George G. Meade

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George Gordon Meade
Image illustrative de l'article George G. Meade

Surnom Old Snapping Turtle
Naissance 31/12/1815
Cadix
Décès 06/11/1872 (à 56 ans)
Philadelphie
Allégeance US flag 34 stars.svg Union
Grade Union army maj gen rank insignia.jpg Major-général
Années de service 1842 –
Conflits Guerre de Sécession
Commandement V Corps
Armée du Potomac

George Gordon Meade (31 décembre 1815 – 6 novembre 1872) est un général américain, vainqueur à la tête des troupes de l'Union de la bataille de Gettysburg lors de la guerre de Sécession.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est né de parents américains à Cadix, en Espagne. Il étudia à West Point dont il sort diplômé en 1835. Il servit un an dans l'artillerie avant de démissionner pour devenir ingénieur civil. Par la suite, ayant de la difficulté de trouver un emploi approprié dans son domaine, il rejoint l'armée en 1842 et combattit lors des guerres Séminoles et de la guerre américano-mexicaine.

Il servit comme capitaine des ingénieurs topographiques, un grade qu'il conserva jusqu'en 1856, et était responsable d'une recherche sur les Grands Lacs quand la guerre de Sécession débuta en 1861.


Les batailles de la guerre civile[modifier | modifier le code]

Il fut promu brigadier général pendant le premier été de la guerre et servit avec la division de réserve de Pennsylvanie. Après avoir dirigé l'entraînement de ses troupes à proximité de Washington et au nord de la Virginie, il est expédié avec sa division pour joindre l'armée du Potomac dans la péninsule. Il a participé aux combats de Beaver Dam Creek et à Gaines Mill et fut blessé à Glendale (en).

Meade guérit rejoignit sa brigade pour participer à la défaite fédérale au second Bull Run, puis commanda une division à South Mountain et à Antietam. Là, il succéda, comme commandant du premier corps, à Joseph Hooker blessé.

À Fredericksburg, sa division brisa la droite des lignes confédérées, mais fut arrêtée et dut finalement reculer quand les troupes de renfort n'arrivèrent pas à temps pour soutenir le succès initial. À Chancellorsville, il a bien mené ses corps, mais fut retenu en arrière par l'indécision de Hooker qui ne sut pas profiter de l'affaiblissement des sudistes entraîné par la perte de leur général, Stonewall Jackson blessé et qui mourut bientôt d'une pneumonie.

Bataille de Gettysburg[modifier | modifier le code]

