Gouvernement Verhofstadt III

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Gouvernement Verhofstadt III
Régime Monarchie parlementaire fédérale
Premier ministre Guy Verhofstadt
Début 21 décembre 2007
Fin 20 mars 2008
Durée 90 jours
Chronologie
Précédent Gouvernement Guy Verhofstadt II
Suivant Gouvernement Yves Leterme I
Guy Verhofstadt.

Verhofstadt III est le nom du gouvernement belge formé par une coalition pentapartite (dite coalition arménienne), associant les familles démocrate-chrétienne (CD&V flamand, et cdH francophone), libérale (Open VLD flamand, et MR francophone) et le Parti socialiste francophone. C'est la première coalition "asymétrique" d'un gouvernement belge (les socialistes francophones faisant partie du gouvernement sans les socialistes flamands).

Le Premier ministre Guy Verhofstadt a livré sa déclaration gouvernementale à la Chambre le 21 décembre 2007. Le dimanche 23 décembre 2007, après huit heures de débats, il obtient la confiance des députés. Le vote est obtenu majorité (MR, PS, cdH, Open VLD, CD&V/N-VA) contre opposition (Ecolo, Groen!, Vlaams Belang et Lijst Dedecker), soit 97 oui et 46 non. Une élue de la N-VA s'est abstenue pour marquer la défiance du parti nationaliste flamand à l’égard d'un gouvernement dirigé par Guy Verhofstadt et non par Yves Leterme. Ce gouvernement peut compter sur 53 élus francophones (MR 23, PS 20, cdH 10) et 48 néerlandophones (OpenVLD 18, CD&V/N-VA 24+6) soit une majorité des deux tiers des représentants (101/150) permettant de modifier la constitution.

Ce gouvernement succède au gouvernement Verhofstadt II (dit gouvernement de coalition violette).

Les quatorze ministres ont prêté serment devant le roi Albert II le 21 décembre 2007.

Il s'agit d'un gouvernement intérimaire, exerçant jusqu'au 23 mars 2008, date à laquelle le Gouvernement Leterme I, prend le relais.

Composition[modifier | modifier le code]

Voici la composition du gouvernement conformément à la décision du premier conseil des ministres du 21 décembre 2007[1] :

Fonction Nom Parti
Premier ministre Guy Verhofstadt Open VLD
Vice-premier ministre, ministre des Finances et des Réformes institutionnelles Didier Reynders MR
Vice-premier ministre, ministre du Budget, de la Mobilité et des Réformes institutionnelles Yves Leterme CD&V
Ministre des Affaires sociales et de la Santé publique Laurette Onkelinx PS
Ministre de l'Intérieur Patrick Dewael Open VLD
Ministre des Affaires étrangères Karel De Gucht Open VLD
Ministre de l'Économie, des Indépendants et de l'Agriculture Sabine Laruelle MR
Ministre des Pensions et de l'Intégration sociale Christian Dupont PS
Ministre de l'Emploi Josly Piette cdH
Ministre de la Justice Jo Vandeurzen CD&V
Ministre de la Défense Pieter De Crem CD&V
Ministre du Climat et de l'Energie Paul Magnette PS
Ministre de la Coopération au développement Charles Michel MR
Ministre des Entreprises publiques et de la Fonction publique Inge Vervotte CD&V

Composition du kern[modifier | modifier le code]

Le kern, Conseil des ministres restreint, est l'organe qui arbitre les désaccords pouvant survenir au Conseil des ministres. Dans le cadre de ce gouvernement, outre la personne du Premier ministre, il regroupe un représentant de chacun des partis de la coalition, à savoir pour le CD&V Yves Leterme, pour le MR Dider Reynders, pour l'Open VLD Patrick Dewael, pour le PS Laurette Onkelinx, pour le cdH Josly Piette[1].

Discours de politique fédérale[modifier | modifier le code]

Le Premier ministre a reçu une ovation de la part des Représentants lorsqu'il a prononcé les phrases suivantes, appelant au dialogue entre les communautés :

« Depuis la création de notre pays, nous sommes toujours parvenus à résoudre tout conflit, à éclaircir toute contradiction et à mener à bien tout débat. Sans effusion de sang, sans cicatrices indélébiles, sans rancune. Cette approche-là, le monde entier nous l'a toujours enviée. Et c'est sur la base de cette approche que notre pays doit poursuivre son chemin.

Bien entendu, notre pays n'est pas immunisé contre les conflits d'idées, de valeurs ou de cultures. Ce n'est pas pour rien que nous vivons au carrefour de la culture européenne. Cependant, lorsque ces conflits désemparent une population, l'affaiblissent, ou risquent même de la paralyser, nous devons opter pour la voie qui a toujours constitué le fondement de notre prospérité : la voie du dialogue. »

Échéance du gouvernement[modifier | modifier le code]

Guy Verhofstadt a confirmé lors de son discours de politique fédérale prononcé le 21 décembre 2007 devant la Chambre des représentants qu'il cèderait sa place au plus tard le 23 mars 2008 :

« Chers collègues, je tiens à rappeler les conditions sous lesquelles j'ai accepté cette mission. Je ne présiderai ce gouvernement que pendant une période limitée. En effet, j'estime qu'il est évident que le résultat des élections soit respecté. Au plus tard le 23 mars, le dirigeant de la principale formation, Yves Leterme, sera présenté pour mettre sur pied le gouvernement définitif[2]. »

Josly Piette a également répété dans plusieurs médias qu'il quitterait le ministère de l'Emploi le 23 mars 2008.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

(fr) (nl) Informations concernant le nouveau Gouvernement sur le Portail fédéral