Tchao Pantin

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Tchao Pantin

Réalisation Claude Berri
Scénario Claude Berri
Alain Page, d'après son roman
Acteurs principaux
Sociétés de production Renn Productions
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Drame
Sortie 1983
Durée 100 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Tchao Pantin est un film français écrit et réalisé par Claude Berri, adapté du roman d'Alain Page, sorti en salles en 1983.

Le long-métrage raconte l'histoire d'un pompiste alcoolique et maussade (Coluche) qui décide de venger la mort d'un jeune dealer (Richard Anconina) avec lequel il s'est lié d'amitié en éliminant les responsables du meurtre.

Le film est l'un des plus primés aux Césars avec cinq récompenses, dont celui du meilleur acteur pour Coluche, en mars 1984.

Synopsis[modifier | modifier le code]

À Paris dans le 18e arrondissement, le pompiste de nuit alcoolique Lambert (Coluche) et un jeune juif arabe, petit trafiquant sans envergure, Bensoussan (Richard Anconina) deviennent amis. Une nuit, alors qu'il tentait de se réfugier dans la station-service de Lambert, Bensoussan, à la suite d'un règlement de compte, est abattu par des voyous sous les yeux de Lambert. Ce dernier fait le parallèle avec le destin de son fils, mort d'une overdose.

Poussé dans une introspection et renouant avec son passé de flic, Lambert décide de venger Bensoussan en traquant les responsables de son meurtre, deux trafiquants de drogue de Barbès, et provoque une guerre des gangs dans le milieu parisien, qui lui coûtera la vie au moment où il avait retrouvé l'amour en Lola, une jeune punk et ancienne amie de Bensoussan.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Box-office[modifier | modifier le code]

Pays Box-office Nbre de sem. Source
Box-office Drapeau de la France France 3 829 139 entrées ? sem. Box-office France 1983

Distribution[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Tchao Pantin a reçu cinq Césars en 1984 :

Production[modifier | modifier le code]

Casting[modifier | modifier le code]

Claude Berri et Coluche avaient déjà travaillé ensemble : Berri a fait débuter la carrière cinématographique de Coluche, alors peu connu du grand public, dans Le Pistonné en 1970 et le dirigera une seconde fois dans Le Maître d'école, onze ans plus tard. Berri a produit certains films interprétés par Coluche, notamment Inspecteur La Bavure, Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ, Banzaï et La Femme de mon pote. Il fut même pressenti pour tenir le rôle d'Ugolin dans Jean de Florette et Manon des sources, mais l'acteur refusa l'offre pour un désaccord sur le montant du cachet proposé[1]. Coluche est mort l'année même de la sortie du film.

Tournage[modifier | modifier le code]

À l'époque du tournage, Coluche sort de son divorce et sombre dans une profonde souffrance personnelle, se sentant responsable du suicide de son ami Patrick Dewaere dont il avait séduit la compagne. Déjà amorcé dans son précédent film La femme de mon pote, de Bertrand Blier, son jeu d'acteur subit une profonde mutation. Durant le tournage, il incarne un Lambert plein de vérité, cerné par l'alcool et la dépression. Le personnage lui colle tellement à la peau, qu'il garde alors sur lui en permanence (hors tournage) la veste de pompiste. Lors de la scène de la gifle que Coluche donne à Richard Anconina, ce dernier révéla lors d'une interview réalisée à propos de Tchao Pantin que la gifle fut réelle. Coluche n'osa pas frapper Richard Anconina avec vigueur, et entre deux prises, Richard Anconina discuta avec Coluche et insista pour qu'il lui mette une « vraie » gifle.

La séquence du concert de punk au Gibus (qui s'appelait alors Le Petit Gibus, décrit dans le film comme « un bar de punks à République »), minuscule salle de concert parisienne connue à l'époque pour être le CBGB's parisien. Le groupe qu'on y voit jouer dans le film est un célèbre groupe de punk des années 1980, Gogol Premier et La Horde.

Sortie et réception[modifier | modifier le code]

C'est Claude Berri lui-même qui a insisté pour que le film, tourné en juin 1983, sorte plutôt en décembre 1983, afin de pouvoir concourir aux Césars de mars 1984 : il pressentait que Coluche serait récompensé[2].

Sorti en salles le 21 décembre 1983 en France, Tchao Pantin rencontre un énorme succès commercial avec 3 829 139 entrées, dont 856 133 entrées sur Paris, se classant à la huitième position des films ayant fait le plus d'entrées l'année de sa sortie[3].

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • Le terme « Tchao Pantin » désormais tombé en désuétude est une expression utilisée au début des années 1980 (l'équivalent pourrait être « Salut mon pote »). Dans le film, cette phrase est dite par Bensoussan à Lambert avant son agression et finalement sa mort.
  • Le film donne également une image du Paris crasseux des années 1980 (Barbès, République ou Bastille) aujourd'hui rénové et réhabilité mais qui a perdu son caractère populaire historique.
  • Deux titres de l'Album Hagda du groupe Raïna Raï furent utilisés dans la bande originale.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Coluche refuse Jean de Florette sur L'Internaute Cinema
  2. Thierry Chèze, « Coluche, le maître du comique en 11 films », sur L'Express,‎ 17 juin 2011 (consulté le 6 avril 2014)
  3. « Tchao Pantin : box-office », sur Jp's box-office (consulté le 6 avril 2014)

Liens externes[modifier | modifier le code]