Lutte contre la mafia

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La lutte contre la mafia est l'ensemble des dispositifs judiciaires et policiers mis en œuvre pour lutter contre la mafia, le crime organisé et leurs organisations de façade. Elle prend souvent le nom d'antimafia.

Dans le monde[modifier | modifier le code]

Dans le contexte de la mondialisation, la lutte antimafia doit aussi se coordonner de manière transnationale, via Interpol notamment, en s'appuyant sur divers organismes tels que le Counterfeiting Intelligence Bureau, le Comité national anti-contrefaçon, le Global Anti-Counterfeiting Group, l'International AntiCounterfeiting Coalition, l'International Intellectual Property Alliance, le National Criminal Intelligence Service et en France Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes et bien d'autres entités de ce type.

En Italie[modifier | modifier le code]

L'arbre-mémoire à Palerme, lieu de dévotion spontanée pour le juge Falcone.

En Italie, où le nom d'antimafia a été forgé, elle comprend notamment les organismes suivants :

  • la Commission parlementaire antimafia, qui dépend du Parlement italien ;
  • la Direction nationale antimafia, qui est un organe du Procureur général près la Cour de Cassation ;
  • la Direction des enquêtes antimafia, qui dépend du ministère de l'Intérieur ;
  • le Pool antimafia, des équipes de magistrats qui coordonnent leur action ;
  • le Parquet antimafia.

Commission parlementaire antimafia[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Commission parlementaire Antimafia.

La Commissione parlamentare antimafia (officiellement commission parlementaire d'enquêt sur le phénomène de la mafia et sur les autres associations criminelles, y compris étrangères) est une commission bicamérale du parlement italien, composée de 25 députés et de 25 sénateurs, siégeant au palazzo San Macuto de Rome.

Elle a été instituée par la loi du 20 décembre 1962[1], et dispose d'un équivalent à l'assemblée régionale sicilienne

Description[modifier | modifier le code]

Depuis l'assassinat du juge Falcone, la lutte contre la mafia, et plus précisément Cosa nostra, prend le chemin d'un intrication entre politique et religieux. Cette lutte construit des martyrs de la justice, dont le juge Falcone est le premier[2].

Ce mouvement est populaire, par création spontanée de lieux de mémoire laïcs, même s'ils ont tous les aspects et les pratiques de lieux religieux. Ce mouvement touche aussi les officiels laïcs, avec des juges de l'état citant l'évangile de Jean dans leurs conclusions. Il est enfin directement religieux, c'est-à-dire catholique, avec le Pape appelant les mafieux à la conversion ; cela est dû à ce que les catholiques italiens ont été déçus par la démocratie chrétienne, et se sont alors tournés vers des mouvements politiques de gauche, plus proche des mouvements antimafia. La violence de l'assassinat du juge Falcone a bouleversé la perception de la violence mafieuse dans la société italienne, les assimilant à des terroristes[2].

Dans ce mouvement, la notion de témoignage, de l'émotion suscitée par la violence mafieuse, est importante. L'exemple le plus typique est l'arbre de la mémoire aux juges Falcone et Borsellino, à Palerme, avec les nombreux petits messages que les gens y accrochent spontanément. De nombreuses personnes ressentent une nécessité de témoigner de leur douleur, en viennent à faire des pèlerinages laïcs, et manifestent ainsi une communauté de lutte contre la mafia[3].

Mouvements de citoyens[modifier | modifier le code]

Parfois la lutte contre la mafia n'est pas seulement le fait de la justice et de la police, mais aussi des simples citoyens. Le mouvement Addiopizzo rassemble par exemple les commerçants qui refusent de payer l'« impôt » mafieux

Peppino Impastato, est un journaliste, activiste politique, animateur radio AUT et poète. Né en 1948 et mort en 1978,assassiné par le mafieux Gaetano Badalamenti, condamné bien plus tard malgré les efforts de la police locale pour cacher les preuves. Il est connu pour avoir consacré sa vie à la lutte contre la mafia et a inspiré un film : "I cento Passi" ainsi qu'une chanson de Modena City ramblers en 2004 et une bande-dessinée :"Peppino Impastato : un guillare contro la Mafia" de marco Rizzo et Elio Bonaccorso.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L. 1720/1962
  2. a et b Deborah Puccio-Den, « Victimes, héros ou martyrs ? », Terrain (revue), no 51,‎ (lire en ligne)
  3. Deborah Puccio-Den, « Victimes, héros ou martyrs ? / Témoigner », Terrain (revue), no 51,‎ (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Siebert, R., & Namer, L. (1996). Mafia et antimafia. À la recherche de nouvelles catégories interprétatives. L'Homme et la société, 119(1), 21-31.