modifier | modifier le code]

Décès en 1992[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Articles généraux
Articles sur l'année 1992 en Italie
L'année sportive 1992 en Italie

Liens externes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]