John Singleton Mosby

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Mosby.
John Singleton Mosby
Image illustrative de l'article John Singleton Mosby

Naissance
Comté de Powhatan
Décès (à 82 ans)
Washington
Origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Allégeance États confédérés d'Amérique
Grade Colonel
Années de service 1861 – 1865
Conflits Guerre de Sécession
Faits d'armes Première bataille de Bull Run
Campagne Péninsulaire
Signature
John S Mosby signature.svg

John Singleton Mosby () fut un officier des États confédérés d'Amérique. Dans le civil, il était avocat. Il est surtout connu pour avoir formé et dirigé une unité de cavalerie remarquable surnommée les « gardes de Mosby » ou les « fantômes gris de Mosby ».

Biographie[modifier | modifier le code]

Pendant la guerre de Sécession, en décembre de 1862, un jeune scout capitaine de l'armée des États confédérés d'Amérique dans la cavalerie commandée par le général Stuart, a été autorisé à quitter ce général pour former une unité indépendante. Mosby opérait principalement derrière les lignes ennemies en Virginie. Au printemps de 1863, à la tête d’un groupe de 60 hommes, il crée la compagnie A du 43e bataillon de cavalerie de Virginie. Ces soldats sont devenus la fameuse unité de Rangers Partisans très efficace connue sous le nom de « gardes de Mosby » ou « fantômes gris de Mosby ».

Les hommes de cette unité ont harcelé l'arrière de l'armée de l’Union. Leurs efforts étaient si efficaces que leur capture a été un cauchemar et un objectif prioritaire des commandants de l’Union.

Avec les généraux James Ewell Brown Stuart et Nathan Bedford Forrest, le colonel Mosby a contribué à l'évolution de la doctrine d'utilisation de la cavalerie dans la guerre moderne. La guerre entre les États fut en effet un tournant majeur dans les doctrine de tactiques militaires de l'époque. Ce fut, après la première année de guerre, la fin de l'utilisation napoléonienne des charges de cavalerie pour ouvrir une méthodologie nouvelle du harcèlement, de la guérilla et des intrusions profondes et rapides en territoire ennemi.

La cavalerie devint aussi les "yeux de l'armée" (Robert E. Lee) et son pourvoyeur en matériel logistique (raids).

Opérant habituellement en petits groupes, ils avaient la capacité d'apparaître là où aucun général de l'Union ne les attendait et de disparaître aussi soudainement avec leur butin. La seule mention du nom de Mosby (Grey Gost) engendrait la panique au sein des troupes nordistes. Mosby fut, avec ses Rangers, une véritable plaie pour l'armée de l'Union en détruisant ses dépôts et voies de chemin de fer sur ses arrières. L'armée nordiste, très en retard sur sa doctrine d'utilisation de la cavalerie, fut incapable de l'arrêter malgré les opérations montées en 1865 par le général Philip Sheridan pour le coincer.

Le général Lee, disait à son sujet : « Hourrah pour Mosby ! Je souhaite en avoir cent comme lui ».

À la fin de la guerre civile, Le colonel Mosby dû dissoudre ses Rangers et revint à sa profession d'avocat. Il fut membre du parti Républicain et appuya l'ex-général Ulysses S. Grant pour la course à la présidence des USA en 1868. Mosby fut aussi Consul Américain à Hong Kong de 1878 à 1885. Après avoir écrit ses mémoires, il décéda le 30 mai 1916.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jones, Virgil Carrington, Ranger Mosby, Howell Press, 1944, (ISBN 0-939009-01-3).
  • Longacre, Edward G., Lee's Cavalrymen: A History of the Mounted Forces of the Army of Northern Virginia, Stackpole Books, 2002, (ISBN 0-8117-0898-5).
  • McGiffin, Lee, Iron Scouts of the Confederacy, Christian Liberty Press, 1993, (ISBN 1-930092-19-9).
  • Ramage, James A., Gray Ghost: The Life of Colonel John Singleton Mosby, University Press of Kentucky, 1999, (ISBN 0-8131-2135-3).
  • Memoirs of Colonel John S. Mosby (1887), J.S. Mosby
  • Stuart's Cavalry in the Gettysburg Campaign (1908), J.S. Mosby.