Orgnac-sur-Vézère

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Orgnac-sur-Vézère
Blason de Orgnac-sur-Vézère
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Limousin
Département Corrèze
Arrondissement Arrondissement de Brive-la-Gaillarde
Canton Canton de Vigeois
Intercommunalité Communauté de communes des trois A : A20, A89 et Avenir
Maire
Mandat
Marcel Dandaleix
2014-2020
Code postal 19410
Code commune 19154
Démographie
Population
municipale
300 hab. (2011)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 19′ 58″ N 1° 26′ 34″ E / 45.3328, 1.442845° 19′ 58″ Nord 1° 26′ 34″ Est / 45.3328, 1.4428  
Altitude Min. 171 m – Max. 406 m
Superficie 18,76 km2
Localisation

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Liens
Site web Le site de la commune d'Orgnac-sur-Vézère

Orgnac-sur-Vézère est une commune française située dans le département de la Corrèze en région Limousin.

Orgnac-sur-Vézère est une petite commune rurale appartenant au canton de Vigeois, à l’arrondissement de Brive-la-Gaillarde et rattachée à la communauté de communes du Pays d'Uzerche. Elle fait aussi partie d’un territoire ayant obtenu le label "Pays d'Art et d'Histoire Vézère-Ardoise"attribué par le Ministère de la Culture.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune entièrement limitée à l'est par la Vézère et à l'ouest par son affluent, la Loyre.


Le vaste territoire d’Orgnac-sur-Vézère (18,8 km2) s'étire entre de superbes limites naturelles très boisées et sauvages : à l’est les gorges de la Vézère et à l'ouest la profonde et mystérieuse vallée de la Loyre. Au nord ce territoire est bordé par celui de la commune de Vigeois, et au sud par celui de la commune de Voutezac descendant vers le bassin d'Objat et de Brive.

L’habitat est très dispersé se répartissant entre le bourg où se trouve l’église et de multiples "villages" de quelques foyers.

Au début du XXe siècle, le bourg s’est allongé d’environ un kilomètre vers l’est avec la création d’un quartier « administratif » rassemblant la mairie, l’école et la poste; le vieux bourg restant plutôt le quartier « religieux » avec l’église, le presbytère, le cimetière, le monument aux morts, un calvaire, une « fontaine miraculeuse » et il y eut même un petit hospice tenu par des religieuses. De nos jours, dans le beau cadre de la place du bourg, à coté de l'église et de la fontaine, une ancienne forge restaurée est devenue un espace municipal agréable permettant d'accueillir diverses manifestations festives.

En s'éloignant vers l'est, au lieudit le Bois de Bourzat, se trouve le stade de rugby, domaine du "Club Athlétique Orgnacois" dont les succès ont souvent fait la fierté des habitants. Jusqu’aux années 90 il y avait là une auberge et une salle des fêtes qui furent un temps très renommées.

Le long de la grand'route D3, au lieudit les Fombiardes, s’était développé, jusqu’aux années 60, un quartier «artisanal et commercial » : menuiserie, forge, garages, épiceries, café-restaurants, ferronnerie, minoterie, boulangerie, ... En l’an 2000, une salle polyvalente y a été construite à l'emplacement d’une école désaffectée.

Et beaucoup plus loin au nord, en allant vers Vigeois, au lieudit le Poteau, un nouveau quartier d’habitations a été créé sous la forme d’un lotissement.

Au XVIIIe siècle, avant la Révolution, Orgnac était nommé Ornhac-lès-Glandier car les pères Chartreux du Glandier étaient propriétaires des lieux. Le nom actuel d’Orgnac-sur-Vézère a été attribué en 1919. Il est à remarquer que ce nom aurait pu tout aussi bien être Orgnac-sur-Loyre car le bourg domine la Loyre qui coule juste en contrebas alors que la Vézère coule à plus de deux kilomètres au bas d'un autre versant.
Certes la Vézère est plus prestigieuse que la petite Loyre et Orgnac-sur-Vézère est un joli nom.

La D3 qui traverse la commune sur toute sa longueur au niveau du plateau est une belle et pittoresque route touristique faisant partie du Circuit de la Vallée de la Vézère.

Orgnac-sur-Vézère jouit d'un très bel environnement naturel et paysager, diversifié, composé de prairies et de bois dans un relief très vallonné.
De même le patrimoine bâti est remarquable notamment l’église reconstruite au XIVe siècle et le château-forteresse de Comborn (XIe, XVe siècle et XVIIIe siècle) juché sur un promontoire dominant un cingle de la Vézère.
En plus il faut considérer le petit patrimoine rural qui témoigne de l’histoire de cette contrée : des vieilles maisons et granges, des fours, puits, fontaines, moulins, forges, ....

Économie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Orgnac-sur-Vézère Blason D'or à deux lions léopardés de gueules l'un sur l'autre.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2008 Jean-Marie Fragne    
2008   Marcel Dandaleix[1]    

Canton[modifier | modifier le code]

La conseillère générale du canton de Vigeois est Régine Delord (PCF).

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 300 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 074 845 916 1 087 1 254 1 113 1 169 1 190 1 182
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 161 1 067 996 976 1 061 1 045 1 147 1 247 1 095
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 090 1 032 1 069 903 765 727 708 702 623
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
557 493 379 338 323 304 303 298 302
2011 - - - - - - - -
300 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Etabli dans un cingle de la Vézère, le site de Comborn est occupé depuis l'Antiquité comme cela fut révélé par des fouilles récentes[5]. Le Château ancien, véritable forteresse médiévale dresse encore fièrement ses vestiges à côté d'un logis de 1753. Avant l'an mille, le Château en bois dont on a retrouvé quelques vestiges, va subir le cheminement architectural classique des forteresses féodales du limousin[5].

