Casemate de Marckolsheim Sud

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Casemate de Marckolsheim Sud
La casemate no 35/3 en 2006.
La casemate no 35/3 en 2006.

Type d'ouvrage Casemate d'infanterie
Secteur
└─ sous-secteur
Secteur fortifié de Colmar
└─ sous-secteur d'Elsenheim
Numéro d'ouvrage 35-3
Régiment 42e RIF
Effectifs 30
Coordonnées 48° 09′ 27.94″ Nord 7° 33′ 21.3″ Est / 48.1577611, 7.555917 ()  

Géolocalisation sur la carte : Bas-Rhin

(Voir situation sur carte : Bas-Rhin)
Casemate de Marckolsheim Sud
Casemate de Marckolsheim Sud

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(Voir situation sur carte : France)
Casemate de Marckolsheim Sud
Casemate de Marckolsheim Sud

La casemate de Marckolsheim Sud est une casemate d'intervalle de la ligne Maginot, dépendant du secteur fortifié de Colmar.

Localisation[modifier | modifier le code]

La casemate est située à la sortie du village de Marckolsheim, sur la D10, dans le département du Bas-Rhin. Il s'agit d'une casemate de la troisième ligne, la ligne des villages[1].

Description[modifier | modifier le code]

Casemate CORF type SFBR (secteur fortifié du Bas-Rhin), c'est-à-dire avec deux créneaux mixte pour jumelage de mitrailleuses et canon antichar de 47 mm, deux créneaux pour jumelage de mitrailleuses Reibel (JM), une cloche JM, une cloche GFM et trois créneaux pour fusil mitrailleur[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le 15 juin 1940 les Allemands lancent leur assaut en direction de l'Alsace dans le secteur de Marckolsheim. Après une préparation d'artillerie qui met les ouvrages de berge rapidement hors d'état, les embarcations d'assaut sont mises à l'eau et des têtes de ponts sont établies sur la rive française du Rhin. Les troupes allemandes arrivent devant le village de Marckolsheim dès le 16 juin. Des bombes sont lancées sur la casemate 35-3 par des Stukas, puis un canon de 88 mm prend la cloche blindée d'observation pour cible. Trois projectiles tirés par ce canon se sont figés dans la cloche blindée et sont encore visibles de nos jours. Des fantassins progressent ensuite jusqu'à la casemate et parviennent à y introduire des charges explosives, tuant le caporal-chef Louis Gardet. L'équipage restant, traumatisé par les déflagrations, essaie alors de s'échapper de l'ouvrage endommagé et enfumé en direction de la casemate voisine 34-3 mais est intercepté et fait prisonnier par l'ennemi.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Cet article est en partie issu de l'article Secteur fortifié de Colmar.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Yves Mary, Alain Hohnadel, Jacques Sicard et François Vauviller (ill. Pierre-Albert Leroux), Hommes et ouvrages de la ligne Maginot, t. 1, Paris, éditions Histoire & collections, coll. « L'Encyclopédie de l'Armée française » (no 2),‎ 2000 (réimpr. 2001 et 2005), 182 p. (ISBN 2-908182-88-2).
    • Hommes et ouvrages de la ligne Maginot, t. 2 : Les formes techniques de la fortification Nord-Est,‎ 2001, 222 p. (ISBN 2-908182-97-1).
    • Hommes et ouvrages de la ligne Maginot, t. 3 : Le destin tragique de la ligne Maginot,‎ 2003, 246 p. (ISBN 2-913903-88-6).

Articles connexes[modifier | modifier le code]