Allan Pinkerton

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Allan Pinkerton 1862 à Antietam.
Allan Pinkerton 1884.

Allan Pinkerton, né le à Glasgow (Écosse) et mort le à Chicago, est un détective privé américain.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né dans une famille pauvre, Allan Pinkerton - fils de William et Isabelle Pinkerton - émigre aux États-Unis en 1842 et trouve un premier emploi de tonnelier près de Chicago (Illinois), puis devient shérif adjoint. En 1849, il travaille pour la police de Chicago. Il démissionne peu de temps après et fonde en 1850 sa première agence de détective sous le nom de Pinkerton National Detective Agency. Il y élucidera une série d'affaires de vols dans des trains.

En 1861, il fait échouer le complot de Baltimore visant à assassiner Abraham Lincoln[1], fraîchement élu président. C'est à la demande de ce dernier que Pinkerton travaille pour les services secrets durant la guerre de Sécession (1861-1865).

Allan Pinkerton meurt le d'une gangrène (après s'être mordu la langue). Son agence, connue pour sa devise « We never sleep » (« Nous ne dormons jamais ») assortie d'un logotype représentant un œil grand ouvert, connaîtra un grand succès.

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

  • La renommée de Pinkerton est telle qu'après sa mort, son nom devint un terme argotique désignant un détective privé.
  • Daniel Pennac, Tonino Benacquista et Achdé le mettent en scène dans une aventure de Lucky Luke en 2010 : Lucky Luke contre Pinkerton (Lucky Comics).
  • Charlier et Giraud le mettent en scène ainsi que son frère Bupp dans plusieurs albums de la série Blueberry.
  • Le groupe de rock américain Weezer a fait un album s'appelant Pinkerton.
  • Une série de romans de littérature jeunesse écrits par Michel Honaker mettent en scène l'Agence Pinkerton (Flammarion, 2011).
  • Une série de bandes dessinées de Rémi Guérin (scénario) et Damour (dessin), mettant en scène l'agence et son fondateur, débute sur l'affaire Jesse James

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bruce Catton, La Guerre de Sécession, Payot 1976, rééd.2002, p.65-66