Louis Valtat

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Valtat.

Louis Valtat

Description de cette image, également commentée ci-après

Portait de Louis Valtat, par Pierre-Auguste Renoir

Nom de naissance Louis André Valtat
Naissance 8 août 1869
Dieppe
Décès 2 janvier 1952 (à 82 ans)
Paris
Nationalité française
Activités Artiste peintre
Formation École nationale supérieure des beaux-arts
Académie Julian
Maîtres Jules Lefebvre
Gustave Boulanger
Mouvement artistique Fauvisme
Influencé par Renoir

Louis Valtat, né Louis André Valtat à Dieppe le 8 août 1869 et mort à Paris le 2 janvier 1952, est un peintre français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Louis Valtat est né dans la maison paternelle, au 41 rue d'Écosse à Dieppe, fils de François Victor Valtat, armateur et peintre amateur et de son épouse, Marguerite Valtat, née Barluet, originaire de Bernay dans l'Eure, où la famille s'installera en 1874, rue des Champs de la Couture.

En 1880, les parents de Louis Valtat s'installent rue Montebello à Versailles. Il fait ses études au lycée Hoche à Versailles. Son père participe en 1884 au premier Salon des indépendants ou il expose un paysage. En 1886, Louis Valtat entre à l'École des beaux-arts de Paris dans les ateliers de Jules Lefebvre (1834-1911) et de Gustave Boulanger (1824-1888). Dès 1887, il complète sa formation à l'Académie Julian sous la direction de Jules Dupré, et se lie d'amitié avec Albert André et Pierre Bonnard. Il fait la connaissance d'Édouard Vuillard et du groupe des Nabis qui eurent également une influence sur son travail, au départ orienté vers le pointillisme. Il débute au Salon des indépendants en 1889. Lauréat en 1890 du prix Jauvin d'Attainville, il installe son premier atelier rue de la Glacière à Paris, et les tableaux de son envoi au Salon des indépendants de 1893, comme Sur le boulevard, ont pour motifs l'animation des rues environnantes.

Atteint de tuberculose, il part pour des séjours sanitaires à Banyuls, CollioureGeorge-Daniel de Monfreid lui présente Aristide Maillol. Il fait plusieurs escursions en Espagne, à Llança ou à Figueras avec George-Daniel de Monfreid.

En 1895, poursuivant sa convalescence à Arcachon, Louis Valtat réalise de nombreuses peintures aux tons très vifs qui, exposées au Salon des indépendants de 1896, sont remarquées par Félix Fénéon qui en fait mention dans La Revue Blanche. Ces peintures annoncent le « fauvisme » qui fera scandale dix ans plus tard au Salon d'automne de 1905. En 1896 il fait un séjour à Arcachon.

En 1897, il réalise des dessins et des gravures sur bois pour illustrer la revue L'Omnibus de Corinthe

À l'exposition de groupe organisée par Paul Signac à la Galerie Durand-Ruel, en mars 1899, il figure avec vingt peintures dont quinze sont regroupées sous le titre « Notations d'Agay, 1899 ».

En effet, depuis l'hiver 1897-1898 c'est à Agay, petit hameau de pêcheurs proche de Saint-Raphaël, puis à Anthéor distant de quelques kilomètres, que Louis Valtat réside de l'automne au printemps, avec sa femme Suzanne. Il y peint sur la plage ou Renoir est admiratif de sa vigueur picturale. Il l'invite à lui rendre visite à Cagnes-sur-Mer où Valtat fera la connaissance de Georges d’Espagnat. Il fait en 1899 l'acquisition de terrains qu'il achète à Ferrouillat, Polaire et Eugène Brieux ou il fait bâtir une maison qu'il nommera « Roucas Rou ». Il y habitera une grande partie de l'année jusqu'en 1914.

Le 1er mars 1900, il épouse Suzanne Charlotte Noël. C'est également en 1900 que sur l’amical conseil de Auguste Renoir, Ambroise Vollard passe un accord avec Valtat dont il acquiert pratiquement la totalité de la production durant douze ans, ne réussissant que peu à faire grimper la cote du peintre. Renoir invite le jeune couple Valtat et l'encourage à s'essayer à la sculpture. Ils font ensemble des séjours à Maganosc.

Pendant leurs séjours à Anthéor, les Valtat traversent souvent l'Estérel, parfois à bicyclette, pour aller voir Auguste Renoir qui à cette époque loue la « Maison de la Poste » à Cagnes. À l'occasion d'une de ces visites en 1903, Auguste Renoir peint le Portrait de Suzanne Valtat, pendant que Louis Valtat réalise à l'encre quelques portraits de Renoir, dessins qui lui serviront pour graver un bois. La distance séparant Anthéor de Saint-Tropez étant d’environ 40 kilomètres, des visites à Paul Signac se font facilement dans la journée à bord de la Bollée, voiturette à pétrole que Valtat tient de Signac en échange de sa peinture Le Cap Roux. Il fait une incursion en Italie en 1902.

