Trégastel

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Trégastel
La plage
La plage
Blason de Trégastel
Blason
Logo
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Lannion
Canton Perros-Guirec
Intercommunalité Lannion-Trégor Agglomération
Maire
Mandat
Paul Droniou
2014-2020
Code postal 22730
Code commune 22353
Démographie
Gentilé Trégastellois
Population
municipale
2 446 hab. (2011)
Densité 349 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 48′ 41″ N 3° 29′ 56″ O / 48.811388889, -3.498888889 ()48° 48′ 41″ Nord 3° 29′ 56″ Ouest / 48.811388889, -3.498888889 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 71 m
Superficie 7 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel de la ville de Trégastel

Trégastel [tʁegastɛl ] est une des plus petites communes du département des Côtes-d'Armor, dans la région Bretagne, en France. Les habitants s'appellent les Trégastellois. Station balnéaire, Trégastel compte environ 2 400 habitants, mais ce nombre est multiplié par cinq en saison estivale.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Trégastel est située entre Perros-Guirec et Pleumeur Bodou sur la Côte de granite rose à 70 km de la préfecture Saint-Brieuc et 11 km de Lannion la sous-préfecture.

Rose des vents Manche Manche Manche Rose des vents
Pleumeur-Bodou N Perros-Guirec
O    Trégastel    E
S
Pleumeur-Bodou Lannion Perros-Guirec

La côte, où alternent rochers de granite rose, douze plages de sable fin aux orientations diverses et chapelets d’îlots pittoresques, s’allonge sur 17 kilomètres.

Vue depuis une des plages de Trégastel, Toul-Bihan, et au fond, la petite « grève des curés ».

Géologie[modifier | modifier le code]

Le sol est principalement composé de granite rose à gros grain de type la Clarté avec une inclusion de roches basiques de type gabbro au niveau de la baie Sainte-Anne[1].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le cours d'eau Kerougant traverse la vallée des Traouïéro et délimite la commune avec Perros-Guirec à l'est. Un lac artificiel a été aménagé à Poul-Palud.

Climatologie[modifier | modifier le code]

En raison de sa situation sur le littoral de la Manche, le climat de Trégastel est tempéré océanique. La ville est soumise aux influences maritimes toute l'année, aux étés et hivers doux. La neige est rare et les pluies modérées.

La station d'observation la plus proche pour la météorologie à Trégastel est celle de Ploumanac'h, sur la commune limitrophe de Perros-Guirec.

Relevés météorologiques de Ploumanac'h, Côtes-d'Armor
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 5,7 5,4 6,3 7,9 10 12,6 14,2 14,6 13,7 11,5 9,3 5,9 9,8
Température maximale moyenne (°C) 9,5 9,8 11,3 13,6 15,7 18,3 20,1 20,2 19,4 16,6 13,5 9,9 14,8
Précipitations (mm) 82,8 65 58,2 47,2 58,6 48,8 55,3 46,4 31,1 74,6 93,4 101,4 762,8
Source : meteociel[2]


Accès et transports[modifier | modifier le code]

Par la route, la commune est desservie par la route départementale D11 en venant de Lannion et par la route départementale D788 en venant de Pleumeur-Bodou ou de Perros-Guirec.

Par le bus, la ville est accessible grâce aux bus du réseau Tibus - du réseau des transports interurbains des Côtes-d'Armor [3] - par la ligne 15, « Lannion - Côte de Granit Rose ».

L'aéroport de Lannion-Côte de granit est à 7 km, la gare de Lannion est elle, à 11 km.

Le GR34 suit le littoral de la commune, prenant en grande partie l'ancien chemin de douaniers.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Trégastel
Manche Manche PLOUMANAC'H
Manche Trégastel LA CLARTÉ
PLEUMEUR-BODOU
PERROS-GUIREC
(St-Quay-Perros)

Histoire[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune présente plusieurs vestiges archéologiques : deux allées couvertes (Kergüntuil et île Renote), un dolmen (Kergüntuil), deux menhirs (Ste Anne et Trémarc'h) et une stèle gauloise (déplacée à l'Office de Tourisme). À partir du Ve siècle, les bretons christianisés guidés par des chefs religieux, chassés de Grande-Bretagne par les anglo saxons débarquent en masse sur les côtes armoricaines et créent de nouvelles implantations dont les noms portent leurs qualifications religieuses (plou, lan, tre), ainsi nait Trégastel, (monastère du château). Trégastel a acquis le statut de paroisse au XIIe ou XIIIe siècle.

La première municipalité voit le jour le 24 février 1790.

Quelques repères[modifier | modifier le code]

Avant la création de la commune

XVIIIe siècle

  • 1789 : les Trégastellois délèguent François Le Calvez et Yves Le Tensorer pour procéder à l'élection des deux députés du Tiers état aux États généraux de Versailles, au cours de l'assemblée tenue en avril en l'église des Ursulines à Lannion.
  • 1790 : élection de la première municipalité le 24 février 1790.
  • 1794 : ouverture de la première école publique le 1er octobre 1794. Le premier instituteur public fut Joseph Lissillour.

