John McAllister Schofield

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Portrait officiel du général John McAllister Schofield, Commanding General of the United States Army.

John McAllister Schofield (29 septembre 1831 - 4 mars 1906) est un général américain qui servit pendant la Guerre de Sécession, et devint ensuite, Secrétaire à la guerre puis Commanding General of the United States Army.

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Schofield est né à Gerry dans l'État de New York. Il est diplômé de l'Académie militaire des États-Unis de West Point en 1853, puis sert pendant deux ans dans l'artillerie et devient professeur assistant de physique expérimentale et de philosophie à West Point de 1855 à 1860. Pendant un congé (1860-1861), il enseigne la physique à l'Université de Washington à Saint Louis dans le Missouri.

Guerre Civile[modifier | modifier le code]

Lorsque la guerre civile éclate, Schofield devient major dans un régiment de volontaires du Missouri, et sert comme chef d'État-major du major-général Nathaniel Lyon, jusqu'à la mort de celui-ci au cours de la Bataille de Wilson's Creek (Missouri), en août 1861. Schofield agit avec une « bravoure remarquable » au cours de la bataille, et en 1892, il est récompensé par la Medal of Honor pour cette action.

Schofield est promu au grade de brigadier-général le 21 novembre 1861, puis major-général le 29 novembre 1862. De 1861 à 1863, il effectue diverses missions militaires dans le Missouri.

Le 17 avril 1863, il prend le commandement d'une division du XIVe Corps de l'Armée du Cumberland. En 1864, en tant que commandant de la Armée de l'Ohio, il prend part à la Campagne d'Atlanta, du major-général William T. Sherman.

Sherman, après la chute d'Atlanta, se lance dans sa « Marche vers la mer » à travers la Géorgie. L'Armée de l'Ohio de Schofield est détachée pour rejoindre le major-général George H. Thomas dans le Tennessee où le général confédéré John Bell Hood lance une grande offensive. Le 30 novembre, Hood parvient à lancer une attaque sur l'Armée de l'Ohio, isolée et moins nombreuse, à la bataille de Franklin. Schofield réussit à se dégager de l'armée de Hood et à joindre ses forces à celles de Thomas. Les 15 et 16 décembre, Schofield participe à la victoire de Thomas lors de la Bataille de Nashville. Pour ses actions à Franklin, il est élevé au grade de brigadier-général de l'armée régulière le 30 novembre 1864, puis au grade de major-général le 13 mars 1865.

Il reçoit l'ordre de seconder Sherman en Caroline du Nord, et Schofield déplace son corps d'armée par train et par mer jusqu'à Fort Fisher, en seulement 17 jours. Il occupe ensuite Wilmington le 22 février 1865, participe à la Bataille de Kinston le 10 mars, et rejoint finalement Sherman le 23 mars à Goldsboro en Caroline du Nord.

Après-guerre[modifier | modifier le code]

Après la guerre, Schofield est envoyé en France, en mission diplomatique spéciale, en rapport avec l'expédition militaire française au Mexique. Au cours de la reconstruction du sud, Schofield est nommé gouverneur militaire de Virginie par le président Andrew Johnson.

De juin 1868 à mars 1869, Schofield est nommé Secrétaire d'État à la Guerre par interim, en remplacement d'Edwin M. Stanton[1] et en attendant la confirmation de John Aaron Rawlins à sa succession.

En 1873, le Secrétaire de la guerre William Belknap lui confie une enquête secrète sur le potentiel stratégique de la présence des États-Unis aux îles Hawaii. Le rapport de Schofield recommande la création d'un port maritime américain à Pearl Harbor.

De 1876 à 1881, Schofield est surintendant de l'U.S. Military Academy. Durant son mandat de directeur de West Point, un cadet Afro-Américain, Johnson Chesnut Whittaker, passe devant la cour martiale et est expulsé de l'école, pour avoir prétendument feint une agression commise contre lui par d'autres cadets. Une enquête du Congrès sur l'incident conduit à son retrait du poste de surintendant.

Le 4 mars 1906, Schofield meurt à Saint-Augustine; il est enterré au Cimetière national d'Arlington[2]. Ses mémoires,Quarante-six ans dans l'armée[3] sont publiées en 1897. Son nom a été donné à l'installation militaire Schofield Barracks (Hawaii). Avant sa mort, Schofield était le dernier membre survivant du cabinet d'Andrew Johnson.

Aujourd'hui, la mémoire de Schofield est entretenue à l'Académie militaire des États-Unis de West Point et la United States Air Force Academy par une longue citation que tous les cadets doivent apprendre par cœur. Il s'agit d'un extrait de son discours lors de la remise des diplômes, de la classe 1879, à West Point[4].

Medal of Honor[modifier | modifier le code]

Medal of honor old.jpg

Rang et organisation:

Major, 1er d'infanterie du Missouri. Lieu et date: à Wilsons Creek, Mo., 10 août 1861. Entrée en service à: St. Louis, Missouri. Né le: 29 septembre 1831, Gerry, État de New York. Reçue le: 2 juillet 1892.

Citation:

« Was conspicuously gallant in leading a regiment in a successful charge against the enemy. »
En français: « Fit preuve d'une évidente bravoure en conduisant la charge d'un régiment contre l'ennemi. »

Œuvre autobiographique[modifier | modifier le code]

  • Forty-six Years in the Army, John McAllister Schofield, New York, Century Co., 1897. (OCLC 830971)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Edwin M. Stanton fut Secrétaire d'État à la Guerre une grande partie de la guerre, de 1862 à 1868. Républicain radical, il entra en conflit avec Andrew Johnson, qui le fit remplacé.
  2. Eicher, pp. 472-73.
  3. Forty-six Years in the Army, John McAllister Schofield.
  4. « The discipline which makes the soldiers of a free country reliable in battle is not to be gained by harsh or tyrannical treatment. On the contrary, such treatment is far more likely to destroy than to make an army. It is possible to impart instruction and give commands in such a manner and such a tone of voice as to inspire in the soldier no feeling, but an intense desire to obey, while the opposite manner and tone of voice cannot fail to excite strong resentment and a desire to disobey. The one mode or the other of dealing with subordinates springs from a corresponding spirit in the breast of the commander. He who feels the respect which is due to others cannot fail to inspire in them respect for himself. While he who feels, and hence manifests, disrespect towards others, especially his subordinates, cannot fail to inspire hatred against himself. »

Article connexe[modifier | modifier le code]

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Philip Sheridan
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Commanding General of the United States Army
1888–1895
Nelson A. Miles