Tonquédec

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Tonquédec
Image illustrative de l'article Tonquédec
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Lannion
Canton Plouaret
Intercommunalité Communauté de communes du Centre Trégor
Maire
Mandat
Jean-Claude Le Buzulier
2014-2020
Code postal 22140
Code commune 22340
Démographie
Gentilé Tonquédois, Tonquédoise
Population
municipale
1 102 hab. (2011)
Densité 61 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 40′ 12″ N 3° 23′ 38″ O / 48.67, -3.39388888889 ()48° 40′ 12″ Nord 3° 23′ 38″ Ouest / 48.67, -3.39388888889 ()  
Altitude 90 m (min. : 10 m) (max. : 106 m)
Superficie 18,01 km2
Localisation

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Tonquédec

Tonquédec [tɔ̃kedɛk] (Tonkedeg en breton) est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Tonquédec est une commune de 1096 habitants (en 2010), a une superficie de 1801 ha et est située à une altitude de 90 m.

Tonquédec se trouve dans le Centre du Trégor (Argoat, le pays des bois), région située à l’ouest du département des Côtes d’Armor (22), à environ 10 km au sud-est de Lannion (voir carte).

Tonquédec fait partie du canton de Plouaret et de l’arrondissement de Lannion.

Tonquedec est jumelée avec la commune de Corofin, dans le comté de Clare, en Irlande.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire du bourg de Tonquédec est intimement liée à celle de la famille de Coëtmen, du château de Tonquédec.

Le nom de Tonquédec a déjà sa forme actuelle dans un compte de 1330 environ, où l'église de ce lieu est citée parmi les bénéfices du Diocèse de Tréguier. C'était une paroisse dès 1426. Cette paroisse élut sa première municipalité le 10 février 1790.

Le village est attesté avec les graphies suivantes : Tonkadoc (en 1231), Tonguedoc (en 1235), Tonkedoc (en 1239), Trunkedus (en 1242, qui est une cacographie), Tonquedec (en 1253, en 1267, en 1330), Tonquedeuc (en 1395). On relève bien ici l'évolution du suffixe localisant vieux breton -og (gallois -og; issu de *ako-, qui a donné -acum en gallo-roman), devenu -euc (-eug), puis -ec (-eg) en breton moderne.

Tonquédec tire probablement son nom du château. Pierre-Yves Lambert[1] y voit le breton tonket, destiné (base celtique *tonk-, jeter un sort, prédestiner) et le suffixe -eg (confondu avec -og, suffixe localisant), d'où *Tonketeg, dont on trouve l'équivalent exact en vieil irlandais Toi(n)cthech, traduit par le latin Fortunatus. Il s'agirait donc, comme c'est souvent le cas en toponymie, d'un nom de personne pris absolument.

Le principal édifice de cette commune a été classé monument historique dès 1862 : il s'agit des ruines du château (vers 1447, et au XVIe siècle), qui a donné son nom à la famille de Quengo de Tonquédec, laquelle acheta la vicomté de Tonquédec en 1636.

La plupart des évènements historiques ayant eu lieu dans cette commune se rapportent au château de Tonquédec.

  • Entre le 24 janvier et le 8 juin 1394, le duc Jean IV s'empara du château de Tonquédec et le fit raser, après la victoire d'Oliver de Clisson, auquel Roland III de Coëtmen, vicomte de Tonquédec, était allié.
  • Le 17 août 1447, l'église de Tonquédec fut érigée en collégiale par une bulle fuminée à la requête de Roland V de Coëtmen, vicomte de Tonquédec
  • Vers mars 1588, Charles Gouyon de la Moussaye, seigneur de Tonquédec, commença d'entretenir une garnison pour servir le roi pendant toutes les guerres de la Ligue.
  • Quelques jours avant le 19 septembre 1590, la garnison de Tonquédec rentra victorieuse d'une rencontre avec les Ligueurs, commandés par le capitaine de Ploeuc du Breignou qui mourut de ses blessures au château de Tonquédec. Cette garnison prit part à plusieurs autres affaires pendant la guerre, qui dura jusqu'en mars 1598.
  • Le 27 février 1614, Jacques de la Moussaye, baron de Marcé frère du vicomte de Tonquédec, s'établit au château avec quelques hommes en armes.
  • Dans la nuit du 17 au 18 avril 1614, une douzaine de gentilshommes du pays de Lannion, réunis et commandés par Jonathan de Kergariou de Kerhaël, entrèrent dans le château par le toit et le reprirent sans coup férir.
  • Le 16 décembre 1636, Amaury III de Gouyon, marquis de la Moussaye, vendit la vicomté de Tonquédec à René du Quengo, comte du Rochay.
  • En 1665, le père Julien Maunoir, invité par Vincent de Meur, supérieur du séminaire des Missions étrangères, vint prêcher une mission à Tonquédec et y guérit une fille « qu'on croyait obsédée et qui probablement n'estoit que folle ».
  • En février 1944, un maquis d'une douzaine d'hommes se forma dans une maison abandonnée, près du moulin de Kerguignou.
  • Le 23 mai 1944, ce maquis fut attaqué par les Allemands. Trois de ses membres furent tués. Le village de Kerguignou fut entièrement incendié.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Tonquédec Blason De gueules aux sept annelets d'argent 3,3,1.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1977 1989 Pierre Le Manac'h Socialiste agriculteur
mars 1989 2008 Yves Le Fustec socialiste employé territorial
mars 2008 2014 Jean-Yves Prigent socialiste Agriculteur Retraité
mars 2014   Jean-Claude LE BUZULIER   Commercial
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 102 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 778 1 555 1 594 1 846 1 954 2 044 2 022 2 095 2 102
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 058 2 051 1 547 1 531 1 890 1 878 1 840 1 791 1 846
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 816 1 679 1 610 1 465 1 457 1 402 1 270 1 150 1 109
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
1 112 958 865 1 045 1 061 1 063 1 072 1 072 1 102
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Langue bretonne[modifier | modifier le code]

L’adhésion à la charte Ya d’ar brezhoneg a été votée par le Conseil municipal le 23 mai 2006.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La collégiale Saint-Pierre.
  • La chapelle Saint-Gildas et ses bas-reliefs
  • Château de Tonquédec construit au XIIIe siècle
  • L’église ou collégiale Saint-Pierre : elle dépendait autrefois de l’évêché de Tréguier. Elle a été érigée en collégiale en 1447. Devenue paroissiale sous la Révolution (1790), reconstruite en 1835, seuls ont été conservés une tour datée de 1773, les portes du XVe, un bénitier du XIIIe et le chevet avec ses vitraux de couleur du XVe (la maîtresse vitre date du XVe et représente des chevaliers de la maison de Tonquédec au XIIIe).

Le campanile (ou clocher) qui fait l’originalité de l’église date de la seconde moitié du XIXe siècle. Il a été rasé en 1961 et la cloche qui s’y trouvait revit maintenant dans la chapelle de St Gwenolé depuis 1991.

  • La chapelle de Kerrivoallan : cette chapelle de caractère (1600) domine la vallée du Léguer et comporte une tribune remarquable ornée d’entrelacs celtiques séparés par des pilastres sculptés à fûts canelés. Non loin de là, on trouve une fontaine qui servait à la célébration d’un rite en faveur des enfants accusant un retard à marcher. Et sur la rivière Le Léguer, une passerelle permettant un accès au moulin de Kergrist, l’un des nombreux moulins à grains de la vallée du Léguer.
  • La chapelle du Loc

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire de la langue gauloise, éditions errance 1994.
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011