Ambrose Powell Hill

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Hill.
Ambrose Powell Hill
Image illustrative de l'article Ambrose Powell Hill

Naissance 9 novembre 1825
Culpeper (Virginie)
Décès 2 avril 1865 (à 39 ans)
Petersburg, Virginie
Origine Américain
Allégeance Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau des États confédérés d'Amérique États confédérés
Grade lieutenant général
Années de service 18471865
Conflits Guerre américano-mexicaine
Guerre de Sécession
Commandement troisième corps d'armée de l' Armée de Virginie du Nord
Faits d'armes Campagne Péninsulaire
Bataille de Sept Jours
seconde bataille de Bull Run
bataille d'Antietam
bataille de Fredericksburg
bataille de Chancellorsville
bataille de Gettysburg
bataille de la Wilderness
bataille de Spotsylvania
bataille de Cold Harbor
siège de Petersburg

Ambrose Powell Hill (9 novembre 1825 - 2 avril 1865) fut un lieutenant général de l'armée confédérée durant la Guerre de Sécession.

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Ambrose Powell Hill est né à Culpeper en Virginie le 9 novembre 1825. Il est le septième et dernier enfant de Tomas et Fannie Hill. Il est nommé en l'honneur de son oncle Ambrose Powell Hill, qui fut député et sénateur de Virginie.

En 1842, il est admis à l'académie militaire de West Point, dont il sortira 15e sur 38, en 1847. Il est ensuite nommé sous-lieutenant au 1er régiment d'artillerie. Il combattit dans une compagnie de cavalerie dans la toute fin de la guerre américano-mexicaine, mais ne participa à aucune bataille majeure. Il fut ensuite promu lieutenant en septembre 1851.

Il fut fiancé à Ellen Marcy, mais sous la pression de sa famille, celle-ci refusa le mariage. Elle épousa finalement le futur général nordiste George McClellan, ce qui, selon la légende, fut le début d'une rancœur tenace entre les deux hommes[1]. Il épousa finalement Kitty Morgan McClung, une jeune veuve.

Guerre de Sécession[modifier | modifier le code]

Hill démissionna de l'armée des États-Unis juste avant le début de la guerre, le 1er mars 1861. Ses promotions ayant été particulièrement lentes, il n'était alors que lieutenant. Mais le grand manque d'officiers de carrière dans l'armée sudiste fait qu'il se voit offrir le poste de colonel du 13e régiment de Virginie. Lors de la première bataille de Bull Run, son régiment fut posté à la droite de l'armée sudiste, à proximité de Manassas. Il ne combattit pas ce jour-là. Hill fut ensuite promu général de brigade le 26 février 1862 et commanda alors une brigade.

Lors de la Campagne Péninsulaire Hill se comporta particulièrement bien lors de la bataille de Williamsburg, sa brigade ayant carré une attaque unioniste. Il fut alors promu major général le 26 mai 1862, et se vit offrir le commandement d'une division. Au début, cette division faisait partie du corps d'armée de James Longstreet, mais suite à un désaccord qui manqua de se terminer en duel, sa division fut transférée dans le corps d'armée du général Thomas Jonathan Jackson.

Hill ne participa pas à la bataille de Seven Pines, mais déclencha plusieurs attaques sanglantes lors de la bataille de Sept Jours. Le résultat de ces attaques fut particulièrement mitigé, non pas tant par sa faute que de celle de son supérieur le général Jackson qui étrangement ne le soutint jamais...

Lors de la seconde bataille de Bull Run, Hill et sa division furent placés sur la gauche confédérée, le long de la ligne de chemin de fer. Durant cette campagne, Hill se disputa à plusieurs reprises avec son supérieur Jackson à propos des ordres de celui-ci.

Sa performance au cours de la bataille d'Antietam fut particulièrement remarquée. En effet, lui et sa division étaient stationnés à Harper's Ferry au début de la bataille. Il reçut alors un message d'appel à l'aide urgent de Robert Lee, le priant de venir le plus vite possible à Antietam. En effet, là bas, le général Ambrose Burnside était enfin parvenu à traverser la rivière Antietam avec ses 11 000 hommes face à 550 sudistes. Les sudistes se replièrent alors dans la confusion, et l'avancée de Burnside menaçait de prendre l'armée confédérée à revers. Hill arriva alors avec sa division vers 15h, et attaqua le corps d'armée du général Burnside de flanc, empêchant ainsi la prise à revers de l'armée sudiste[2].

