Rupert Murdoch
Rupert Murdoch
Rupert Murdoch en 2011.
| Nom de naissance | Keith Rupert Murdoch |
|---|---|
| Naissance | 11 mars 1931 Melbourne, Victoria, Australie |
| Nationalité | |
| Profession | Homme d'affaires |
| Activité principale | CEO de News Corporation |
| Conjoint | Wendi Deng (depuis 1999) |
| Enfants | Prudence Murdoch (1958), Elisabeth Murdoch (1968), Lachlan Murdoch (1971), James Murdoch (1972), Grace Murdoch (2001), Chloe Murdoch (2003) |
Keith Rupert Murdoch est un homme d'affaires australo-américain, né le 11 mars 1931 à Melbourne, en Australie. Il est l'actionnaire majoritaire de News Corporation, l'un des plus grands groupes médiatiques du monde. En 2010, il est classé 14e personnalité la plus puissante du monde et 119e fortune mondiale par la revue Forbes[1].
Sommaire |
Biographie [modifier]
Né le 11 mars 1931 à Cruden Farm, une ferme baptisée d'après Cruden Bay, un village de l'Aberdeenshire dont sont originaires ses grands-parents, et située à 30 milles (48,28032 km) au sud de Melbourne, Keith Rupert Murdoch est le deuxième enfant d'une famille de quatre enfants. Son premier prénom vient de son père, le second de son grand-père maternel[2]. Il est le fils de Keith Murdoch (1886-1952), un influent patron de presse, et de son épouse Elisabeth Joy Greene (1909-2012), troisième fille de Rupert Greene et de Grace De Lancey Forth. D'origine écossaise et anglaise, ses parents se sont mariés en 1928 (elle a alors dix-neuf ans, et son époux a vingt-trois ans de plus qu'elle)[2]. Élevé dans la foi protestante[3], Rupert Murdoch étudie à la Geelong Grammar School[2], où il participe à l'édition du journal de l'école, The Corian, avant d'être admis en 1949 à Worcester College (université d'Oxford), où il étudie le programme philosophie, politique et économie. Il commence sa carrière en Australie à Melbourne, où il prend la tête d'un empire de presse familial construit dans les années 1920 autour du Sydney Morning Herald, les deux principaux quotidiens du pays. Bâtisseur de la partie australienne de cet empire, son père Sir Keith Murdoch était l'ami personnel du premier ministre australien Joseph Lyons et le soutien de son prédécesseur, Billy Hughes.
En 1985, Rupert Murdoch devient citoyen des États-Unis pour des raisons d’affaires (la législation de l'époque ne permettait qu'aux citoyens américains de posséder une station de télévision).
Murdoch possède un véritable empire médiatique d'ampleur globale, qui a crû dans les années 1980 et 1990, comprenant de nombreux sites Internet - IGN Entertainment, AskMen, Rotten Tomatoes - un grand nombre de journaux, dont le New York Post aux États-Unis et The Times au Royaume-Uni. Il possède également un réseau de télévision incluant la chaîne Fox News.
Propriétaire du site communautaire MySpace, Rupert Murdoch l'a acquis durant l'été 2005 contre 580 millions de dollars. Après avoir été estimé jusqu'à 12,3 milliards de dollars d'après L'Expansion[4] le site accuse une forte diminution de fréquentation depuis quelques années et sa valeur aurait chuté aux alentours de 100 millions de dollars, en 2011 MySpace a été vendu 35 millions de dollars à Specific Media[5] . Fin juillet 2007, Rupert Murdoch rachète le Wall Street Journal pour 5 milliards de dollars US.
De nombreuses critiques ont été émises à propos de la ligne éditoriale des journaux et des chaînes de télévision du groupe, jugée conservatrice voire ultra-conservatrice. Le professeur Roy Greenslade, dans une tribune du journal anglais Guardian Unlimited, souligna que les 175 journaux de Murdoch à travers le monde avaient soutenu l'invasion de l'Irak par les États-Unis avec des titres provocateurs. Le Sun proféra même des injures contre le président Chirac, qui y est traité de « ver »[6].