Son éloignement de Paris ne l'empêche pas d'être présent à Bruxelles en 1900 à l'exposition de La Libre Esthétique avec Le jardin du Luxembourg et Le boulevard Saint-Michel, tout comme il l'est plus tard à Vienne en 1903 à la « Gebaüde der Secession », à Dresde en 1906 au Kunst Salon Ersnt Arnold et à Berlin à la Berliner Secession, ainsi qu'à Budapest, à Prague, et à Moscou en 1908 à la Moskva Tretyakov Galerie.

Le collectionneur russe Ivan Morossov achète à Vollard plusieurs peintures de Valtat. Vollard détenant pratiquement l'intégralité de la production de Valtat, c'est généralement le marchand qui se charge d'adresser ces peintures dans les principales expositions d'avant garde. Ambroise Vollard fait également les envois des peintures pour les expositions qui se tiennent à Paris. Ainsi Louis Valtat participe à l'exposition des « Fauves » au Salon d'automne de 1905, une de ses peintures est reproduite dans le journal L'Illustration à côté de celles de Henri Manguin, Henri Matisse, André Derain et Jean Puy.

Au printemps et en été, pour retrouver le bord de mer et surtout pouvoir y peindre, Louis Valtat se rend volontiers en Normandie, à Port-en-Bessin, à Arromanches et plus tard à Ouistreham. En 1903 il installe un nouvel atelier, le second, rue Girardon, sur la Butte Montmartre, en février il fait un séjour chez Signac à Saint-Tropez et expose au premier Salon d'automne. Le 8 décembre il est pour quelques jours chez Auguste Renoir[1]. Au début de l'année 1904 il séjourne à nouveau chez Signac, à Saint-TropezIl voyage en Algérie en 1906 et s'installera place Constantin-Pecqueur en 1907, dans son troisième atelier. C'est la même année qu'à la demande de Vollard, il réalise des pièces de céramique à l'atelier d'André Metthey, à Asnières-sur-Seine qu'il exposera pour une partie au Salon d'Automne de 1907. Il effectue des séjours en Normandie à Port-en-Bessin et Arromanches pendant l'été. Son épouse donne naissance à leur fils Jean à Versailles en 1908. Il retourne peindre sur les plages normandes à Arromanches et Port-en-Bessin à l'été de 1909.

Il entretient des relations amicales à Anthéor avec Paul Valéry et Maurice Donnet en 1913.

En 1914, il déménage pour s'installer au no 32 avenue de Wagram, à proximité de l'Arc de Triomphe et du bois de Boulogne dont les lacs sont un sujet récurrent dans l'œuvre de Valtat. À l'été, il se rend aux Andelys, quittant définitivement le Midi : ce sera son quatrième et dernier atelier. Il fait quelques séjours à Asnelles, Ver-sur-Mer où il sculptera un Saint-Martin qui ornera le portail de l'église en 1918.

En 1922, il séjourne à Vieux-Moulin, en forêt de Compiègne, et fait un séjour à Boulogne-sur-Mer en 1923. Après avoir mis un terme aux séjours à Anthéor en 1914 et passé dix ans sans les plaisirs d'un jardin, Louis Valtat fait l'acquisition en 1924 d'une propriété à Choisel, petit village de la Vallée de Chevreuse à quelques kilomètres de l'Abbaye des Vaux-de-Cernay où il séjourne une grande partie de l'année, passant l'été en Bretagne.

Son jardin, comme les fleurs et les fruits qu'il y cultive, sont alors les motifs de prédilection de ses peintures. À Choisel, Valtat aime recevoir ses amis, Georges d'Espagnat, ou Maximilien Luce qui profitera d'une de ses visites pour faire une peinture de l'église du village. En 1925 il fait un séjour aux Sables d'Olonne et pousse jusqu'à La Rochelle, il visite la même année le Cirque de Gavarnie dans les Pyrénées et retourne à Banyuls

À présent la reconnaissance officielle lui est acquise : il est nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1927. de 1929 à 1931, il passe les étés à Ouistreham en compagnie de son épouse et de son fils Jean qui est maintenant docteur en stomatologie et qui fera la connaissance de Marie-Lucie Nessi, artiste peintre qui a fait les l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris et fréquente l'Académie de la Grande Chaumière. Jean l'épousera à Choisel le 5 avril 1932. Louis Valtat conseillera sa belle-fille sur son travail artistique qu'il appréciait.

