Idiocracy
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Idiocracy est une comédie satirique américaine de Mike Judge, sortie en France le 25 avril 2007. Le film constitue une parodie grinçante de la société américaine, évoquant en toile de fond l'influence sur celle-ci de compagnies américaines, comme Carl's Jr., Costco, Starbucks et Fuddruckers. Le film a bénéficié de peu de publicité de la part de ses producteurs et n'est sorti, aux États-Unis, le 3 septembre 2006, que dans 125 salles, nombre à comparer à celui d'une sortie en salle classique (entre 2 000 et 3 000 salles).
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[modifier] Synopsis
Joe Bauers est l'image type de l'Américain moyen : toutes ses statistiques sont exactement égales à la moyenne. Il travaille dans l'armée américaine comme simple soldat sans ambition. Il est choisi par le Pentagone comme cobaye d'un programme d'hibernation censé durer un an. Une prostituée, incarnée par Maya Rudolph, est engagée pour tenir le rôle du cobaye féminin. Le responsable de l'expérience se retrouvant embourbé dans une affaire de proxénétisme, le programme d'hibernation voit ses fonds coupés, et les caissons contenant les deux cobayes sont oubliés. Les deux cobayes se réveillent 500 ans plus tard, dans un pays complètement changé.
Ils découvrent à leur réveil une société complètement abêtie où le QI moyen de l'humanité a gravement baissé au cours des siècles à cause d'un « schéma de sélection naturelle inversée ». La séquence d'ouverture du film montre comment les personnes peu éduquées se reproduisent à grande vitesse, tandis que les personnes présentées comme intellectuelles ne font pas d'enfants. La population n'est composée que de « niais » vivant dans des appartements saturés de publicités murales, passant leurs journées à grignoter par paille pléthore de junk-food et à regarder des programmes abrutissants à la télévision, calés dans des sièges-WC. L'émission phare "Oh mes burnes" (Ouch my balls) est une parodie de Jackass : Le film - Mike Judge a participé au film Jackass: Number Two - où le protagoniste principal se voit asséner de violents coups de pied dans les parties génitales. L'économie entière est régie par des entreprises exerçant un pouvoir sans limite, car en situation de monopole total.
L'eau elle-même étant remplacée par une boisson enrichie en sels minéraux de type Gatorade, le Brawndo, y compris pour arroser les plantes, afin d'augmenter les bénéfices, entraînant la famine suite à la désertification provoquée de terres jusqu'alors fertiles. Face aux interrogations du personnage principal, Joe Bauers, quant à la légitimité d'usage du Brawndo relativement à l'irrigation des terres, le gouvernement ne peut que lui rétorquer par le biais de ses représentants, que "le Brawndo est plein d'électrolytes" en éxecutant le gimmick phare de la publicité Brawndo, et sans savoir du reste ce que sont les "électrolytes". L'eau « pure » n'est en fait utilisée que dans les toilettes. Joe Bauers s'impose alors aisément comme la personne vivante la plus intelligente et devient secrétaire à l'Intérieur en suggérant de remplacer l'eau enrichie par de l'eau pure pour l'irrigation des champs de culture.
[modifier] Sortie DVD
Le film est sorti en France au format DVD sous le titre Planet Stupid[1][2].
[modifier] Distribution
- Luke Wilson : Joe Bowers / ministre "Pas Sûr"
- Maya Rudolph : Rita
- Dax Shepard : Frito
- Terry Crews : Président Dwayne Elizondo Mountain Dew Herbert Camacho
[modifier] Le monde d'Idiocracy
Certaines scènes du film évoquent de manière détaillée l'avilissement et l'abêtissmeent de la civilisation humaine du XXVIème selon Idiocracy, ainsi :
- Les ordures ne sont plus traitées, au contraire, elles s'amoncellent en piles de centaines de mètres de hauteur qui occasionnent d'ailleurs la "Grande avalanche", à l'origine du réveil de Joe Bauers.
- La symbolique des claviers numériques est réduite à sa plus simple expression pour s'adapter au niveau de lecture sommaire de l'époque. Ainsi des pictogrammes sur d'énormes touches aux couleurs criardes reproduisant des scènes de vie crues (un accouchement, un coup de couteau...) et se substituent aux anciens symboles alphanumériques.
- À Washington, l'Obélisque n'est plus entretenu et s'affaisse tel la Tour de Pise. Les citoyens lambda jouissent du lieu comme d'un terrain de jeu sans contrôle où ils s'adonnent au jet-ski.
- Le "Réseau National de Masturbation" (Masturbation Network) assure les activités officielles de masturbation des États-Unis depuis 300 ans. C'est un sponsor officiel d'émissions de playmates assumant ouvertement leur vocation masturbatoire.
- Une nouvelle historiographie, déconnectée des réalités, se base sur la croyance d'un affrontement manichéen, au XXème siècle, des dinosaures géants américains contre ceux nazis, conduits par Charlie Chaplin (en référence au film "Le Dictateur"). Les dinosaures nazis ayant été exterminés, les États-Unis auront pu par la suite créer les Nations Unies, dominées par un tyrannosaure géant à casque bleu, afin de "dénazifier le monde" ("to UnNazify the world", en référence à UN, le sigle des Nations-Unies).
[modifier] Sources et références
[modifier] Liens externes
- (fr) Idiocracy sur AlloCiné
- (fr+en) Idiocracy sur l’Internet Movie Database

