Système de combat Aegis

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Vue du croiseur USS Normandy de classe Ticonderoga dont le système Ægis est caché sous la plaque blanche de la passerelle
Membres d'équipage regardant les écrans radar sur le USS Vincennes

Aegis est le nom d'un système de combat américain nommé d'après Égide (en anglais Aegis).

Historique[modifier | modifier le code]

À la fin des années 1960, la marine des États-Unis a réalisé que le temps de réaction, la puissance de feu et la disponibilité opérationnelle dans tous les environnements de leurs systèmes de défense n'étaient pas à la hauteur de la menace posée par les missiles anti-navires. Conséquemment, une demande opérationnelle pour un système avancé anti-missile (ASMS en anglais pour Advanced Surface Missile System) a été formulée et un programme de développement technologique a été lancé pour répondre à cette exigence. Ce système de combat s'est inscrit dans la foulée des systèmes de contrôle électroniques inaugurés par le Naval Tactical Data System en 1961.

En décembre 1969, l'ASMS a été renommé Ægis, d'après Égide, le nom du bouclier du dieu grec Zeus. Le cœur de ce système est un radar tridimensionnel à balayage électronique de détection et de poursuite automatique avancé, dénommé à l'époque de sa conception le AN/SPY-1 (la version actuelle est la AN/SPY-1D). Connu sous le nom de bouclier de la flotte, ce radar haute puissance (de quatre mégawatts) peut exécuter des fonctions de détection, de recherche et de poursuite de plus de 200 missiles simultanément et à plus de 200 mille marins de portée. Les premiers navires à être spécifiquement conçus pour embarquer ce système furent les croiseurs de classe Ticonderoga dans les années 1980 suivi par les destroyers de classe Arleigh Burke à partir des années 1990.

Plusieurs navires ont été modifiés dans le cadre de la National missile defense dans la lutte anti-missile balistique dans les années 2000 avec comme armement spécifique pour cette mission le RIM-161 Standard Missile 3 pouvant intercepter un missile à 200 milles de distance et à 100 milles d'altitude, cette version appelé Aegis BMD 3.6. (BMD pour ballistic missile defense) équipe dix huit bâtiments en juillet 2009[1].

Opérateurs[modifier | modifier le code]

Ce système ou des systèmes similaires équipent également d'autres marines de guerre à travers le monde. Entre autres :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Christopher P. Cavas, « Aegis BMD Test Successful », sur http://www.defensenews.com, Defense News,‎ 31 juillet 2009 (consulté le 1er aout 2009)