Paul Magnette

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Paul Magnette
Illustration.
Fonctions
Ministre wallon de la Santé, de l'Action sociale et de l'Égalité des chances
Gouvernement Demotte I
Législature 4e législature wallonne
Prédécesseur Christiane Vienne
Successeur Didier Donfut
Ministre fédéral du Climat et de l'Énergie, ayant le Développement durable, l'Environnement et la Protection du consommateur dans ses attributions
Monarque Albert II
Premier ministre Guy Verhofstadt
Yves Leterme
Herman Van Rompuy
Yves Leterme
Prédécesseur Marc Verwilghen
Successeur Melchior Wathelet
Ministre fédéral des Entreprises publiques, de la Politique scientifique et de la Coopération au développement
Chargé des Grandes Villes
Monarque Albert II
Gouvernement Di Rupo I
Prédécesseur Inge Vervotte (Entreprises publiques)
Sabine Laruelle (Politique scientifique)
Olivier Chastel (Coopération au développement)
Michel Daerden (Grandes villes)
Successeur Jean-Pascal Labille
Bourgmestre de Charleroi
En fonction depuis le
Prédécesseur Éric Massin
Président du Parti socialiste belge
En fonction depuis le
Prédécesseur Thierry Giet
Biographie
Date de naissance 28 juin 1971
Lieu de naissance Louvain (Belgique)
Nationalité Belge
Parti politique Parti socialiste

Paul Magnette (né à Louvain le 28 juin 1971) est un homme politique belge de langue française, membre du Parti socialiste, et professeur en science politique à l'Université libre de Bruxelles. Il est licencié en science politique à l'ULB en 1993 avant de conclure une licence spéciale en études politiques européennes dans le même établissement l'année suivante. Il est visiting fellow à Université de Cambridge de 1994 à 1995 grâce à une bourse de la Fondation Wiener - Anspach, et devient boursier-doctorant FNRS de 1995 à 1999. Il obtient son titre de Docteur en science politique en 1999 lorsque sa thèse (Citoyenneté et construction européenne) est reçue. Le 17 janvier 2013[1], le bureau du PS le désigne comme président (faisant fonction) et désigne Jean-Pascal Labille comme son remplaçant comme ministre fédéral. Il reste bourgmestre de Charleroi.

Carrière académique[modifier | modifier le code]

Passionné de Tocqueville, il débute sa carrière dans l'enseignement lors de l'année académique 1999-2000 pendant laquelle il est professeur invité à l'IEP de Paris. Pendant l'année académique 2000-2001, il devient maître de conférence en science politique à l'ULB et est professeur invité à l'IEP de Bordeaux. Depuis l'année académique 2001-2002, Paul Magnette est professeur de science politique à l'ULB, directeur de l'Institut d'études européennes de l'ULB et chargé d'enseignement à l'IEP de Paris. Il fut également professeur invité à la Scuola superiore Sant’Anna de Pise, Italie, en 2001-2002.

Spécialiste de la constitutionnalisation de l'Union européenne et des théories de la démocratie, il travaille sporadiquement sur le système politique belge et est régulièrement consulté par les médias sur des questions théoriques concernant l'Union européenne[2]

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Après les élections législatives du 10 juin 2007, Elio Di Rupo, alors président du Parti socialiste wallon, lui demande un rôle de médiation à la ville de Charleroi, dont de nombreux membres du collège échevinal sont inculpés dans différentes affaires de corruption. Paul Magnette obtient la démission des personnes inculpées et un nouvel accord de majorité PS-MR-CDH, avec Jean-Jacques Viseur comme bourgmestre. C'est la première fois que Paul Magnette exerce alors un pouvoir politique effectif. Quelques semaines plus tard, Di Rupo effectue un remaniement des membres socialistes du gouvernement wallon, et nomme Paul Magnette ministre : le 20 juillet 2007, Paul Magnette prête serment et devient Ministre wallon de la Santé, de l'Action sociale et de l'Égalité des chances.

6 mois plus tard, le , Paul Magnette est Ministre fédéral du Climat et de l'Énergie, qui comprend le Développement durable et l'Environnement dans ses attributions, au sein du gouvernement Verhofstadt III et du gouvernement Leterme Ier. Avec cette compétence fédérale, Paul Magnette rétablit le rapport de force entre les autorités publiques et la société de distribution électrique Electrabel par la mise en cause de la situation monopoliste du groupe historique, alors que le marché énergétique européen est libéralisé : Il obtient une contribution des producteurs d’électricité nucléaire au budget fédéral 2008 afin de restituer aux consommateurs une partie de la rente perçue par les producteurs suite à l’amortissement accéléré des centrales nucléaires de Belgique. Sa nouvelle compétence fédérale lui permet également d'établir une politique sociale énergétique, à un moment où les prix du gaz et de l’électricité atteignent des sommets inédits en Europe.