Après que le général en chef des armées de la Confédération Lee eut lancé son invasion de la Pennsylvanie, Meade fut choisi pour succéder à Hooker au commandement de l'armée qui allait avoir la mission d'arrêter cette dangereuse offensive sudiste qui visait à prendre Wahington. Il prend son commandement trois jours avant la bataille de Gettysburg après que le major général John Fulton Reynolds eut décliné le poste. Il pensa au début à défendre une position derrière Pipe Creek, mais accepta la recommandation de Winfield Scott Hancock de concentrer plutôt l'armée devant Gettysburg. Cela à la suite de l'initiative du général de cavalerie John Buford qui, le premier, découvrit, lors d'une reconnaissance, l'offensive des confédérés vers Gettysburg et Pittsburg et, malgré ses forces inférieures en nombre, sut stopper l'avant-garde sudiste avec ses cavaliers équipés de carabines à répétition. Il put ainsi choisir une ligne de défense favorable avec l'aide de quelques canons du général Reynolds (tué par un des premiers snipers équipé d'un fusil à lunette). Ce coup d'arrêt à l'offensive du Sud, Meade allait savoir en tirer parti. En effet, il put installer le centre fédéral sur cette position qui dominait une plaine que les troupes de Lee allaient devoir franchir pour attaquer. Dès lors, Meade put manœuvrer par une tactique classique, dite en lignes intérieures, qui lui permettait, à l'abri d'un front bien retranché, de pouvoir concentrer rapidement ses forces, tour à tour sur les différents points menacés et, ainsi, de repousser chacune des attaques de l'armée confédérée sans diviser son armée. Son adversaire, le général Lee, devait, au contraire, tenter des manœuvres qui l'amenait à diviser ses forces par des poussées contre les flancs de l'armée fédérale dans l'espoir de diviser celle-ci qui formait un véritable camp retranché. Mais il échoua, notamment à Little Round Top défendue dans un site rocheux et boisé par les soldats du Maine commandé par le colonel (professeur de philosophie dans le civil) Joshua Chamberlain. Comprenant qu'il ne pouvait déborder les fédéraux, Lee (qui avait été professeur de stratégie à l'école militaire de West Point) décida de tenter le tout pour le tout en attaquant au centre. Ce fut le tournant de la bataille. Lee, sachant le Nord moins nombreux et le croyant affaibli par les combats des jours précédents, déchaîna ses 130 canons sur le centre fédéral en une puissante préparation d'artillerie réputée avoir été la pire de toute la guerre civile. Mais Meade, qui s'attendait à une attaque sur son centre, retira la plus grande partie de son artillerie en dissimulant ce mouvement derrière le nuage de fumée provoqué par la poudre noire des tirs ennemis (un explosif encore utilisé à l'époque). Quelques pièces seulement furent sacrifiées avec leurs servants pour assurer une riposte de plus en plus faible afin de donner l'illusion d'une destruction progressive de l'artillerie fédérale. Cette ruse convainquit Lee que le moment était venu de lancer la division du général George Pickett de Virginie à travers la plaine. Ce fut alors le tour des troupes confédérées d'être frappées par les canons fédéraux remis en batterie. Fauchés par la canonnade, puis par des fusillades par salves, 10.000 Virginiens, en ordre impeccable, formés sur plusieurs rangs sous les ordres de généraux et de colonels marchant en-tête, sabre au clair, chargèrent héroïquement au pas, puis à la course, parvenant à enfoncer partiellement le centre fédéral en de violents combats au corps à corps avant de s'effondrer, ayant perdu plus de la moitié de leur effectif, ainsi que de nombreux officiers. Le général fédéral, sagement, ne fit pas sortir ses troupes pour poursuivre les rescapés en retraite, évitant ainsi de risquer ses hommes dans un assaut à découvert semblable à celui que son armée venait de casser. En même temps, le général sudiste décidait la retraite car il savait ne pouvoir compter sur des renforts importants, la Confédération étant de plus en plus affaiblie sur le plan humain et économique après deux ans de guerre. Ainsi, Meade réussit à gagner la bataille qui fut considérée comme un tournant de la guerre, un accomplissement qui lui valut les remerciements du Congrès. Mais il n'avait pas osé poursuivre l'armée de Lee en retraite, manquant d'effectifs, notamment de par l'absence de la cavalerie du général Buford. Celui-ci, qui avait su arrêter les avant-gardes du Sud et déterminer le choix décisif du champ de bataille, avait été retiré du front pour s'en aller protéger les lignes de communication fédérales. C'est cette absence, qui explique que l'armée confédérale put retraiter sans être poursuivie, ce qui la sauva et prolongea probablement la guerre.

Fin de guerre, puis fin de vie[modifier | modifier le code]

En 1864–65, Meade continua de commander l'armée du Potomac lors de l'Overland Campaign (littéralement la campagne terrestre aussi connue sous campagne de Wilderness), la campagne de Richmond-Petersburg et la campagne d'Appomattox, mais il fut alors dans l'ombre du nouveau général en chef de l'Union, le Lieutenant General Ulysses Grant qui allait conclure victorieusement la guerre civile lors de la reddition, à Appomatox, du général Lee au nom de toutes les forces du Sud.

Après la guerre, le général Meade fut commissaire du Fairmount Park en Pennsylvanie de 1866 jusqu'à sa mort. Il occupa aussi différents commandements militaires, dont la division militaire de l'Atlantique, le département de l'Est et le département du Sud. Il remplaça le Major General John Pope comme gouverneur de la Reconstruction du troisième district militaire d'Atlanta en janvier 1868. Il reçut un doctorat honoris causa de l'université Harvard et ses réalisations scientifiques furent recours par diverses institutions, dont la société philosophique américaine et l'académie des sciences naturelles de Philadelphie.

Il meurt à Philadelphie de complications d'anciennes blessures combinées à une pneumonie et est enterré au cimetière de Laurel Hill.

Plusieurs statues ont été érigés en son honneur en Pennsylvanie dont l'une au Gettysburg National Military Park. Le Fort Meade au Maryland est nommé en son honneur ainsi que les comtés de Meade au Kansas et au Dakota du Sud.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Source[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]