XIXe siècle

  • 1833 : une école communale de garçons est construite au bourg (même année que la loi Guizot sur l'enseignement primaire).
  • 1869 : la statue du Bon-Sauveur est érigée à la demande de l'Abbé Bouget au sommet d'un amas rocheux du Coz-Pors. Elle est bénie le 22 juillet 1869. Elle prendra par la suite - à tort - le nom de statue du Père Éternel, son nom actuel.
  • 1872 : construction du calvaire du Bourg, commandé par l'Abbé Bouget. Cette même année, on commence à louer des meublés pour les « baigneurs » avec vue sur mer.
  • 1874 : l'Abbé Bouget ouvre une école religieuse dans une chambre de la maison Ti Bras, au bourg. Cette maison devient le siège de l'école congrégationniste de filles, tenue par les Filles du Saint-Esprit de Saint-Brieuc, appelées encore les Sœurs blanches.
  • 1876 : cette école prend place dans un nouveau bâtiment construit près du calvaire au bourg, et prend le nom d'école libre des filles.
  • 1884 : construction du Castel Sainte-Anne (aujourd'hui utilisé par les VVF) sur les plans de l'architecte Paul-François Courcoux. La Communauté du Castel Sainte-Anne reçoit ses premiers pensionnaires, installe les premières cabines de bain sur la dune du Coz-Pors à laquelle un accès direct est aménagé.
  • 1889 : un ouvroir est créé au Castel Sainte-Anne. C'est en réalité une école primaire clandestine.
  • 1895 : construction du Château de Costaérès par Bruno Abakanowicz dit Abdank, un ingénieur polonais
    Le Château de Costaérès
    .
  • 1899 : pose de la première pierre des bâtiments dits fondation Foucher de Careil composés d'un Sanatorium afin d'accueillir les enfants anémiés et de l'Hospice pour accueillir des adultes convalescents. Ce centre a été édifié à l'entrée de Picherel par la comtesse Amélie Foucher de Careil, veuve du comte Louis-Alexandre Foucher de Careil - ancien préfet des Côtes-du-Nord (1871) qui fut aussi ambassadeur de France en Autriche.

XXe siècle

  • 1900 : une école privée est construite à proximité du Castel Sainte-Anne.
  • 1902 : construction de la première poste de Trégastel, à Sainte-Anne, rue Général de Gaulle.
  • 1912 : la commune est érigée en station climatique. L'école communale de garçons s'installe dans l'école neuve de Golgon, laissant la place au bourg à l'école des filles.
  • 1918 : la nouvelle route de la corniche passe par Sainte-Anne sonnant le début du déclin du Bourg.
  • 1920 : un autel du souvenir des morts de la Première Guerre mondiale est érigé dans l'église et porte les noms de quarante-quatre soldats et marins « morts pour la France ».
  • 1921 : la commune est déclarée station touristique le 25 avril 1921.
  • 1925 : la chapelle Sainte-Anne (celle du Castel Sainte-Anne) est édifiée sur les plans de l'architecte Auguste Courcoux pour la Congrégation des Dames des Sacrés-Cœurs de Jésus et de Marie.
  • 1928 : le premier guide touristique de Trégastel voir le jour. On y dénombre onze hôtels-restaurants.
  • 1930 : un Syndicat d'Initiative indépendant de celui de Lannion est mis en place le 4 février 1930. Construction de l'Armoric Hôtel par l'architecte Jean Le Corre pour Yves Le Guernet, et de l'Hôtel Bellevue pour Ernest Le Dauphin.
  • 1945 : déménagement de la Mairie dans un ancien hôtel de voyageurs (le « Homard Bleu »), route de Poul Palud.
Les 2 tombes
Coz-Pors, avec à gauche, le dôme en verre de la piscine.
  • 1993 : construction du Forum de Trégastel, un espace aqualudique (piscine, jacuzzi, sauna, salle de fitness…) situé au Coz-Pors en bord de mer (à dix mètres de la plage).

XXIe siècle

  • 2002 : transformation du statut de l’Office de Tourisme de Trégastel le 21 juin 2002 qui passe d’ « association de loi 1901 » en « EPIC » sous le giron de la mairie[4].
  • 2006 : agrandissement et réaménagement de l'Aquarium Marin. Déplacement de la mairie dans le quartier de Wazh-Veur.
  • 2007 : le 19 mars, une tempête détruit, sur une longueur de 80 mètres, le mur de protection du Coz-Pors qui datait de 1899.
  • 2008 : une tempête frappe la commune le 10 mars 2008. Elle détruit en partie le Forum de Trégastel, les cabines de la plage de la grève blanche et plusieurs digues de protection. La commune est placée en état de catastrophe naturelle.
  • 2010 : mise en place du centre de formation et d'intervention départemental des nageurs sauveteurs de la SNSM à Trégastel.
  • 2013 : À l"occasion du 150e anniversaire de la naissance de Charles Le Goffic, un médaillon, œuvre du sculpteur Michel Sprogis, est posé sur un rocher près de la chapelle Sainte-Anne.

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'origine du nom est probablement Treff (de trève) Gastel (de Kastell). Les trèves étaient des « annexes » des paroisses (Trégastel dépendait de Pleumeur Bodou). Le kastell est sans doute une référence à une place forte (castellum) établie par les Romains pour protéger la côte.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason.
Blason Blasonnement :
D’azur à trois fasces ondées d’or à un franc quartier de gueules chargé d’une tour d’argent.
Commentaires : L’azur représente la mer - les bandes d’or ondulées, les plages - la tour d’argent rappelle l’étymologie (la trêve du château).
  • Deux dauphins supportent l’écu (le dauphin symbolise la communion pacifique entre l’homme et la mer).
  • Le projet d'armoiries de Trégastel a été proposé par E. Mazé et a été approuvé le 6 février 1987 par le « Service des Archives des Côtes-du-Nord » (nom à l'époque des Côtes-d'Armor).

Devise[modifier | modifier le code]

Krog e-barzh (Croche dedans !)

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Avant les premiers recensements, Trégastel comprenait 68 ménages au XVe siècle, dont 3 nobles et 3 métayers[5].