En 1939 il se rend au Lac du Bourget et apprend à devenir grand-père avec la naissance de sa première petite-fille Caroline en 1940. Il sera par deux fois encore grand-père de 1942 à 1944.

Après l'Exode de 1940 et les années d'Occupation, Louis Valtat, atteint d'un glaucome, ne quitte plus guère son atelier de l'avenue de Wagram où il réalise ses dernières peintures qui datent de 1948.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Dessins, aquarelles[modifier | modifier le code]

  • Conversation, [s.d.][2]

Peintures[modifier | modifier le code]

  • Autoportrait à la pipe, 1890[3]
  • Boulevard Saint-Marcel, 1890[4]
  • Les Péniches, 1892[5]
  • Les Péniches à quai, 1892[6]
  • Le Manège, 1892[7]
  • Les Seigles et le pommier, 1893[8]
  • La Coupe persane et les citrons, 1893[9]
  • Les Cheminées rouges, 1893[10]
  • Le Cap Long à Agay , 1893, musée des beaux-arts de Caen
  • Sur le Boulevard ou La Parisienne (Salon des Indépendants de 1893)
  • Effets de neige (Salon des Indépendants de 1893)
  • Les Pommiers, 1894[11]
  • Paysage d'Espagne, 1894[12]
  • Nu dans un jardin, 1894[13]
  • Chez Maxim's, 1895[14]
  • Bérénice , 1896[15]
  • Les Porteuses d'eau, 1897[16]
  • La jeune couturière, 1898[17]
  • Une Maison dans la Baie d'Agay, vers 1898[18]
  • Tulipes et narcisses, 1898[19]
  • Personnages au bois, 1898[20]
  • Fleurs et fruits, vers 1900[21]
  • Les Rochers, 1902[22]
  • La Pécheuse , 1902[23]
  • Les Gondoles à Venise, 1902[24]
  • Nature morte aux pastèques, 1902[25]
  • Portrait de Mme Valtat au canapé Louis XVI, vers 1903, musée des beaux-arts de Bordeaux
  • Jeune femme au chapeau en fleurs, 1905[26]
  • Paysage fauve, 1905[27]
  • Femme au chat et aux livres, 1905[28]
  • Rochers de l'Esterel, vers 1905, musée de Cahors Henri-Martin
  • Alger, 1906[29]
  • Femme à l'éventail, 1907[30]
  • Le Bébé (Jean Valtat), 1908[31]
  • Mère et enfant sur la plage, 1909[32]
  • La Plage, 1916[33]
  • Composition au nu, 1919[34]
  • Champ de blé, 1920[35]
  • L'Orchestre, 1922[36]
  • Jeune femme à la robe blanche, 1923[37]
  • Le Marché aux poissons à Boulogne, 1923[38]
  • Baie de Camaret, 1924[39]
  • Anémones au fond bleu, 1926[40]
  • Nature morte aux fraises, 1927[41]
  • Ouistreham, 1930[42]
  • Les Bateaux à Ouistreham, 1931[43]
  • La Jetée, 1931[44]
  • Les Rougets, 1931[45]
  • Pivoines roses au fond gris, 1932[46]
  • Jardin fleuri à Choisel, 1932[47]
  • Les soleils à Choisel, 1934[48]
  • Bouquet aux coquelicot, 1935[49]
  • Bois de Boulogne en hiver, 1936[50]
  • Barques au bois de Boulogne, 1938[51]
  • Bois de Boulogne, 1938[52]
  • Lac du Bourget, 1939[53]
  • Pêches, 1943[54]
  • Anémones, 1943[55]
  • Dalhias à la cruche beige, 1944[56]
  • Fleurs et cerises, musée d'art de Toulon
  • La Perdrix[57]
  • Le Bois de Boulogne, [s.d.][58]

Estampes[modifier | modifier le code]

  • Lithographies pour la revue L'Omnibus de Corinthe, 1897
  • V. J. Roux-Champion, Dix peintres du XXe siècle, avec 10 gravures de Louis Valtat et 9 autres artistes, , 1927.

Tapisserie[modifier | modifier le code]

Décors de théâtre[modifier | modifier le code]

Sculptures[modifier | modifier le code]

  • Saint-Martin, 1918, ornementation du portail de l'église de Ver-sur-Mer.

