Régis de Trobriand

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Philippe Régis Denis de Keredern de Trobriand
Régis de Trobriand entre 1860 et 1870.
Régis de Trobriand entre 1860 et 1870.

Naissance 4 juin 1816
Sainte-Radegonde-en-Touraine aux environs de Tours, Indre-et-Loire.
Décès 15 juillet 1897 (à 81 ans)
Bayport, État de New York
Origine Drapeau de la France France
Allégeance US flag 34 stars.svg Union
Arme Flag of the United States Army.svg Armée de terre
Grade Union army maj gen rank insignia.jpg Major-général (Brevet)
Années de service 18611879
Conflits Guerre de Sécession
Commandement Drapeau de l'État de New York 55th New York Infantry
Drapeau de l'État de New York 38th New York Infantry
Faits d'armes

Philippe Régis Denis de Keredern de Trobriand (1816-1897) fait partie des aristocrates-libéraux français qui, durant la guerre de Sécession, allèrent se mettre au service de la cause de l'abolitionnisme.

Il s'engage dans le 55e régiment des volontaires de New York, constitué par une milice française datant de 1824, les Gardes La Fayette. Les officiers l'élurent comme colonel dès le début du conflit. Les brillants services qu'il rendit à l'armée du Potomac lui valurent le grade de général de division de l'armée des États-Unis - grade que La Fayette avant lui avait été le seul Français à porter. En 1868, il publia ses mémoires sous le titre Quatre ans de campagne à l'armée du Potomac.

Depuis la guerre d'indépendance, l'opinion française n'avait cessé d'être sensibilisée à tout ce qui touchait les États-Unis. La suite d'incidents mêlés de près ou de loin à l'esclavage eut une influence certaine : acte Kansas-Nebraska, affaire Dred Scott et pendaison de John Brown qui avait déchaîné la plume de Victor Hugo.

Par ailleurs, il existait, chez les aristocrates-libéraux français une double tradition de "reportage" et d'engagement pour le modèle de régime politique américain: Chateaubriand et Tocqueville; La Fayette et le comte de Ségur.

Aussi, lorsqu'éclate la guerre de Sécession, de nombreux aristocrates-libéraux, à l'image de leurs illustres prédécesseurs, s'engagèrent pour le rêve politique que représentait l'Union; parmi eux se trouvaient notamment le prince de Joinville (troisième fils de Louis-Philippe Ier); son fils, le duc de Penthièvre; ses deux neveux Louis-Philippe d'Orléans, comte de Paris, et son frère, Robert d'Orléans, duc de Chartres.

À l'inverse, d'autres jeunes gens (parmi eux Camille de Polignac), dans un esprit romantique, offrirent leur épée au Sud, convaincus qu'il s'agissait d'une lutte d'Etats menacés dans leur indépendance.

Bibliographie[modifier | modifier le code]