L'évolution du nombre d'habitants depuis les premiers recensements est en progression constante. Depuis le début du XXe siècle, la population a pratiquement doublé. Depuis 1968, le solde migratoire est positif de 1 à 2 % par an, alors que le solde naturel est négatif de 0,2 à 0,8 %. Il est à noter qu'entre 1968 et 1975, l'augmentation de +16 % est due à l'arrivée d'entreprises sur Lannion et la création de nouveaux logements (notamment la construction de 60 maisons dans le nouveau quartier Picherel).


En 2011, la commune comptait 2 446 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
867 659 709 862 944 1 011 985 1 031 1 113
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 036 1 078 1 080 1 086 1 078 1 096 1 141 1 108 1 224
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 250 1 361 1 286 1 320 1 467 1 398 1 449 1 521 1 687
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
1 670 1 742 2 013 2 063 2 201 2 234 2 377 2 397 2 446
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramides des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges de la commune de Trégastel en 2008 en pourcentage[8].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,8 
90 ans ou plus
1,3 
9,7 
75 à 89 ans
15 
22,4 
60 à 74 ans
23,2 
22,4 
45 à 59 ans
20,8 
16,6 
30 à 44 ans
16,5 
11,9 
15 à 29 ans
10,1 
16,3 
0 à 14 ans
13,1 
Pyramide des âges du département des Côtes-d'Armor en 2008 en pourcentage[9].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou plus
1,2 
75 à 89 ans
12,7 
15,9 
60 à 74 ans
17,1 
21,5 
45 à 59 ans
20,4 
19,4 
30 à 44 ans
17,9 
16,1 
15 à 29 ans
14 
18,7 
0 à 14 ans
16,6 

En 2008, la population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (36,4 %) est en effet largement supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (27,8 %) ; et en augmentation depuis le recensement de 1999. Le taux de retraités est ainsi passé à 48,5 % contre à peine 45 % en 1999 (le taux national est 32,5 %)[8],[9].

Comme au niveau national et départemental, la population masculine de la commune est inférieure à la population féminine (46 % pour 48,4 % au niveau national et 48 % au niveau départemental).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Conseil municipal[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal est constitué de 19 élus.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2014 en cours Paul Droniou Sans étiquette Agent général d'assurances
2008 2014 Xavier Martin-Le Chevalier PR Consultant
2001 2008 Loïc Le Guillouzer DVG Professeur agrégé à la retraite
1997 2001 Bernard Le Guern DVG Retraité de la Marine
1995 1997 Jean-Paul Méar DVD Employé de banque
1983 1995 Georges Le Noane DVG Chercheur en télécommunications
1971 1983 René Martin   Dentiste
Réf : Mazé (E.): 'Trégastel. Le passé retrouvé', voir Bibliographie

Fiscalité communale[modifier | modifier le code]

Taux de fiscalité directe en 2010

Taxe Taux moyen de la strate Taux voté à Trégastel
d'habitation 12,47 % 14,58 %
foncière sur le bâti 17,65 % 21,08 %
foncière sur le non-bâti 51,32 % 85,57 %
foncière des entreprises au profit de l'État 0 % 0 %
Sources des données : Les comptes des communes - Trégastel[11].

Taxes en pourcentage de la valeur locative cadastrale

En 2010, l'annuité de la dette représentait 160 euros par habitant. Le taux d'endettement est supérieur à l'endettement moyen des villes de la même strate qui s'élève à 94 euros par habitant. Le budget pour l'année 2010 est de 3 736 000 euros pour le fonctionnement et de 666 000 euros pour l'investissement[11].

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

Coz-Pors sous la neige en décembre 2010

En breton, le nom de la commune s'écrit Tregastell. Les habitants se nomment en breton Tregastellad (Tregastelliz), Tregastelladez (-ed).

L’adhésion à la charte Ya d’ar brezhoneg a été votée par le Conseil municipal le 31 mars 2006. La commune a reçu le label de niveau 2 de la charte le 19 mai 2006.

À la rentrée 2013, 34 élèves étaient scolarisés dans la filière bilingue publique (soit 16,4 % des enfants de la commune inscrits dans le primaire)[12].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Fleurissement[modifier | modifier le code]

Ville fleurie : la ville possède trois fleurs.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Mégalithes[modifier | modifier le code]

Les allées couvertes[modifier | modifier le code]

Allée couverte de Kergüntuil

Le monument le plus remarquable est l'allée couverte de Kergüntuil, qui a été fouillée puis restaurée en 1939. Il s'agit d'une sépulture, longue de neuf mètres, du Néolithique final (vers 2 000 ans av. J.-C.) à l'entrée latérale. Les 2èmes et 3èmes piliers nord sont sculptés : huit paires de bosses et un trait gravé bien en forme de « U ». Les archéologues pensent qu'il s'agit d'une représentation multiple de la grande déesse néolithique, la Déesse Mère, nourricière des vivants et protectrice des morts, schématisée par des seins et son collier pectoral.

Logo monument historique Classé MH : Cette allée couverte fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 8 août 1948[13]. (48° 48′ 40″ N 3° 31′ 07″ O / 48.81099, -3.51851 ()).

Allée couverte de Ty-al-Lia

Une autre allée couverte se situe au bout de l'île Renote près de la plage de Ty-al-Lia, sur une propriété privée. Datation : 2 500 av. J.-C. L’allée, dont seule une table est en place, mesure 12,75 m de long sur 2,5 m de large.

 Inscrit MH : Cette allée couverte fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 1er avril 1977[14]. (48° 50′ 13″ N 3° 30′ 07″ O / 48.83694, -3.50194 ()).

Le dolmen[modifier | modifier le code]

Le dolmen de Kergüntuil (2 000 ans av. J.-C.) est l'un des plus grands du Trégor. Sa dalle mesure 6 m de long sur 3,25 m de large et pèse quelque 20 tonnes.