Collections publiques[modifier | modifier le code]

Salons[modifier | modifier le code]

  • Salon des indépendants de 1889
  • Salon des Indépendants de 1893, du 18 mars au 27 avril (Champs-Élysées) : Sur le Boulevard ou La Parisienne, Effets de neige
  • Salon des Indépendants de 1894, du 7 avril au 27 mai (Champs de Mars) : quatre peintures
  • Salon des Cent de 1894
  • Salon des Indépendants de 1896 et 1901
  • Salon d'automne de 1903, 1904, 1905 et 1907 : ensemble de céramiques réalisées à l'atelier d'André Metthey

Expositions[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Iconographie[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dictionnaire Bénézit
  • Raymond Cogniat, Louis Valtat, Édition Ides et Calendes, Neuchatel, 1963, 191.P.
  • F. Garcia, Louis Valtat (1869-1952), exposition rétrospective, Musée des beaux-arts de Bordeaux, William Blake & C°, 1995
  • Bernard Seiden et collectif, Louis Valtat à l'aube du fauvisme, catalogue de l'exposition réalisée au Musée de Lodéve, éditions Midi-Pyrénées, (ISBN 978-2-9537602-1-7)
  • Maïthé Vallés-Bled, Valtat indépendant et précurseur, Musée Paul Valéry, préface de François Commeinhes, Salles la Source, éditions Au fil du Temps, janvier 2011, (ISBN 9782918298908)
  • Ivonne Papin-Drastik, Louis Valtat. À l'aube du fauvisme, Éditions Midi-Pyrénéennes, 2011 (ISBN 978-2953760217)
  • Jean Valtat, Louis Valtat, (1869-1952), l'œuvre peint, t.I., éditions Ides et Calendes, Neuchâtel, 1977, 369. p.
  • Collectif, Louis Valtat, catalogue édité par le musée de Dieppe, 1959.
  • Collectif, Valtat rétrospective du Centenaire, 1869-1969, éditions Besson, catalogue Petit-Palais, Genève 1969.
  • Jean-Luc Chalumeau, Le Fauvisme, Collection « Découvrons l'art du XXe siècle », éditions Cercle d'Art, 2004, (ISBN 9782702207338).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Article rédigé à partir des ouvrages cités en référence, ainsi que des notes de l'Association Louis Valtat réunissant la famille de l'artiste (sources primaires).

  1. Chronologie, Renoir, FC, 1979-A.372, lettre à Albert André.
  2. Vente Millon, le 21 novembre 2011, Drouot Richelieu
  3. Cogniat, p. 111)
  4. Cogniat, p. 111
  5. Cogniat, illustration p. 33
  6. Cogniat, p. 113
  7. Cogniat, p. 112
  8. Cogniat, p. 113
  9. Cogniat, p. 114
  10. Cogniat, p. 114
  11. Cogniat, p. 35)
  12. Cogniat, p. 37
  13. Cogniat, p. 39
  14. Cogniat, p. 41
  15. Dr.J.Valtat, Catalogue de l'œuvre peint 1869-1952, 1977, T.I, p.16, n°138
  16. Cogniat, p. 45
  17. Jean Valtat, Louis Valtat, catalogue raisonné de l'œuvre de Louis Valtat, vol.I, p. 23
  18. Archives du comité Valtat no 4558
  19. Cogniat, p. 47
  20. Cogniat, p. 49
  21. Catalogue Jean Valtat no 258
  22. Cogniat, p. 55
  23. Cogniat, p. 51
  24. Cogniat, p. 53
  25. Cogniat, p. 69
  26. Cogniat, p. 57
  27. Cogniat, p. 59
  28. no 520 au Catalogue raisonné p. 58 du t.I de Jean Valtat
  29. Cogniat, p. 61
  30. Cogniat, p. 63
  31. Cogniat, p. 65
  32. Cogniat, p. 67
  33. Cogniat, p. 73
  34. Cogniat, p. 75
  35. Cogniat, p. 77
  36. Cogniat, p. 79
  37. Cogniat, p. 81
  38. Cogniat, p. 83
  39. Cogniat, p. 85
  40. Cogniat, p. 87
  41. Cogniat, p. 89
  42. Cogniat, p. 91
  43. Reproduit p. 240 du Catalogue raisonné, n°2155.
  44. Cogniat, p. 93
  45. Cogniat, p. 95
  46. Cogniat, p. 97
  47. Jean Valtat, Catalogue de l'œuvre peint, Neuchâtel, 1977, t.I, p. 252.
  48. Cogniat, p. 99
  49. Cogniat, p. 101
  50. Cogniat, p. 103
  51. no 2563 du catalogue de Jean Valtat
  52. no 2564 du Catalogue de Jean Valtat
  53. Cogniat, p. 105
  54. no 2787 du Catalogue de Jean Valtat
  55. Catalogue de Jean Valtat,no 2793
  56. Cogniat, p. 107
  57. no 4557 aux Archives du Comité Valtat
  58. Dr Jean Valtat, Catalogue Raisonné...,Neuchatel, 1977, T.I, p.273, N°2448.