Initiateur du « Printemps de l’environnement »[3], il encourage les différentes régions à coordonner leur politique environnementale et lutter plus efficacement contre le réchauffement climatique. Après les élections du 13 juin 2010, le Parti Socialiste et Paul Magnette, tête de liste pour le sénat, obtient 35,72 % des voix, soit près de 9 % de mieux par rapport au dernier suffrage. Son score personnel est de 264 167 voix. Paul Magnette est le wallon élu avec le plus de voix et le quatrième score belge en termes de suffrage[réf. nécessaire].

Deux ans plus tard, lors des élections communales de 2012, il est élu bourgmestre de Charleroi. Il conserve sa fonction de ministre fédéral pendant quelques semaines pour achever des dossiers politiques (situation d'empêchement) et désigne Françoise Daspremont, 1re échevine, comme bourgmestre faisant fonction[4].

Le 17 janvier 2013[5], le bureau du PS le désigne comme président (faisant fonction) et désigne Jean-Pascal Labille comme son remplaçant comme ministre fédéral. Il reste bourgmestre de Charleroi.

Palmarès des prix et récompenses[modifier | modifier le code]

  • 2000 : Grand prix européen Émile-Bernheim
  • 2000 : En association avec Éric Remacle, le prix Francqui
  • 2002 : Prix des Alumni
  • 2004 : Prix triennal Jean-Rey

Bibliographie partielle[modifier | modifier le code]

(classée chronologiquement - livres publiés ou dirigés uniquement)

  • De l'étranger au citoyen, construire la citoyenneté européenne, De Boeck Université, collection "L'homme, l'étranger" (direction) 1997.
  • De Maastricht à Amsterdam, L’Europe et son nouveau traité, Complexe, collection Études européennes (codirection), 1998.
  • Union européenne et nationalités - Le principe de non-discrimination et ses limites, Bruylant (codirection), 1999.
  • Gouverner la Belgique - Clivages et compromis dans une société complexe, PUF, collection "Politiques d’aujourd’hui" (codirection), 1999.
  • À quoi sert le Parlement européen ? - Stratégies et pouvoirs d’une assemblée transnationale, Complexe, collection "Études européennes" (codirection), 1999.
  • La citoyenneté européenne - Droits, politiques, institutions, Éditions de l’Université de Bruxelles, collection "Etudes européennes", 1999.
  • La constitution de l'Europe, Bruxelles, Éditions de l'Université de Bruxelles, collection "Etudes européennes", 2000, 201 pages, (direction).
  • Le nouveau modèle européen, Vol. I, Institutions et gouvernance, Vol. II, Politiques et relations extérieures, Bruxelles, Éditions de l'Université de Bruxelles, collection "Etudes européennes", 2000, 174 + 242 pages, (codirection, avec Éric Remacle).
  • Le souverain apprivoisé, l'Europe, L'Etat et la démocratie, Bruxelles, Complexe, collection "Etudes européennes", 2000, 250 pages.
  • La citoyenneté - Une histoire de l'idée de participation civique, préface de John Dunn, Bruxelles, Bruylant, 2001, 283 pages.
  • La constitution de l'Europe, Bruxelles, Éditions de l'Université de Bruxelles, collection "Etudes européennes", 2002, 2e édition (direction).
  • (en) The Convention on the Future of Europe, Working Towards a Constitution, Londres, Federal Trust, 2003, with Jo Shaw, Lars Hoffmann and Anna Vergès Bausili.
  • Le régime politique de l’Union européenne, Paris, Presses de Sciences Po, 2006 [2e éd.], 287 pages.
  • Contrôler l’Europe - Pouvoir et responsabilités dans l’Union européenne, Bruxelles, Éditions de l’Université de Bruxelles, collection « Etudes européennes », 2003, 175 pages.
  • La grande Europe, Bruxelles, Éditions de l'Université de Bruxelles, Collection de l'Institut d'études européennes, (codirection) 2004.
  • Vers un renouveau du parlementarisme ? coédité avec O. Costa et E. Kerrouche, Bruxelles, Éditions de l’Université de Bruxelles, (codirection), 2004.
  • (en) What is the European Union?, Basignstoke, Palgrave, 2005.
  • (en) Citizenship - The history of an Idea, Londres, ECPR Book Series, 2005.
  • Au nom des peuples, le malentendu constitutionnel européen, Paris, éditions du Cerf, 2006.
  • Grandeur et misère de l'idée nationale, Liège, Luc Pire, 2011

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

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