Logo monument historique Classé MH : Ce dolmen fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 8 août 1948[15]. (48° 48′ 43″ N 3° 31′ 09″ O / 48.81204, -3.5191 ()).

Les menhirs[modifier | modifier le code]

Menhir de Tremarc’h

Ce menhir se trouve primitivement à une centaine de mètres plus au nord, d’où il est transplanté en 1962. Le fait qu’il soit bien travaillé permet de le dater de la fin du Néolithique. Datation : 2 500 av. J.-C.

Logo monument historique Classé MH : Ce dolmen fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 11 octobre 1960[16]. (48° 48′ 08″ N 3° 29′ 55″ O / 48.80222, -3.49852 ()).

Menhir de Kérédol

Ce menhir provenant du lieu-dit Crec’h-Ejen, nommé aujourd’hui menhir de Sainte-Anne ou de Kérédol, a été plusieurs fois déplacé pour être mis en valeur. Témoin du quatrième millénaire avant notre ère, il indique que les terres du bas de Trégastel furent très tôt défrichées par les hommes du Néolithique. Datation : 3 000 av. J.-C.

Stèle gauloise[modifier | modifier le code]

La stèle gauloise de Trégastel est un des rares témoins du second âge de fer ; elle daterait de la fin du IVe siècle av. J.-C.. C'est un monument haut de 3 m, de type conoïdo-quadrangulaire, dont chaque arête est rabattue pour former trois cannelures. Sur toute une face, sont gravés des motifs sans doute symboliques : deux spirales en « S » et une spirale en corne de bélier.

Cette stèle, dite aussi stèle de Sainte-Anne se trouvait à l’origine sur les terres de la ferme du Peulven, aujourd’hui disparue, située près de la chapelle Sainte-Anne-des-Rochers. Au XIXe siècle, un cultivateur juge bon de fendre la stèle en deux dans le sens de la hauteur, pour faire des poteaux de barrière. Le sénateur, M. Charles Huon de Penanster, se hâte alors d’acheter les deux morceaux du monument afin de le sauver. Il le fait restaurer et l’érige dans sa propriété.

La stèle a été déplacée à l'Office de Tourisme. (48° 49′ 37″ N 3° 30′ 41″ O / 48.82688, -3.51145 ()).

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L’église Sainte Anne[modifier | modifier le code]

L'église du bourg

Édifice à chevet plat construit entre XIIe siècle et le XIXe siècle. C’est un édifice où tous les siècles, de cette période, sont représentées. L’ossuaire semi-circulaire du XVIIe siècle, classé depuis 1909, présente une élégante galerie à balustres et un toit surmonté d’une tourelle à coupole en granit. L’ossuaire recueillait les ossements des sépultures du cimetière car ce dernier n’étant pas extensible ; il fallait faire de la place aux nouveaux décédés tous les cinq ans environ. Cet ossuaire constitue l’originalité de l’église de Trégastel.

Le mobilier se compose, entre autres, d'un bénitier roman à figures grotesques, la chaire à prêcher du XVIIe siècle, une poutre de gloire, d'une ancienne mesure à blé en pierre du XIVe siècle. Cette dernière servait à mesurer les offrandes en grains. La coutume voulait que les moissonneurs viennent y tremper et aiguiser leurs faucilles avant de commencer la moisson. De plus, quelques statues anciennes représentant Notre-Dame de Délivrance, sainte Anne, sainte Marguerite, saint Nicolas et saint Yves entre le Riche et le Pauvre. Après avoir été sous le patronage de Saint Laurent, l’église de Trégastel est placée actuellement plutôt sous le patronage de Sainte Anne, dont la fête est en juillet, date à laquelle est célébré le pardon. Sous la conduite des monuments historiques, une belle restauration de l’église mais aussi de son environnement s'est terminée en 2001[17]. C’est ainsi que les niveaux initiaux du sol ont été retrouvés.

La façade principale et les 2 cloches

Le pignon ouest, issu d’un premier remaniement, présente un portail de la fin du XIVe siècle et du début du XVe siècle. La façade sud comporte un porche carré et voûté, de la fin du XVIe siècle. Au XIXe siècle, une restauration, en granit de l’Île-Grande, fait disparaître l’ancien campanile à trois ouvertures, pour le remplacer par une arcature supportant deux cloches. La nef plafonnée est flanquée de collatéraux formant six travées séparées par des arcs brisés. Sur la maîtresse-vitre dont le remplage date du XVIIe siècle, les vitraux sont plus récents et datent de 1869. Saint Brieuc et Saint Tugdual, les patrons de l’évêché, sont représentés au centre du vitrail.

Logo monument historique Classé MH : Cette église fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 14 juin 1909[18]. (48° 48′ 37″ N 3° 29′ 59″ O / 48.81015, -3.49978 ()).

Chapelle Sainte-Anne-des-Rochers[modifier | modifier le code]

Le site où se trouve la chapelle Sainte-Anne-des-Rochers était depuis très longtemps dédié à la vie spirituelle. Ce lieu de la commune était marécageux avec une fontaine et un lavoir. Il y eut aussi un dolmen qui, aujourd’hui détruit, était une dépendance de la ferme du Peulven. Après la fin de l’occupation romaine, c’est un groupe de moines venus de l’outre-Manche qui y installèrent un ermitage avec une petite chapelle en bois. Ce lieu prit alors le nom de Langastel.

