Lézignan-la-Cèbe

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Lézignan-la-Cèbe
Mairie de Lézignan-la-Cèbe
Mairie de Lézignan-la-Cèbe
Blason de Lézignan-la-Cèbe
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Hérault
Arrondissement Béziers
Canton Montagnac
Intercommunalité Communauté d'agglomération Hérault Méditerranée
Maire
Mandat
Rémi Bouyala
2014-2020
Code postal 34120
Code commune 34136
Démographie
Gentilé Lézignanais
Population
municipale
1 484 hab. (2011)
Densité 242 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 29′ 38″ N 3° 26′ 16″ E / 43.4938888889, 3.4377777777843° 29′ 38″ Nord 3° 26′ 16″ Est / 43.4938888889, 3.43777777778  
Altitude Min. 7 m – Max. 91 [1] m
Superficie 6,13 km2
Localisation

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Lézignan-la-Cèbe

Lézignan-la-Cèbe, en occitan Lesinhan la Ceba, est une commune française située dans le département de l'Hérault en région Languedoc-Roussillon. Ses habitants sont appelés les Lézignanais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte

Le village est figuré sur la carte de Cassini[2].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Il existe différentes étymologies pour le mot Lézignan mais aucune n'est garantie :

  • Ager Licini, « champ de Licinus » (patronyme romain). Il est plus que probable que les Romains avaient établi une colonie dans cette riche plaine de l'Hérault (1146 Livinianum charte Maffre avocat à Béziers) et que Licinus possédait cette partie du sol.
  • Quelques auteurs font dériver Lezignan de Campus Lucinioe, « champs de rossignol » ou de Sepes Lucinix d'où Luscinia Sepes « mari du rossignol », d'autres de Coeppa ou Coepe, « oignon » à cause de la culture de l'oignon dont les habitants font un grand commerce (1497 Loci de lezignano Coepoe 1497 Archives d'Uscla d'Herault). « Cèbe » est la transcription de l'occitan ceba qui signifie « oignon ». Cette dernière étymologie est la plus vraisemblable.

Le mot Lézignan figure jusqu'au XVe siècle ; c'est après cette époque que l'on ajouta la seconde partie.

Histoire[modifier | modifier le code]

Armoiries de Lézignan-la-Cèbe

Préhistoire[modifier | modifier le code]

En août 2008, des galets aménagés de quartzite et de basalte et des silex taillés par des hominidés datant du Pléistocène inférieur ont été mis au jour sur la commune de Lézignan-la-Cèbe par une équipe mixte composée de chercheurs du CNRS et du Muséum d'histoire naturelle[3],[4].

Quinze ans plus tôt, des restes fossilisés d'animaux avaient déjà été découverts sur le site. Lors de la campagne 2008, en ne fouillant que 5 m² sur 20 centimètres d'épaisseur, le site a délivré plus de 400 restes d'une faune villafranchienne appartenant à une vingtaine de taxons de vertébrés (Bovidés, équidés, cervidés, rongeurs, carnivores, reptiles dont une nouvelle espèce de tortue, oiseaux et semble-t-il un mammouth…). Ces vestiges permettent de connaître le paléoenvironnement de la région.

Une vingtaine d’outils datant du Paléolithique inférieur (« pebble culture ») ont également été mis au jour. Protégés par une couche de lave volcanique devenue carrière de basalte, ils attesteraient de l'activité ancienne d'ancêtres des humains dans cette partie de l'Europe occidentale. Datés de 1,6 million d'années, ces outils repousseraient de plus de 200 000 ans la datation des premiers vestiges lithiques produits par des hominidés en Europe occidentale. La présence dans une même couche d'outils lithiques et de fossiles d'animaux identifiables est rare pour une époque aussi reculée : le site est le troisième en Europe avec Atapuerca en Espagne (1,2 million d'années) et Kozarnika en Bulgarie (1,4 million d'années). L'espèce d'hominidés à l'origine des outils n'est pas encore déterminée.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les premières mentions du village de Lézignan-la-Cèbe datent du XIe siècle dans le cartulaire de la cathédrale de Béziers puis en

  • 1185 : Lodezanum dans le Livre noir (S8 V°) ;
  • 1088 : Castrum.....Lezignani, mention du château dans une charte de la cathédrale de Béziers (Livre Noir, p. 291) ;
  • 1310 : de lozanis dans le cartulaire de Maguelonne, p. 59 ;
  • 1460 : Lezignan Coepe ;
  • 1518 : Lezignan Cepe ;
  • 1615 : Lezignan de las Cebes ;
  • 1649 : Lezignan de las cebes ;
  • 1688 : Lezignan de la cèbe.