Dès le XIe siècle première construction en pierre de la tour maitresse à 4 niveaux ( il n'en reste qu'un ) ainsi que trois salles souterraines dès le XIIe siècle. Destruction pendant la guerre de 100 ans aux XIIIe et XIVe siècles. Reconstruction d'un logis important, à partir de 1436, par Jean Ier vicomte de comborn seigneur de Treignac ainsi que d'une chapelle consacrée en 1455 à Sainte Madeleine. Leurs vestiges sont encore très présents.

Un incendie au milieu du XVIIe siècle détruit le château. Un logis est reconstruit en 1753 par le Marquis du Saillant alors propriétaire.

Dans un style XVIIIe rustique limousin, cette demeure possède tout de même toutes les caractéristiques d'un château noble avec ses grands et ses petits appartements, son fournil, son pigeonnier comme le prouvent les différents inventaires retrouvés.

Depuis, hormis quelques saccages au XIXe siècle, aucune nouvelle construction. Une restauration est en cours.

Comborn était le siège d'une des plus anciennes vicomtés du limousin à côté de Turenne et Limoges au Xe siècle puis de Ventadour dès le XIe. Ses principales seigneuries étaient : Treignac, Beaumont, Chamboulive, Chamberet, Rochefort et Allassac. Les seigneurs de Comborn et particulièrement les premiers vont consacrer leurs actions à étendre leur puissance bien au-delà de la petite vicomté éponyme. Ils sont l'exemple type de l'implantation des premiers seigneurs féodaux mis en place afin de gérer les territoires pour le compte de l'autorité suzeraine de l'époque. Cette pratique résulte de la politique mise en place par Pépin le Bref puis Charlemagne dès le IXe siècle[6].

Le premier Comborn identifié est Archambaud. Il n'est pas originaire du limousin. Ses origines remontent à l'ancienne dynastie des Mérovingiens. Son nom d'origine germanique signifie franc, hardi, courageux et sincère... il précise un peu plus son ascendance[7]. Il affirme sa présence et sa légitimité en s'alliant avec les Ségur en épousant la fille de Foucher de Ségur, Ildéarde que l'on retrouve sur certaines chartes[8].

Le second Archambaud se titrera vicomte vers 96O et deviendra le véritable fondateur de la dynastie. Il prendra Turenne vers 976 et prendra ainsi le titre de vicomte de Comborn et de Turenne. Il mourra en 993. C'est le célèbre Archambaud Jambe Pourrie.

Son fils fondera Ventadour des 1O36 et donnera naissance aux seigneurs de Ventadour - Ussel... Leurs successeurs laisseront de nombreuses traces dans la région: Monastères à Meymac, Aubazine et Glandier[9], Tour d'Allassac, cloitre à Tulle, Chapelles et églises (Armes des Comborn et Pompadour dans la chapelle nord de l'église Saint-Martial d'Orgnac ).

Début XVIe siècle la seigneurie passe par héritage aux Pompadour, puis aux seigneurs de Pierre Buffière et dès 1649 au Marquis du Saillant.

En 18OO Joséphine de Lasteyrie du Saillant, nièce de Mirabeau, épouse Jean-Baptiste Sirey et lui apporte Comborn en dot. La famille Sirey gardera le Château jusqu'en 2OOO. Il devient jusqu'à ce jour la propriété de la famille Bernard.

Le Château de Comborn recevra quelques hôtes illustres:

Honoré-Gabriel Riquetti Comte de Mirabeau ( 1749 - 1791 ) célèbre orateur pendant la révolution résidera à Comborn où il rendait visite à sa sœur marquise du Saillant alors propriétaire du château.

Jean-Baptiste Sirey célèbre jurisconsult français né à Sarlat ( 1762 - 1845 ) son nom reste attaché au recueil des lois et arrêts. Il est l'auteur des codes Sirey continués à ce jour.

Philippe-Auguste Jeanron peintre dessinateur littérateur ( 1809 - 1877 ) deviendra directeur des musées nationaux en 1848 puis en 1863 directeur de l'école des beaux-arts de Marseille ses deux enfants André et Catherine auront aussi quelques talents de peintres. La famille Jeanron est inhumée à Orgnac.

Le château et le site de Comborn aujourd'hui trop méconnu et ignoré possède pourtant une histoire riche souvent en relation avec l'histoire de notre pays. Les personnages qui y ont vécu, l'ancienneté de l'occupation montrent combien nous sommes en présence d'un des sites majeurs du Limousin.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site de la préfecture, consulté le 20 août 2008
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  4. La Corrèze : Le château forteresse de Comborn
  5. a et b Campagne de fouilles juillet-août 2002 Pays d’art et d-histoire Vézère-Ardoise.
  6. Source B. Barrière : l’implantation des premiers vicomtes, début du pouvoir féodal.
  7. Source B. Barrière : Berceau Bourbon l’Archambault, filiation dynastie des bourbons puis ascendance par Childebrand jusqu’à Mérovée et Clovis. Documentation J. Vinatier
  8. Cartulaire d’Uzerche : Vente d’une vigne à Roffignac en 926 Partage des biens de l’église d’Uzerche en 93O, vente de la villa d’Orliac de bar en 933.
  9. Charte de la création du Glandier par Archambaud VI en novembre 1219 « pour le repos de l’âme de ses prédécesseurs et le pardon de leurs péchés ».