La chapelle est fondée par Jean de Lannion, seigneur des Aubays. Vers 1630, il est lieutenant de la maréchaussée de Bretagne, gouverneur de Lannion, capitaine du ban et de l’arrière-ban de l’évêché de Tréguier, chargé de surveiller les côtes. Il a, en outre, une grande dévotion pour sainte Anne, patronne de la Bretagne, ce qui explique la dédicace de cet édifice. La chapelle est reconstruite en 1787. Avant 1928 la chapelle était un simple rectangle de seize mètres sur quatre. Ce n’est qu’en 1928, avec l’arrivée de la mode des bains de mer que la chapelle fut agrandie avec la réalisation d’un transept avec le chœur dans l’aile nord. Son cachet ancien est préservé grâce au réemploi de pierres provenant du hameau de Keravel. En 1933, le pignon fut avancé et la sacristie réalisée.

La pierre d’autel provient de la chapelle Saint-Marc à l’Île-Grande qui avait été détruite par la foudre une trentaine d’année auparavant. Sur l’un des piliers de l’entrée de l’église, se trouve le torse sculpté d’un Christ mutilé, en granit de Kersanton, provenant du calvaire du bourg, édifié en 1872. C’est tout ce qu’il reste de la grande croix frappée par la foudre en 1912, issue des ateliers d’Yves Hernot de Lannion.

Le pardon est célébré à la fin du mois de juillet. (48° 49′ 38″ N 3° 30′ 43″ O / 48.82718, -3.51187 ()).

Chapelle Saint-Golgon[modifier | modifier le code]

Chapelle de Golgon.

La chapelle est située sur un chemin à droite de la route qui descend de l’église du bourg à la chapelle Sainte-Anne. Elle est située dans un enclos surplombant le chemin. La chapelle a été fondée par le Seigneur de Lannion au XVIIe siècle (partie est-ouest). À la fin du XVIIIe siècle, un Seigneur de Launay-Nevet fait construire une aile en pierre de taille sur le côté nord du bâtiment. La chapelle possède un clocher-mur à lanternon et est entourée d’un mur d’enclos. À proximité, on peut découvrir une croix ainsi qu’une fontaine. Mise hors d’eau en 1952, la chapelle a été vidée de son intéressant mobilier, mis en lieu sûr. Grâce à l’action d’une association de sauvegarde, elle a fait l'objet d'une restauration complète en 2006.

Cette chapelle est dédiée à Saint Gorgon (la mutation du « r » en « l » est fréquente en breton et en particulier dans le Trégor) et saint Dorothée, officiers romains en poste en Bithynie, martyrs torturés puis étranglés sous Dioclétien, en 303. Les fidèles viennent demander à Saint Gorgon de prendre leurs chevaux sous sa protection.

Le pardon est célébré à la fin du mois d'août.

 Inscrit MH : Cette chapelle fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 10 janvier 1952[19]. (48° 49′ 11″ N 3° 29′ 56″ O / 48.81985, -3.49876 ()).

Le calvaire[modifier | modifier le code]

Calvaire au bourg de Trégastel.

Construit en 1872 à l'initiative de l'Abbé Bouget, qui le fit édifier sur la butte de Krec'h Lest, non loin de l'église du bourg.(48° 48′ 24″ N 3° 29′ 50″ O / 48.80678, -3.4971 ()).

Ce monument de pierres sèches est constitué d’une chapelle-crypte, dédiée à Notre-Dame de Pitié, entourée d’un étroit chemin en spirale qui monte jusqu’à une plate-forme supérieure sur laquelle est implanté le socle de la croix. Dans une première niche se trouve la statue en granit d’un paysan à genoux tenant une bêche ; dans une deuxième, au sud, une statue du Sacré Cœur, en bois. Les niches suivantes abritent les statues de Saint Laurent, saint Joseph, saint Yves et enfin saint François Xavier. Des sentences en breton jalonnent le parcours.

Le Père Éternel[modifier | modifier le code]

La statue du Père éternel

En réalité, il s'agit de la statue du Bon-Saveur, appelée par la suite « statue du Père Éternel ». Cette statue est commandée par l'Abbé Jean-Jacques Bouget. (48° 49′ 59″ N 3° 30′ 48″ O / 48.83296, -3.51328 ()).

Érigée en 1869 au sommet d’un amas rocheux dominant la plage de Coz-Pors, elle est bénie le 22 juillet 1969. Ce jour-là, le recteur expose la raison de cette édification de ce qu’il appelle la statue du « Bon-Sauveur » : « Aider les marins du pays et les étrangers qui visitent nos grèves à élever leurs pensées vers Dieu. »[Note 3]

La statue porte d’origine une croix qui - après avoir été de nombreuses fois renouvelée suite à de nombreux vandalismes - a été retirée définitivement.

Sous les rochers se trouve l’ancienne chapelle de Coz-Ilis (vieille église), devenue aujourd’hui l’aquarium marin de Trégastel. L'abbé Bouget transforma en une sorte de sanctuaire deux grandes excavations se trouvant à la base de l'amoncellement granitique. Pour cela, il fit obstruer par une solide maçonnerie les espaces vides, aménagea une fenêtre et deux portes et sépara par un mur les pièces ainsi créées. La plus petite servit de sacristie, et la plus grande était réservée à la messe pour les fidèles.

De cette statue est venue un surnom de la ville : « cité du Père Éternel »

Le Castel Sainte Anne[modifier | modifier le code]

En 1883, les Filles des Sacrés-Cœurs-de-Jésus et de Marie-de-Saint-Quay-Portrieux fondent à Trégastel une succursale en tous points semblable au bâtiment qu’elles possèdent déjà à Saint-Quay-Portrieux. Sur les plans de l'architecte Paul-François Courcoux, la construction du castel Sainte-Anne nécessite neuf mois de travaux, d’août 1883 à avril 1884. La chapelle est construite en 1923 par son fils, Auguste Courcoux[20]. Elle sera bénie le 15 août 1925.

