Saint-Clar

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Saint-Clar
Halle-hôtel de ville
Halle-hôtel de ville
Blason de Saint-Clar
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Gers
Arrondissement Condom
Canton Saint-Clar (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes Cœur de Lomagne
Maire
Mandat
David Taupiac
2014-2020
Code postal 32380
Code commune 32370
Démographie
Population
municipale
1 006 hab. (2011)
Densité 56 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 53′ 34″ N 0° 46′ 15″ E / 43.8927777778, 0.770833333333 ()43° 53′ 34″ Nord 0° 46′ 15″ Est / 43.8927777778, 0.770833333333 ()  
Altitude 160 m (min. : 93 m) (max. : 193 m)
Superficie 17,91 km2
Localisation

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Saint-Clar

Saint-Clar (Sent Clar en gascon) est une commune française située dans le département du Gers et la région Midi-Pyrénées.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune de Gascogne située sur l'Arrats.

Accès : par l'autoroute A62 sortie no8 entre Bordeaux et Toulouse, prendre la D40 sur 20 km.

Depuis Auch : prendre la route nationale 21 jusqu'à Fleurance puis la D953 sur 11 km jusqu'à Saint-Clar.

Saint-Clar est une commune situé en Lomagne région intermédiaire entre les coteaux gascons dont l'altitude peut atteindre 270m et la vallée de la Garonne. Elle est constituée de deux vallonnements traversés en tous sens par de multiples petits ruisseaux. Trois cours d'eau sont plus importants: l'Arrats, le Gers et la Gimone. Ils ont creusé leurs vallées en direction de la Garonne. La vallée de l'Arrats où est située Saint-Clar fut une importante voie de communication. Ce paysage caractérise le Saint-Clarais.

Géologie[modifier | modifier le code]

Les sols sont constitués de terrains argilo-calcaires et de boulbènes. Le calcaire affleure par endroits dans le Saint-Clarais. Les boubènes, provenant d'anciens dépôts d'érosion forment des sols des hautes terrasses de la Garonne. Ces sols sont très facilement imbibés d'eau. Ils sont particulièrement collants lors des périodes de pluies et secs et durs durant l'été. Ils sont pénibles à travailler.

Comme la plupart des bourgades des alentours, Saint-Clar surplombe ce paysage et se situe sur une hauteur, à 162m, à l'extrémité d'un plateau dominant la vallée de l'Arrats

Histoire[modifier | modifier le code]

La ville actuelle est le fruit d'une histoire riche.

Situé à proximité de deux voies antiques, le site accueillit des villas gallo-romaines puis deux châteaux: celui de l'évêque de Lectoure et celui du vicomte de Lomagne. Cette confrontation entre le pouvoir spirituel et le pouvoir temporel détermina le développement spatial de Saint-Clar et la création de quartier bien visible sur le terrain.

1- Le quartier du Château-Vieux : ce quartier prend aussi le nom de Castel Bielh. C'est le noyau primitif et historique. Les habitations se regroupent autour du château comtal et de l'église. Les rues sont étroites. Les maisons sont basses et à colombage. L'ancienne église daterait du XIIe siècle. Elle fut remaniée au XIVe siècle. Il faut y admirer les neuf enfeus sur les murs gouttereaux. Elle a été désaffectée au XIXe siècle.

2- La bastide neuve : ce quartier correspond à la bastide qui fut fondée en 1289 à la suite d'un paréage entre Geraud de Monlezun, évêque de Lectoure, seigneur de Saint-Clar et le duc d'Aquitaine, roi d'Angleterre. Le quadrillage se compose de trois rues orientées Nord-Sud et de trois Est-Ouest. Dans un ilot non attribué, s'est élevée la halle avec tout autour des galeries couvertes ou garlandes. C'est là que se tenaient les marchands de la ville.

3- La bastide vieille : ce quartier correspond à une bastide située au Nord de Saint-Clar qui fut lotie dès le Moyen Âge. Toutefois,les constructions visibles à l'heure actuelle ne datent que du XIXe siècle. À son extrémité, on a une belle vue sur la vallée de l'Arrats.

4- Le faubourg ou le barry : ce quartier se développe le long de l'axe conduisant à Fleurance.

Saint-Clar est une des rares bastides du Gers à avoir deux places à cornières.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules aux trois soleils d'or[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2008 2020 David Taupiac[2] PS Vice-Président de la CCBL
1989 2008 Bernard Cassaignau UDF Conseiller général
1977 1989 André Cellard PS député de 1978 à 1981

Secrétaire d'État de 1981 à 1983

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 006 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
1 500 1 394 1 246 1 599 1 638 1 575 1 569 1 710 1 638
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 695 1 648 1 658 1 624 1 697 1 619 1 592 1 530 1 516
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 354 1 268 1 041 1 068 970 1 046 1 040 1 029 1 030
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009 2011
1 033 987 972 879 868 969 980 977 1 006
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

L'agriculture est d'une haute technicité. Elle représente l'activité essentielle du Saint-Clarais. Pour contrecarrer la nature, les agriculteurs ont multiplié les lacs collinaires. Ils utilisent des tracteurs à forte puissance et les productions agricoles sont à haut rendement : céréales (blé et essentiellement maïs), oléagineux et aussi cultures spécialisées comme l'ail.

Le Gers est ainsi le premier producteur d'ail en France : 5 390 tonnes en 2003 et Saint-Clar est devenu la capitale de l'ail blanc. Sur trois têtes d'ail consommées en France, une est du Saint-Clarais.