Aux États-Unis, Murdoch a des affinités avec le parti républicain et les néo-conservateurs. Au Royaume-Uni, Murdoch a soutenu le parti travailliste de Tony Blair durant une dizaine d'années[7], avant de se rallier à David Cameron en 2010[8].
Murdoch est également un eurosceptique convaincu. En Irlande, sa presse locale a mené une campagne contre le Traité de Lisbonne[9] alors qu'en Grande-Bretagne, elle réclame à Gordon Brown un référendum aux côtés de l'opposition conservatrice[10].
Impliqué dans plusieurs œuvres caritatives, il est récipiendaire de l'ordre de Saint-Grégoire-le-Grand[11].
En juillet 2011, la mise en cause de News of the World, filiale de son groupe, News Corporation, dans un scandale d'écoutes téléphoniques de personnalités britanniques a abouti à l'ouverture d'investigations par la police et le gouvernement britanniques, ainsi que le FBI[12],[13].
Vie privée [modifier]
Murdoch a été marié trois fois. En 1956, il épouse Patricia Booker, une hôtesse de l'air originaire de Melbourne avec qui il a eu son premier enfant, une fille appelée Prudence, née en 1958. Rupert Murdoch et Patricia ont divorcé en 1967.
En 1967, Murdoch a épousé Anna Torv, une journaliste d'origine écossaise travaillant pour son journal The Daily Telegraph de Sydney (ne doit pas être confondue avec l'actrice Anna Torv de la série Fringe qui porte le même nom ; l'actrice est sa nièce). Au cours de son mariage avec Anna Torv, une catholique, Murdoch a été fait chevalier de l'Ordre de Saint-Grégoire-le-Grand, une décoration accordée par le Vatican.
Torv et Murdoch ont eu trois enfants : Elisabeth Murdoch (née à Sydney le 22 août 1968), Lachlan Murdoch (né à Londres le 8 septembre 1971) et James Murdoch (en), (né à Wimbledon le 13 décembre 1972). Anna et Rupert ont divorcé en juin 1999. Anna Murdoch a remporté le prix du plus grand divorce de l'histoire en recevant 1,7 milliard de dollars d'actifs et 110 millions de dollars en liquidité[14].
Dix-sept jours après son divorce, le 25 juin 1999, Murdoch, alors âgé de 68 ans, épouse Wendi Deng, d'origine chinoise et âgée de 30 ans, récemment diplômée de la Yale School of Management, nouvelle vice-présidente de STAR TV, et surtout ex-volleyballeuse de haut vol[15].
Rupert Murdoch a deux enfants avec Deng : Grace Helen (née à New York le 19 novembre 2001) et Chloé (née à New York le 17 juillet 2003).
