Jean-Claude Van Cauwenberghe

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Jean-Claude Van Cauwenberghe, 2005.

Jean-Claude Van Cauwenberghe (souvent surnommé Van Cau dans la presse) est homme politique belge, membre du Parti socialiste, né à Charleroi le 28 avril 1944.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean-Claude Van Cauwenberghe est le fils d'André Van Cauwenberghe, journaliste et homme politique, membre du PS qui fut, entre autres, secrétaire d'État du gouvernement Harmel (1965 à 1966), échevin de Charleroi et membre du Conseil culturel francophone de 1971 à 1974. Sa mère était infirmière. Jean-Claude Van Cauwenberge est docteur en droit à l'ULB. Il s'adonne également à la peinture[1].

Son engagement politique date de sa période estudiantine chez les Jeunes Socialistes dont il devint président national en 1965. Dès ses études, il est engagé au cabinet de Lucien Harmegnies, alors ministre de l'Intérieur.

En 1977, Van Cauwenberghe est élu en tant que parlementaire. Poste qu'il quitte en 1982 quand il devient bourgmestre de Charleroi. Fonction qu'il occupe pendant dix-sept années. Après les élections de 1995, il deviendra ministre régional wallon du Budget et ministre des Travaux publics après les élections de 1999.

En avril 2000, il succède à Elio Di Rupo en tant que ministre-président de la Région wallonne. Il entame un second mandat à ce poste après les élections du 13 juin 2004.

Régionaliste convaincu, il dépose, en avril 2006, avec cinq autres députés wallons PS, dont José Happart, président de l'assemblée, une proposition de décret spécial du Parlement wallon, visant à instituer une Constitution wallonne. Le projet est cependant accueilli sans enthousiasme par le Parlement wallon, y compris par les autres députés du PS[2],[3],[4].

À partir de 2005, toutefois, alors que la justice et les journalistes commencent à enquêter sur diverses affaires de fraudes et de corruptions (fraude à la Carolorégienne, aide aux clubs sportifs professionnels, gestion de l'ICDI - Intercommunale de collecte et de destruction des immondices...), la mainmise du Parti Socialiste notamment sur Charleroi, et la mainmise de Van Cau sur l'Union Socialiste Communale de Charleroi -et donc le parti- commencent à être critiquées[5].

Tandis que certains de ses proches, tel Claude Despiegeleer, sont inculpés[6] et que la justice s'intéresse à lui, Van Cauwenberghe démissionne le 30 septembre 2005 de son poste de ministre-président[7] et Elio Di Rupo lui succède.

En juin 2006, il est vivement critiqué pour son influence autoritaire auprès de l'Union Socialiste Communale de Charleroi et ses insultes à l'adresse de journalistes[8] qui ont enquêté sur les « affaires » de Charleroi. Peu à peu, pourtant, il perd de son influence à Charleroi[9] et dans le parti. Ainsi, en 2007, il est écarté du bureau national du Parti Socialiste où il siégeait depuis les années 1970[10].

En mai 2010, il est rattrapé par les affaires et est inculpé de corruption passive dans le cadre d'un dossier relatif à la construction du hall des sports de Beaumont. Son domicile est perquisitionné[11].

En février 2013 le procureur général de Liège demande au Parlement wallon d'autoriser le renvoi de l'ancien Ministre-Président devant la Cour d'Appel de Liège[12].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Mandats locaux[modifier | modifier le code]

Autres mandats et charges[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

  • Jean-Jacques Andrien et Jean-Claude van Cauwenberghe, Oser être wallon ! : ouvrage collectif sur l'identité wallone, Quorum,‎ 1998 (ISBN 978-2873990534, lire en ligne)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Van Cau, de la politique à la peinture, Vers l'Avenir, 26 septembre 2008.
  2. Une constitution wallonne? Bof!, La Libre Belgique, 9 février 2006.
  3. Les régionalistes PS en re... constitution, La Libre Belgique, 28 avril 2006.
  4. Une copie mort-née, La Libre Belgique, 5 mai 2006.
  5. Voir cet article sur le système PS qui avait mis la ville en coupe réglée.
  6. ce qui donne lieu à de curieuses scènes, telle ce conseil communal de Charleroi au cours duquel où on voit Van Cauwenberghe supplier trois échevins PS impliqués de présenter leur démission. Voir Conseil communal: les larmes des camarades, La Dernière Heure, 23 septembre 2005
  7. Van Cauwenberghe démissionne, La Libre Belgique, 30 septembre 2005.
  8. Les journalistes, ces p..., La Libre Belgique, 14 juin 2006
  9. Comment Magnette a conquis Charleroi, Le Vif, 29 juin 2009.
  10. Van Cau privé de Bureau du parti, La Dernière Heure, 12 octobre 2007.
  11. Van Cauwenberghe inculpé, La Libre Belgique, 4 mai 2010, et même journal, 20 mai 2010.
  12. La Libre, consultée en ligne lundi 25 février 2013.

Article connexe[modifier | modifier le code]

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