Ce condiment fut rapporté par les Croisés et il a trouvé autour de Saint-Clar, les conditions nécessaires à son exploitation : des contreforts argilo-calcaires, un climat favorable et un paysan ne ménageant pas sa peine. D'où sa qualité. Les terres saines, argileuses, riches en calcaire et en humus se délitent au printemps. Les bulbes se développent alors bien. La variété spécifique, très largement dominante est l'ail blanc.

Bien que n'occupant guère plus de 2 % du sol, la culture de l'ail représente 20 % du revenu des exploitations à la fin du XXe siècle.

Sa commercialisation s'effectue essentiellement sur les marchés de Saint-Clar et de Beaumont-de-Lomagne.

Les élevages de basse-cour jouent aussi un grand rôle dans l'économie du Saint-Clarais.

Saint-Clar, nouvelle cité du soleil, la mairie de Saint-Clar a lancé en septembre 2009 les travaux de la plus importante centrale photovoltaïque de France métropolitaine. D'une superficie de 25 ha, cette centrale construite par la société Solarezo et financée par le Crédit agricole est entrée en service en juin 2010. Un des premiers hangars agricoles avec toiture en panneaux photovoltaïques a été inauguré en octobre 2009 à Saint-Clar alors que les travaux pour la construction de 2 bâtiments industriels commençaient sur la zone d'activités.

L'activité marchande est un facteur aussi important du développement économique de Saint-Clar. Un marché traditionnel se tient tous les jeudis matins. Un marché de l'ail est organisé pendant l'été de juillet à fin septembre, tous les jeudis matins ainsi que la Fête de l'ail qui se déroule le 1er jeudi d'aout (Marchés,repas et animations). Un concours de l'ail anime Saint-Clar tous les 3e jeudi d'août (compositions végétales). Une foire aux vins et produits régionaux a lieu le 1er dimanche de décembre. Enfin des soirées gourmandes sont organisées le 2e jeudi de juillet et les 1er et 3e jeudis d'aout (présentation de produits locaux et repas gastronomiques)

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Ancienne église ou « église de Dastros »
Ancienne église, le clocher (XIe s.)
Le square Dastros, la vieille église ; au fond, le clocher de l’église moderne
  • Saint-Clar est une bastide, créée en 1274, caractérisée par deux places à cornières : la place de la Garlande, au centre, avec sa halle d'origine sous laquelle se tient tous les jeudis le marché et la Plaçotte ou place à cornières.
  • Halle centrale avec ses charpentes en bois du XVIIIe siècle et ses piliers très usés mais toujours très solides contrairement aux apparences et sa maison commune (XIVe s.) reconstruite en 1818.
  • Église moderne (XIXe s.) de style néo-gothique. La particularité de cette église est son orientation inversée. En effet, contrairement au principe marquant la plupart des églises de France, elle n'est pas orientée Ouest-Est mais Est-Ouest, l'entrée principale étant donc à l'Est.
  • Ancienne église, clocher du XIe s., nef avec enfeus du XIIe, remaniés aux XVe et XVIIIe. C'était l'« église de Jean-Géraud d'Astros », qui en fut prêtre toute sa vie. Désaffectée après la construction de la nouvelle église, elle a été préservée est sert d’espace d’expositions, de concerts ou de théâtre.
  • Saint-Clar possédait deux châteaux voisins, celui du seigneur et celui de l'évêque de Lectoure, aujourd'hui totalement disparus.
  • Musée de l'école publique. Entièrement rénové en 2009, ce musée installé dans la première école publique du village, présente une collection exceptionnelle d'objets, de cahiers et de livres. Une classe reconstituée des années 1930 vous fait revivre l'atmosphère des écoles du début du XXe siècle. 7 salles conduisent le visiteur à travers l'histoire de l'école publique dans un décor lumineux résolument moderne. On peut y voir la reconstitution du logement d'un instituteur de cette époque. Il accueille plus de 4000 visiteurs par an et propose des animations ludiques aux adultes comme aux enfants. Plusieurs expositions temporaires et conférences sont organisées chaque année par une équipe dynamique. Un jardin pédagogique complète le décor de ce lieu magnifique. Ouvert au public de 14 h à 18 h entre octobre et avril et de 15h à 19 h d'avril à octobre. Les groupes sont accueillis sur rendez-vous. Fermeture annuelle du 15 janvier à fin février[5]
  • Sur la route de Tané, une ancienne voie qui conduisait à Toulouse, il est possible de voir la chapelle de Tané ainsi qu'un beau moulin à vent.
  • Sur la route département D13 en direction de Lavit, il est possible de visiter la Ferme des Étoiles. Des séjours sur le thème de l'observation des étoiles y sont organisés. La ferme propose le coucher et fait table d’hôte. Les propriétaires proposent différents types d'observations : de l'initiation découverte au stage de perfectionnement. Lorsque le ciel est clair, ils organisent des veillées aux étoiles. La ferme est parrainée par Hubert Reeves. Elle sert régulièrement de cadre à des émissions TV comme la « Nuit des Étoiles ». Un planétarium est accessible au public.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean-Géraud d'Astros, poète gascon, vicaire de la paroisse de Saint-Clar de 1616 à 1648. Son humble maison porte une plaque commémorative. Il chanta, dans ses vers, les plaisirs simples de la table, de la plantureuse nature, des soirées d'automne passées au bord de l'Arrats.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]