Fiefs et seigneurs de Lézignan[modifier | modifier le code]

Les Templiers de Pézenas possédaient le fief de Lézignan puis après la suppression de l'ordre ce furent les Chevaliers de Saint-Seau de Jérusalem jusqu'à la Révolution française.

  • 899 Étienne
  • 1065 Alcher
  • 1098 Rodger

Depuis cette époque jusqu'à la fin du XVIe siècle, il n'y aura plus de seigneur laïque. Les familles de Ribes et de Carrion possédaient un fief en indivis et étaient co-seigneurs de Lesignan, Article du Compoix de 1643 où M. de Ribes et M. le vicomte de Paulin sont portés pour allivrement de 330 livres 6 sous 10 deniers, montant des terres de leur domaine promises à la taille.

Chronique des seigneurs de Lézignan[modifier | modifier le code]

  • Stephanus de Liziniano (Étienne de Lézignan) reçoit en don le château de Lezignan du roi Charles le Simple en 899.
  • Alcherius de Liziniano (Alcher de Lézignan) mentionné en 1065 dans un accord avec le seigneur de Cabrieres.
  • Rodgerius de Leziniano (Roger de Lézignan) mentionné en 1098 dans une transaction avec le seigneur de Cabrières.
  • Seigneurs laïques
    • Famille de Ribes (M. de Ribes sur un acte de 1690)
    • Pierre de Ribes, seigneur de Lézignan. Parrain avec Mlle de Fabregues de Pézenas. Décédé à Montpellier, inhumé dans l'église de Lézignan-la-Cèbe devant le grand autel le 16 X 1624
    • François de Ribes, fils de Pierre. Parrain avec demoiselle de Ribes, sa tante en 1617.
    • Jehan de Lezignan, de Ribes (Louis). Parrain avec Mlle Antoinette de Miremont en 1637, épouse le 15 novembre 1649 dame Antoinette de Caylus, de Narbonne fille de Narbonne de Caylus, seigneur de Faugères, chef des Huguenots en Languedoc, décédé en 1706. Avant de se marier Antoinette de Caylus fait confession de foi et renonce à l'hérésie entre les mains du père Yves, prédicateur de Lézignan.
    • Jean Louis de Ribes, co-seigneur de Lézignan, maire en 1706, épouse en 1706 Françoise de Perret (ou Perac)
    • Jean de Ribes, époux de Suzanne de Cayrol, eut quatre enfants, Henry qui lui succéda, Gaspard, François-Antoine et Jean.
    • Jacques de Ribes, mort le 28 octobre 1719 à 65 ans.
    • Henry de Ribes fils de Jean épouse dame Antoinette Des Plans. Son frère Gaspard de Ribes s'intitule chevalier de Lézignan, il était capitaine dans le régiment de Choiseul, chevalier de Saint-Louis, décédé au château le 14 avril 1739 à 48 ans. Un autre frère François était avocat au parlement, citoyen de Béziers.
    • André de Ribes. Signe André de Lézignan co-seigneur de ce lieu. Épouse Marguerite de Rigal, de Clermont-Lodève dont il a quatre enfants :
      • Henry né en 1754 /+ 1768 à 14 ans,
      • André né en 1760/+ 1765,
      • Gabrielle de Ribes de Lézignan, mariée le 21 janvier 1776 avec messire Saigner de Ribes, conseiller correcteur en la Cour des actes de Montpellier fils de Jean de Ribes (secrétaire du roi en la Grande Chancellerie, résidant à Mèze) et de Anne Martin.
      • Jean de Ribes qui lui succède. Marguerite de Ribes est co-seigneur pendant la minorité de son fils.
    • Jean de Ribes, seigneur au moment de la Révolution.
    • Henry Carrion, marquis de Nizas, épouse le 20 février 1712 Gabrielle de Murviel, fille de Jean Louis baron de Murviel
    • Henry François de Carrion, co-seigneur de Lézignan-la-Cebe, seigneur de Cazouls. Épouse Victoire Emerentine de La Croix de Candillargues, veuve Emerentine de Castries de Candillargues (cf Cazouls d'Hérault registres). Blessé à la bataille de Fontenoy, il quitte l'armée et meurt.
    • Dame Victoire Emerentine de la Croix de Castries de Candillargues. Co-seigneuresse de Lézignan pendant la minorité de son fils.
    • Marie François Elisabeth de Carrion de Nizas d'Espagne, vicomte de Paulin, né au château de Lézignan le 14 mars 1767, 1er maire après la Révolution, élu en 1790.