Journaux [modifier]
- Australie
- The Australian
- The Weekend Australian
- The Hobart Mercury
- The Northern Territory News (Darwin, Australie)
- The Daily Telegraph (Sydney)
- The Sunday Telegraph
- Sportsman
- The Herald Sun
- Sunday Herald Sun
- The Herald And Weekly Times Ltd
- The Courier-Mail (Brisbane)
- The Gold Coast Bulletin
- Adelaide Advertiser
- Cumberland Newspaper Group (20 titres dans la région de Sydney)
- Parramatta Advertiser
- Blacktown Advocate
- Canterbury Express
- Fairfield Advance
- Hornsby Advocate
- Macarthur Chronicle
- North Shore Times
- Inner-West Weekly
- Mosman Daily
- The Glebe
- Mt Druitt Standard
- Hills Shire Times
- Express Advocate
- Northern District Times
- Liverpool Leader
- Lake Macguire News
- Penrith Press
- Leader Newspaper Group (30 titres à Melbourne)
- Cairns Post Group (42 %)
- North Queensland Newspaper Group
- Townsville Bulletin
- Quest Community Newspapers (17 titres à Brisbane)
- Centralian Advocate
- The Suburban
- Treasure Islander
- Derwent Valley Gazette (Tasmania)
- Sunday Mail
- Messenger Press Group
- Sunday Times (Perth)
- Royaume-Uni
- États-Unis
Entreprises [modifier]
- News Corporation
- Liberty Media Corporation (% Time Warner)
- DirecTV Group
- 20th Century Fox (Fox Entertainment Group)
- Sony Universal
- Paramount Pictures
- Regency Enterprises
- Harper Collins
Sports [modifier]
- National Rugby League (50 %)
- Colorado Rockies (15 %)
- Brisbane Broncos (68,9 %)
- Melbourne Storm
Dans la culture populaire [modifier]
Dans un épisode de la série Les Simpson, Monsieur Burns, après avoir échoué à posséder l'empire médiatique de Springfield dit qu'il est impossible d'en posséder tous les médias, à moins de s'appeler Rupert Murdoch. Dans un autre, Homer Simpson et ses amis lui volent sa loge VIP au stade de football, et il fait alors apparaître des policiers en jetant de la poudre par terre, afin de chasser les importuns.
Notes et références [modifier]
- Forbes.com
- Jerome Tuccille, Rupert Murdoch: creator of a worldwide media empire, Beard Books, 1989, 324 p. [lire en ligne], p. 9.
- Neil Chenoweth, Rupert Murdoch: the untold story of the world's greatest media wizard, Crown Business, 2002, 398 p., p. 357
- « Rupert Murdoch échangerait MySpace contre 25 % de Yahoo »
- « MySpace bradé 35 millions de dollars à Specific Media »
- « Their master's voice », article du Guardian Unlimited
- Murdoch, le Tycoon des médias, sur lesechos.fr.
- Des interviews pièges déstabilisent la coalition britannique sur lemonde.fr du 22 décembre 2010.
- « L'euroscepticisme irlandais nourri par la presse de Murdoch », article du Monde.fr, 13 juin 2008.
- « La tentation du non », article de L'Express.fr, 9 juin 2008.
- « Rupert Murdoch's Papal Award Raises Protests », Catholic World News
- « Phone hacking: David Cameron announces terms of phone-hacking inquiry », The Telegraph, Londres, 13 juillet 2011 [texte intégral]
- Ed Pilkington, « FBI to investigate News Corporation over 9/11 hacking allegations », The Guardian, 14 juillet 2011 [texte intégral].
- (en) « Divorce Has a Hefty Price Tag for Celebrities, Billionaires » de Nathalie Tadena et Momo Zhou publié le 20 août 2009 sur le site d'ABC News
- Jean-Frédéric Tronche, VIDEO. Murdoch : Billions dollars Wendi, Le Figaro, 20 juillet 2011
Voir aussi [modifier]
Article connexe [modifier]
Liens externes [modifier]
- (en) Forbes.com – 2004 Forbes 400: #27, Keith Rupert Murdoch
- (en) Ketupa.net – Media Profiles: Rupert Murdoch
- (en) MediaGuardian.co.uk – Special Report: Rupert Murdoch (registration exigée)
- (en) Woopidoo – Rupert Murdoch biographie et citations
- (en) Rupert Murdoch, William Shawcross, Time, 25 octobre 1999.
- (en) Murdoch arbre geneologique
- (en) Interview with The Hollywood Reporter
- (en) Parlant avec Australien Alan Jones
- (en) OutFoxed anti Rupert Murdoch site
- (en) Media Assets
- (en) World's Most Powerful Men
- (en) Who is Rupert Murdoch?
- (en) K. Rupert Murdoch – SourceWatch
- (en) Review of Bruce Page's "The Murdoch Archipelago", by Godfrey Hodgson
- (en) Wapping: legacy of Rupert's revolution, 15 janvier 2006 - The Observer: