Nizas (Hérault)

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Nizas
Vue générale
Vue générale
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Hérault
Arrondissement Béziers
Canton Mèze
Intercommunalité Communauté d'agglomération Hérault Méditerranée
Maire
Mandat
Daniel Renaud
2014-2020
Code postal 34320
Code commune 34184
Démographie
Gentilé Nizaçois
Population
municipale
616 hab. (2012)
Densité 72 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 30′ 50″ N 3° 24′ 30″ E / 43.5138888889, 3.4083333333343° 30′ 50″ Nord 3° 24′ 30″ Est / 43.5138888889, 3.40833333333  
Altitude 72 m (min. : 19 m) (max. : 131 m)
Superficie 8,53 km2
Localisation

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Nizas

Nizas (en occitan Nisàs) est une commune française située dans le département de l'Hérault et la région Languedoc-Roussillon.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte

Économie[modifier | modifier le code]

La viticulture et le Travaux Public Vernhestp sont la principale source d'économie du village

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Nizas

Les armes de Nizas se blasonnent ainsi : d'azur à une tour donjonnée de trois tourelles d'argent maçonnées de sable.[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Il faut savoir que Nizas est un lieu habité depuis la préhistoire, le village et ses alentours est archéologiquement très riche, avec notamment son site proto-anthropomorphique de Pla Mejo ainsi que la grotte de l'Homme mort situé aux frigoulas datant de la période chalcolithique (l'âge du cuivre).

Les origines de Nizas sont probablement Romaines, bien que des restes de la période Grecque aient été retrouvés dans les environs du village. Des preuves de fondations Romaines datant de l'an 100 après JC ont été mises à jour au début du XVIIIe siècle lors de la construction de l'église actuelle.

Le nom Nizas tient ses origines au nom d'un noble appelé Nisius (Puis Nisàs en Occitan), le village est mentionné dans des textes Carolingiens en 884. Par la suite le site de "Castro Nizacio" fut mentionné lors du temps des croisades (1094-1114), le quartier de la Villette fut alors construite et prenait forme.

Au XVIe siècle, la famille Carrion obtint le château ainsi qu'une partie du village et cette famille fut seigneurs du bourg jusqu'à la révolution française. La tombe de la famille de Carrion-Nizas se situe dans l'église actuelle.

Le village actuel date du Xe siècle pour sa partie la plus ancienne avec dans la circulade des murs "extérieurs" mesurants jusqu'à 3 mètres d'épaisseur pour assurer la défense du village.

Voici une liste de monuments et sites à voir ou visiter :

1- Tour du Castrum

Elle est située dans le quartier de la Villette, le plus ancien du village, au centre du castrum. On y accède depuis la place du griffe par la rue de la Vieille Tour. Implantée sur le point le plus haut le castrum présente une disposition fermée, caractérisée par une rue unique circulaire, se déployant autour de la tour placée sur l'ilot central. Construction quadrangulaire, la tour a été longtemps cachée par de nombreuses constructions qui lui étaient adossées. Elle était à l'origine entourée d'un enclos d'environ 70 mètres de diamètre, servant de basse cour. Progressivement, l'enclos sera bâti pour donner naissance à un véritable village. Au XV siècle, le village s'étend à l'ouest du noyaux primitif autour de la nouvelle place, la place du griffe.

 2- Château

Le Château, berceau de la famille Carrion-Nizas, se dresse en bordure du village, tout près de l'église. Il a remplacé une construction plus ancienne et présente l'aspect bien traditionnel et rudes corps de bâtiments cantonnés de tours rondes. Par le décor de ses façades et de son escalier, on peut penser que l'édifice a été construit dans le courant du XVI siècle. Si le gros œuvre a été réalisé en moellons de pierre volcanique, les décors ont été sculptés dans une pierre claire, plus tendre. C'est le cas de la porte d'entrée, à colonnes et entablement dorique rompu par un édicule à fronton triangulaire, ainsi que des fenêtres à croisée et demi croisée de l'étage. Elle sont enrichies d'un entablement à fasces, frise bombée et larmier, soutenu par d'élégants pilastres à chapiteaux reposant sur des consoles sculptées.

Manifestement les toits ont été rabaissés. Il faudrait restituer à la bâtisse un étage de comble, probablement éclairé par de petites baies cintrées, comme on peut en voir au château voisin de Fontès. Au débouché de la porte d'entrée l'escalier, contemporain des façades, organise ses volées de part et d'autre d'un mur-noyau aveugle dont les extrémités sont animées par des pilastres. Les montées sont voûtées de berceaux rampants. Les paliers sont couverts de coupoles sur pendentif. On peut voir un exemple similaire à Pézenas dans l'ancienne Maison consulaire, aujourd'hui "Maison des Métiers d'Art". À Nizas, coupole et voûte sont croisées d'ogives se côtoient curieusement sur le premier palier comme si, en cours de construction, le bâtisseur avait changé de parti jugeant le projet initial archaïsant.

L'église

L'église actuelle a été construite entre 1699 et 1708 à l'emplacement d'un édifice plus ancien. De plan très simple, elle est composée d'une nef de quatre travées suivie d'un chœur. La dernière travée, du côté du sanctuaire, est flanquée de deux chapelles latérales. L'ensemble est vouté de croisées d'ogives. La façade très simple est ornée, dans sa partie haute, d'une fenêtre ronde. La porte avec pilastres, chapiteaux, corniches et son fronton est conforme aux "prix-fait" (Devis) de 1699. Cependant, la porte prévue en noyer a été réalisée en sapin. Autre entorse au document de 1699: Le clocher, prévu à l'origine au centre de la façade, de manière à former un porche comme à l'église de Caux, n'a jamais été réalise. Le clocher actuel, avec sa couverture d'ardoise, date du XIXe siècle. Le décor des chapelles de la vierge et de Sainte Perpétue a été refait au XIX siècle.

 4- Place du griffe

La fontaine actuelle a probablement remplacé une fontaine plus ancienne. Elle a été mise en place au XIX siècle. Elle est composée d'un bassin en pierre froide en centre duquel se trouve le socle de la statue; Il s'agit d'une Diane chasseresse, réalisée en fonte, œuvre du sculpteur Parisien Eugène Lequesne (1815-1887). La place est bordée par des maisons dont les façades sont caractéristiques des XVIII et XIXe siècles.

Sur la place du griffe se situe aussi la Tour de l'horloge, au Numéro 12, un curieux bâtiment évoque l'architecture Haussmannienne, construit en pierre de taille non locale, autrefois couverte d'ardoise. Bâti à la fin du XIXe siècle, il était occupé pas une halle, un bureau de poste et le logement du receveur.

5- Monument aux morts

Il est l'œuvre du sculpteur biterrois Jean Marie Joseph Magrou. Sculpteur né en 1865, il est élève de Gabriel Jules Thomas (1824-1905) puis d'Antonin Injalbert (1845-1933) dont il subit l'influence. Magrou a obtenu un second prix de Rome pour le bas relief "Silène et les Bacchantes". On conserve de nombreuses œuvres de ce sculpteur, reconnu de son temps, dans la région.

Pour terminer la visite, on peut, en flânant dans le village, découvrir de nombreuses maisons viticoles ainsi que de vastes caves de vinification datant du XIXe siècle, l'ancienne distillerie est devenue la salle des fêtes.

À voir aussi le Causse basaltique: Plateau qui domine le village et qui est une ancienne coulée de lave dégagée par l'érosion.

La table d'interprétation, au nord de l'intersection des routes de Pézenas-Nizas (D30E5), et Caux (D30), détaille la coulée de lave, la faune la flore et les activités humaines.

Capitelles : Fours à chaux, murets de pierre sèche ainsi qu'une ancienne draille ("Le Cami Ferrat"), sont les témoins d'anciennes activités agro-pastorales. Une nouvelle capitelle a été construite sur le causse.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
    Guy Crébassol    
  mars 2001 Michel Soulairol    
mars 2001 janvier 2013 Guy Millat    
février 2013 en cours Daniel Renaud    

Démographie[modifier | modifier le code]

Au dernier recensement, la commune comptait 616 habitants.

Article détaillé : Recensement en France.
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
540 609 659 725 731 723 655 643 586
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
612 557 582 585 635 477 505 555 641
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
746 609 618 707 682 627 612 493 453
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
506 504 391 398 459 525 548 542 579
2012 - - - - - - - -
616 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le village et ses environs sont magnifiques à tout moment de l'année et mérite une visite et le séjour (pour un jour, pour une semaine ou pendant des années).

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Marie Henry François Élisabeth de Carrion de Nisas, né à Pézenas le 17 mars 1767 et mort à Montpellier le 5 juillet 1841, est un militaire, auteur dramatique et homme politique français des XVIIIe et XIXe siècles. Il est de la même famille que Henri de Carrion.

André-François-Victoire-Henri, marquis de Carrion-Nizas, né à Lézignan-la-Cèbe (Hérault) le 24 janvier 1794 et mort le 23 novembre 1867, est un historien, homme politique et auteur dramatique français.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Didier Catarina et Jean-Paul Fernon, Armorial des communes de l'Hérault, Artistes en Languedoc, (ISSN 1264-5354), p 53.
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2012.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]