Wilaya de Bordj Bou Arreridj

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36° 04′ 00″ N 4° 46′ 00″ E / 36.0667, 4.76667 ()

Wilaya de Bordj Bou Arreridj (34)
Chaîne des Bibans
Chaîne des Bibans
Localisation de la wilaya de Bordj-Bou-Arreridj
Localisation de la wilaya de Bordj-Bou-Arreridj
Administration
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Chef-lieu Bordj Bou Arreridj
Daïras 10
Communes 34
Président d'APW Embarek Saidani
2002-2007
Wali Azzedine Mécheri[1]
Code wilaya 34
Wilaya depuis 1984
Démographie
Population 628 475 hab. (2008[2])
Densité 160 hab./km2
Rang 27e
Géographie
Superficie 392 000 ha = 3 920 km2
Rang 32e
Liens
Site web Site officiel

La wilaya de Bordj Bou Arreridj, (en arabe : ولاية برج بوعريريج) est une wilaya algérienne qui s'étend du sud de la Kabylie à la région des Hauts-Plateaux.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La wilaya se situe au Nord-Est du pays. Elle est délimitée :

Wilayas limitrophes de la wilaya de Bordj Bou Arreridj
Wilaya de Béjaïa
Wilaya de Bouira wilaya de Bordj Bou Arreridj Wilaya de Sétif
Wilaya de M'Sila

Situation[modifier | modifier le code]

La wilaya est située sur le territoire des Hautes plaines, à cheval sur la chaîne de montagne des Bibans, la wilaya de Bordj Bou Arreridj occupe une place stratégique au sein de l’Est algérien. En effet, elle se trouve à mi-parcours du trajet séparant Alger de Constantine.

Relief[modifier | modifier le code]

La wilaya est constituée de trois zones géographiques qui se succèdent[3]:

  • une zone montagneuse, avec au nord, la chaîne des Bibans
  • une zone de hautes plaines qui constitue la majeure partie de la wilaya
  • une zone steppique, au sud-ouest, à vocation agropastorale.

L'altitude varie entre 302 m et 1 885 m.

Climat[modifier | modifier le code]

La wilaya se caractérise par un climat continental, qui offre des températures chaudes en été et très froides en hiver, parmi les plus basses d’Algérie. La pluviométrie annuelle est de 300 à 700 mm.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La wilaya de Bordj Bou Arreridj possède de nombreuses sources d’eau, elle enregistre la présence de thermes naturels, dont les eaux sont dotées de vertus curatives. La plus connue est Hammam El Biban, à l'ouest qui a été rénovée et Hamam Ibaynan, au nord[4]. Le principal cours d'eau traversant la wilaya est l'Oued Bou Sellam ainsi que l'Oued el Ksoub dans le sud de la wilaya.

Le thermalisme est de plus exploité dans les 200 sources thermales de la wilaya[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

La wilaya a connu diverses civilisations. Les Romains, qui ont laissé de nombreux vestiges, les Hammadides, les Almohades, les Vandales, mais aussi les Ottomans et enfin les Français ont conquis cette région et s’y sont finalement installés en raison notamment de ses terres fertiles.

Mohamed El Mokrani, figure historique, s’est illustré pendant la période coloniale pour s’être insurgé, avec l’appui des habitants de la région contre la présence française. Cette révolte, dite « des Mokrani » a été suivie d'une sévère répression, qui a entraîné l'exécution et de nombreuses déportations vers la Nouvelle-Calédonie, où une communauté algérienne existe encore aujourd’hui, ainsi que le séquestre des meilleures terres, livrées aux colons européens[6].

Pendant la guerre d'Algérie, Bordj Bou Arreridj faisait partie de la Wilaya III (Kabylie). Bordj Ghedir située au sud de la wilaya, était le théâtre de grandes batailles pendant la guerre d'Algérie.

Organisation de la wilaya[modifier | modifier le code]

Daïras[modifier | modifier le code]

Communes[modifier | modifier le code]

Démographie et Population[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2008, la population de la wilaya de Bordj Bou Arreridj était de 628 475 habitants contre 429 009 en 1987. 4 communes dépassaient alors la barre des 25 000 habitants[7]:

Évolution démographique
1987 1998 2008
429 009 559 928 628 475
(Source : recensement[8])


Commune Population[7] Taux de croissance annuel 1998/2008[7]
Bordj Bou Arreridj 168 346 en augmentation   2,3 %
Ras El Oued 51 482 en augmentation   2,0 %
Bordj Ghedir 26 042 en augmentation   1,1 %
Khelil 26 037 en augmentation   1,0 %

Population[modifier | modifier le code]

La wilaya connaît un déséquilibre en matière de répartition des populations engendré par le déplacement des populations vers les hautes plaines centrales, sur le long des axes routiers et des agglomérations urbaines, en raison des contraintes naturelles liés à la nature montagnarde et steppique des zones Nord et Sud[3].

