Lézardrieux

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Lézardrieux
L'église paroissiale du XVIe siècle.
L'église paroissiale du XVIe siècle.
Blason de Lézardrieux
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Lannion
Canton Lézardrieux (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes de la Presqu'île de Lézardrieux
Maire
Mandat
Marcel Turuban
2014-2020
Code postal 22740
Code commune 22127
Démographie
Gentilé Lézardrivien, Lézardrivienne
Population
municipale
1 591 hab. (2011)
Densité 134 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 47′ 09″ N 3° 06′ 21″ O / 48.7858333333, -3.10583333348° 47′ 09″ Nord 3° 06′ 21″ Ouest / 48.7858333333, -3.105833333  
Altitude 30 m (min. : 0 m) (max. : 82 m)
Superficie 11,91 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel de la commune de Lézardrieux

Lézardrieux [lezaʁdʁijø] est une commune française, chef-lieu de canton, située dans le département des Côtes-d'Armor en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le pont de Lézardrieux sur le Trieux, à basse mer.

Lézardrieux se situe au nord des Côtes-d'Armor dans la presqu'île sauvage du Trégor. La ville est nichée au bord l'estuaire du Trieux, sur la rive gauche, et à quelques kilomètres seulement du lieu où il se jette dans la Manche. C'est à Lézardrieux que se situe, depuis 1840, le seul pont traversant le Trieux sur plusieurs dizaines de kilomètres. En effet, avant, pour pouvoir franchir le fleuve, il fallait aller jusqu'à Pontrieux à 15 kilomètres à l'intérieur des terres. Cela fait donc de Lézardrieux un point de passage important pour le trafic routier de la région. De même Lézardrieux présente l'atout non négligeable de posséder le seul port en eau de la région, protégé des vents et des tempêtes étant donné qu'il se trouve dans le bassin fluvial du Trieux et néanmoins à peu de kilomètres de la mer (et notamment du magnifique archipel de Bréhat et de l'estuaire sauvage du Trieux). Les côtes de Lézardrieux développent une multitude d'îles ou îlots, le plus grand étant l'île à Bois (15 ha), qui fut un poste allemand avancé pendant la Seconde Guerre mondiale (jusqu'en 1943) au large de Kermouster. De nombreux vestiges de cette occupation (blockhaus) sont encore visibles. L'île est une propriété privée.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Fascé d'argent et de sable de six pièces, la pièce du chef chargée de trois molettes aussi de sable.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire de la construction du pont de Lézardrieux est un événement important de l'histoire de Lézardrieux[1].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

La récolte du goémon[modifier | modifier le code]

La coupe du goémon, dénommée le berce, était parfois une véritable fête, comme l'illustre ce témoignage en rivière de Lézardrieux :

« Quelle fièvre dans cette foule de coupeurs de varech ! Un rocher plus riche que les autres est en quelque sorte pris d'assaut avant que la mer ne l'ait abandonné. Peu importe le sexe, l'âge, tous participent à cette immense razzia. Il n'est pas jusqu'au dernier marmot qui, tout fier de sa petite faucille, ne croie puissamment concourir à ce grand travail en tranchant ses une ou deux touffes de goémon. Pendant que les uns coupent, d'autres rassemblent en tas la récolte et la transportent au moyen de civières, soit à leurs embarcations, soit à des charrettes dont le robuste attelage se compose de 4 à 5 chevaux. Rien de splendide comme un de ces lourds véhicules ployant sous le poids d'une montagne toute ruisselante de plantes marines, d'algues balayant la grève de leurs larges feuilles semblables à de transparentes écharpes aux couleurs de bronze florentin. Impatient de ramener à la ferme son trésor humide, exhalant encore les senteurs de la mer, l'attelage lui-même s'anime, surexcité par le bourdonnement, par les cris de la fourmilière humaine qui l'entoure, et secoue joyeusement ses colliers garnis de grelots tapageurs, ses harnais garnis de houppes multicolores. L'heure avance, la marée monte. On se dépêche, on se presse : le flot n'attend pas. Gare aux traînards ! Le courant arrive, foudroyant, rapide : malheur aux pauvres gens qui, n'ayant ni bateaux, ni voitures, on trop vite ou mal assemblé avec de faibles amarrages, en une meule flottante, le produit de leur labeur ; en un instant, sa dispersion est complète. Adieu la prospérité future de leur petit coin de terre. Heureux encore ceux qui, dans cette circonstance, hélas assez fréquente sur nos grèves, ne payent pas de leurs jours leur imprudence[2]. »

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1873 1873 Yves-Marie Jacob    
1947   Yves Jézéquel UDSR Conseiller général
1959 1995 Marcel Le Corre sans étiquette Conseiller général
1995 2001 Alain Jézéquel    
2001 2014 Joseph Le Biller   Retraité
2014 en cours Marcel Turuban    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 591 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 231 1 763 1 859 1 975 2 192 2 128 2 134 2 245 2 208
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 209 2 238 2 261 2 051 2 046 2 057 1 991 2 059 2 100
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 188 2 386 2 265 1 940 1 948 1 966 1 780 1 757 1 933
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
2 014 1 842 1 834 1 859 1 707 1 629 1 577 1 591 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Deux sabliers devant le port de Lézardrieux à mi-marée montante. Le Banco (en vert) manœuvre pour se mettre à quai, contre le courant, et y décharger son maërl. Le Côtes-d'Armor (en arrière-plan, en bleu) remonte vers Pontrieux avec le flot pour y arriver avant la pleine mer

La ville possède un petit port de commerce situé sur la rive gauche du Trieux et administré par la CCI des Côtes-d'Armor. Il s'y décharge annuellement 25 000 tonnes de produits d'extraction marine (sable et maërl).
En amont de ce port, se trouvent les installations du port de plaisance. Composé d'un bassin à flot et d'un bassin en eau profonde, l'ensemble offre une capacité de 500 places.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église paroissiale Saint-Jean-Baptiste (de la fin du XVIe siècle) avec son clocher-mur.
  • La place de l'église et son alignement de maisons typiques en granite rose.
  • La "tête" sculptée du phare des Triagoz datant du XIXe siècle avec sa lentille Fresnel originale, exposée sur le port
  • Le pont suspendu de Lézardrieux, dernier pont sur le Trieux, bâti dans la première moitié du XIXe siècle.
  • La chapelle du hameau de Kermouster (XVIIIe siècle) à quelques kilomètres.
  • L'estuaire du Trieux avec ses nombreuses criques, rochers roses, plages et îlots, planté de forêts de pins et arpenté de nombreux chemins de randonnée.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Charles Gwennou, en 1851, poète.
  • Paul Le Flem, compositeur, y est né en 1881.
  • Georges Brassens y possédait une maison située sur les bords du Trieux tout à côté du port de plaisance. Il avait commencé à y apprendre le breton.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. LE PONT DE LEZARDRIEUX
  2. Mauriès, Recherches historiques et littéraires sur l'usage de certaines algues, "Bulletin de la Société académique de Brest", 1874, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2075488/f52.image.r=Molene.langFR
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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