Opération Greenhouse

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Opération Greenhouse
Champignon atomique consécutif à l'essai George.
Champignon atomique consécutif à l'essai George.
Puissance nucléaire Drapeau des États-Unis États-Unis
Localisation Eniwetok, Pacific Proving Grounds, Territoire sous tutelle des îles du Pacifique
Coordonnées 11° 40′ 16″ N 162° 11′ 44″ E / 11.671066, 162.19553911° 40′ 16″ N 162° 11′ 44″ E / 11.671066, 162.195539  
Date avril et mai 1951
Nombre d'essais 4
Type d'arme nucléaire Premier essai de fusion nucléaire et de bombe à fission dopée
Puissance maximale 225 kt (George)
Type d'essais aérien

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Opération Greenhouse

Géolocalisation sur la carte : océan Pacifique

(Voir situation sur carte : océan Pacifique)
Opération Greenhouse
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L'opération Greenhouse est le nom donné à une série de quatre essais nucléaires atmosphériques réalisée sur l'atoll d'Eniwetok, au Pacific Proving Grounds, en avril et mai 1951 par les États-Unis. C'est la première opération qui teste l'architecture Teller-Ulam, qui sera utilisée dans les futures bombes thermonucléaires américaines. Elle suit l'opération Ranger et précède l'opération Buster-Jangle.

Essais[modifier | modifier le code]

L'opération Greenhouse vise à tester de nouvelles, et ambitieuses, conceptions d'armes nucléaires. En effet, les responsables américains cherchent à réduire la taille, la masse et, plus important encore, la quantité de matériau fissible des armes nucléaires, tout en augmentant leur puissance destructrice. L'Union soviétique ayant complété ses premiers essais nucléaires 18 mois plus tôt, les États-Unis ont commencé à mettre en service des armes fabriquées selon de nouvelles conceptions même si leur efficacité n'est pas prouvée. Le succès de l'opération Greenhouse est donc vital pour assurer le développement d'armes thermonucléaires américaines.

Pour observer les effets des explosions nucléaires, des bâtiments sont construits, dont des bunkers, des maisons et des usines, sur l'ilôt Mujinkarikku.

L'explosion de George est la première fusion artificielle au monde, mais le prototype ne peut servir de modèle à une arme thermonucléaire. Formé comme un tore, le prototype George comprend une petite quantité d'isotopes lourds d'hydrogène sous la forme liquide (deutérium et tritium) placé en son centre. La plus grande partie de sa puissance provient de la fission nucléaire (la quantité d'énergie de la fusion nucléaire est minuscule en comparaison). La petite quantité de deutérium et de tritium crée une grande quantité de neutrons rapides qui provoquent des fissions nucléaires dans les noyaux de 238U à proximité, élément chimique qui ne fissionne pas si les neutrons sont lents (mais qui provoquent la fission de l'uranium 235).

L'essai George valide les principes qui serviront à créer la bombe thermonucléaire Ivy Mike, testée un an plus tard. Le prototype Item est la première bombe à fission dopée, générant une puissance double comparativement à une bombe similaire non dopée.

Essais de l'opération Greenhouse
Nom Date Lieu Puissance
explosive
Remarques
Dog 8 avril 1951 Pacific Proving Grounds 70 kt
Easy 21 avril 1951 Pacific Proving Grounds 47 kt
George 9 mai 1951 Pacific Proving Grounds 225 kt Première expérience de fusion nucléaire, cœur en deutérium et tritium
Item 25 mai 1951 Pacific Proving Grounds 45,5 kt Première bombe à fission dopée (tritium)

Notes et références[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Operation Greenhouse » (voir la liste des auteurs)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]