Culture[modifier | modifier le code]

La fête du printemps, est une fête traditionnelles, où chaque premier vendredi du mois de mars, la population de la wilaya sort pique-niquer en un vaste mouvement de foule. Les familles préparent des plats et des gâteaux typiques de la région, avec uniquement des ingrédients naturels: la semoule de blé ou d'orge, du miel, du beurre, des œufs, des légumes frais et la datte écrasée[9].

La wilaya de Bordj Bou Arréridj est une mosaïque de traditions algériennes où se mêlent les us kabyles, sétifiens, sahariens et chaouis et un carrefour de toutes les traditions rurales et urbaines du pays qui a donné une richesse culinaire mais aussi vestimentaire à la région[9]. Ainsi, l'olive est fêtée le jour du printemps dans les zones montagneuses du Nord comme partout en Kabylie. Le Sud, est marqué par les traditions du Hodna, tandis que l'Est par les traditions sétifiennes. La culture chaouie est présente dans les communes montagneuses limitrophes aux wilayas de Batna et M'sila, dans la daïra de Bordj Zemmourah, quelques traditions turques subsistent[9].

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

La wilaya de Bordj Bou Arréridj est à vocation agricole, la zone des hautes plaines est à haut rendement céréalier[3]. Au nord, la zone montagneuse des Bibans est dominée par l'arboriculture, surtout l'olivier et le figuier, la région possède de nombreuses huileries traditionnelles. Le sud-ouest est une zone steppique à vocation pastorale[4] où se pratique une agriculture extensive avec association céréaliculture jachère[3].

Industrie[modifier | modifier le code]

La wilaya de Bordj Bou Arreridj est devenue un jeune pôle industriel. Elle figure parmi les wilayas les plus dynamiques d’Algérie, notamment dans le secteur de l’électronique et l'agroalimentaire[10]. Elle a été rebaptisée par les Algériens « capitale de l’électronique ».

Plusieurs groupes à dimension nationale sont installés tel que Star, Condor, Samsung et Nidor[10]. Bordj Bou Arreridj est très marquée par ses entrepreneurs privés.

Le gouvernement algérien encourage le développement de la région des Hautes Plaines (Sétif – Bordj-Bou-Arreridj) à travers le déploiement de plusieurs initiatives d’envergure : construction d’infrastructures comme l’autoroute Est-Ouest, création de zones d’activités industrielles intégrées, etc. Une nouvelle zone industriel a été créée dans la commune d'El Hamadia pour désengorger la zone industrielle de la ville de Bordj Bou Arreridj[10], ainsi que sur les territoires de la daïra de Bir Kasdali, la daïra d'Aïn Taghrout et la daïra de Ras El Oued[11].

Monuments et sites[modifier | modifier le code]

La wilaya possède de nombreux sites touristiques et historiques, tel que le barrage de Aïn Zada, le village d'El Gheliat à Bordj Zemoura, la région forestière de Djelifa, la Zaouïa d’El Koléa, le Fort El Mokrani, le site thermal de Hammam Ibaïne, le tombeau romain de Bordj Ghedir et les ruines de l'ancienne cité de Tihamamine à El Hamadia[12].

Faune et flore[modifier | modifier le code]

Riche de par son relief naturel varié avec ses montagnes, ses forêts, ses hautes plaines et sa steppe, la wilaya de Bordj Bou Arreridj héberge d'une faune et une flore diversifiées. La flore est composée des forêts naturelles de pins d'Alep du nord et de l'ouest de la wilaya et les cédraies du sud-est, notamment celles de Ras El Oued, ainsi que des chênes[réf. nécessaire].

Les mammifères recensé sont : le lièvre bru, le lapin de garenne, le porc-épic, le chacal, le hérisson, le chat-forestier, la hyène rayée, le chat-sauvage des steppes et la genette. Pour les oiseaux, pas moins d'une cinquantaine d'espèces, endémiques de la zone[réf. nécessaire], sont présentes.

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]