En 1894, cette communauté ouvre un couvent-hôtel. Finalement, il s'agira du premier hôtel de Trégastel, attirant une clientèle essentiellement costarmoricaine bourgeoise et pratiquante[21]. Un chemin permet aux baigneurs d’accéder rapidement à la plage de Coz Pors où les religieuses louent des cabines de bain.

Aujourd'hui, le Castel est un club de vacances Belambra, entièrement rénové, qui a su conserver l'architecture du Castel et sa chapelle désormais est une salle de réception, mariages, animations diverses. (48° 49′ 51″ N 3° 30′ 54″ O / 48.83077, -3.51513 ()).

Patrimoine non religieux[modifier | modifier le code]

Le moulin à marée

Le moulin à marée du Grand Traouïero[modifier | modifier le code]

Le 29 août 1375, le roi Charles V accorda au seigneur Bryan de Lannion, le droit de faire édifier un moulin à marée sur le bras de mer qui vient de Trov-Meur entre le lieu que l'on dit Toul Ar Carhent et Ploumanac'h. Le bâtiment actuel date de 1764 (date gravée au-dessus de la porte). (48° 49′ 32″ N 3° 29′ 25″ O / 48.82565, -3.49031 ()).

À la fin XIXe siècle, l’arrivée du chemin de fer et le développement du réseau routier ont mis en péril les « minotiers de la mer ». Petit à petit, les meules se sont arrêtées et, en 1936, la loi limitant la production de farine de chaque moulin a donné le coup de grâce à la profession. Son dernier meunier est Toussaint Le Brozec qui cessa son activité en 1932.

Les fontaines[modifier | modifier le code]

Sept fontaines sont encore visibles sur la commune de Trégastel[22] :

Fontaine de Coz-Pors.
  • Au Coz-Pors, la Fouillée ou le Feuillet, bassin semi-circulaire au pied de la falaise. En 1771, F. Bourdais signalait à l'Intendant de Bretagne « cette source très vive ne tarit jamais ». Elle servait d'aiguade pour les pêcheurs de Coz Pors. Cette fontaine a une contenance de 2 700 litres. Elle est située dans un petit bois en bordure du chemin des douaniers vers la grève blanche à 100 mètres de Coz-Pors.
  • À Sainte-Anne, il reste une fontaine monumentale, désaffectée depuis 1950. Il n'en reste que le mur du fond, fronton triangulaire surmonté d'une croix et percé d'une niche d'où la statue de Sainte-Anne est maintenant absente (fin XIXe siècle).
  • À Poul Fich, bassin rectangulaire large, sous une construction en trou de souffleur, fermée par une porte en bois (fin XIXe siècle).
  • La fontaine votive de Saint Laurent, au bourg : bassin carré sous une voûte en plein cintre (très ancienne, non datée). Saint-Laurent est le patron des professions du feu ; il soulagerait des brûlures.
  • La fontaine de Woas Wenn : bassin rectangulaire étroit sous un édifice en pierres, en forme de trou de souffleur, remis en état par la commune.
  • La fontaine de Park ar Voas (route de Kerrougant) : bassin carré sous une construction maçonnée, avec linteaux de granite, en forme de trou de souffleur. Elle contient une grande réserve d'eau : 2 025 litres.
  • La fontaine votive de Saint-Golgon : elle est située dans un champ au sud-est de la chapelle. Bassin carré entre trois murets, celui du fond étant porteur d'armoiries indéterminées, avec une couronne en cime et deux palmes en soutien. L'eau de cette fontaine serait souveraine contre les fièvres des animaux et des chevaux

Le Château de Costaérès[modifier | modifier le code]

Voir : Château de Costaérès

Le château de Costaérès à Trégastel.

L'Aquarium marin de Trégastel[modifier | modifier le code]

L'aquarium en 2013 suite à la réhabilitation de 2006

Dans un site unique, l'Aquarium marin de Trégastel se niche sous un ensemble de blocs de granite rose. Ce site fut tour à tour chapelle de Coz-Ilis jusqu'à environ 1877, habitation troglodyte pour successivement trois familles de marins-pêcheurs dont la famille Adam, dépôt de munitions pendant la guerre, musée préhistorique avant de devenir depuis 1967 l'actuel aquarium dédié aux espèces côtières de la Manche. Le toit de la première salle est d'une seule portée de 22 mètres sur 15. Il pèse près de 5 500 tonnes.

Il a été entièrement réhabilité en 2006. Son inauguration a été faite le 3 juin en présence de ses trois parrains : Yann Arthus-Bertrand, photographe ; Michel Hignette, président de l'Union des Conservateurs d'Aquariums de France, Directeur du Musée des Arts Africains et Océaniens et de l'Aquarium du palais de la Porte Dorée à Paris ; et Patrick Poivre d'Arvor, journaliste et écrivain.

En 2007, il a fêté ses 40 ans et propose 40 activités.

Autres lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le Forum de Trégastel[23] est un espace de loisirs aquatiques, avec piscine d'eau de mer chauffée à 30 °C. Il accueille en moyenne 150 000 personnes chaque année[24]. En 2011, 140 000 personnes l'ont fréquenté, dont 5 500 abonnés, pour un chiffre d'affaires de 1 300 000 €[25]. Le forum a été fermé suite aux très nombreux dégâts liés à la tempête du 10 mars 2008[26]. Il a rouvert le 5 juillet 2010[27] avec une nouvelle salle de sports et un espace détente fortement développé.
  • Le sentier des douaniers, permet une promenade pédestre le long des chaos rocheux de la Côte de granit rose (GR34)
  • La vallée des Traouïero, limitrophe avec Ploumanac'h. D'après la légende, la vallée aurait abrité un petit dragon, nommé Scorfel. Scorfel aurait aimé se loger sur ou sous le « Rocher des cendres » : Karreg ar Ludu. Ce dragon aurait commis pour seul crime régulier de se faufiler dans les hautes herbes des champs alentour pour téter à même le pis le lait des vaches[28].
Article détaillé : Vallée des Traouïero.

