La Maladie infantile du communisme (le « gauchisme »)

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La Maladie infantile du communisme (le « gauchisme ») est un livre de Lénine achevé le 12 mai 1920 et portant initialement le sous-titre suivant : « Essai de causerie populaire sur la stratégie et la tactique marxistes » (sous-titre supprimé dans la plupart des éditions[1],[2]).

Contenu[modifier | modifier le code]

Dans cet essai, Lénine critique durement la stratégie suivie par une partie des communistes, membres de la Troisième Internationale, notamment les Hollandais, les Allemands, les Anglais et les Italiens. Leur ligne de refus de participation aux syndicats et aux élections, en régime de démocratie parlementaire, lui semble relever de la plus pure « puérilité » : au nom de la sauvegarde de la pureté et de la virginité des principes, il faudrait donc se priver de ces tribunes alors que l'immense majorité de la population travailleuse y croit encore.

Lénine donne sa logique de l'enchaînement des événements révolutionnaires et notamment les grands traits de sa vision stratégique. Il exprime sa vision de la lutte politique en vue d'une prise de pouvoir.

Plan de l'ouvrage[modifier | modifier le code]

Relativement court, l'ouvrage se compose de dix chapitres et de cinq annexes :

  1. Dans quel sens peut-on parler de la portée internationale de la Révolution russe ?
  2. Une des conditions essentielle du succès des bolcheviks.
  3. Principales étapes de l'histoire du bolchévisme.
  4. Dans la lutte contre quels ennemis au sein du mouvement ouvrier le bolchévisme s'est-il développé, fortifié, aguerri ?
  5. Le communisme de « gauche » en Allemagne. Dirigeants, parti, classe, masse.
  6. Les révolutionnaires doivent-ils militer dans les syndicats réactionnaires ?
  7. Faut-il participer aux parlements bourgeois ?
  8. Jamais de compromis ?
  9. Le communisme de « gauche » en Angleterre.
  10. Quelques conclusions.
Annexes
  1. La scission des communistes allemands.
  2. Communistes et indépendants en Allemagne.
  3. Turati et Cie en Italie.
  4. Conclusions fausses de prémisses justes.
  5. (sans titre)

Critique[modifier | modifier le code]

Le communiste anti-léniniste Otto Rühle a sévèrement critiqué le contenu de cette brochure : « un écrit polémique plein de poison et de bile, agressif, grossier, un tissu de fausses interprétations, de suspicion et de falsifications […] un vrai régal pour tout contre-révolutionnaire […] Quand Hitler interdit en Allemagne en 1933 toute la littérature socialiste et communiste, ce fut le seul écrit dont il maintint la publication. Et il savait ce qu’il faisait[3]. »

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La Maladie infantile du communisme, introduction p. 7. La suppression fut opérée dès le vivant de Lénine.
  2. Selon Otto Rühle, ce sous-titre « fut plus tard supprimé parce que le bluff faisait honte. Car s’appuyer sur Marx pour écrire cela, c’était du bluff et rien d’autre. » (Otto Rühle, Lénine combat la Gauche allemande, p. 43).
  3. Otto Rühle, Lénine combat la Gauche allemande, p. 43.

Édition française[modifier | modifier le code]

  • Vladimir Ilitch Lénine, La Maladie infantile du communisme (le « gauchisme »), Éditions du Progrès, Moscou, 1979, 184 p. 

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Otto Rühle, Lénine combat la Gauche allemande, 1939, dans Fascisme brun, fascisme rouge, Spartacus, 1975

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

L'ouvrage est disponible en ligne :

Le communiste hollandais Herman Gorter a répondu à l’époque à Lénine (mais ce texte a été peu lu à l’époque, n’ayant été ni diffusé ni traduit par l’Internationale) :