Dita Parlo
Dita Parlo
Dita Parlo en 1929, par Alex Binder.
| Naissance | 4 septembre 1908 Stettin, Empire allemand |
|---|---|
| Décès | 13 décembre 1971 (à 63 ans) Paris, France |
| Profession | Actrice |
| Films notables | L'Atalante, La Grande Illusion |
Dita Parlo, née Grethe Gerda Kornstädt le 4 septembre 1908 à Stettin, dans l'Empire allemand, aujourd'hui Szczecin en Pologne, et morte le 13 décembre 1971 à Paris, est une actrice allemande.
Sommaire |
Biographie [modifier]
Enfance et débuts dans le cinéma [modifier]
Grethe Gerda Kornstädt, fille d'un fonctionnaire aux chemins de fer, naît le le 4 septembre 1908 à Stettin. Après une formation en tant que danseuse de ballet, elle étudie à l'École d'art dramatique de la UFA, à Potsdam-Babelsberg où Erich Pommer la découvre.
Elle fait ses débuts au cinéma en 1928 dans Die Dame mit der Maske. Après quelques petits rôles, elle obtient en 1929 le rôle principal dans le premier film allemand parlant, Mélodie du cœur, de Willy Fritsch. Elle devient célèbre en Allemagne, en particulier dans des réalisations de Hanns Schwarz. En 1930, elle tente de faire carrière aux États-Unis mais n'y tourne que deux films à petits budgets, Honor of the Family en 1931 et Mr. Broadway en 1933. Elle est engagée en 1939 pour jouer le rôle d'Elsa Gruner dans l'adaptation de Heart of Darkness de Joseph Conrad, qui serait alors réalisé par Orson Welles, mais le film ne se fait finalement pas.
Consécration [modifier]
C'est en France que la désormais « Dita Parlo » trouve ses rôles les plus marquants, en jouant notamment Juliette dans L'Atalante de Jean Vigo en 1934, et Elsa, l'Allemande qui recueille les évadés de La Grande Illusion de Jean Renoir, en 1937. Sa fraîcheur presque enfantine et son regard grave en font alors une artiste consacrée.
Seconde Guerre mondiale et après-guerre [modifier]
Lorsque éclate la Seconde Guerre mondiale, Dita Parlo ne peut plus tourner en France à cause de sa nationalité allemande. Après un bref internement au camp de Gurs, elle retourne en Allemagne nationale-socialiste puis en France où elle est, entre 1944 et 1946, déplacée de camp en camp (notamment Drancy et Poitiers), et n'obtient un non-lieu dans le dossier de ses activités pendant la guerre qu'en 1949. Elle épouse la même année le pasteur Franck Gueutal, et ne tourne plus ensuite que dans deux films (Justice est faite et La Dame de pique).
Elle meurt le 12 décembre 1971 et est inhumée au cimetière de Montécheroux (Doubs).
Filmographie [modifier]
- 1928 : La dame au masque (Die dame mit dem maske) de Wilhelm Thiele
- 1928 : Le Chant du prisonnier (Heimkehr) , de Joe May
- 1928 : Shéhérazade ou Les Mystères de l'Orient (Geheimnisse des Orients) , d'Alexandre Volkoff
- 1928 : Ungarische Rhapsodie - Rhapsodie hongroise, de Hanns Schwarz
- 1929 : Mélodie du cœur (Melodie des Herzen) de Hanns Schwarz (premier film allemand parlant)
- 1930 : Au bonheur des dames de Julien Duvivier d'après Au bonheur des dames
- 1930 : Danseuses pour Buenos-Aires (Tänzerinnen für Süd-America gesucht) de Joap Splyer
- 1930 : Manolesco, roi des voleurs (Manolescu) de Victor Tourjansky
- 1931 : Die Heilige Flamme de William Dieterle et Berthold Viertel
- 1931 : Wir schalten um auf Hollywood de Franck Reichter
- 1931 : Tropennächte de Léo Mittler
- 1931 : The honor of the family de Lloyd Bacon
- 1931 : Menschen hinter gittern de Paul Fejos
- 1931 : Kismer de William Dieterle
- 1933 : Mr. Broadway de Edgar G. Ulmer et Johnny Walker
- 1934 : L'Atalante, de Jean Vigo
- 1934 : Rapt de Dimitri Kirsanoff : Elsi
- 1937 : La Grande Illusion de Jean Renoir
- 1937 : L'Affaire du courrier de Lyon de Claude Autant-Lara et Maurice Lehmann : Mina Lesurques
- 1937 : Mademoiselle Docteur (Salonique, nid d'espions) de Georg Wilhelm Pabst, avec Louis Jouvet
- 1937 : Under secret orders de Edmond T. Gréville - version anglaise du film précédent
- 1938 : L'inconnue de Monte-Carlo de André Berthomieu
- 1938 : La signora di Monte-Carlo de Mario Soldati - version italienne du film précédent
- 1938 : Paix sur le Rhin de Jean Choux
- 1938 : Ultimatum de Robert Wiene avec Erich von Stroheim
- 1938 : La Rue sans joie d'André Hugon
- 1940 : L'Or du Cristobal, de Jacques Becker
- 1950 : Justice est faite, d'André Cayatte
- 1964 : Le cinéma de notre temps : Jean Vigo de Jacques Rozier - documentaire, participation
- 1965 : La Dame de pique, de Léonard Keigel d'après La Dame de pique, avec Michel Subor
Postérité [modifier]
Son pseudonyme a inspiré Madonna pour le prénom de la narratrice dans sa chanson Erotica, de même que pour le pseudonyme de la « pin-up » Dita von Teese.