Les rochers célèbres[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école de la commune dépend de l'Inspection académique des Côtes-d'Armor, dans l'académie de Rennes. Pour le calendrier des vacances scolaires, Trégastel est en zone A.

Le groupe scolaire de Picherel accueille 226 élèves depuis 2009[31] répartis dans 9 classes ½ (de la maternelle au CM2), dont 2 bilingues, section créée en 1989[32].

Le collège le plus proche est situé à Pleumeur-Bodou et le lycée le plus proche à Lannion.

Quatre anciens bâtiments scolaires sont encore visibles sur la commune : deux au Bourg (route du Bourg et route du calvaire), l'école de Golgon et l'école privée de Sainte-Anne.

Marché[modifier | modifier le code]

  • Un marché se tient le lundi matin, toute l'année, dans le quartier Sainte-Anne. Avec 280 exposants en été, c'est le 2e marché des Côtes-d'Armor, après celui de Matignon[33]. De par son ampleur et sa situation proche du littoral, il est très prisé par les estivants en juillet et août.
  • Tous les vendredis en fin d'après-midi, un marché du terroir se tient sur la place Sainte-Anne, proposant des produits issus de l'agriculture biologique et régionaux[34].

Événements sportifs et culturels[modifier | modifier le code]

24 heures de la voile.
  • 1973 : Création des 24 heures de la voile[35], par le Club nautique de Trégastel présidé par Louis Queffeulou, médecin de la commune de Trégastel. La course se déroule chaque année à mortes-eaux, pendant un week-end d'août. Départ le samedi à 15h de la plage de la Grève blanche et fin de la course le dimanche 15h (départ et arrivée à 16h jusqu'en 2009). À l'origine, plusieurs catégories de dériveurs étaient représentés (420, 470). Aujourd'hui, jusqu'à 60 dériveurs de type « 420 » courent chaque année. Traditionnellement, un feu d'artifice est tiré le samedi soir au-dessus de la baie.
    • Anciennes éditions : les 18 et 19 août 2007, 9 et 10 août 2008, 15 et 16 août 2009, 21 et 22 août 2010, 20 et 21 août 2011.
    • La 41e édition a eu lieu les 17 et 18 août 2013[36] .
  • 1976 : Création du fest-noz du bourg organisé par l'association Nevez-Amzer, Div Yezh Tregastell et Diwan. La 25e édition a eu lieu le 4 juin 2011, accueillant environ 1 000 danseurs[37].
    • La prochaine édition aura lieu le 9 juin 2012
  • 1980 : 1re édition des 20 km de la Côte de granit rose[38] organisée par l'ASPTT Lannion. Elle se déroule chaque année au mois de juillet entre Trébeurden et Perros-Guirec, le départ étant donné chaque année, alternativement, dans l'une des deux villes. Plus de 1 600 coureurs s'y rejoignent pour profiter du magnifique cadre dans lequel se déroulent les courses (20, 10, 3 km, et 10 km handi-sport). La 32e édition a eu lieu le 24 juillet 2011 dans le sens Perros-Trébeurden[39].
  • La « Fête de la baie » en été : rassemblement de misainiers et côtres, dont la prochaine édition aura lieu le 3 août 2012.

Sports[modifier | modifier le code]

Principales associations sportives[40] :

Secteur privé :

Médias[modifier | modifier le code]

  • Bulletin municipal édité par la mairie
  • Journaux avec pages locales : Le Trégor, Le Télégramme, Ouest-France.
  • TV-Trégor, télé-web associative[41]
  • Radios :
    • Radio 24, créée en juillet 2010, émet en juillet et août en FM, sur 95,6 Mhz[42]
    • Radio Fréquence Cormoran (RFC), créée en 1983 a cessé d'émettre le 31 décembre 2008[43]. La station aura été l'une des rares radios FM restée durant 25 ans associative et sans publicité. Le droit d'émettre a été abrogé le 30 juin 2009[44].

Cultes[modifier | modifier le code]

Le culte pratiqué est le catholicisme.

La commune de Trégastel relève de la paroisse de Pleumeur-Bodou[45], qui est une subdivision du diocèse de Saint-Brieuc et Tréguier[46], lequel relève de la Province ecclésiastique de Rennes.

Le culte est pratiqué à l'église du bourg et à la chapelle Sainte-Anne.

Phénomène naturel particulier[modifier | modifier le code]

La boule, phénomène géologique intéressant

La boule se trouve dans un amas de rochers sur la Côte de granit rose, à l'extrémité est de l'île Renote face aux Sept-Îles[réf. souhaitée] ; L'accès est peu aisé et se fait uniquement à marée basse. Ce phénomène géologique s'explique sans doute par l'érosion. Non loin de cet endroit, se trouve un rocher de plusieurs tonnes que l'on peut faire bouger à la force des bras. Ce phénomène-ci s'explique par l'érosion qui a formé ce bloc de granit à cet endroit.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : source utilisée pour la rédaction de cet article