Lors de la bataille de Fredericksburg, Hill et sa division furent placés sur la droite sudiste. Hill laissa un vide de 550 mètres dans sa ligne de défense. Cette brèche fut exploité par le nordiste George G. Meade, et Hill du recourir à l'aide du général Jubal Early pour expulser les fédéraux. La division de Hill perdu ce jour-là 2000 hommes, soit deux tiers des pertes totales du corps de Jackson, ainsi que 2 de ses 3 généraux de brigades (un blessé et un tué). Le général sudiste Archer, commandant une brigade de Hill, déclara après la bataille qu'il l'avait prévenu de ce vide dans la ligne, mais qu'Hill n'en tint pas compte.

Durant la bataille de Chancellorsville, il est amené à remplacer son supérieur Jackson, gravement blessé par des tirs amis. Mais il fut lui-même blessé à la jambe, et demanda que le général de cavalerie James Ewell Brown Stuart, qui n'avait aucune expérience de commandement dans l'infanterie, le remplace au commandement du second corps d'armée.

Suite à la mort de Thomas Jonathan Jackson, et à la réorganisation de l'armée de Virginie du Nord par le général Lee, il reçut le commandement du nouveau troisième corps d'armée, et fut promu lieutenant général.

Au cours de la bataille de Gettysburg, son corps d'armée fut le premier à pénétrer dans la ville. En effet, le général Henry Heth et sa division -qui faisait partie du corps de Hill- fut le premier à engager le combat. Le second jour de la bataille, Hill fit, conformément aux ordres, des manœuvres et attaques de diversion le long de Cemmetery Ridge. Au cours de ces attaques, le général William Dorsey Pender, son commandant de division préféré, fut mortellement blessé. Le troisième jour, deux de ses trois divisions furent choisies par Lee pour participer à la Pickett's Charge, et temporairement placées sous le commandement de James Longstreet. C'est ainsi que le corps d'armée de Hill fut celui qui perdit le plus d'hommes au cours de la bataille.

Pendant la bataille de la Wilderness, Hill et son corps d'armée repoussèrent de nombreuses attaques nordistes, mais finirent sérieusement désorganisés. Malgré les demandes de plusieurs de ses commandants de division, Hill refusa de renforcer ses défenses, peut-être dû au fait qu'il savait que Lee avait prévu de les soulager à l'aube. Mais à l'aube du second jour, des attaques nordistes forcèrent le corps de Hill à se replier, et plusieurs unités furent mises en déroute. Hill fut sauvé par le corps du général Longstreet, qui repoussa les nordistes sur leurs positions de base. Au cours de la bataille de Spotsylvania, Hill fut atteint d'une maladie indéterminée, et du être remplacé dans son commandement par le général Jubal Early. Lors de la bataille de Cold Harbor, Hill défendit la flanc droit confédéré contre les principales attaques unionistes. Ce jour-là, il lança une contre-attaque fructueuse.

Durant le long siège de Petersburg, Hill et son corps d'armée participèrent à de nombreux combats, dont la bataille du Cratère. Mais il fut plusieurs fois malade, et dut même aller se reposer à Richmond. C'est en revenant de cette ville qu'il fut tué, atteint d'une balle en pleine tête, à Petersburg. Il avait auparavant déclaré ne pas vouloir vivre pour voir la défaite sudiste… Il fut enterré à Chesterfield County, puis ré-enterré à Richmond en 1867, conformément au souhait de sa famille.

Analyse[modifier | modifier le code]

Hill est reconnu comme un excellent général de division (Lee disait qu'il était le meilleur), toujours là où on l'attendait. Il eut moins de chance avec un corps d'armée, et fut souvent dépassé par la tâche.

Hill fut la cible de nombreuses critiques durant la guerre, notamment concernant son rôle lors des batailles de Fredericksburg, Gettysburg, de la Wilderness et du siège de Petersburg. Certains prétendirent que ses fréquentes maladies étaient vénériennes, et qu'il les avait attrapées lors de sa jeunesse à West Point.

Certains auteurs voient en lui l'incarnation type du principe de Peter.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La légende voudrait ainsi que Hill se battait de manière très ardue lorsqu'il savait que McClellan était sur le champs de bataille
  2. http://bataillescelebres.esy.es/antietam/index.html