Chronique des Viguiers et Baillis connus de Lézignan-la-Cèbe[modifier | modifier le code]

Viguiers
  • 1305 de Montpezat
  • 1455 de Murats
  • 1520 de Mandols
  • 1599 Pierre d'Astuge
  • 1615 Pons
  • 1640 Bertrand Pons
  • Jehan Liguier, viguier de Saint-Jean de Jérusalem figure comme juge dans un jugement en 1648.
  • 1653 Jean Puel
  • 1690 Jean Laporte
  • 1695 Jacques Puel
Baillis de M. de Ribes
  • 1615 Pierre Figairolles
  • 1627 Jacques Descamps, décès de son humble femme Jehanne de Cruzy, Baillesse.
  • 1638 Pierre Mestre
  • 1680 Jacques Puel
  • 1705 Bernard Fourestier
Baillis de M. de Carrion
  • 1616 François de Jehan (décès de la femme Clairette Arnailhe, baillesse)
  • 1623 Jehan Puel
  • 1639 Pierre Puel
  • 1690 Jacques Puel
  • 1735 Jules Fourestier
  • 1745 Jean Fourestier
  • 1760 Jacques Puel
Procureurs juridictionnels de Lézignan-la-Cèbe
  • 1622 Cyprien Aliman procureur le commandeur seigneur du lieu, + 1622
  • 1645 Aliman
  • 1670 Jean Puel Procureur pour les deux justices laïques
  • 1692 Raymond Fabre Procureur pour les deux justices laïques
  • 1740 Fabre Procureur pour les deux justices laïques

Révolution française[modifier | modifier le code]

Lors de la Révolution française, les citoyens de la commune se réunissent au sein de la société révolutionnaire, baptisée « société populaire » et créée en 1791[5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1945 Maurice Rouanet   Président du comité local de Libération
1945 1971 Étienne Costa    
1971 2008 Jean-Louis Pagès    
2008 2014 Jean-Noël Landry    
2014   Rémi Bouyala    

Démographie[modifier | modifier le code]

De 1701 à 1750, la paroisse compte 744 naissances et 424 décès, pour arriver à 670 âmes.

Évolution démographique
1324 1393 1650 1693 1709 1761
69 feux (environ 330 habitants) 47 feux (environ 220 habitants) 70 feux (environ 330 habitants) 85 feux (environ 400 habitants) 90 feux (environ 430 habitants) 104 feux et 493 habitants

Au dernier recensement, la commune comptait 1484 habitants.

Article détaillé : Recensement en France.
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
512 527 613 749 648 656 644 661 663
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
632 648 692 701 758 743 788 818 859
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
876 865 858 926 954 967 922 736 747
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
767 736 712 838 977 1 013 1 184 1 484 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Monuments et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

Rosace de l'église Notr- Dame par l'artiste verrier Carlo Roccella
Église Notre-Dame de Lézignan-la-Cèbe
Château de Lézignan-la-Cèbe
  • Église Notre-Dame (l'église médiévale a été reconstruite après les guerres de religions).
  • Vestiges de fortifications médiévales.

Le château des Ribes est construit en 1617 par la veuve d’Henri II de Montmorency, décapité à Toulouse en 1632 pour s'être rebellé contre le roi. Le château et les terres de Lézignan furent acquis aux Ribes en 1757 par le marquis de Carrion-Nisas d’Espagne, fils d'Henri de Carrion Nisas, lieutenant des armées du roi en Languedoc et baron des États du Languedoc ; descendant des infants de Carrion d'Espagne et de Don Rodrigue Diaz de Bivar, bien connu sous le nom du "Cid Campeador". Yseulte, baronne de La Guéronnière, née Carrion-Nizas d’Espagne et dernière du nom, était la grand-mère maternelle de l’académicien et diplomate Wladimir, comte d’Ormesson qui en hérita, depuis le domaine appartient aux Ormesson.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Lézignan-la-Cèbe sur le site de l'Institut géographique national
  2. carte de Cassini
  3. Jean-Yves Crochet, Jean-Loup Welcomme, Jérôme Ivorra, Gilles Ruffet, Nicolas Boulbes, Ramon Capdevila, Julien Claude, Cyril Firmat, Grégoire Métais, Jacques Michaux, Martin Pickford, « Une nouvelle faune de vertébrés continentaux, associée à des artefacts dans le Pléistocène inférieur de l’Hérault (Sud de la France), vers 1,57 Ma », Comptes-rendus de l’Académie des sciences (Palevol), vol. 8, n° 8, pp. 725-736, décembre 2009, Ed : Elsevier-Masson
  4. Hominides.com — Les plus anciennes traces d'hominidés en France, 16 décembre 2009.
  5. Jean-François Dubost, « Le réseau des Sociétés Politiques dans le département de l'Hérault pendant la Révolution Française (1789-1795) », Annales historiques de la Révolution française, no 278, 1989. p. 414.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011

Liens externes[modifier | modifier le code]

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