  • Mazé (E.), Trégastel. Le passé retrouvé, Les Presses bretonnes, Saint-Brieuc, 1994, 239 p.Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Giot Pierre-Roland, Gouletquer Pierre-Louis, Mari Y., Le briquetage de Kerlavos (Trégastel), Annales de Bretagne, no 72, 1, 1965, p. 87-94.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  3. Texte de la bénédiction de la statue du Père Éternel (archives du presbytère de Trégastel) : « Considérant que nos grèves sont continuellement visitées par des étrangers et qu’un très grand nombre des habitants, surtout des pauvres, gagnent leur vie sur la mer qui souvent leur sert de tombeau, voulant élever leurs pensées vers Dieu et leur apprendre à sanctifier leur peines, on a placé sur un rocher la statue du Bon-Sauveur devant laquelle nos bons marins se découvrent en lui adressant une prière. On a profité du passage d’un évêque missionnaire pour la bénir en présence d’un clergé et d’un grand nombre de fidèles. Sans doute nous aurions désiré la statue plus belle et plus digne de celui qu’elle représente ; mais le Bon Dieu qui regarde les intentions avec égard à la bonne volonté et à la pensée de Foi de ceux qui l’y ont placé »

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Le magmatisme composite du complexe granitique de Ploumanac'h », Université Rennes 1 (consulté en 11 décembre 2011)
  2. (fr) « Ploumanac'h, Côtes-d'Armor(22), (2002-2011) », sur www.meteociel.fr (consulté en 29 décembre 2011)
  3. « Horaires de la ligne 15 », Tibus (consulté en 11 décembre 2011)
  4. Recueil des actes administratifs, Préfecture des Côtes-d'Armor, 12 décembre 2002
  5. G. Minois, Annales de Bretagne, vol. 83, t. 3,‎ 1976 (lire en ligne), « La démographie du Trégor au XVe siècle », p. 409
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  8. a et b (fr) INSEE, « Pyramides des âges de Trégastel en 2008 » (consulté en 11 décembre 2011)
  9. a et b (fr) INSEE, « Pyramides des âges des Côtes-d'Armor en 2008 » (consulté en 31 décembre 2011)
  10. a et b Léon Dubreuil, Annales de Bretagne, vol. 64, t. 2,‎ 1957 (lire en ligne), « Les chantres du Trégor », p.225
  11. a et b (fr) « Les comptes des communes », Direction de la comptabilité publique au sein du ministère des finances (consulté en 31 décembre 2011)
  12. http://www.opab-oplb.org/98-kelenn.htm
  13. « Allée couverte de Kergüntuil », base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. « Allée couverte de Ty-al-Lia », base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. « Dolmen de Kergüntuil », base Mérimée, ministère français de la Culture
  16. « Dolmen de Tremarc’h », base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. Patrimoine religieux de Trégastel, panneau d'explication dans l'enceinte de l'église
  18. « église Sainte Anne », base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. « Chapelle Saint-Golgon », base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. « L’influence des réseaux dans la naissance et l’évolution des stations de villégiature : l’exemple de la Côte de Granit rose », Ministère de la culture (consulté en 6 décembre 2011)
  21. « L’influence des réseaux dans la naissance et l’évolution des stations de villégiature : l’exemple de la Côte de Granit rose », Ministère de la culture (consulté en 9 décembre 2011)
  22. « commune de Trégastel », sur www.culture.fr (consulté le 4 juin 2010)
  23. « Forum de Trégastel - complexe aquatique », sur www.forumdetregastel.fr.
  24. « Forum-Trégastel - complexe aquatique », sur comencre.celeonet.fr.
  25. « Trégastel : le forum a repris ses marques », sur www.ouest-france.fr (consulté le 02/02/2012)
  26. « Les plaies de la tempête ne sont pas toutes pansées », sur www.lannion-perros.maville.com,‎ 10 mars 2009
  27. « Le forum de Trégastel rouvre », Le Télégramme.,‎ 2 juillet 2010
  28. « Les chaos des Traouïero », sur www.lexpress.fr (consulté le 6 juin 2012)
  29. Marthe Vassallo, « Comme un petit pou étonné » (consulté en 13 décembre 2011)
  30. Sébastien Kerroux, « Interview avec Patrick Poivre d'Arvor »,‎ 18/07/2006 (consulté en 13 décembre 2011)
  31. Mairie de Trégastel, « Bulletin municipal »,‎ 2010 (consulté en 1er janvier 2012)
  32. « CR conseil d'école », École de Trégastel,‎ 8 novembre 2011
  33. « Marché de Trégastel », Marchés de France (consulté en 1er janvier 2012)
  34. « Les marchés de Trégastel », Office de Tourisme de Trégastel (consulté en 1er janvier 2012)
  35. « 24 heures de la voile », sur 24hdelavoile.fr.
  36. Club Nautique de Trégastel, « Dates 24 heures de la voile 2012 », sur http://www.cntregastel.com
  37. « Gouel an Hañv. 35e fest-noz du bourg », Le Télégramme
  38. « 20 km de la Côte de granit rose », 20kmcotegranitrose.com
  39. a et b (fr) ASPTT Lannion, « Dates 20 km de la Côte de Granit Rose », sur http://20kmcotegranitrose.com
  40. « Associations sportives », Ville de Trégastel
  41. « tv-tregor.com »
  42. « radio-24.fr »
  43. « Radio Fréquence Cormoran, elle n'émet plus », sur www.aamme.com,‎ 22/01/2009 (consulté le 8 janvier 2012)
  44. « Décision no 2009-507 du 30 juin 2009 portant abrogation de la décision », sur Journal Officiel,‎ 30/06/2009 (consulté le 8 janvier 2012)
  45. Paroisse de Pleumeur-Bodou, « Nos communes » (consulté le 8 janvier 2012)
  46. (fr) Paroisse de Pleumeur-Bodou, « Le Diocèse » (consulté le 8 janvier 2012)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]